Magenta (Marne)

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Magenta
Rue Paul-Gravet, au centre de Magenta.
Rue Paul-Gravet, au centre de Magenta.
Blason de Magenta
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Canton Épernay-1
Intercommunalité CA Épernay, Coteaux et Plaine de Champagne
Maire
Mandat
Laurent Madeline
2014-2020
Code postal 51530
Code commune 51663
Démographie
Gentilé Magentais
Population
municipale
1 740 hab. (2014)
Densité 1 794 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 10″ nord, 3° 57′ 58″ est
Altitude Min. 68 m – Max. 70 m
Superficie 0,97 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-magenta.fr

Magenta (prononcer [maʒɛ̃ta]) est une commune française, située dans le département de la Marne, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Magentais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Magenta appartient à l'aire urbaine d'Épernay[1]. Elle se trouve dans la partie ouest du département de la Marne, en Champagne-Ardenne, à 22 km de Reims et 35 km de Châlons-en-Champagne[2].

Communes limitrophes de Magenta
Hautvillers Dizy
Épernay Magenta Épernay (La Villa)
Épernay

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Magenta se situe en bord de Marne. La rivière forme la limite occidentale de la commune avec Épernay[3].

Magenta repose sur des alluvions fluviatiles actuelles et récentes, déposées par la Marne lors de l'Holocène[4]. La ville se trouve dans une plaine, au pied de la Montagne de Reims ; son altitude varie peu, de 68 à 70 mètres au-dessus du niveau de la mer[5].

Se situant à une altitude relativement faible et le long de la Marne, la commune peut être inondée. Elle est ainsi concernée par le « plan d’exposition au risque d’inondation du secteur d’Épernay », qui date du 4 décembre 1992 et équivaut à un plan de prévention du risque inondation[6]. Le nord de la commune est particulièrement exposé à ce risque d’inondation[7].

Le canal latéral à la Marne marque la limite nord de la commune et la sépare de Dizy. Les rues Jean-Moulin, Jules-Lobet et René-Cornélis font office de frontière avec le quartier de La Villa[3], qui appartient depuis 1965 à la commune d'Épernay.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la Champagne est influencé à la fois par les climats continental et océanique. Globalement, les pluies sont régulières et les amplitudes thermiques peu importantes durant l'année[8]. La température annuelle moyenne est de 10,8 °C à Épernay. Le vent y amène la pluie et adoucit les températures[9].

Relevé météorologique à Épernay
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,2 2,3 4,6 8,4 11,4 13,1 12,7 9,9 6,4 3 1,1 6,1
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,2 11,1 14,7 19 22,1 24,5 23,9 20,6 15,6 9,5 6,4 15,9
Précipitations (mm) 60,4 51,2 53,1 45,5 56,6 59,1 51,7 54,6 57,6 61,8 62,9 66,5 681
Source : SOPHY[10]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'unique route importante traversant la commune est la RN 2051, qui va d’Épernay à Reims. En 2005, le conseil municipal a accepté que la RN 2051 soit déclassée en voie communale. L’actuel pont du canal, qui permet de rejoindre Dizy par cette route, date de 1949. Il voit passer chaque jour 7 848 voitures et 343 poids lourds[11]. De l'autre côté, au sud, Magenta est reliée au centre d’Épernay par un autre pont. Au XVIe siècle, c'était un pont en bois avec des culées en pierre. En 1814, il s'écroula en partie et fut reconstruit, sous pression de l'armée russe. Le passage devint payant jusqu'en 1849. Il fut ensuite bombardé en 1914 et un nouveau pont, en béton, fut alors édifié. Il fut détruit une troisième fois, par les Allemands, en août 1944 lors de leur retraite[12].

La commune est desservie par la ligne 3 des transports urbains Mouvéo, qui part de Magenta et traverse une grande partie d’Épernay jusqu’à l’arrêt Sainte-Marthe. La ville dispose de six points d'arrêt : Jules Lobet, Centre culturel, Pré Dimanche, Grandes Herbes et Magenta-Albert Thomas. La gare la plus proche est celle d’Épernay, qui se trouve de l'autre côté de la Marne[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Plan de Magenta.

