Ma belle-famille, Noël et moi
| Titre québécois | Notre plus belle saison |
|---|---|
| Titre original | Happiest Season |
| Réalisation | Clea DuVall |
| Scénario |
Clea DuVall Mary Holland |
| Acteurs principaux |
Kristen Stewart Mackenzie Davis Alison Brie |
| Sociétés de production |
TriStar Productions Temple Hill Entertainment (en) Entertainment One |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie romantique |
| Durée | 102 minutes |
| Sortie | 2020 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Ma belle-famille, Noël et moi (Happiest Season), ou Notre plus belle saison au Québec, est un film de Noël comique et romantique américain réalisé et co-écrit par Clea DuVall, sorti en 2020.
Synopsis
[modifier | modifier le code]Une jeune femme souhaite demander sa petite amie en mariage lors d'une fête de famille, mais ses plans sont chamboulés lorsqu'elle découvre que sa partenaire n'a pas fait son coming-out auprès de ses parents conservateurs.
Fiche technique
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- Titre original : Happiest Season
- Titre québécois : Notre plus belle saison
- Titre français : Ma belle-famille, Noël et moi
- Réalisation : Clea DuVall
- Scénario : Clea DuVall et Mary Holland
- Musique : Lesley Barber
- Photographie : John Guleserian
- Montage : Melissa Bretherton
- Direction artistique : Maggie Srmayan
- Costumes : Kathleen Felix-Hager
- Décors : Theresa Guleserian
- Production : Marty Bowen et Isaac Klausner
- Société de production : TriStar Productions, Temple Hill Entertainment (en) et Entertainment One
- Société de distribution : Hulu (Streaming, États-Unis) / Sony Pictures Entertainment (Globale)
- Pays de production :
États-Unis - Langue originale : anglais
- Genre : comédie, romance saphique
- Durée : 102 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis : (sur Hulu)
- Canada : (sortie nationale)
- France : (vidéo à la demande) ; (DVD)
Distribution
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- Kristen Stewart (VF : Noémie Orphelin ; VQ : Annie Girard) : Abigail « Abby » Holland
- Mackenzie Davis (VF : Claire Morin ; VQ : Kim Jalabert) : Harper Caldwell
- Alison Brie (VF : Chloé Berthier ; VQ : Émilie Bibeau) : Sloane Caldwell
- Aubrey Plaza (VF : Alice Taurand ; VQ : Laurence Dauphinais) : Riley Bennett
- Dan Levy (VF : Tanguy Goasdoué ; VQ : Maël Davan-Soulas) : John
- Mary Holland (VF : Daniela Labbé Cabrera ; VQ : Sarah-Jeanne Labrosse) : Jane Caldwell
- Victor Garber (VF : Guy Chapellier) : Ted Caldwell
- Mary Steenburgen (VF : Martine Irzenski ; VQ : Nathalie Coupal) : Tipper Caldwell
- Ana Gasteyer (VF : Ariane Deviègue) : Harry Levin
- Jake McDorman (VF : Julien Allouf) : Connor
- Burl Moseley (VF : Tony Marot) : Eric
- Sarayu Rao (VF : Nathalie Karsenti ; VQ : Manon Arsenault) : Carolyn McCoy
- Timothy Simons (VF : Loïc Houdré) : Ed
- Lauren Lapkus (VF : Lydia Cherton) : Crystal
- Carla Gallo (VF : Laurence Charpentier) : la propriétaire en colère
- Michelle Buteau (en) (VF : Vanessa Van-Geneugden) : Trudy
- Jinkx Monsoon : Em K. Ultra
- BenDeLaCreme : Miss L'Teau
Production
[modifier | modifier le code]Développement
[modifier | modifier le code]En , TriStar Pictures obtient la distribution internationale des droits du film, avec comme réalisatrice Clea Duvall[3], d'un script qu'elle a co-écrit avec Mary Holland, produit par Marty Bowen et Isaac Klausner via Temple Hill Productions, co-financé par Entertainment One, qui contrôlera la distribution au Royaume-Uni et au Canada, tandis que Sony Picture contrôle la distribution dans le reste du monde via TriStar[4].
Casting
[modifier | modifier le code]En , Kristen Stewart signe pour l'un des rôles principaux du film[5], et est rejointe par Mackenzie Davis en [6]. Le reste du casting est bouclé en , et Mary Steenburgen, Victor Garber, Alison Brie, Aubrey Plaza et Dan Levy rejoignent le film[7].
Tournage
[modifier | modifier le code]Le tournage commence le à Pittsburg et finit le , juste avant le ralentissement de l'industrie du cinéma causée par la pandémie de COVID-19[8],[9].
