Madeleine Braun

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Madeleine Braun
Illustration.
Photographie publiée dans le magazine Regards du .
Fonctions
Député de la Seine
Groupe politique PCF
Biographie
Nom de naissance Madeleine Weill
Date de naissance
Lieu de naissance Paris 9e
Date de décès (à 72 ans)
Lieu de décès Saint-Cloud
Nationalité Française
Parti politique PCF
Père Albert Weill
Mère Gabrielle Hirsch
Conjoint Jean Braun

Madeleine Braun, née le à Paris et décédée le à Saint-Cloud, est une éditrice et femme politique française. Députée communiste de la Seine, elle est, en 1946, la première femme vice-présidente de l'Assemblée nationale.

Famille[modifier | modifier le code]

Madeleine Braun, née Madeleine Weill, est la fille d'Albert Weill, directeur de société, et de Gabrielle Hirsch, artiste peintre.

Le elle épouse Jean Braun, homme d'affaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle fait ses études à l'école Villiers et à la Faculté de droit de Paris.

Elle s'engage au sein du Mouvement Amsterdam-Pleyel dont elle est membre du comité directeur, et du Comité international de coordination et d'information pour l'aide à l'Espagne républicaine, dont elle est secrétaire générale adjointe sous l'autorité de Victor Basch et Paul Langevin.

Engagée dans la Résistance, elle fait partie du mouvement Front national, qu'elle est chargée de développer en zone Sud. Elle est rédactrice du Patriote, dont elle devient directrice à la libération de Lyon. Adhérente au Parti communiste français en 1942 et membre du comité directeur du Front national, elle parvient à échapper aux poursuites[1].

Elle est déléguée à l'Assemblée consultative provisoire le . Elle est ensuite, à partir de 1946, membre des assemblées de la IVe République. Elle compte ainsi parmi les premières femmes députées de l'histoire française. Le , elle est élue vice-présidente de l'Assemblée nationale. À ce titre, elle est présidente de séance et dirige les débats en alternance avec les autres vice-présidents; elle est la première femme de l'histoire de la République à ce poste. Elle y est réélue à quatre reprises.

À la tribune de l'Assemblée, elle dénonce la politique étrangère réputée « atlantiste » de la France, inféodée, selon elle, à l'« impérialisme américain ».

En 1951, elle ne se représente pas. À partir de 1961[2], elle dirige, avec Louis Aragon, les Éditeurs français réunis (EFR).

Elle collabore également à la revue Europe.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Avec Robert Chambeiron, Tchécoslovaquie, carrefour de l'Europe, Éditions sociales, 1949.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Rosette de la Résistance, chevalier de la Légion d'honneur et Croix de guerre avec palme.

Hommage[modifier | modifier le code]

Une voie du 10e arrondissement de Paris porte le nom de Place Madeleine-Braun.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Maitron, Claude Pennetier, « notice Braun Madeleine », sur maitron-en-ligne.univ-paris1.fr.
  2. Notice « Madeleine Braun », par Jean Maitron et Claude Pennetier, in Le Maitron en ligne

Liens externes[modifier | modifier le code]