MGTOW

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Le logo MGTOW tel qu'affiché dans l'épisode « Men at War » de la série Reggie Yates' Extreme UK chez BBC[1]

MGTOW (acronyme signifiant Men Going Their Own Way, ou les hommes suivant leur propre voie en français) est une communauté en ligne[2] appuyée par des sites web et une présence sur des réseaux sociaux[3]. La communauté fait partie d'un concept plus vaste nommé la manosphère[4].

Selon le chroniqueur Martin Daubney, les membres de la communauté MGTOW pensent que la somme coût-avantage et bénéfice-risque des complications que génèrent les mariages et les relations sentimentales avec les femmes, est trop élevée.[5].

Kay Hymowitz déclare que, si certains hommes s'identifiant au MGTOW expriment leur mécontentement, c'est parce qu'ils considèrent que les femmes sont hypergames et manipulatrices[6]. Le journaliste du Business Insider Dylan Love écrit « qu'un MGTOW pleinement développé (il existe plusieurs degrés) rejette toute relation avec une femme : court terme, long terme, relation amoureuse ou autre. Il finit par fuir la société dans son ensemble. »[7]. Les MGTOW utilisent le terme de gynocentrisme pour décrire des conditions qui offrent un gain aux femmes au détriment des hommes et par conséquent, ils s'opposent à de telles circonstances[8].

Selon Roselina Salemi, une écrivaine pour La Repubblica, le concept japonais des « hommes herbivores » est un sous-ensemble de MGTOW[9]. L'écrivain Mack Lamoureux chez Vice voit les hommes herbivores comme une conséquence des conditions socio-économiques au Japon et le mouvement MGTOW comme un choix idéologique[3]. Dans un article pour le DELFI, les MGTOW sont décrits comme un protêt contre les lois féministes de l'Ouest tandis que les hommes herbivores sont une réponse contre les rôles traditionnels au Japon, y compris celui du salaryman[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Épisode Men at War, deuxième épisode de la première saison de la série Reggie Yates' Extreme UK, d'une durée de 22 minutes. Visionner l'épisode en ligne.
  2. (en) James McCarthy, « David Sherratt, 18, is a men's rights activist who won't have casual sex in case he is falsely accused of rape », Wales Online,‎ (lire en ligne).
  3. a et b (en) Mack Lamoureux, « This Group of Straight Men Is Swearing Off Women », Vice Magazine,‎ (lire en ligne).
  4. (en) Arthur Goldwag, « Leader's Suicide Brings Attention to Men's Rights Movement », Southern Poverty Law Center, no 145,‎ (lire en ligne).
  5. (en) Martin Daubney, « Meet the men giving up on women », sur www.thesundaytimes.co.uk, (consulté le 30 décembre 2015) : « As a result of these views, such men are making what they see as logical, factual and cost-benefit-based decisions about women, dating and sex – and their brutally stark conclusion is that it's simply not worth the risk, expense or effort. ».
  6. (en) Kay Hymowitz, « Why Are Men So Angry? », sur The Daily Beast, (consulté le 30 décembre 2015).
  7. (en) Dylan Love, « Inside Red Pill, The Weird New Cult For Men Who Don't Understand Women », Business Insider,‎ (lire en ligne).
  8. (en) Martin Daubney, « George Lawlor's story shows how universities have become hostile towards men », The Daily Telegraph,‎ (lire en ligne).
  9. (it) « Finalmente soli », La Repubblica,‎ (lire en ligne) :

    « "Dentro c'è di tutto: “erbivori” (nel senso di per nulla carnali) stile giapponese, ..." (Translated: "Among [the MGTOW] there are all sorts of things: "herbivores" (meaning: no carnal relations) of the Japanese type, ..." »

    .
  10. (lt) « Moterų minčių apie "tikrus vyrus" forumuose prisiskaitęs vaikinas: vyrai, susimąstykite », DELFI,‎ (lire en ligne).