Accueil
[modifier | modifier le code]Sortie
[modifier | modifier le code]Dans un premier temps, la sortie du film est annoncée pour le aux États-Unis et au Canada, et pour le en France.
Le , il est finalement annoncé que le film ne sortira pas en salle aux États-Unis, à cause de la crise sanitaire liée au Covid-19. Le film sort finalement le , à la date prévue, mais sur la plateforme Hulu. Au Canada, le film conserve sa sortie au cinéma à la même date alors qu'en France, la sortie est avancée au en vidéo à la demande[10].
Accueil critique
[modifier | modifier le code]Sur l'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film a un taux d'approbation de 83% basé sur 142 critiques, avec une note moyenne de 6,8 / 10. Le consensus des critiques du site Web se lit comme suit: "Un bon moment avec des performances sincères et plus qu'assez de joie des Fêtes, tout ce que vous voudrez pour Noël est la saison la plus heureuse." Sur Metacritic, il a un score moyen pondéré de 69 sur 100 , basé sur 29 critiques, indiquant "des critiques généralement favorables". Leah Greenblatt de Entertainment Weekly a donné au film un B + et l'a décrit comme "une comédie intelligente et sincère dont les petits défauts sont facilement effacés par de plus grands charmes." En examinant le film pour Chicago Tribune, Michael Phillips lui a donné 3 sur 4 étoiles, disant que, malgré son dégoût général pour les films tournés autour d'un secret, "Cela fonctionne. C'est construit. Et les gens semblent réels, ou du moins proches de la réalité."
Thèmes
[modifier | modifier le code]« Homonormativité » et « privilèges »
[modifier | modifier le code]Ma belle-famille, Noël et moi est le premier film queer de Noël produit par un grand studio américain où l’ensemble de l’intrigue se concentre sur un couple lesbien[11]. Il s'agit donc d'une comédie romantique et d'un film de Noël classique, mais avec une intrigue et des personnages queers. Alors que pendant longtemps l'approche queer a été exclue des productions des films de noël, mais était également peu présente dans les comédies romantiques[12]. Cependant Ma belle-famille, Noël et moi a été en partie critiqué, car le film reproduirait des principes « hétéronormatifs », mais également par son manque de « diversité ». En effet l’autrice Isabelle Francis souligne le fait que le film ait été critiqué sur le manque de « diversité » dans le choix des acteurs, mais également par le fait que l’intrigue du film se concentre principalement sur une famille américaine blanche venant d’une classe sociale aisée. De ce fait une grande partie de la communauté queer et surtout lesbienne ne pourrait pas s’identifier aux personnages ou à l’intrigue[13]. Le film a aussi été critiqué sur la représentation des personnages « racisés » qui sont minoritaires et pas forcément représentés de la meilleure manière, voire de manière négative dans certaines scènes du film (notamment les scènes avec les jumeaux)[13] de nombreux films avec des narratives queers reproduiraient des schémas « hétéronormatifs », comme Love, Simon ou Imagine Me and You. Mais de plus en plus dans le cinéma queer (notamment les films ayant un financement important de studio de production) les chercheurs et les critiques parlent d’« homonormativité ». Cette théorie développée par Lisa Duggan explique de quelle manière certains aspects de la culture queer auraient été dépolitisés et en partie « normalisés » à cause d’ « une volonté d'intégration toujours plus forte à la société de consommation néolibérale. »[14] Ce qui permet au système capitaliste néolibéral de profiter d’une partie des consommateurs queers. C’est ce qu’explique également Francis dans son article concernant les comédies romantiques qui reproduisent des principes « hétéronormatifs » dans la représentation des personnages queers, mais également dans les histoires d’amour queers au cinéma. Au cinéma l’« homonormativité » serait un outil au service du capitalisme et de la consommation[11]. Un des exemples d’« homonormativité » dans Ma belle-famille, Noël et moi se trouve dans l’importance qu'accorde Abby (interprétée par Kristen Stewart) au mariage, mais également au fait de vouloir demander la main de Harper (interprétée par Mackenzie Davis) auprès de son père.
