Magdalena Abakanowicz

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Magdalena Abakanowicz
Abakanowicz IMG 4565.jpg

Magdalena Abakanowicz en 2010.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
VarsovieVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Distinctions
Liste détaillée
Officier des Arts et des Lettres‎
Ordre Pour le Mérite
Grand officier de l'ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
Ordre Polonia Restituta
Ordre du mérite pour les sciences et arts (d)
Prix Herder ()
Médaille d'or du Mérite culturel polonais Gloria Artis (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Œuvres réputées
Space of Unknown Growth (Espace de Croissance Inconnue) à l'Europos Parkas (Lituanie).

Magdalena Abakanowicz, née le à Falenty près de Varsovie en Pologne et morte le à Varsovie[1], est une sculptrice polonaise appartenant au mouvement de l'avant-garde et une artiste textile.

Elle est professeure à l'École nationale supérieure des arts plastiques de Poznań de 1965 à 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nierozpoznani dans le Fort Winiary (Poznan).

Magdalena Abakanowicz est issue d'une grande famille d’origine tatare de l’aristocratie russe exilée en Pologne depuis la Révolution de 1917[2]. Elle fait ses études à l'Académie des beaux-arts de Varsovie entre 1950 et 1954.

Elle débute en tant qu'artiste en 1960 avec une exposition qui comporte de grandes gouaches sur papier et quelques tissages qui sera interdite pour cause de formalisme. Elle réalise en 1960 ses premières créations mixtes qu'elle appelle « abacanes »[3].

En 1962, elle est acceptée à la première biennale internationale de la tapisserie de Lausanne. Le créateur de la biennale, Jean Lurçat, espère ainsi provoquer le milieu de la tapisserie dominé par la tradition française du « beau tissu ». Elle reçoit la Médaille d'or de la Biennale Internationale du Tissus et en 1965 le grand prix de la biennale de São Paulo.

Entre 1965-1993 elle enseigne à l'École nationale supérieure des arts plastiques de Poznań. Entre 1970-1979, elle crée les Altérations, ensemble de sculptures et se met à l'écriture en écrivant des textes métaphoriques sur le cerveau, la mythologie et la religion. Elle commence à travailler sur des matériaux basiques, tel que le bois, la pierre, la céramique. Elle débute les dessins au fusain.

En 1980, elle réalise Embryologie pour la Biennale de Venise. En 1982, elle expose à la Galerie Jeanne Bucher à Paris. En 1987, elle écrit avec Pierre Restany le livre Katarsis[4] et en 1988 réalise pour les Jeux Olympiques de Séoul 10 têtes d'animaux en bronze. Le Walker Art center de Minneapolis lui commande La Foule en 1991

L'approche de Magdalena Abakanowicz, utilisant des matériaux et des procédés innovateurs va susciter une certaine polémique. En 1966, les Abakans constituent son réel début en sculpture et, dès la fin des années 1980, elle se consacre particulièrement aux sculptures de taille conséquente en abordant l'importance du monde organique et en se basant sur la vie animale et végétale[5]

Démarche artistique[modifier | modifier le code]

Magdalena Abakanowicz utilise beaucoup les matériaux simples, comme le bois, la céramique, le verre, la toile de jute ou la pierre. Elle n'a pas simplement sculpté ; elle s'est également intéressée à la peinture et à l'architecture.

Magdalena Abakanowicz a transformé la signification usuelle de la sculpture ; le simple objet devient opportunité d’expérience. Ainsi, elle construit des espaces à contempler ; désirant que le spectateur « entre » dans le travail artistique, à l’intérieur de l’imagination de l’artiste et qu’il soit confronté avec la sagesse de la nature ; étant convaincue que chacun possède la sensibilité et l’intuition nécessaires mais qu’elles sont souvent érodées par l’influence de la civilisation[6]

« Mon intention est d’étendre les possibilités de contact de l’homme avec l’œuvre d’art par le toucher et l’enveloppement (…), je voulais imposer un rythme plus lent sur l’environnement comme un contraste à l’immédiateté et à la rapidité de notre environnement urbain »[7]

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Abacanes, 1965, formes tridimensionnelles mariant voile, toile et grillage métallique
  • Altérations de 1975, sont douze silhouettes humaines assises. Elles sont creuses et ont été réalisées avec des toiles de jute et de la résine synthétique.
  • Dos (années 80), moulages de corps humains en sisal, jute et résine, symbolisant des enveloppes vides sans individualités
  • Têtes (années 80), corps sans visage
  • Catharis (1986) est constitué de trente trois troncs humain coulés en bronze pour la Fondation Guliano Gori de Florence.
  • Foules (années 80-90), ensemble de formes hiératiques en bronze pour des installations en plein air
  • Jasnal, Gruby (2005), Winged Figure( 2006) etGawaine (2006-2007) abordent une approche plus onirique de son travail de sculptrice[7]


Collections publiques[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]