Madeleine Marzin

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Madeleine Marzin
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Seine
Groupe politique communiste
Groupe politique communiste
Biographie
Nom de naissance Madeleine Marzin
Date de naissance
Lieu de naissance Loudéac
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Paris
Nationalité Française
Parti politique PCF
Profession Institutrice

Madeleine Marzin, née le à Loudéac et morte le à Paris, est une résistante et femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation professionnelle[modifier | modifier le code]

Née dans une famille modeste de Bretagne, Madeleine Marzin poursuit ses études jusqu'au brevet supérieur qu'elle obtient en 1926. Formée à l'École normale de Saint-Brieuc, elle devient institutrice en 1929 et est nommée à Paris puis au Plessis-Robinson[1].

Engagement syndical et politique[modifier | modifier le code]

En 1932, elle adhère à l’association des « Bretons émancipés de Paris », fondée par Marcel Cachin, et au Parti communiste[2].

Trésorière du syndicat unitaire de l'enseignement de la Seine en 1933 -1934, elle déploie une intense activité syndicale[2].

Résistance[modifier | modifier le code]

Pendant l'Occupation, Madeleine Marzin s'engage activement dans la Résistance, participant notamment à la constitution du Front national universitaire.

Le , elle dirige, avec d'autres femmes, la manifestation de la rue de Buci organisée par le Parti communiste et est arrêtée le lendemain par un inspecteur des Brigades spéciales (BS2). Condamnée à mort, puis grâciée, elle parvient à s'échapper lors de son transfèrement à la prison de Rennes.

Elle poursuit la lutte, créant des comités de femmes dans l’Est, sous la responsabilité de Maria Rabaté. Elle participe à l’organisation de l’évasion de résistants incarcérés à la prison de la Santé puis prend part à l’insurrection pour libérer Paris[2].

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

En 1945, Madeleine Marzin est nommée conseillère de Paris et conseillère générale de la Seine au titre du Comité parisien de Libération, jusqu'en 1951, fonctions qu'elle retrouve en 1959 et conserve jusqu'en 1971.

Dans l'intervalle, entre 1951 et 1958, elle est élue à la Chambre des députés. Elle est membre de la Commission de l'éducation nationale et membre suppléant de la Commission des immunités parlementaires et s'attache particulièrement aux questions de l’éducation et des affaires sociales[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommage[modifier | modifier le code]

Une voie du 20e arrondissement de Paris porte le nom de rue Madeleine-Marzin.

Famille[modifier | modifier le code]

Madeleine Marzin a quatre frères dont deux sont des militants et résistants communistes : Pierre Marzin (1904-1967), qui participe à la libération de Carhaix avec une unité de FTP des Côtes-du-Nord en août 1944 et Gustave Marzin (1912-1989), rescapé du camp de déportation de Neuengamme[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Madeleine Marzin (Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française) », sur assemblee-nationale.fr.
  2. a b c et d Jacques Girault, Daniel Grason, Jean Maitron, « MARZIN Madeleine, Marie », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]