Madeleine Pauliac

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Madeleine Pauliac
Madeleine Pauliac étudiante en médecine.jpg
Madeleine Pauliac étudiante en médecine (1931)
Biographie
Naissance

Villeneuve-sur-Lot
Décès
(à 33 ans)
Sochaczew (Pologne)
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Conflit
Distinctions
Médaille d'or PCK
Morte pour la France
Red ribbon bar - general use.svg Chevalier de la Légion d'honneur
Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de guerre 1939-1945 avec palme

Madeleine Pauliac est une pédiatre et résistante française, née en 1912 à Villeneuve-sur-Lot et morte en 1946 près de Varsovie en service commandé lors d'un accident automobile. Médecin chef de la Mission française de rapatriement en 1945, elle participe, dans une Pologne ravagée et dangereuse, au sauvetage et aux soins de nombreuses victimes de guerre, civils allemands et polonais, prisonniers français, femmes violées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Madeleine Jeanne Marie Pauliac est la petite fille du fondateur d'une des trois principales conserveries de Villeneuve-sur-Lot, Octave Pauliac, maire intérimaire durant la Grande guerre[1], dont l'usine, construite en 1905 par l'architecte Gaston Rapin[2], employait une centaine d'ouvriers. Elle a trois ans et demi quand, le 30 mars 1916, son père Roger, aspirant du 88e r. i., est tué au bois d'Avocourt au cours d'un des bombardements de la bataille de Verdun. Elle grandit avec sa sœur d'un an son aînée, Anne-Marie, à Nice, où leur mère, une Corse, les élèvent dans la tradition catholique.

Une décision du tribunal confie la garde des filles à leur grand-mère paternelle pour la durée des vacances. À Villeneuve, dans la maison familiale située 15 rue d'Agen, les adolescentes sont encouragées par cette autre veuve, dirigeante de la conserverie, à étudier, à faire du sport, devenir des femmes indépendantes et libres.

Les deux sœurs passent leurs baccalauréats et sont envoyées par leur grand mère paternelle étudier à Paris. Là, à la rentrée 1929, avec une année d'avance, Madeleine Pauliac entreprend des études de médecine. Externe en 1932, elle termine son internat auprès du professeur Pierre Nobécourt[3] et est reçue docteur en 1939[4], une des trois cent cinquante femmes médecins françaises.

Engagement[modifier | modifier le code]

Durant l'Occupation, Madeleine Pauliac met ses compétences de médecin hospitalier au service de la Résistance, alors que son fiancé part travailler aux États Unis. Tout en exerçant au pavillon des diphtériques des Enfants Malades, unité prestigieuse où en 1894 Auguste Chaillou inventait la sérothérapie antidiphtérique, elle participe au ravitaillement des maquis et porte secours à des parachutistes alliés[5]. Ses travaux[6] d'assistant hospitalier universitaire, présentés en conférence sous la houlette masculine de son chef de clinique[7], contribuent à l'évaluation du protocole de vaccination[8], qui, en France, n'est pas encore généralisée.

En août 1944, elle prend part à la libération de Paris[5]. Durant les batailles des Vosges et d'Alsace[5], elle rejoint le service de santé de la 2e DB. Le 30 novembre, elle est engagée dans les Forces françaises de l'intérieur au grade de lieutenant du SSA.

C'est à ce titre que le général de Gaulle en personne la convoque pour lui confier la mission de rapatrier ceux des cinq cent mil ressortissants français qui se trouvent dans la zone conquise par l'Armée rouge et ne peuvent rentrer par leur propres moyens. Beaucoup appartiennent au STO. C'est un problème auquel travaille depuis deux ans Francis Huré, représentant du CFLN à Moscou. Il s'agit de ne pas laisser se transformer en otages ces prisonniers et déportés désormais aux mains des Soviétiques sinon abandonnés à eux mêmes. Le Ministère des prisonniers, déportés et réfugiés, alias PDR, d'Henri Frenay, dont le secrétaire général est François Mitterrand, a bien des missions à Berlin et Prague et même à Moscou mais la situation sur le front de l'Est même est différente[9]. Il n'y a pas de service de santé opérationnel[9]. Elle reçoit son ordre d'affectation le . Ce sera la Pologne, le front du Danube étant plongé par les généraux Rodion Malinovski et Fiodor Tolboukhine dans un blackout politique total[10].

