Magaajyia Silberfeld

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Magaajyia Silberfeld
Magaajyia Silberfeld.jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (24 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Père
Mère
Fratrie
Parentèle
Jacques Silberfeld (grand-père)
Armand Megglé (arrière-grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata

Magaajyia Silberfeld (née le , à Paris) est une actrice et réalisatrice franco-nigérienne[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sarah Magaajyia Silberfeld commence le théâtre à 11 ans[2] et apparait dans le premier film de Géraldine Bajard, La Lisière[3], en 2011. Elle étudie les lettres à Paris puis suit le cours, à Los Angeles, du Lee Strasberg Institute en 2013, du Playhouse West Repertory Theater en 2014 et du Susan Batson Studio en 2015[4],[5], où elle réalise trois courts-métrages : Me There* avec Mabô Kouyaté, Ride or Die, avec Roxane Depardieu, qui remporte le prix du Best Ensemble à l'édition 2016 du Queens World Film Festival[6] et Vagabonds avec Danny Glover.

Elle joue dans deux films réalisés par sa mère, Rahmatou Keïta : en 2014, le court-métrage Jín'naariyâ ! (L'Alliance)[7] puis en 2016, en sonrhaï le rôle principal du long-métrage The Wedding Ring (Zin'naariyâ ; L'alliance d'or[8]), en première sélection pour l'Oscar du meilleur film étranger de la 91e cérémonie des Oscars[9].

En 2017, elle obtient une licence de philosophie[2] à l'université Paris Nanterre[10]. En 2018, elle participe avec seize autrices à l'ouvrage Noire n'est pas mon métier, publié aux éditions du Seuil, présenté au Festival de Cannes, le [11]. Elle est curatrice de la section « Décryptage » de l'édition 2019 du Festival international de films de Fribourg[12],[13], où elle présente le documentaire de sa mère, Al’lèèssi… Une actrice africaine (2004), un portrait de l'actrice nigérienne Zalika Souley[14].

En 2020, elle lit le Salut à la division Leclerc de Jean Cocteau dans le neuvième épisode de la série de treize vidéos tournées par la ville de Paris pour commémorer du 76e anniversaire de la libération de Paris[15].

Famille[modifier | modifier le code]

Magaajyia Silberfeld est la fille de l'écrivain et journaliste français Antoine Silber et de la réalisatrice nigérienne Rahmatou Keïta[14]. D'origine sahélienne, peuhl, sonrhay et mandingue, sa grande tante était l'épouse du sultan de Zinder[16]. Elle a un demi-frère, Victor et deux demi-sœurs, Judith Silberfeld et Léonor. Elle est la petite fille de l'écrivain et traducteur, Jacques Silberfeld et l'arrière petite fille de l'économiste Armand Megglé.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Longs métrages
Courts métrages
  • 2014 : Me There*
  • 2015 : Ride or Die
  • 2017 : Vagabonds

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Courts métrages
  • 2014 : Me There*[17]
  • 2015 : Ride or Die, co-réalisé avec Alec Tibaldi[18]
  • 2017 : Vagabonds[19]

Publication[modifier | modifier le code]

  • « Paris-Los Angeles », in Aïssa Maïga (dir.), Noire n'est pas mon métier : Nadège Beausson-Diagne, Mata Gabin, Maïmouna Gueye, Eye Haïdara, Rachel Khan, Aïssa Maïga, Sara Martins, Maris-Philomène Nga, Sabine Pakora, Firmine Richard, Sonia Rolland, Maggajyia Silberfeld, Shirley Souagnon, Assa Sylla, Karidja Touré, France Zobda, Paris, Éditions du Seuil, , 128 p. (ISBN 978-2-02-140119-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « "J’essaie de ne pas oublier que même si je suis jeune, mon travail a de la valeur" », sur Mona by My Little Paris, (consulté le 24 mars 2019)
  2. a et b Léa Movia, « Interview de Magaajyia Silberfeld, réalisatrice et actrice », sur Les Petits Frenchies (consulté le 23 mars 2019)
  3. Jean-Luc Douin, « "La Lisière" : les mystères d'une zone pavillonnaire, entre cauchemar cérébral et fable sociale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Comédiennes - Magaajyia Silberfeld », sur FilmTalents.com (consulté le 23 mars 2019)
  5. Marie-Claude Martin, « Le FIFF offre une carte blanche à 16 actrices noires et métisses », sur RTS, (consulté le 23 mars 2019)
  6. (en) « Ride or Die », sur Queens World Film Festival, (consulté le 23 mars 2019)
  7. « Jín'naariyâ ! (L'Alliance) », sur Unifrance (consulté le 23 mars 2019)
  8. « Zin'naariya ! (L'Alliance d'or) », sur Unifrance (consulté le 23 mars 2019)
  9. Agnès Faivre, « Cinéma - Oscars 2019 : « Zin'naariyâ ! » de Rahmatou Keïta dans la course », Le Point,‎ (lire en ligne)
  10. « magaajyia », sur Instagram, (consulté le 23 mars 2019)
  11. Jean Talabot, « Noire n'est pas mon métier : naissance d'un mouvement à Cannes », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  12. « LE FIFF s’engage pour la parité », sur Festival international de films de Fribourg (consulté le 25 mars 2019)
  13. « Magaajyia Silberfeld et Rahmatou Keïta », sur RTS, émission Vertigo, (consulté le 23 avril 2019)
  14. a et b Megan Arnaud, « Le fardeau de la couleur de peau », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  15. Paris.fr, « 76ème anniversaire de la libération de Paris - Paris libéré, la deuxième DB - Vidéo Dailymotion », sur Dailymotion (consulté le 16 janvier 2021)
  16. « Rahmatou Keïta », sur RFI, émission En sol majeur, (consulté le 23 avril 2019)
  17. « Me There* », sur Unifrance (consulté le 25 mars 2019)
  18. « Ride or Die », sur Unifrance (consulté le 25 mars 2019)
  19. « Vagabonds », sur Unifrance (consulté le 25 mars 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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