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Magenta est contiguë à la ville d'Épernay.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune de Magenta totalise 939 logements. C'est une centaine de plus qu'en 1968. Cependant, entre ces deux dates, le nombre de résidences secondaires a été divisé par deux — elles ne sont plus que six en 2008 et représentent 0,6 % du parc résidentiel — et les logements vacants ont plus que doublé[14].

La majorité des logements sont des maisons, pour environ 55 %. Néanmoins, on compte trois maisons de moins en 2008 qu'en 1999, alors que 34 nouveaux appartements ont été construits. Les maisons magentaises comptent en moyenne 4,7 pièces contre 2,9 pour les appartements[14]. Plus de la moitié des Magentais sont locataires de leur résidence (50,7 %). C'est deux points de moins qu'en 1999. Par ailleurs, 24 % des résidences sont des HLM loués vides[15].

Près de la moitié des résidences principales de la commune ont été construites avant 1949 ; ce chiffre est plus élevé pour les maisons que pour les appartements. Environ un quart du parc résidentiel a été achevé entre 1949 et 1974. Depuis 1990, ce sont majoritairement des appartements qui y sont construits. Les logements édifiés entre 1990 et 2005 représentent environ 10 % du total[14].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Rappelle la victoire de la Bataille de Magenta sur les troupes autrichiennes en 1859.

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance de cette petite ville de la banlieue d’Épernay remonte au milieu du XIXe siècle et à la révolution industrielle.

Des origines à 1859 - le hameau de la Poterie : apparition[modifier | modifier le code]

Jusqu’en 1800 environ, le lieu qu’occupe aujourd'hui Magenta n’est qu’une plaine inondable, appartenant au territoire de la commune de Dizy[16]. Au milieu du XIXe siècle, on ne trouve que quelques habitations entre le pont de la Marne et le pont de Dizy, sur le canal latéral à la Marne. Le lieu-dit est appelé la Poterie, en référence à celle qui s’y est implantée[17].

De 1859 à 1881 - le quartier Magenta de la commune de Dizy : dénomination[modifier | modifier le code]

Une verrerie s’y installe en 1857 puis ferme avant 1880[16]. Cependant, à la même époque, des logements sont construits où vivent des ouvriers de la verrerie mais aussi des cheminots. Face à la croissance de ce hameau, qui dépasse déjà la centaine d’habitants, le conseil municipal de Dizy décide en novembre 1859 de donner un nouveau nom au quartier. « Magenta » est choisi, en mémoire de la bataille du même nom, remportée par la France lors de la campagne d’Italie en juin de la même année[17].

Un rattachement à Épernay, dont le quartier constitue un des faubourgs, est proposé en 1865, mais la ville voisine refuse. Cinq ans plus tard, un nouvel avis du conseil municipal sparnacien se montre en faveur d’un rattachement de Magenta et de La Villa, mais le ministère de l’Intérieur refuse en 1875, ne trouvant pas d'intérêt à « un tel bouleversement administratif »[16].

De 1881 à 1965 - le quartier puis le chef-lieu de la commune de Dizy-Magenta : développement[modifier | modifier le code]

L'accroissement du quartier se poursuivant, la commune de Dizy-sur-Marne prend en 1881 le nom de Dizy-Magenta[18].

Une rame des CBR sur le pont de la Marne en 1907.

Anatole Thévenet, maire de Dizy-Magenta de 1892 à 1900, est l’un des principaux artisans de l’extension du bourg. Il acquiert de nombreux terrains inondables dans la plaine, qu’il fait remblayer avec de la craie provenant du creusement des caves de champagne dans les environs. Il fait bâtir des maisons fonctionnelles avec jardin. Elles offrent des prix avantageux pour les cheminots qui sont nombreux à s’y installer. Ses habitations sont d’ailleurs en « location-vente » : après vingt années, les locataires deviennent propriétaires de leur logement[19]. Une église est construite à Magenta en 1893[20]. En 1907, le chef-lieu de la commune est transféré au hameau de Magenta[18].

Le bourg est relié à Epernay par les chemins de fer de la Banlieue de Reims, un réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique qui le relient notamment à Épernay. Cette liaison ferme dans l'entre deux guerres.

