Maâthornéferourê

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Maâthornéferourê
Image illustrative de l’article Maâthornéferourê
Maâthornéferourê représentée tenant la jambe d'un colosse de Ramsès II trouvé à Tanis
Nom en hiéroglyphe
raD4U2tG5nfrnfrnfr
Famille
Père Hattushili III
Mère Puduhepa
Conjoint Ramsès II
Enfant(s) Néférourê
Fratrie Tudhaliya IV
Nerikailli
Gussuliyawiya

Maâthornéferourê, (née à Hattusha) est une princesse hittite, mariée avec le pharaon Ramsès II en l'an 34 de son règne (soit vers -1245). Elle est grande épouse royale.

C'est au cours du 2e jubilé (an 33 du règne) proclamé par Khâemouaset et le vizir Khay, que Hattushili III fait parvenir à Ramsès II des messages où il propose au pharaon une union avec sa fille aînée, afin de cimenter l'alliance entre les deux pays.

La chronique a retenu le périple de la princesse hittite, depuis la capitale de Hattusha, en Anatolie, jusqu'à son arrivée à Pi-Ramsès. Selon Christiane Desroches Noblecourt, la princesse quitte sa probable ville natale, gagne Kadish, vers le sud-est, puis le cortège gagne le sud, par les défilés du Taurus, vers Adana, non loin de la côte méditerranéenne, passe par le Kizzouwadna pour gagner Alep, et enfin Qadesh sur l'Oronte. À la frontière de Témesq (actuelle Damas), la reine Puduhepa fait ses adieux à sa fille qu'elle a donc accompagnée jusqu'aux limites méridionales du pays d'Amourrou.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Fille du roi Hattushili III et de sa femme Puduhepa, son nom hittite est inconnu, mais son nom égyptien signifie « Celle qui voit Horus, l'invisible splendeur de  ». Ramsès II fait construire pour elle un palais à Pi-Ramsès. Une fille, Néférourê, naît de cette union, fille dont la trace est rapidement perdue.

Dans une lettre, envoyée par Hattushili III à Ramsès II, le roi Hittite regrette que sa fille n'ait pas conçu un garçon[1].

Sa tombe n'a jamais été retrouvée.

À Abou Simbel, une stèle dressée à l'entrée du temple du roi, ajoutée après la construction du temple lui-même, commémore le mariage de Ramsès II avec cette princesse.

À Tanis, il y a une statue brisée d'un colosse de Ramsès II qui la montre, avec son cartouche, touchant la jambe du roi.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon Christiane Desroches Noblecourt, qui le cite : « Il est dommage que ce ne soit pas un fils, je l'aurais volontiers destiné à mon trône ». Au delà de l'anecdote, Christiane Desroches Noblecourt souligne que la naissance de cette descendante égyptienne du grand roi hittite, avait sûrement une très grande importance.