MOS Technology

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MOS Technology, également connue sous le nom de Commodore Semiconductor Group, fut une société américaine d'électronique et un fondeur de microprocesseurs. La société est particulièrement connue pour avoir conçu la gamme des microprocesseurs MOS Technology 6502 qui équipa notamment les micro-ordinateurs Commodore 64.

Histoire de la société[modifier | modifier le code]

Quelques chipset de MOS Technology sur une carte mère de Commodore 64
Un MOS Technology 6502
MOS Technology SID: L'image de droite montre un 6581 de MOS Technology, connu à ce moment-là sous le nom de Commodore Semiconductor Group (CSG) et l'image de gauche montre un 8580 de MOS Technology.

À l'origine, la société MOS Technology a été créée dans le but d'être une seconde source d'approvisionnement pour la société Texas Instruments en composants dédiés à la fabrication de ses calculatrices. Elle a également contribué à la fabrication de composants pour le jeu vidéo Pong d'Atari. Lorsque le marché des calculatrices électroniques explosa durant les années 1970, MOS Technology dépend principalement de Commodore International qui achète pratiquement toute sa production pour fabriquer des calculatrices bon marché.

En 1975 la société accueille de nombreux ingénieurs issus de l'équipe de développement de la société Motorola. C'est après avoir conçu le 6800 que ceux-ci quittent la société Motorola. La nouvelle équipe de développement de MOS technology, dirigée par Chuck Peddle, travaille alors sur la réalisation d'un nouveau processeur le 6502 qui, de conception similaire au 6800, sera d'un design simplifié, ce qui lui permettra aussi d'être quatre fois plus rapide.

MOS Technology améliore aussi ses chaînes de fabrication, ce qui lui permet de réduire les coûts de fabrication. Elle met au point une stratégie de fabrication inédite basée sur des masques de fabrication qui permet d'améliorer la fiabilité des composants fabriqués de l'ordre de 70 %. Dès la sortie de la première génération de processeur, le 6501, Motorola engage des poursuites judiciaires contre MOS Technology. Bien que ce processeur n'était pas compatible avec le 6800, celui-ci était similaire physiquement car le composant est de même taille et possède les mêmes connecteurs. La justice condamne MOS à faire cesser la fabrication du processeur et à verser une indemnité de $200 000.

En septembre 1975, MOS technology met sur le marché son processeur 6502 à 1 Mhz au prix surprenant pour l'époque de $25. Grâce à sa vitesse il devance le 6800 mais également les autres processeurs vedettes, l'Intel 8080 et le Zilog Z80. Malgré sa non-compatibilité matérielle avec le hardware du 6800, il surpasse rapidement en popularité l'ensemble des processeurs sur le marché grâce à sa supériorité technique et son coût moindre. De nombreuses société achètent les droits d'utiliser la technique MOS dont Rockwell international, GTE, Synertec et Western Design Center. Apple s'approvisionne auprès de ces sources pour équiper son micro-ordinateur l'Apple II à partir de 1977.

MOS fabrique dans la même lignée les séries 6503 à 6507 de coût encore moindre. Le 6507 équipa la fameuse console de jeux vidéo Atari 2600 et les lecteurs de disquettes Atari. L'évolution ultime, le 6510, doté de ports I/O additionnels, servira de base à la conception du Commodore 64.

Malgré le succès du 6502 et ses avatars, la société MOS Technology est en difficulté. Au moment de la sortie du 6502 le marché des calculatrices électroniques s'effondre et la seule ressource économique de MOS disparaît du jour au lendemain, ce qui entraîne rapidement la société à connaître des difficultés financières insurmontables. La survie de l'entreprise tient à Commodore International qui fait une offre de rachat de la société et met Chuck Peddle à la tête de l'ingénierie de Commodore. Bien que la société devienne alors le fabricant exclusif de Commodore, elle garde son nom quelque temps avant d'être nommée Commodore Semiconductor Group (CSG). Malgré ce changement de nom, CSG continue à estampiller ses processeurs et coprocesseurs sous le logo de MOS jusqu'en 1989.

MOS a également conçu une ébauche d'ordinateur appelé KIM-1 afin de montrer les performances de son processeur 6502. Celui-ci devient populaire car il permet aux hobbyistes de monter leurs ordinateurs eux-mêmes à base de 6502 pour seulement 500$. Lorsque MOS est rattaché à Commodore, Chuck Peddle parvient à convaincre le directeur de Commodore, Jack Tramiel, que l'avenir des calculatrices électroniques était fini et que le l'avenir du groupe allait se faire dans la micro-informatique. Ils redessinent alors le KIM-1 et le dotent d'un écran et d'un clavier. Le KIM-1 devient alors le premier ordinateur de Commodore et est baptisé Commodore PET.

Lors de la faillite de Commodore International, CSG est racheté par ses fondateurs initiaux pour $4,3 millions. En 1995, la compagnie est renommée GMT Microelectronics (Great Mixed-signal Technologies) et rouvre leur usine de Norristown en Pennsylvanie que Commodore avait fermée en 1992. L'usine est cependant placée depuis 1989 dans la liste des sites à réhabiliter par l'Environmental Protection Agency. En 2001, GMT Microelectronics annonce un résultat de 21 millions de dollars pour 183 salariés. Malgré cela en 2001, l'Environmental Protection Agency ferme l'usine. GMT Microelectronics cesse ses activités et est liquidée.

Produits de MOS Technology[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]