Mafia albanaise

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Mafia albanaise
Date de fondation XVe siècle
Territoire Albanie, Kosovo
Ethnies présentes Albanaise
Nombre de membres 15 clans (Familles)
Activités criminelles
  • Blanchiment d'argent
  • Racket
  • Extorsion de fonds
  • Trafic d'armes
  • Prostitution
  • Trafic de stupéfiants
  • Corruption de fonctionnaires
  • Vol de voiture
  • Agression sur les forces de l'ordre
  • Contrat d'assassinat
  • Corruption de politiques
  • Trafic d'êtres humains
  • Immigration illégale
Rivaux Cosa nostra, Jamaïcains, Mara Salvatrucha (MS13), Los Víboras, Cartel de Juárez

La mafia albanaise ou le crime organisé albanais est le terme général utilisé pour désigner diverses organisations criminelles basées en Albanie et au Kosovo, ainsi que leurs ramifications à l'étranger et les organisations criminelles composés d'Albanais. Ayant profité de la guerre du Kosovo pour se développer, elle joue un rôle important dans la distribution de l'héroïne en Europe, ainsi que dans plusieurs activités criminelles telles que le trafic de cigarettes, le proxénétisme et le trafic d'êtres humains.

Historique[modifier | modifier le code]

Ces membres sont soumis à un code d'honneur, le Kanun du XVe siècle écrit par Lekë Dukagjini. Selon ce code d'honneur qui régit tous les aspects de la vie comme le mariage, la famille et la propriété, il est impossible de revenir sur la parole donnée. Le Kanun a régi la vie quotidienne des clans du Nord et de l'Est du pays[Lequel ?] jusqu'au XXe siècle et a codifié la pratique de la vendetta, appelé Gjakmarrja (vengeance). De cette époque, les mafieux albanais ont conservé une certaine ruralité[Quoi ?], une loi du silence efficace et un sens aigu des liens du sang[1].

Jusqu'à la chute du communisme en 1990, la vie et les pratiques de ces mafieux avaient peu changé depuis la Guerre froide. Le marché noir était très développé. Ils se sont depuis adaptés aux nouvelles méthodes. Ils ont commencé à s'expatrier au début des années 1990 et le mouvement migratoire s'est poursuivi après la guerre du Kosovo. Ils ont commencé à travailler comme assistants dans des réseaux de trafic de drogue déjà existants dirigés par des Russes, des Italiens et des Serbes, et les parrains Djenko Nocović, Dragan Maksimović, Zantić Zapavalić. D'après la police, ils sont rapidement parvenus à s'imposer et à faire valoir certains droits.[réf. souhaitée]

Les guerres des Balkans transformeront le Kosovo en une vaste zone de non-droit[1] avec pour conséquence la revitalisation des groupes mafieux albanais[2]. Selon Xavier Raufer, l'OTAN ne prendra volontairement pas en compte l'augmentation de la criminalité suivant la guerre du Kosovo[3].

Concernant la drogue dure, les clans Albano-Kosovars semblent avoir acquis une position dominante, parfois monopolistique, dans le trafic international d'héroïne, celui de la cocaïne étant partagé avec les « leaders » mondiaux que sont les Cartels mexicains et surtout colombiens. Depuis le début des années 1990, en effet, le système criminel en vigueur en Italie et en Europe de l'Ouest a considérablement évolué. Les Turcs ont conservé le monopole du marché en gros de l'héroïne, mais ont cédé aux Albanais, principalement kosovars, le contrôle de l'acheminement vers l'Ouest. Cette nouvelle configuration nécessite des centres de stockage, situés principalement en Hongrie, mais également en République Tchèque et en Bulgarie, principales plaques tournantes de la mafia albanaise à l'Est. D'après un rapport d'Interpol daté de novembre 1997, « les Albanais du Kosovo détiennent la plus grande part du marché de d'héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en Tchéquie, en Norvège, en Suède, en Pologne et en Belgique », et ils représenteraient à eux seul près de 15 % des arrestations d'Interpol pour le trafic de drogue. En avril 1999, les brigades anti-mafia de Bulgarie signalaient une véritable explosion du trafic d'héroïne depuis le début de la guerre du Kosovo. Les policiers des stups[Quoi ?] et les experts d'Interpol sont impressionnés par les quantités phénoménales[Quoi ?] de drogue saisies auprès des réseaux albanais. Pour Xavier Raufer, c'est « la preuve que la mafia albano-kossovare joue désormais un rôle central dans le narco-trafic européen et que la guerre du Kossovo a bel et bien déclenché un cataclysme criminel énorme dont les Balkans souffrent déjà et dont l'Europe, occidentale comme orientale, ressent maintenant les premiers effets ».[réf. souhaitée]

