Maâtkarê

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Maâtkarê (homonymie).
Maâtkarê
Nom en hiéroglyphe
nTr dwA
t
ra mAat kA
Période Troisième période intermédiaire
Dynastie XXIe dynastie
Fonction Divine adoratrice d'Amon
Famille
Père Pinedjem Ier
Mère Henouittaoui Ire ?

Maâtkarê, reprenant le nom de la reine Hatchepsout, fut la première des divines adoratrices d'Amon, à Thèbes, ouvrant une dynastie de prêtresses attachées à préserver la tradition. Cette institution dérive de celle de « l'Épouse du dieu », et deviendra, vers la fin de la XXIIe dynastie, la plus haute instance religieuse après celle de Pharaon. Pour preuve, le changement important par rapport à « l'Épouse du dieu » : le nom de la souveraine de Thèbes est inscrit dans un cartouche.

Maâtkarê est la fille de Pinedjem Ier, qui l'installa dans sa fonction alors qu'il était encore lui-même grand prêtre d'Amon, régnant sur Thèbes, avant qu'il ne devienne co-pharaon (XXIe dynastie) d’abord avec Nesbanebdjed Ier (Smendès), puis avec Amenemnesout qui lui succède à Tanis, puis enfin avec son fils Psousennès Ier.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Sa mère était vraisemblablement Henouittaoui Ire, elle-même fille de Smendès ou de Ramsès XI. Dans ce dernier cas, la princesse Maâtkarê serait, du côté maternel, la petite-fille du dernier souverain ramesside (XXe dynastie).

Sépulture[modifier | modifier le code]

La momie de Maâtkarê a été découverte en 1881, dans la cache de Deir el-Bahari. On découvrit des restes de bandelettes placés à ses pieds, et les égyptologues pensèrent qu'il devait s'agir d'un enfant. Cette interprétation fut d'abord confirmée par des analyses de la momie, qui laissaient supposer que Maâtkarê était morte en couches. Mais de récentes recherches, par rayons X, ont permis de déterminer que la petite momie était celle d'un singe, d'un babouin.

Bien qu'il existe plusieurs théories, la présence de cet animal reste inexpliquée, autant que la grossesse de Maâtkarê, les divines adoratrices étant, en tant qu'épouses du dieu Amon-Râ, vouées au célibat. Rien dans le matériel funéraire n'apporte d'éclairage sur cette grossesse, ni sur l'identité du père. On ne trouva que des statuettes shabti, une figurine du dieu Osiris, et un exemplaire du livre des morts sur papyrus.

Son corps fut pillé dans l'Antiquité, et il ne restait, lors de sa redécouverte, qu'une amulette et trois anneaux d'or et d'argent de son apparat funéraire sans doute opulent.