À la Mission française de rapatriement (printemps 1945)[modifier | modifier le code]

Le , Madeleine Pauliac est envoyée par le maréchal Juin en personne auprès du général Catroux, ambassadeur de France en URSS. Elle arrive à Moscou le . Le [11], elle se voit confier le poste de médecin-chef d'un Hôpital français ouvert en cette occasion à Varsovie, 6 rue de Kryniczna, dans un bâtiment désaffecté de la Croix-Rouge polonaise. Ce dispensaire prend la suite d'un service assuré jusqu'alors de façon très précaire, quasiment sans moyens, par le capitaine Charles Lieber[11], sur le départ, et est administrativement rattaché à l'éphémère PDR.

Elle y parvient le et le bâtiment est rapidement aménagé grâce aux fonds débloqués par l'ambassadeur Roger Garreau. Il offre quinze lits et accueillera jusqu'à quatre vingt cinq patients[11]. Le rôle du docteur Pauliac au sein de la Mission française de rapatriement est, avec l'aide de Christian Fouchet, d'organiser et mener l'action de la Croix-Rouge française recherchant, soignant et rapatriant les prisonniers français[12] que jusqu'alors les médecins militaires qui se trouvaient parmi ceux ci ne pouvaient évacués que vers des hôpitaux soviétiques[11].

Différentes instances du Gouvernement provisoire missionnent le docteur Pauliac pour rédiger des rapports sur la situation locale. Elle se rend au camp de Majdanek, où son rapport tente de reconstituer le système d'extermination. Un résistant français affecté au Sonderkommando des fours crématoires raconte avec une indifférence glaçante comme il a du dix mois durant enfourner des corps qui certains jours gémissaient et remuaient, et le regard silencieux du cadavre vivant qui le fixe. C'est là, le , qu'elle apprend que la guerre est finie.

Un voyage à Toruń, Dantzick, renommé Gdańsk, et Gdynia fait l'objet de deux rapports. Le premier est adressé le à Étienne Burin des Roziers, directeur du Cabinet du Général de Gaulle. Celui ci lui répondra personnellement le mais dès le , un premier accord est signé entre la France et l'URSS autorisant l'organisation du rapatriement de tout prisonnier détenu par les Soviétiques se déclarant de lui même français[9], civils comme militaires.

Le second rapport, adressé à Roger Garreau, décrit les mêmes horreurs, par exemple l'entassement de corps décapités dans les cuves d'une usine à savon. Il documente l'utilisation du viol systématique des femmes, adolescentes, parturientes, religieuses, vieillardes, comme arme de guerre par l'Armée rouge alors même que la loi soviétique interdit les rapports sexuels avec des étrangères.

L'Escadron bleu et le SIPEG (fin 1945)[modifier | modifier le code]

Le , Madeleine Pauliac est rejointe à Varsovie par l'unité mobile n° 1 de la Croix Rouge partie le 23 de Constance sur le Lac. Ce sont dix jeunes infirmières et ambulancières volontaires et leur chef d'unité, Violette Guillot, qui conduisent cinq ambulances, des Austin offertes à la Croix-Rouge française par le roi George VI. Depuis Paris qu'elles ont quitté à la mi avril, elles ont déjà traversé l'Allemagne dans le sillage de la 7e armée, via Dachau et Buchenwald. Madeleine Pauliac va ainsi, cent six jours durant, accomplir à travers toute la Pologne, et parfois jusqu'en Union soviétique, plus de deux cent missions[11] au sein de cet Escadron bleu auquel elle donne les ordres de missions.

Au gré des renseignements, des Français, sans cesse déplacés par des autorités russes désorientées, sont récupérés dans des camps, des hôpitaux, des gares, y compris des Malgré nous, tels cinq soldats exfiltrés du camp de Tambov grâce à la seule audace de Madeleine Pauliac. Les expéditions sont toujours incertaines, souvent périlleuses. Le quasi rapt de huit Français hospitalisés à Białystok se fait sous les balles.

