Ma'aleh Adumim

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Ma'aleh Adumim
Blason de Ma'aleh Adumim
Héraldique
Ma'aleh Adumim
Ma'aleh Adumim
Noms
Nom hébreu (he) מַעֲלֵה אֲדֻמִּים
Nom arabe (ar) معاليه أدوميم
Administration
Région Cisjordanie
Type de localité Colonie israélienne
  Ville (depuis octobre 1992 )
Maire Benny Kashriel
Démographie
Population 36 089 hab. (2011[1])
Densité 734 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 46′ 38″ nord, 35° 18′ 09″ est
Altitude 400−450 m
Superficie 4 917,7 ha = 49,177 km2
Divers
Fondation dernier trimestre 1975
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Palestine (administrative)

Palestine (administrative)
City locator 14.svg
Ma'aleh Adumim

Géolocalisation sur la carte : Israël

Voir sur la carte administrative d'Israël
City locator 14.svg
Ma'aleh Adumim
Liens
Site web http://www.maale-adummim.muni.il/

Ma'aleh Adumim ou Maale Adumim (en hébreu : מַעֲלֵה אֲדֻמִּים), est une implantation juive et une ville située en Cisjordanie occupée par les Israéliens depuis sa conquête après la guerre des Six-Jours en juin 1967 , à l'est des villes palestiniennes d'Abu Dis et El Azariyah , à 7 kilomètres à l’est de Jérusalem, à l'est de la ligne verte datant de l'armistice datant de 1949 entre Israël et la Jordanie et à l'ouest du « mur » ou barrière de séparation , soit à 13 kilomètres à l'ouest du Jourdain[2].

Ma'aleh Adumim est reliée avec les villes de Jérusalem et Tel Aviv par l'autoroute 1, sa proximité à la fois avec Jérusalem et avec la nature (le désert de Judée) en fait une ville recherchée.

La colonie a été fondée au cours du dernier trimestre de l'année 1975 et elle a obtenu le statut de ville depuis octobre 1992.Il s'agit de la première colonie israélienne à avoir ce statut de ville en Cisjordanie, occupée depuis juin 1967 par les Israéliens .

Sa population, fin 2011, s'élevait à 36 089 habitants[1], dont la majeure partie travaille à Jérusalem.

Elle est la troisième plus grande colonie juive en Cisjordanie après Modiin Illit et Betar Illit[3].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ma'aleh Adumim tire son nom du livre de Josué : la montagne d'Adommim y est mentionnée deux fois (15:8 et 18:17).

Archéologie[modifier | modifier le code]

Au centre de la ville ont été découvertes les ruines d'un monastère byzantin, le monastère de Martyrius.

Ses mosaïques comptent parmi les plus caractéristiques de la région sise à l'ouest du Jourdain. Dans la zone industrielle de Ma'aleh Adumim se trouve un second monastère byzantin, la laure d'Euthyme, ou monastère Saint-Euthyme.

Situation juridique[modifier | modifier le code]

La communauté internationale dans son ensemble considère Ma'ale Adumim comme toutes les colonies juives, implantées par les autorités israéliennes en Cisjordanie, depuis la fin de la guerre des Six Jours (05/11 juin 1967) comme une création non légale au regard du droit international .

Israël conteste ce point de vue[4], comme pour toutes les colonies juives qui ont été établies depuis juin 1967 en Cisjordanie. Les autorités israéliennes considèrent que le lieu de la colonie créée en octobre 1975 sous le gouvernement présidé alors par Itzhak Rabin est historiquement un lieu juif, intrinsèquement lié à l'histoire des deux royaumes juifs de Juda et d'Israël, qui a été ensuite un territoire qui est devenu une terre gérée et administrée par les différentes puissances présentes dans l'ancienne Palestine.