La Suisse, qui accueille environ 200 000 réfugiés albanais (deuxième communauté immigrée du pays), est l'une des principales plaques tournantes du trafic de drogues et d'armes vers l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie et la République tchèque, où la police soupçonne les nombreux vendeurs et fabricants albanais de bijoux en or de procéder au blanchiment de l'argent du trafic. Le 10 décembre 1998, le quotidien londonien The Independent révélait que les mafieux albanais contrôlaient 70 % du marché suisse de l'héroïne. Ce sont d'ailleurs près de 2 000 Albanais du Kosovo qui croupissent actuellement dans les geôles helvétiques pour trafic de stupéfiants. La Scandinavie est devenue une zone de refuge pour les criminels albanais. Plusieurs trafics de drogue dirigés par de jeunes Kosovars ont été démantelés au cours de l'année 1999. Arrêté le 23 février 1999 par la police tchèque, le « parrain » kosovar Princ Dobroshi avouera, selon un rapport du BIS (service de sécurité tchèque) publié le 12 mars dans les journaux praguois, que « le trafic servait à financer des achats d'armes livrées à l'Armée de Libération du Kosovo » (UÇK). De fait, d'après un rapport de 24 pages des services de renseignement de l'OTAN révélé par le Washington Times du 5 juin 1999, les liens entre la mafia albano-kosovare, l'UÇK et l'actuel boom de l'héroïne en Occident ne fait plus aucun doute. D'après ce rapport, « de nombreux membres de l'UÇK sont plus ou moins impliqués dans le marché juteux de l'héroïne. La route des Balkans générerait plusieurs dizaines de millions de dollars américains par an ».

Au début des années 2000, les extrémistes albanais du Parti démocratique du Kosovo (PDK) et de l'Alliance pour l'avenir du Kosovo (AAK) continueraient de financer l'achat d’armes grâce à l'argent de la vente de l'héroïne[4].

D'une manière générale, Il existe dans l'aire albanophone une importante production de marijuana[4]. L'Albanie serait devenue le premier producteur de marijuana en Europe, avec une production estimée entre 100 et 150 tonnes (2005)[4]. Celle-ci est exportée principalement vers l’Italie par l'intermédiaire des réseaux de passeurs de migrants et vers la Grèce[4].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Xavier Raufer explique : « Tous les pays ont un "milieu" criminel. Peu nombreux sont cependant ceux qui ont suscité une authentique mafia, une société secrète permanente dotée de rites d'initiation, d'une loi du silence et pratiquant un recrutement clanique ». Il y aurait 15 clans opérant en Albanie et chaque clan aurait environ 20 membres[5], au Kosovo et Macédoine.

Bien que le terme de Mafia soit souvent utilisé, cela ne signifie pas que les activités criminelles albanaises soit coordonnées ou régulées par une organisation hiérarchique dirigeante basée en Albanie, au Kosovo, en République de Macédoine ou dans un autre lieu. Les clans, parfois géographiquement très proches les uns des autres, sont indépendants, et il arrive même qu'ils se battent les uns contre les autres.