Coming out et homophobie intériorisée
[modifier | modifier le code]L’une des intrigues principales du film tourne autour du coming out du personnage de Harper à sa famille. Le film se concentre sur Harper qui propose à sa petite amie de longue date Abby de la rejoindre pour les célébrations des fêtes de fin d’année chez sa famille cependant lorsqu’elles étaient en chemin vers la maison de la famille de Harper elle lui annonce qu’elle lui avait menti et que sa famille n’est pas accourant de leurs relations et de son homosexualité. Le thème du coming out, mais également de fait de devoir cacher une relation amoureuse homosexuelle sont des thèmes récurrents dans le cinéma queer. Dans le film, à travers le personnage d'Harper on retrouve certains signes d’homophobie intériorisée: le fait de vouloir se conformer à un schéma « hétéronormatif » malgré le fait qu'Harper entretien une relation amoureuse avec une femme[15]. Le film a reçu des avis mitigés notamment de la part de la communauté queer qui a critiqué le côté assez triste du film (Harper qui se fait « outer » par sa sœur, Abby qui se fait juger par la famille de Harper…) en plus du fait que beaucoup de personnes queer considèrent la relation entre Harper et Abby comme étant une relation toxique. Ce qui explique pourquoi les avis divergent en particulier à la fin du film qui est montrée comme une fin heureuse car après l'« outing » de Harper et que Abby quitte Harper, elles se remettent ensemble très rapidement et finissent « heureuses » avec la famille de Harper qui accepte leur relation alors que tout au long du film beaucoup juge le comportement de Harper vis-à-vis de Abby déplacé[11].
Suite possible
[modifier | modifier le code]Le , Clea DuVall a déclaré lors d'une interview qu'elle adorerait faire une suite au film. « J'adorerais faire une suite. Je veux dire, j'ai quelques idées. Nous avons tous passé un si bon moment à faire le film que nous en parlions à l'époque. Mais c'était aussi comme, qui savait si quelqu'un s'en soucierait à propos du film ou pas ? Je suis donc plus que ouvert à lui. »[16]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Fiche de doublage - Ma belle-famille, Noël et moi », sur RS Doublage
- ↑ « Fiche de doublage - Ma belle-famille, Noël et moi », sur DoublageQC
- ↑ (en-US) Amanda N'Duka et Amanda N'Duka, « TriStar To Distribute ‘Happiest Season’ Comedy From Clea DuVall & Mary Holland », sur Deadline, (consulté le )
- ↑ (en-US) Dave McNary et Dave McNary, « Film News Roundup: Kristen Stewart Rom-Com ‘Happiest Season’ Backed by Entertainment One », sur Variety, (consulté le )
- ↑ (en-US) Justin Kroll et Justin Kroll, « Kristen Stewart to Star in TriStar’s ‘Happiest Season’ (EXCLUSIVE) », sur Variety, (consulté le )
- ↑ (en-US) Dave McNary et Dave McNary, « Mackenzie Davis Joins Kristen Stewart in Romantic Comedy ‘Happiest Season’ », sur Variety, (consulté le )
- ↑ (en-US) Anthony D'Alessandro et Anthony D'Alessandro, « ‘Happiest Season’: Mary Steenburgen, Victor Garber, Aubrey Plaza, Alison Brie, Dan Levy & More Round Out TriStar Comedy », sur Deadline, (consulté le )
- ↑ (en-US) Project Casting, « Kristen Stewart's 'Happiest Season' Movie Casting Call | TriStar Pictures Casting Call », sur Project Casting, (consulté le )
- ↑ (en) « Kristen Stewart film 'Happiest Season' to shoot in Pittsburgh later this month », sur Pittsburgh Post-Gazette (consulté le )
- ↑ (en-US) John Stewart, « Kristen Stewart's 'Happiest Season' Sets November Release », sur Slanted, (consulté le )
- 1 2 3 (en) Isabella Francis, « Homonormativity and the queer love story in love, simon (2018) and happiest season (2020) », Women's Studies Journal 35, , p. 80-93 (lire en ligne)
- ↑ (en) Iveta Jansová, « Where are the Lesbian Rom-Coms? Building Reparative Narratives Through Fan Creativity », Affective Worldmaking: Narrative Counterpublics of Gender and Sexuality, , p. 165-174 (lire en ligne)
- 1 2 (en) S.Nicole, « ‘Happiest Season’ roundtable: Yikes, Harper! Wooowwww, Aubrey Plaza! », sur Autostraddle,
- ↑ Gianfranco Rebucini, « Homonationalisme et impérialisme sexuel : politiques néolibérales de l'hégémonie », Raisons politiques, vol. 49, no 1, , p. 75-93 (lire en ligne)
- ↑ Maëlle Le Corre, « « Happiest Season », réjouissante rom com de Noël ou « Get Out » lesbien ? », sur Madmoizelle,
- ↑ (en) Kate Aurthur, « ‘Happiest Season’ Director Clea DuVall on the Film’s Historic Success, Sequel Hopes, and Aubrey Plaza: ‘She’s a Babe!’ (EXCLUSIVE) », Variety, (lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à l'audiovisuel :
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