Magenta (1861)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Magenta (navire).

Magenta
image illustrative de l’article Magenta (1861)
Le Magenta à Brest
Type Frégate cuirassée
Classe Magenta
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale|Marine nationale
Chantier naval arsenal de Brest
Quille posée
Lancement
Armé
Statut détruit le
Équipage
Commandant Véron (1870)
Benic (1870-1872)
Équipage 681 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 91,96 m
Maître-bau 17,34 m
Tirant d'eau 8,44 m
Déplacement 7.129 tonnes
Propulsion machine à vapeur (8 chaudières)
voile
Puissance 900 ch
Vitesse 12 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 10 canons de 240 mm
4 canons de 190 mm
Rayon d'action 3 mois (700 tonnes de charbon)
Carrière
Port d'attache Toulon

Le Magenta était une frégate cuirassée construite à Brest en 1859-1861, affecté comme navire-amiral de la flotte française de Méditerranée au moment de sa destruction en 1875 dans la rade de Toulon, au retour d'une croisière durant laquelle il avait été chargé à La Goulette du produit de fouilles effectuées sur le site archéologique de Carthage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Accident de Toulon[modifier | modifier le code]

Le 1er novembre 1875, un incendie débuta à bord alors que le navire se trouvait dans la rade de Toulon. Le sinistre atteignit le magasin à poudre et il fut vite constaté l'impossibilité de l'arrêter. L'équipage abandonna le navire, qui explosa peu après, et gît ensuite sous 15 mètres d'eau dans le port.

Au moment de l'accident, le Magenta avait à son bord une cargaison d'antiquités puniques et romaines chargées à La Goulette, exhumées par Evariste Pricot de Sainte-Marie, interprète au consulat général de France. Parmi ces antiquités, se trouvaient notamment 2080 stèles puniques en provenance du tophet de Carthage et une statue de marbre de l'impératrice Sabine.

Après avoir procédé aux récupérations d'un certain nombre de stèles et de morceaux de la statue par des scaphandriers, l'épave fut détruite à l'aide d'explosifs afin dégager l'accès au port.

Les pièces archéologiques furent dispersées entre diverses collections dont la Bibliothèque nationale de France. Sous douze mètres de fond, ce qui subsistait de l'épave s'est envasé peu à peu.

Redécouverte de l'épave[modifier | modifier le code]

La statue de Sabine de la fouille Pricot de Sainte Marie, détruite lors du naufrage. À droite, le visage retrouvé en 1995 et non remis en place car noirci par l'incendie.

L'épave fut localisée en avril 1994. Trois campagnes archéologiques sont effectuées entre 1995 et 1998 par Max Guerout et le Groupe de recherche en archéologie navale afin de récupérer des stèles ainsi que la tête de la statue. En avril-mai 1995, la tête de la statue de Sabine est retrouvée puis, en avril-mai 1997, environ 60 fragments de stèles ainsi que des fragments de la statue. Enfin, en 1998, 77 fragments ou stèles retrouvent la surface.

Les fouilles ont permis de récupérer un nombre important de fragments de stèles, cet état s'expliquant par l'explosion qui détruisit le navire. La tête de la statue noircie par l'incendie est présenté Au Musée du Louvre à côté de la statue remontée avec un moulage blanc

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Max Guérout, Jean-Pierre Laporte, Le Magenta - Du naufrage à la redécouverte, 1875-1995, 2018 (ISBN 2271093384)
  • Kate de Kersauson, La Sabine « Pricot de Sainte Marie », dans La revue du Louvre et des Musées de France, n°2, 1997, p. 27-35.
  • Jean-Pierre Laporte, Une tête de l’Impératrice Sabine découverte dans le port de Toulon, dans Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, Paris, 1995, p. 410-414.
  • Jean-Pierre Laporte, Les Pricot de Sainte-Marie, père et fils, et l'exploration géographique et archéologique de la Tunisie et de Carthage, dans L’Afrique du nord antique et médiévale : mémoire, identité et imaginaire, Université de Rouen, 2002, p. 207-273
  • Max Guérout, Le Magenta, antiquités glanées, antiquités pêchées, dans Histoires d’épaves – Archéologie sous-marine dans la rade de Toulon (1830-1914), catalogue de l’exposition du Musée de Balaguier, La Seyne-sur-Mer, 2009, p.62-95.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]