Les clans du crime albanais sont organisés selon les anciennes règles de la vie rurale. Le chef de chaque clan reçoit l'allégeance d'un groupe de vassaux qui ont souvent des liens de sang avec lui. Ils se réunissent en comité, nommé « Bajrak », où l'on discute de nouvelles entreprises. La loi du silence est censée être inviolable.

Activités[modifier | modifier le code]

Carte des lieux de production de l'héroïne dans le monde

Des criminels albanais sont implantés aux États-Unis (où un réseau nommé « la Corporation » serait impliqué dans les jeux clandestins)[6] et dans les pays de l'Union européenne[7] et participent à divers trafics d'armes et de stupéfiants[8], mais aussi de proxénétisme, avec une cruauté reconnue (violences, tabassages, représailles, meurtres)[9].

  • Trafic de drogue : l'Albanie est devenue une plaque tournante du trafic de drogue, pas seulement l'héroïne afghane, puisque les narco-trafiquants colombiens connaissent désormais les portes des Balkans. Il semblerait qu'elle contrôle plus de 70 % de l'héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne et dans les pays scandinaves[1].
  • Racket : la collecte de l'impôt révolutionnaire a permis à ces réseaux d'acquérir un "savoir-faire" incomparable dans le racket[1].
  • Trafic de cigarettes : il semblerait que ce trafic soit couvert par les plus hautes autorités locales albanaises et soit largement alimenté par un embargo[1].
  • Trafic d'armes : les filières albano-kosovares alimentent également le trafic d'armes grâce aux stocks pillés durant l'insurrection de Tirana. Elles s'approvisionnaient en Allemagne de l'Est à l'époque communiste ou encore auprès des mafias russes et italiennes implantées en Suisse, en Belgique et en Italie[10].
  • Proxénétisme : Industrie du sexe avec des femmes de l'Est[Lequel ?] dans toute l'Europe comme la France (Paris, Nice...), le Royaume-Uni, la Suisse, la Scandinavie, Allemagne… la plupart du temps travaillant dans des conditions inhumaines. Elles sont attirées par des promesses d’une vie meilleure en Europe ou par la drogue. A Paris, en 2000, le chiffre de prostituées travaillant pour la mafia albanaise serait de 600 à 700[11].
  • Trafic d'êtres humains : une des sources de revenu de cette mafia est aussi le trafic d'êtres humains. Les groupes criminels mettent à profit leur savoir-faire pour guider les migrants clandestins, moyennant finance[12],[1]. Lors de la crise migratoire en Europe, un rapport de l'agence européenne Frontex montre ainsi que les faux papiers donnés aux migrants proviennent en premier lieu d'Albanie[13].

Mafia albanaise à l'international[modifier | modifier le code]

Un rapport officiel d'Europol de novembre 2001 évalue à 40 % l'héroïne distribuée en Europe par des Albanais. Ceux-ci seraient également impliqués dans le transport de 40 % supplémentaires[4].

Autriche[modifier | modifier le code]

En 2000, près de 40 % des revendeurs d'héroïne arrêtés dans le pays seraient d'origine albanaise[14].

Belgique[modifier | modifier le code]

Selon le département de la police belge spécialisé dans le crime organisé albanais, les clans mafieux albanais dominent et sont leaders dans le commerce illégal de la vente de cocaïne et d'héroïne ainsi que dans la traite des êtres humains. Les gangs albanais sont répartis dans toute l'Europe, et la police ajoute que la brutalité des réseaux de prostitution albanais est de notoriété publique, et qu'ils dominent le trafic d'êtres humains en Europe de l'Ouest. Ils sont connus pour être très violents.