Six Magentais sont « morts pour la France » durant la Seconde Guerre mondiale. Ces résistants, âgés de 18 à 31 ans, travaillaient pour la plupart aux ateliers de la SNCF d’Épernay. Des rues de la commune portent leur nom : Fernand Buffet, Gilbert Cagneaux, René Cornélis, Henri Euzenat, Camille Lafosse, Jacques Pernet[21]. Le 29 août 1944, le bourg est libéré de l’occupation nazie[22], le lendemain d’Épernay[23].

Depuis 1965 - la commune de Magenta : indépendance administrative[modifier | modifier le code]

Le 1er février 1965, la commune de Magenta est officiellement créée à partir de parcelles de la commune de Dizy-Magenta, qui reprit le nom de Dizy[18],[24].

De tradition ouvrière, la commune voit sa population augmenter jusqu'aux années 1970 avant de connaître le déclin.

En 2009, la commune fête son 150e anniversaire[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Façade de la mairie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Ville historiquement ouvrière, les Magentais votent traditionnellement à gauche. Ainsi, lors de l’élection présidentielle de 2007, la socialiste Ségolène Royal prend la tête du premier tour avec 28,09 % des voix puis l’emporte au second avec 55,14 %[26]. Douze ans plus tôt, Lionel Jospin y est arrivé en première position au premier, ainsi qu’au second tour avec 59,11 % des suffrages[27]. L’ancrage à gauche de l’électorat magentais se retrouve au second tour des élections régionales récentes, où la gauche menée par Jean-Paul Bachy l’a emporté avec 56,6 % des bulletins exprimés en 2004 et 61,3 % en 2010, à chaque fois dans le cadre de triangulaires avec la droite et le Front national[28],[29]. En 2012, les électeurs de la commune donnent à nouveau une large majorité aux candidats de gauche au second tour des élections présidentielle (61,07 % pour François Hollande[30]) et législatives (58,77 % pour Eric Loiselet[31]).

L’extrême gauche obtient généralement de bons résultats dans la commune, y dépassant souvent les 10 % des voix. Aux présidentielles de 1995 et 2002, elle représente près de 22 % des votants, dont 16,2 % à Robert Hue en 1995 et 10,5 % à Arlette Laguiller en 2002[27],[32]. Le PCF arrive en tête des législatives de 1997[33] puis l’ensemble de l’extrême gauche réalise 18 % aux législatives suivantes[34]. En 2009, elle pèse pour plus de 17 % aux élections européennes[35], comme dix ans plus tôt[36].

Lors des législatives, la droite réalise ses meilleurs résultats. Philippe Martin (UMP) est réélu en 2002 avec 50,4 % des suffrages de la commune[34] et arrive en tête du premier tour de 2007 avec 35,1 %[37], même s’il est élu au niveau de la circonscription. On constate un glissement à droite lors de ces scrutins puisqu’il n’obtenait 35,5 % des voix au second tour de 1997 face aux Verts[33]. Le Front national est régulièrement supérieur à la moyenne nationale, comme à l’élection présidentielle de 2002 où il arrive en tête avec 18,74 % des voix[32] ou encore en 2007 avec 14,7 %[26].

Sur la question européenne, si la commune a refusé d’une courte majorité le traité de Maastricht en 1992 avec 51 % de « non »[38], elle repousse de manière claire la Constitution européenne en 2005, à plus de 68 %[39].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Magenta comptant entre 1 500 et 2 500 habitants, le conseil municipal est composé de 19 membres. Chaque année, les élèves de CM2 du groupe Anatole-France participent à un conseil des enfants[40].

Liste des maires successifs depuis la création de la commune
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1971 Georges Forêt   Maire de Dizy (1959 → 1965)
1971 1972 Roger Pointurier    
1972 2001 Pierre Godbillon[21] UDF Conseiller général d'Aÿ (1988 → 1994)
2001 en cours
(au 4 juillet 2014))
Laurent Madeline DVG[41] Président de la CCEPC (2008 → 2014)
Réélu pour le mandat 2014-2020[42]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

En 1966, Magenta participe avec Épernay, Mardeuil et Pierry à la création du District Urbain d’Épernay, qui gère notamment les déchets, la distribution de l'eau et la voirie. En 2001, il se transforme et devient la communauté de communes Épernay-Pays de Champagne (CCEPC) avec des compétences élargies (aménagement du territoire, développement économique)[43]. En 2012, elle comprend 16 communes pour environ 38 500 habitants[44]. Le , la CCEPC fusionne avec la communauté de communes de la Région de Vertus pour former la communauté d'agglomération Épernay, Coteaux et Plaine de Champagne.