Au moment de la création de l'État juif en mai 1948, le site de Ma'ale Adunim n 'existe pas puisque ce secteur a été administré au Royaume hachémite de Jordanie, dès la partition de la Palestine, prévu après le vote de l'O.N.U. du 21 novembre 1947, qui prévoyait alors la création d'un État juif, d'un État arabe et d'une zone internationale pour Jérusalem, sur l'ancien territoire de la Palestine géré par les Britanniques depuis 1918.

L'armistice signé entre Israël et la Jordanie en septembre 1949 ne changea rien à ce qui découlait de la partition de l'ancien Palestine.

Mais, grâce à la conquête de la Cisjordanie, à compter de mi-juin 1967, de très anciens lieux de vie juifs situés en Cisjordanie sont ainsi reconnus et développés par les autorités israéliennes.

En juillet 2016, la construction de 560 logements supplémentaires est annoncée par le gouvernement présidé par Benjamin Netanyaou peu après la demande par le « Quartet » international que cessent toutes les actes de la colonisation juive en Cisjordanie.

La vague de violence israélo-palestinienne de l'automne 2015 à aujourd'hui était alors présente[5],[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

année population
1983 3 500
1995 18 000
2005 30 200
2006 31 800
2008 33 400
2010 35 000
2012 36 500

En 2004 la ville comptait 31 000 habitants. Plus de 70 % des résidents se déclaraient comme « séculiers ». Selon le porte-parole de la commune, une large majorité de la population y vit pour des raisons financières plus que par idéologie. 48 % de la population avait alors moins de 18 ans. Le taux de chômage était de 2,1 %, bien en dessous le niveau moyen d'Israël[7].

Zone E1[modifier | modifier le code]

Emplacement approximatif de la zone E1 (en bleu) sur une carte comportant Jérusalem et Maale Adumim.

La « zone E1 » est un territoire de 12 km2 situé à l'ouest de Maaleh Adumim et proche de Jérusalem[8]. Le projet de construction de 3 000 logements dans cette zone, annoncé en 2012, est critiqué par la communauté internationale qui voit un moyen d'isoler géographiquement les villes palestiniennes et de relier directement Maaleh Adumim et Jérusalem.

Un projet de loi porté par la droite religieuse cherche à rattacher Maale Adumim à Israël[9]. Benyamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a cependant pris ses distances avec le projet de loi, qui, selon le porte-parole palestinien Abdallah Abu Rahma menace la solution à deux États.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b [xls] « Locality File », Israel Central Bureau of Statistics,
  2. [PDF] (en) « The Hidden Agenda. The Establishment and Expansion Plans of Ma’ale Adummim and their Human Rights Ramifications », B'Tselem, (consulté le 23 juillet 2013), p. 9, 54
  3. (en) Geoffrey Aronson, « Ma'ale Adumim: a Short History. Settlement Report, Vol. 23 No. 1 », Foundation for Middle East Peace, janvier-février 2013 (consulté le 25 juillet 2013)
  4. (en) « Document de la BBC sur la quatrième convention de Genève, 2009 », BBC (consulté le 25 juillet 2013) : « La Cour suprême d'Israël a déclaré en 2004 qu'Israël occupe ces régions à la manière d'un État belligérant (occupatio bellica) »
  5. http://www.liberation.fr/planete/2016/07/04/israel-approuve-560-nouvelles-maisons-dans-une-colonie-de-cisjordanie_1463858
  6. http://www.lepoint.fr/monde/cisjordanie-malgre-l-opposition-de-l-onu-israel-poursuit-la-colonisation-04-07-2016-2051740_24.php
  7. (en) « Growing to Jerusalem, The Jerusalem Report », sur Jerusalem report, (consulté le 8 juillet 2017)
  8. Charlotte Boitiaux, « La colonisation de la "zone E1", la provocation israélienne qui ne passe pas », sur France 24, (consulté le 8 juillet 2017)
  9. « Israël: le projet de loi d'annexion de la colonie de Maale Adumim examiné », sur RFI.fr, (consulté le 13 juillet 2017)
  10. (en) Amanda Alexander, « Maale Adumim becomes Williamsport's sister city »,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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