MGTOW

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Le logo MGTOW est un losange jaune comportant une signalétique indiquant un changement de voie. Il est possible d’y voir aussi une référence au sexe masculin.

MGTOW est le sigle de Men Going Their Own Way. L’expression peut se traduire en français par : « hommes suivant leur propre voie (ou chemin) ». Ce mouvement, qui fait partie de la sphère masculiniste, est largement considéré comme misogyne, antiféministe et haineux.

Définition et positionnement[edit | edit source]

MGTOW est un acronyme signifiant « Men Going Their Own Way » (en français : Les hommes suivant leur propre voie). Ce nom fait référence au célibat volontaire revendiqué par les membres se réclamant de ce mouvement[1][réf. à confirmer].

Ce mouvement, qui fait partie de la sphère masculiniste, est largement considéré comme misogyne, antiféministe et haineux[2],[3],[1],[4],[5],[6],[7]. Selon le journaliste Mack Lamoureux, MGTOW serait « devenu un club des cœurs brisés pour ceux qui refusent d'assumer leurs rôles d'hommes »[8]. Stéphanie Lamy, co-fondatrice du collectif Abandon de Famille - Tolérance Zéro !, ajoute qu'ils sont vus comme des « bêtas » par les autres mouvements masculinistes, selon le terme employé par [1].

Philosophie[edit | edit source]

Constat de chroniqueurs[edit | edit source]

Selon le chroniqueur Martin Daubney, les membres de la communauté MGTOW pensent et concluent que la somme du coût-avantage et du bénéfice-risque du mariage ainsi que des relations sentimentales avec les femmes, est devenue défavorable et trop risquée pour les hommes[9], notamment en raison de la possibilité supposée d'être accusé à tort d'agression sexuelle ou de viol.

Kay Hymowitz déclare que, si certains hommes s'identifiant au MGTOW expriment leur mécontentement, c'est parce qu'ils considèrent que les femmes sont dans une majorité écrasante hypergames et manipulatrices, et qu'elles estiment elles-mêmes logique que les femmes jouissant de l'égalité des sexes n'aient pas à s'en plaindre et à la rejeter quand elle concerne des cadres spécifiquement avantageux pour elles, comme les rencontres sentimentales ou sexuelles (« Les femmes peuvent adopter une approche de « menu chinois » pour les rôles de genre. Elles peuvent toutes être ‹ laisse-moi payer pour les billets de cinéma › le vendredi soir, puis ‹ une seule rose ? C'est tout ? › le jour de la Saint-Valentin. »)[10].

Le journaliste du Business Insider, Dylan Love, écrit que « un MGTOW pleinement développé (il existe en effet plusieurs degrés) rejette toute relation avec une femme : à court terme, long terme, relation amoureuse ou autre. Il finit par fuir la société dans son ensemble. »[11]

Stades du MGTOW[edit | edit source]

Selon le journaliste Mack Lamoureux[8], différents stades de MGTOW existent :

  • stade 0 : prise de conscience de discriminations contre les hommes et rejet du mensonge que constituerait l'égalité entre les sexes ;
  • stade 1 : rejet des relations de couple à long terme ;
  • stade 2 : rejet des relations de couple à court terme et à long terme ;
  • stade 3 : désengagement économique, recherche d'une vie minimaliste ;
  • stade 4 : désengagement social par refus des interactions avec la société dans son ensemble.

Sous groupes[edit | edit source]

Hommes moines[edit | edit source]

Mack Lamoureux[8] signale l'existence d'un sous-groupe de MGTOW ayant choisi le célibat et l'abstinence portant le nom de Men Going Monks (« les hommes devenant moniaux »).

À la différence de l'homme moine dont la motivation est la chasteté radicale, le MGTOW ne s'interdit pas des relations à court terme avec les femmes car son désir de célibat ne l'oblige pas à l'abstinence. Toutefois, son intérêt commun assumé sur ce point est de demeurer détaché de la femme et de lui accorder une place qui soit, quand elle n'est pas inexistante, négligeable et non déterminante pour l'évolution spirituelle et l'épanouissement personnel des hommes. Ainsi le MGTOW refuse toute forme d'engagement formel ou symbolique avec l'autre sexe quand cet engagement présente un danger potentiel ou à haut risque pour leur bien-être, leur propre autonomie et la préservation de leurs ressources socioéconomiques personnelles. Le MGTOW prend pour justification les dérives idéologiques contemporaines à l'encontre des hommes qui sont en relation avec une femme : féminisation incontrôlée de la société et des législations ; violences conjugales et abus divers de la part de la femme encouragés par le tabou et sa déresponsabilisation ; diabolisation et partis pris à l'encontre de l'homme ; systèmes en défaveur de l'homme en cas de conflit ; paternité imposée ou frauduleuse ; augmentation des séparations et divorces dont les conditions de partage des biens sont jugées iniques pour l'homme dans la majorité des cas ; contexte d'impunité ou de complaisance encourageant fortement les fausses accusations de la part de la femme et leurs conséquences socioprofessionnelles et psychologiques irrémédiables sur l'homme même après reconnaissance de son innocence....