La Belgique est considérée comme l'un des pays les plus importants pour le trafic d'êtres humains. Étant le dernier port avant l'entrée en Grande-Bretagne, il est considéré comme l« Eldorado de l'immigration clandestine ».
On estime que jusqu'à 100 000 immigrés clandestins ont été transférés en Belgique par des Albanais. Certains observateurs estiment que ce nombre ne représente que les immigrants illégaux dans la seule ville de Bruxelles[réf. nécessaire].

France[modifier | modifier le code]

En 2000, des réseaux de proxénètes albanais sont démantelés à Nice, Toulouse, Strasbourg, Metz et Nancy[14]. A la même époque, la brigade de répression du proxénétisme de Paris indique démanteler une ou deux équipes de proxénètes albanais chaque mois[14].

En 2015-2017, la presse constate que la mafia albanaise détient une part importante du marché de la drogue à Lyon[15] et Annecy[16],[17],[18].

Israël[modifier | modifier le code]

Le gouvernement israélien a confirmé sa crainte que la mafia albanaise ait étendu ses tentacules dans le système bancaire du pays. L'agence de renseignement israélienne a appelé à une coopération étroite entre Israël et l'Albanie à lutter contre le blanchiment d'argent. Ministre de la Justice, le Dr Guy Rotkopf notait, «il s'agit d'une étape importante dans la coopération internationale entre nos deux pays pour lutter contre le blanchiment d'argent avec la force de la loi et d'approfondir les relations entre Israël et d'autres pays.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Photographie prise par les autorités albanaise du parrain Alex Rudaj le 15 avril 2003 à New York

Un groupe criminel appelé l'organisation Rudaj ou Corporation du nom de son parrain qui travaillait pour la famille de la mafia italienne gambino est arrivé à s'imposer avec l'accord des familles italiennes rivales, dans le district du Queens à New York contre la famille de la Cosa nostra Lucchese . Le règne de cette « famille » a commencé en 1993, leur implantation à New York a fait grimper la jauge de criminalité avec notamment une guerre des clans qui aura duré un peu plus d'un an. Malgré cette attaque la famille Lucchese faisant partie des 5 familles dominantes de la mafia italo-américaine resta bien implantée.

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Les Albanais aux Pays-Bas ont été récemment impliqués dans de nombreux cas de vols et d'assassinats. Une affaire récente est celle de Durim Gremaj. Il a été recherché par la police néerlandaise. En outre, il a été un des premiers ayant réussi à introduire une arme à feu dans un tribunal[19].

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Les Albanais ont largement investi le quartier de Soho à Londres au détriment des Jamaïcains. Les fonds proviendraient du blanchiment du trafic de drogue[réf. nécessaire]. Scotland Yard estime que les gangs albanais contrôlent près de 75 % de la prostitution à Soho[20]. Les personnes impliquées dans ces réseaux sont pour la plupart des femmes et des enfants victimes de formes modernes d'esclavage, enlevées et manipulées par leurs patrons. Rien qu'à Soho, en 2004, plus de 18 millions d'euros, fruit de l'exploitation de près de 1000 prostituées, retournent en Albanie[réf. nécessaire].

Scandinavie[modifier | modifier le code]

Les clans mafieux albanais en Norvège, en Suède, et au Danemark sont soupçonnés d'être impliqués dans la contrebande d'armes, la prostitution, la contrebande d'héroïne et les vols à main armée. Le cas le plus célèbre est le cambriolage dans la célèbre attaque de NOKAS (Norsk service kontant AS) pour un montant de 10 millions de dollars américains le .

En 2004, la police danoise estime que les groupes albanais importent entre 80 % et 90 % de l’héroïne consommée dans le pays[4].