La gestion des déchets est une compétence de la CCEPC. Les déchets magentais sont collectés, puis emmenés jusqu'au centre de transfert de Pierry. Les biodéchets sont ensuite envoyés vers une unité de compostage et les ordures ménagères vers une unité d'incinération ; ces deux unités sont situées à La Veuve[45]. Les déchets faisant l'objet du tri sélectif sont quant à eux transportés au centre de tri de Saint-Brice-Courcelles[46]. La commune dispose d'une déchèterie, située au nord-ouest de la ville, près de la Marne. Son usage est gratuit et réservé aux particuliers[47].

Instances administratives et juridiques[modifier | modifier le code]

La commune de Dizy appartenait en 1793 au canton de Haut Villers, puis au canton d'Aÿ à partir de 1801[18]. Après sa création, Magenta est restée dans le canton d'Aÿ[5], qui a quitté l’arrondissement de Reims pour rejoindre celui d’Épernay en 2006[24].

Magenta est juridiquement rattachée aux tribunaux administratif, de commerce, d’instance, de grande instance, pour enfants, du conseil de prud’hommes ainsi que de la cour d’appel de Reims. Elle dépend du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne et de la cour administrative d’appel de Nancy[48].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

S'il est attesté qu'une centaine de personnes peuplaient le hameau dès 1850[17], la commune ne fait pas l'objet d'une étude officielle avant le recensement de 1962. Cette année-là, on recensait 2 054 Magentais[49]. Ce sont donc les 2/3 des habitants de Dizy-Magenta qui vivaient dans le quartier[18]. Depuis son détachement de Dizy, la population magentaise a connu un pic en 1975, avec 2 194 habitants, avant de décroître jusqu'en 1990. Dans les années 1990, l'excédent naturel conjugué à un solde migratoire nul a permis une hausse du nombre d'habitants avec 1 920 Magentais en 1999 contre 1 876 en 1990[49]. Depuis, la population ne cesse de diminuer, atteignant 1 750 habitants en 2008. Cette diminution de la population de 1 % par an durant cette période 1999-2008, s'explique par un solde apparent des entrées sorties de -1,3 %, alors même que le solde naturel reste positif à 0,3 %[50].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1968. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[52],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 740 habitants, en diminution de -0,51 % par rapport à 2009 (Marne : 0,82 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
2 147 2 194 1 949 1 876 1 920 1 750 1 747 1 740
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[53] puis Insee à partir de 2006[54].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges et structure de la population[modifier | modifier le code]

La population magentaise est relativement âgée en comparaison avec l'ensemble du département. En effet, les moins de 30 ans représentent 33,4 % des habitants (contre 38,6 % dans la Marne) et les plus de 60 ans comptent pour 23,4 % des Magentais (contre 21,2 % des marnais). Les femmes sont légèrement plus nombreuses que les hommes (50,09 % contre 49,91 %)[50],[55].

Pyramide des âges à Magenta en 2009[50]
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
53 
75 à 89 ans
94 
116 
60 à 74 ans
138 
194 
45 à 59 ans
197 
186 
30 à 44 ans
180 
184 
15 à 29 ans
154 
139 
0 à 14 ans
107 
Pyramide des âges de la Marne en 2009 (en milliers)[55]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
3,0 
15,7 
75 à 89 ans
26,8 
34,7 
60 à 74 ans
39,0 
56,2 
45 à 59 ans
59,5 
55,9 
30 à 44 ans
56,3 
59,0 
15 à 29 ans
57,2 
52,5 
0 à 14 ans
49,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 1875, après l’échec de la fusion de Magenta et La Villa avec Épernay, les écoles sparnaciennes n’accueillent plus les enfants magentais. En 1878 et 1879, une école maternelle et une primaire sont construites. Aujourd’hui, la commune dispose de deux écoles : la maternelle Gilbert-Cagneaux et le groupe scolaire Anatole-France[56].

Magenta appartient à l’académie de Reims. Les jeunes Magentais vont au collège Jean-Monnet à Épernay, puis généralement aux lycées Léon-Bourgeois ou Godart-Roger, situés dans la même ville.