Hommes herbivores[edit | edit source]

Selon Roselina Salemi, journaliste de La Repubblica, le concept japonais des « hommes herbivores » est un sous‑ensemble de MGTOW[12] (bien que son apparition soit chronologiquement antérieure à l'apparition effective du phénomène MGTOW tel qu'il est conceptualisé dans le reste du monde, ses premières mentions dans les grands médias japonais remontant à au moins — dénommé simplement « herbivore » dans un premier temps par le chroniqueur et rédacteur en chef Fukasawa Maki, puis complété par « homme herbivore » dans le numéro du de la publication du périodique féminin japonais non-no par la Shueisha).

Mack Lamoureux voit les hommes herbivores comme une conséquence des conditions socio‑économiques au Japon et le mouvement MGTOW comme un choix idéologique[8]. Dans un article pour le DELFI, les MGTOW sont décrits comme une réaction contre les lois féministes occidentales tandis que les hommes herbivores sont une réponse contre les rôles traditionnels au Japon, y compris celui du salaryman[13].

Dans les deux cas, il y a corrélation avec une baisse du taux de natalité.

Notes et références[edit | edit source]

  1. a b et c « Les MGTOW ou la haine des femmes poussée à son comble », sur Slate.fr, (consulté le 11 janvier 2020)
  2. Mack Lamoureux, « Le groupe d’antiféministes qui a banni les femmes de sa vie », sur Vice, (consulté le 11 janvier 2020)
  3. (en) « The men who have sworn never to sleep with women again », sur The Independent, (consulté le 11 janvier 2020)
  4. Marc-André Sabourin, « Voyage au cœur de la manosphère », sur L’actualité (consulté le 11 janvier 2020)
  5. « MGTOW, ces hommes qui détestent les femmes », 24Heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le 11 janvier 2020)
  6. « La nébuleuse masculiniste », sur LExpress.fr, (consulté le 11 janvier 2020)
  7. (en) Justin Caffier, « Here Are Reddit’s Whiniest, Most Low-Key Toxic Subreddits », sur Vice, (consulté le 11 janvier 2020)
  8. a b c et d Mack Lamoureux, « Le groupe d’antiféministes qui a banni les femmes de sa vie », Vice Magazine,‎ (lire en ligne, consulté le 30 décembre 2015).
  9. (en) Martin Daubney, « Meet the men giving up on women », sur www.thesundaytimes.co.uk, (consulté le 30 décembre 2015) : « As a result of these views, such men are making what they see as logical, factual and cost-benefit-based decisions about women, dating and sex – and their brutally stark conclusion is that it's simply not worth the risk, expense or effort. ».
  10. (en) Kay Hymowitz, « Why Are Men So Angry? », sur The Daily Beast, (consulté le 30 décembre 2015).
  11. (en) Dylan Love, « Inside Red Pill, The Weird New Cult For Men Who Don't Understand Women », Business Insider,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2016) :
    « A fully-realized MGTOW (there are levels to it) is someone who shuns all relationships with women, short-term, long-term, romantic, and otherwise. He eventually shuns society as a whole »
  12. (it) « Finalmente soli », La Repubblica,‎ (lire en ligne, consulté le 8 février 2016) :

    « "Dentro c'è di tutto: “erbivori” (nel senso di per nulla carnali) stile giapponese, ..." (Translated: "Among [the MGTOW] there are all sorts of things: "herbivores" (meaning: no carnal relations) of the Japanese type, ..." »

  13. (lt) « Moterų minčių apie "tikrus vyrus" forumuose prisiskaitęs vaikinas: vyrai, susimąstykite », DELFI,‎ (lire en ligne, consulté le 13 janvier 2016).

Voir aussi[edit | edit source]

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Liens externes[edit | edit source]