Suisse[modifier | modifier le code]

La Suisse, qui accueille environ 200 000 ressortissants albanais[réf. nécessaire] [Quand ?], est l'une des principales plaques tournantes du trafic de drogues et d'armes vers l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie et la République tchèque[réf. nécessaire]. En 1998, les mafieux albanais contrôlaient 70 % du marché suisse de l'héroïne[21]. À Lausanne en 1998, sur sept cents personnes interpellées en lien avec le trafic de drogues, 60% étaient d'origine balkanique[22]. Ce sont près de 2 000 Albanais du Kosovo qui sont dans les geôles suisses pour trafic de stupéfiants[réf. souhaitée][Quand ?]. En 2009, les Albanais, Kosovars et Serbes ou Monténégrins albanophones contrôlent l'intégralité du trafic, y compris le trafic de rue[23].

Tchéquie[modifier | modifier le code]

Arrêté le 23 février 1999 par la police tchèque, le « parrain » kosovar Princ Dobroshi avoue, selon un rapport du BIS (service de sécurité tchèque) publié le 12 mars dans les journaux praguois[réf. souhaitée], que « le trafic servait à financer des achats d'armes livrées à l'Armée de Libération du Kosovo ».
D'après un rapport de 24 pages des services de renseignement de l'OTAN de 1999[24], les liens entre la mafia albano-kosovare, l'UÇK et l'actuel boom de l'héroïne en Occident ne fait aucun doute. D'après ce rapport, « de nombreux membres de l'UÇK sont plus ou moins impliqués dans le marché juteux de l'héroïne. La route des Balkans générerait plusieurs dizaines de millions de dollars par an ».

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Marianne : N.539 "Enquête dans les entrailles de la mondialisation : Les nouvelles mafias", p.49 et 50
  2. Le Kosovo, zone de non-droit ?, Jean-Arnault Dérens, lalibre.be, 5 février 2009
  3. La guerre du Kosovo a déclenché un telle phénomène
  4. a b c d e et f Xavier Raufer, Le crime organisé albanophone en 2007, vue cavalière, Outre-Terre, 2006/4, no 17
  5. http://www.mafia-news.com/15-mafia-clans-dominate-albania/comment-page-1/
  6. Kosovo : Moscou dénonce le nouvel État "mafieux"
  7. La mafia albanaise choisit la Belgique
  8. La mafia albanaise, documentaire de Frédéric Vassort et Jean Paul Llmazares – ARTE GEIE / Mano a Mano - France 2007
  9. Assemblée nationale le 5 décembre 2002 : L'internationalisation de la prostitution n'épargne pas la France
  10. http://www.bancpublic.be/PAGES/130MafiaAlbanaise1.htm
  11. Denise Artaud, Xavier Raufer et Stéphane Quéré. La mafia albanaise. Une menace pour l'Europe (compte-rendu), Politique étrangère, Année 2001, 66-1, pp. 213-214
  12. La dynamique du crime organisé et la difficulté à l’enrayer
  13. Rapport Frontex : l’Albanie, au premier rang des pays où les mafias s’enrichissent sur les trafics de migrants, atlantico.fr, 14 octobre 2016
  14. a b et c Stéphane Bouchet, La mafia albanaise gangrène l'Europe, 28 mai 2000
  15. La mafia albanaise a pris le marché lyonnais, leprogres.fr, 8 février 2016
  16. La mafia albanaise de l’héroïne à la barre, ledauphine.com, 1er octobre 2016
  17. [1], ledauphine.com, 14 mars 2017
  18. Annecy: comment la mafia albanaise a mis la main sur le trafic d’héroïne, lessorsavoyard.fr, 28 octobre 2015
  19. http://www.depers.nl/binnenland/113837/Eis-95-jaar-voor-gijzeling.html
  20. La mafia albanaise au début 2012 : quand enfle une prochaine vague criminelle, François Farcy, drmcc.org, février 2012
  21. 10 décembre 1998, quotidien londonien The Independent
  22. Drogue en Suisse : La filière albanaise, Temps Présent, RTS.
  23. Yves Bertossa, Trafic de stupéfiants: les réseaux mondiaux et Genève, 2 décembre 2009, plaedoyer.ch.
  24. Washington Times du 5 juin 1999.