Magiciens de la terre

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« Magiciens de la terre » est une exposition présentée en 1989 simultanément au Centre Georges-Pompidou et à la Grande Halle de la Villette.

Pour la première fois en France, son organisateur, le commissaire d'exposition Jean-Hubert Martin, a placé sur la scène internationale de l'art contemporain les arts « non occidentaux » contemporains.

Historique[modifier | modifier le code]

L'exposition, qui présentait 101 artistes[1], est restée très célèbre car elle a fait connaître les arts actuels non occidentaux d'Asie, d'Extrême Orient, d’Afrique, d’Amérique latine, mais aussi celui des Inuits et les arts actuels du Pacifique. Elle va susciter un important débat sur plusieurs années. Les critiques vont porter principalement sur la diversité et la remise en question des catégories artistiques d'Occident.

L’originalité était de rapprocher des œuvres occidentales connues et des œuvres d'« ailleurs », afin de soulever des questionnements multiples. Néanmoins, des œuvres importantes ont été écartées au cours de la sélection pour des problèmes de compréhension, dus à des caractères spécifiques de ces cultures jugés incompréhensibles dans la culture occidentale sans un dispositif pédagogique approprié.

Les objectifs de l'exposition, qui ont été l'objet de vives controverses[2], ne consistaient pas seulement à montrer l'universalité de l'acte créateur, la contemporanéïté des arts non-occidentaux et à faire entrer ces formes d'art dans le champ de l'art contemporain, ils consistaient aussi à introduire un dialogue interculturel entre des formes d'art habituellement séparées, en s'appuyant notamment sur l'ouverture d'esprit et l'intérêt des artistes occidentaux pour les autres cultures[3].

Liste des participants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un peu plus en fait, si l'on compte séparément ceux qui travaillent en association
  2. « L'événement fut majeur, le scandale durable. » Philippe Dagen, « Un art victime du mépris raciste », Le Monde, 26 juillet 2016, p. 17.
  3. Pour ne donner que deux exemples, l'intérêt de Marina Abramović ou du français Marc Couturier pour les cultures dites primitives et le sacré fond directement écho aux masques africains ou aux poteaux funéraires des traditions aborigènes ou malgaches. Cf. le texte de Jean-Hubert Martin, dans le Dossier du Centre Georges Pompidou, p. 24-26 du pdf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Annie Cohen-Solal (dir.), Magiciens de la terre : 1989, 2014 : retour sur une exposition légendaire [exposition, Paris, Centre Georges Pompidou, 2 juillet-8 septembre 2014], Ed. X. Barral, Paris, 2014, 385 p. (ISBN 978-2-36511-048-8)
  • Magiciens de la terre [exposition, 18 mai-14 août 1989], Centre Georges Pompidou, Musée national d'art moderne, La Villette, la Grande Halle, 1989, 271 p. (ISBN 2-85850-498-9)
  • Malick Ndiaye, Arts contemporains africains et enjeux du débat critique postcolonial : cartographies artistiques et discursives entre Paris et Dakar (1966-2006), Université européenne de Bretagne, 2011, 2 vol. (502, 85 f.) (thèse d'Histoire de l'art)
  • Océane Sailly, Magiciens de la terre : Genèse, réception, impact : retour sur une exposition controversée majeure, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3, 2014, 145 p. (mémoire de master 1 : Médiation culturelle)
  • (en) Lucy Steeds and other authors, Making Art Global (Part 2) 'Magiciens de la Terre' 1989, London, Afterall Books, , 304 p.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Magiciens de la terre : autour de l'exposition, film documentaire réalisé par Gianfranco Barberi et Marco di Castri, Cataloga, Turin ; Z'éditions, Nice, Centre Pompidou, Paris, 1 cassette vidéo VHS (52 min) + 1 brochure (77 p.). Le film montre les artistes en train de faire leur œuvre sur les lieux mêmes de l'exposition , sous forme d'entretiens, le livret rassemble des témoignages d'artistes y ayant participé :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]