Sports[modifier | modifier le code]

Terrain de football de Magenta.

La commune dispose d'une halle des sports Roger-Pointurier, de terrains de tennis, d'un stade, d'un boulodrome et d'un mur d'escalade[57]. Le stade devrait prendre le nom de Michel Rouquette, ancien joueur de football professionnel originaire de de Magenta. Il a notamment été champion de France en 1974 avec l'AS Saint-Étienne et en 1978 avec Monacco[58].

Au sein du complexe sportif Roger-Pointurier, on retrouve des associations proposant plusieurs activités sportives : le badminton, le football, le futsal, la gymnastique, le patinage à roulettes, le stretching, le tennis ou encore le yoga[59]. D'autres associations concernant la danse, la pêche et la randonnée sont également présentes à Magenta[60].

Cultes[modifier | modifier le code]

L’unique lieu de culte de la ville est l’église catholique Sainte-Marie. Elle appartient à la paroisse Saint-Rémi d’Épernay, au sein du doyenné du Vignoble. Magenta est toutefois incluse dans le diocèse de Reims alors que les autres communes de la paroisse font partie du diocèse de Châlons-en-Champagne[61].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population[modifier | modifier le code]

En 2009, le revenu net imposable moyen à Magenta s'élève à 20 570 €, ce qui est sensiblement inférieur à la moyenne départementale (24 028 €). Néanmoins, une part plus importante des foyers fiscaux sont imposables (59,8 % contre 56,2 %) et le revenu fiscal médian des ménages (par unité de consommation) est supérieur de 459 € à 19 107 €[62].

Emploi[modifier | modifier le code]

Les actifs ayant un emploi représentent en 2009 environ 67 % des plus de 15 ans. Les inactifs sont majoritairement des retraités (10,9 %) et des étudiants (7,8 %). Les autres inactifs pèsent pour 6,5 % des Magentais en âge de travailler. Un habitant de plus de 15 ans sur huit environ est chômeur[63]. Le taux de chômage est donc en 2009 de 10,5 %, un chiffre légèrement inférieur à la moyenne départementale[62]. Les 809 actifs occupant un emploi sont à 94 % salariés. Parmi eux, près de 15 % sont à temps partiel ; ce taux est de 25 % chez les femmes contre moins de 6 % chez les hommes. Une très large partie des salariés sont fonctionnaires ou en CDI (80,8 %). La proportion de contrats à durée déterminée est d'environ 8 %. Un peu moins de 4 % des travailleurs magentais sont en apprentissage[64].

On compte 887 emplois dans la commune, soit une hausse de 1 % depuis 1999. Ces emplois sont salariés à près de 91 %[63]. Néanmoins, seuls 17,4 % des actifs magentais travaillent dans la commune. Près de 80 % des travailleurs possèdent un emploi dans une autre commune du département[64], et notamment à Épernay.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2009, la commune compte 135 établissements actifs. La grande majorité est tournée vers le commerce, les transports, la santé, l'action sociale et les autres services (73,3 %). Les établissements magentais s'orientent vers le secteur agricole à 13,3 % tout comme l'industrie et la construction réunis[65]. En 2011, cinq nouvelles entreprises y ont été créées[66].

C'est le secteur de l'industrie qui apporte le plus d'emplois salariés dans la commune (46,8 %)[65]. Des entreprises comme Plysorol (plus de 94 salariés en 2012[67]) ou Cordier (181 employés fin 2009[68]) sont implantées dans la zone industrielle de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église de Magenta.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marie

En 1893, Paul Chandon de Brailles, riche négociant en vin, fit un don de 250 000 francs pour la construction d’une église pour les habitants de Magenta et La Villa. Jusqu’alors, le hameau était rattaché à la paroisse de Dizy, au sein du diocèse de Reims, même si de nombreux fidèles préféraient se rendre à Épernay, dans le diocèse de Châlons. Un précédent projet de chapelle et de cimetière avait été rejeté, faute de moyens[69], et certains rapportent qu’à l'époque la majorité des Dizyciens ne voulait pas d’une nouvelle église mais qu’on ne refusa pas le « cadeau » de M. Chandon[20]. L’église est placée sous le vocable de Sainte-Marie, prénom de la femme de Paul Chandon[70]. Les plans du bâtiment seraient de Desperthes. Le chantier a été supervisé par l’architecte sparnacien Henri Clouet[20]. L’église est consacrée par le cardinal Langénieux le 9 décembre 1894[17]. Le fils de Paul Chandon, Jean-Remi, fit construire un presbytère à proximité de l’église en 1900, dont il rémunérait directement le curé[69].