Les évacuations sanitaires se font une ou deux fois par semaine par un Dakota qui assure la liaison aérienne avec Le Bourget en une journée, vingt cinq passagers par vol[13]. Le [13], la mission, qui compte désormais deux médecins supplémentaires, neuf autres officiers, une quinzaine d'infirmiers ou infirmières, sept ambulances, trois camions et trois véhicules légers avec leurs chauffeurs[14], reçoit le renfort matériel et opérationnel de l'un des deux[15] trains du SIPEG, Service interministériel de protection contre les événements de guerre du docteur et capitaine Denise Bourgeois. Stationnés en gare de Grochów (pl)[13], les seize wagons du train hôpital, soit soixante lits d'hospitalisation, une cantine, un laboratoire, une maternité, une salle d'opération[15], ne repartiront que le [16]. Entre temps, les 18 et 23 septembre, deux évacuations sanitaires par voie ferrées auront été opérées pour respectivement trois cent soixante dix huit et quatre cent douze blessés[13].

Le [17], Madeleine Pauliac est avec son adjoint, le docteur Luquet[18], sur la route de Lodz à Kalisz dans une des deux ambulances lancées à la poursuite d'un train de prisonniers évacués du camp de Tambov[17]. Plusieurs fois déjà des blessés ont pu être sauvés ainsi d'un voyage qui leur aurait été fatal[17]. Son véhicule verse[18] en entrant sur un pont qui a sauté. Deux côtés cassées sont traitées à la morphine. Un Röntgen portatif révèle une fracture du crâne. Il ne faut cependant que quelques jours pour que le docteur Pauliac, la tête rasée et bandée, reprenne son poste, en dépit des avis médicaux.

Destin fatal[modifier | modifier le code]

Le , trois jours après la dissolution de l'Escadron bleu, le PDR est supprimé, et la Mission française de rapatriement prend fin. Le rideau de fer tombe.

Madeleine Pauliac, au lieu de rentrer en France, se consacre à continuer les soins que, dans une clandestinité qu'elle leur a juré, elle donne depuis début juin aux nonnes d'un couvent niché dans une forêt à une trentaine de kilomètres de Varsovie. Violées par les soldats allemands en déroute puis, trente fois de suite, par ceux de l'Armée rouge, vingt en sont mortes. Cinq qui ont survécu sont devenues mères. Avec la complicité d'Arthur Bliss Lane (en), ambassadeur des Etats Unis, et de Louis Christians (pl), président de la Croix-Rouge polonaise, elle fait évacuer par avion ceux des enfants que leur mamans religieuses rejettent. Mélangés à un groupe de quelques authentiques orphelins polonais, soit un total de vingt quatre enfants, ils seront comme ceux ci placés anonymement dans des familles d'accueil françaises.

Elle ne rentre à Villeneuve que quelques jours avant Noël. Comme pour ses collègues qui ont vu les horreurs des Lager, vécu l'année zéro (de), subi la peur, le travail de deuil et le retour à une vie normale sont difficiles. Le Madeleine Pauliac, son futur mari étant appelé à Singapour, repart en mission pour le SIPEG, comme elle l'a promis à la mère supérieure qui l'attend.[précision nécessaire]

icône image Image externe
Chapelle funéraire de la famille Hautesserre-Dizel-Pauliac[19] au cimetière Saint Etienne de Villeneuve-sur-Lot, monument inscrit à l'inventaire général du patrimoine culturel[20].

Le vers 20h00, dans un virage de la route verglacée et enneigée qui va de Lowicz à Sochaczew, à une soixantaine de kilomètres à l'ouest de Varsovie, la voiture qui l'emporte avec le colonel Georges Sazy, représentant des intérêts commerciaux et immobiliers de la France dans une Pologne désormais collectivisée, se ratatine contre un arbre. Les deux passagers meurent sur le coup. Leurs cercueils plombés, après une cérémonie très solennelle, sont déposés trois jours plus tard dans un caveau de la partie civile du cimetière de Powązki[21]. Celui de Madeleine Pauliac est transféré par train jusqu'à Villeneuve-sur-Lot, où, le 27 juillet suivant, les compagnes de l'Escadron bleu et un détachement de FFI, en présence des autorités et de la foule, le conduisent jusqu'à la sépulture familiale.

Travaux scientifiques[modifier | modifier le code]

Célébration[modifier | modifier le code]

Le , Madeleine Pauliac a reçu la plus haute distinction de la Croix-Rouge polonaise, la Croix d'or de première classe. Morte pour la France[22], elle a été nommée, à titre posthume, dans l’ordre national de la Légion d’honneur au grade de chevalier[23]. Elle recevait simultanément la Croix de guerre 1939-1945 avec palme.