L’église se distingue des églises de la région par son architecture romane-byzantine et sa forme, non pas en croix mais en « Y ». L’ossature hexagonale de l’édifice est en fonte, pour que le sol, composé de remblais, puisse le soutenir. Elle possède un dôme zingué soutenu par six colonnes également en fonte d’acier. Celles-ci sont décorées de chapiteaux moulés en haut-reliefs[20],[17]. Ils représentent des scènes aussi bien religieuses que profanes : le baptême de Clovis, le sacre de Charles VII, la bataille de Magenta, des ouvriers (verriers, cheminots et vignerons qui peuplaient la commune), le travail de la vigne ainsi que le don par Paul Chandon d’une maquette de l’église à l’évêque de Reims[71]. Ces sculptures ont été rénovées en 2009[72]. Le dôme est surmonté d’un clocheton « à bulbe ». L’autel se trouve ici au centre du bâtiment, sous la coupole, de telle sorte que les 1 800 fidèles[69] que peut accueillir l’église puissent voir la messe, où qu’ils se trouvent[19],[17]. De chaque côté de la façade, construite en pierre meulière et pierre de taille du Barrois et ornée d’une rosace, s’élèvent deux tours. À gauche, une petite tour ronde accueille les fonts baptismaux et, à droite, une haute tour carrée, en biais, abrite les cloches. Ce campanile aurait dû être coiffé d’un autre clocheton qui n’y fut jamais installé. Les deux tours sont en calcaire jaune de Dom-le-Mesnil[73].

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Magenta dispose d’un espace culturel, baptisé Pierre-Godbillon. Il accueille notamment des diffusions de films sur écran géant. Le centre culturel héberge la bibliothèque municipale[74]. La commune compte également un centre multimédia, proposant des cours d'informatique[75].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Magenta (Marne).svg

D'après le site de la mairie de Magenta, les armoiries de Magenta se blasonnent ainsi : Sous une double couronne, Magenta entre deux ponts, qu’une devise festonne « J’y suis, j’y reste » (Mac Mahon). D’Henri IV au blanc panache, au maréchal pour son bâton, Magenta (la bataille) en aura construit son nom. Pris du blason champenois, qui rehausse son éclat, de l’or et le vif bleu roi, qu’avive le rouge Magenta[21],[77]. Commentaires : Le blason magentais reprend essentiellement le blason champenois, auquel on a ajouté la couleur magenta, découverte peu après la bataille du même nom. Les deux ponts du blason symbolisent le pont de Dizy, sur le canal latéral à la Marne, et le pont d’Épernay, sur la Marne. Les références à Patrice de Mac Mahon s'expliquent par le fait qu'il ait mené la bataille de Magenta. Quant à Henri IV, il repoussa les protestants hors d’Épernay lors des guerres de religions.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Anatole Thévenet, Les maisons ouvrières de Dizy-Magenta et notice historique de ce village, Épernay, Courrier du Nord-Est,
  • Pierre Michel, Épernay pas à pas : Ses rues, ses places, son champagne, Horvath, (1re éd. 1984), 191 p. (ISBN 2-7171-0303-1). 

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Documents[modifier | modifier le code]

  • Magenta Info, coll. « Bulletin municipal » (no 60), , 24 p. (lire en ligne)
  • Insee, Dossier local pour Magenta (51663 - Commune), , 17 p. (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

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  50. a, b et c Dossier local 2011, p. 1
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  52. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
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  54. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
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  72. « Église Sainte-Marie de Magenta-La Villa Une seconde jeunesse », L'Union,‎ (lire en ligne)
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  74. « Espace culturel », sur site de la commune de Magenta (consulté le 7 août 2012)
  75. « Magenta : Un nouveau local Le centre multimédia réactualisé », L’Union,‎ (lire en ligne)
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  77. Voir le blason officiel.