Le film de fiction Les Innocentes (2016) réalisé par Anne Fontaine d'après une idée originale de Philippe Maynial, neveu de Madeleine Pauliac, [24], est inspiré de l’un des épisodes vécus par Madeleine Pauliac durant sa mission en Pologne[25]. Le personnage inspiré par Madeleine Pauliac est interprété par Lou de Laâge. Sous le titre Agnus Dei, le film fait partie de la sélection officielle du Sundance Film Festival en janvier 2016[26]. Sous le titre Les Innocentes, il est nommé quatre fois pour les César 2017 dans les catégories meilleur film, meilleure réalisatrice, meilleure photo et meilleur scénario original[27].

Le livre de Philippe Maynial Madeleine Pauliac l'insoumise paraît le aux Éditions XO. Ce récit, salué par les médias[28], retrace les missions de Madeleine Pauliac en Pologne, en 1945, avec l'Escadron bleu, un groupe de onze jeunes ambulancières et infirmières de la Croix-Rouge française[29].

Une rue Madeleine Pauliac est inaugurée à Villeneuve-sur-Lot le à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes par le maire de la ville, Patrick Cassany, en présence de Philippe Maynial[30].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. « Madeleine-Pauliac à une rue en sa mémoire », in Sud Ouest, Bordeaux, 10 mars 2018.
  2. Jean-Louis Amella, « Villeneuve. 5 kg d'explosif pour détruire la cheminée Pauliac. », in La Dépêche du Midi, Toulouse, 9 décembre 2008.
  3. (notice BnF no FRBNF12976449).
  4. M. Paulliac, Thèse de médecine, n° 1457, Hôpital Necker-Enfants malades, Paris, 1939.
  5. a b et c Ph. Maynial, « MADELEINE PAULIAC », in LES INNOCENTES un film d'ANNE FONTAINE, Mars Films, Paris, février 2016.
  6. Archives françaises de pédiatrie, t. II, no 3, p. 125, Société de pédiatrie de Paris, Paris, 1944 (ISSN 0003-9764).
  7. M. Lamy & M. Pauliac, « Douze mois au pavillon de la diphtérie aux Enfants Malades », Société de pédiatrie de Paris, Paris, 21 mars 1944.
  8. Paris médical, no 12, p. V, J.-B. Baillière et fils, Paris, 25 juin 1944.
  9. a b et c Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 326, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  10. Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 324, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  11. a b c d et e Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 328, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  12. « 1946-1950 Les Missions de rapatriement dans le chaos de l'après-guerre-chapitre-chapitre : La destinée de Madeleine Pauliac », Agir ensemble, Croix-Rouge française,‎ , p. 29.
  13. a b c et d Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 331, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  14. Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 329, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  15. a et b Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 330, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  16. Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 332, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  17. a b et c Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 334, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  18. a et b Pierre Bourgeois, Claude Proche & Denise Bourgeois, « Le rapatriement à l'Est et l'aventure de la mission de Varsovie », in Histoire des sciences médicales, vol. XIX, no 4, p. 334, Société française d'histoire de la médecine, Paris, 26 octobre 1985 (ISSN 0440-8888).
  19. Base Mémoire
  20. Notice no IM47002439, base Palissy, ministère français de la Culture.
  21. « PAULIAC Madeleine Jeanne Marie », in Sépultures de guerre, Secrétariat général pour l'Administration, Paris.
  22. « Madeleine Jeanne Marie PAULIAC », Cote AC 21 P 126677, Service historique de la Défense, Caen.
  23. Daniel Sicard, « Madeleine PAULIAC », Section du Lot et Garonne de la Société des membres de la Légion d'honneur, Agen, 2016.
  24. Didier Deniel, « Les Innocentes. Un film choc écrit en Bretagne », in Le Télégramme, Morlaix, 9 février 2016.
  25. « Les Innocentes », sur le site de Mars distribution (consulté le 8 février 2016).
  26. « Agnus Dei », sur le site du Sundance Institute (consulté le 8 février 2016).
  27. [1]
  28. [2]
    [3]
    [4]
    [5]
  29. « Madeleine Pauliac », sur le site de XO éditions (consulté le 1er février 2017).
  30. [6].