M65 (galaxie)

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M65
Image illustrative de l’article M65 (galaxie)
La galaxie spirale M65.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 11h 18m 55,9s[1]
Déclinaison (δ) 13° 05′ 33″ [1]
Magnitude apparente (V) 9,3[2]
10,3 dans la Bande B[2]
Brillance de surface 12,93 mag/am2[2]
Dimensions apparentes (V) 9,8 × 2,9[2]
Décalage vers le rouge 0,002679 ± 0,000007[1]
Angle de position 174°[2]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 803 ± 2 km/s [1]
Distance 16,98 ± 1,24 Mpc (∼55,4 millions d'a.l.)[1]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale
Type de galaxie SAB(rs)a[1] Sa[2],[3] SBa[4]
Dimensions environ 34,76 kpc (∼113 000 a.l.)[1]
Découverte
Découvreur(s) Charles Messier[3]
Date [3]
Désignation(s) NGC 3623
PGC 34612
UGC 6328
MCG 2-29-18
Arp 317
CGCG 67-54
VV 308
IRAS 11163+1322[2]
Liste des galaxies spirales

M65 (NGC 3623) est une galaxie spirale située dans la constellation du Lion. Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 1 151 ± 24 km/s, ce qui correspond à une distance de Hubble de 17,0 ± 1,2 Mpc (∼55,4 millions d'a.l.)[1]. NGC 3623 a été découverte par l'astronome français Charles Messier en 1780.

Présentation[modifier | modifier le code]

Les bases de données NASA/IPAC et HyperLeda classent respectivement M65 comme une spirale intermédiaire et comme un spirale barrée, mais on ne voit pas de barre central ni même un début de barre sur l'image prise par le télescope spatial Hubble ainsi que sur celle réalisée à partir des données du relevé SDSS. La classification de spirale ordinaire par le professeur Seligman et par Wolfgang Steinicke semble mieux correspondre à cette galaxie.

La classe de luminosité de M65 est I et elle présente une large raie HI. C'est aussi une galaxie LINER, c'est-à-dire une galaxie dont le noyau présente un spectre d'émission caractérisé par de larges raies d'atomes faiblement ionisés[1].

À ce jour, plus d'une vingtaine de mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 12,229 ± 2,452 Mpc (∼39,9 millions d'a.l.)<[5], ce qui est légèrement à l'extérieur des valeurs de la distance de Hubble. Comme cette galaxie est relativement rapprochée du Groupe local, cette valeur est peut-être plus près de la distance réelle qui la sépare de la Voie lactée.


Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon un article basé sur les mesures de luminosité de la bande K de l'infrarouge proche du bulbe de NGC 3623, on obtient une valeur de 107,1 (13 millions de masses solaires) pour le trou noir supermassif qui s'y trouve[6].

Supernova[modifier | modifier le code]

La supernova SN 2013am a été découverte dans M65 le par l'astronome japonais Matsuo Sugano. Cette supernova était de type II[7].

Notes historiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs des entrées du catalogue de Charles Messier ont été découvertes par son ami Pierre Méchain et Messier a noté ces découvertes antérieures dans les différentes éditions de son catalogue. Mais on ne trouve aucune référence dans le cas de M65. Il est donc presque certain que c'est Messier qui a découvert M65 et non Méchain. C'est l'admiral William Henry Smyth qui a attribué par erreur la découverte de M65, ainsi que celles de M66 et M68, à Pierre Méchain. Ces erreurs ont été reprises par Kenneth Glyn Jones dans son ouvrage Messier's Nebulae and Star Clusters et depuis de nombreuses sources mentionnent à tort Pierre Méchain comme le découvreur de M65[3].

Groupe de NGC 3627 (M66)[modifier | modifier le code]

Le Triplet du Lion.

Selon un article de A.M. Garcia paru en 1993, NGC 3623 (M65) est un membre du groupe de NGC 3627. Selon Garcia, ce groupe comprend quatre galaxies. Les trois autres galaxies sont NGC 3593, NGC 3627 (M66) et NGC 3628[8]. Notons que NGC 3623 (M65), NGC 3627 (M66) et NGC 3628 forment ce qui est habituellement appelé le Triplet du Lion.

Les quatre galaxies mentionnées par Garcia apparaissent aussi dans un groupe indiqué dans un article publié par Abraham Mahtessian en 1998. Toutefois, le groupe décrit par Mahtessian comprend deux autres galaxies, soit NGC 3596 et NGC 3666[9]. On peut donc conclure que le Triplet du Lion est un sous groupe d'un groupe de galaxies comprenant six membres.

Les distances des galaxies du groupe de NGC 3627[modifier | modifier le code]

Deux caractéristiques ressortent des mesures des distances des galaxies de ce groupe, autant de celles obtenues du décalage (distance de Hubble) que des mesures indépendantes du décalage. Premièrement, les distances des deux galaxies retenues par Mahtessian (NGC 3596 et NGC 3666) sont nettement plus grandes que la moyenne des distances des quatre galaxies du groupe de Garcia, qui est de 16,2 ± 1,4 Mpc (∼52,8 millions d'a.l.) ou de 10,2 ± 1,5 Mpc (∼33,3 millions d'a.l.) pour les méthodes indépendantes du décalage. Deuxièmement, toutes les distances obtenues par des méthodes indépendantes sont inférieures aux distances de Hubble. Comme ces galaxies sont relativement rapprochées du Groupe local, leur vitesse propre est non négligeable par rapport à la vitesse produite par l'expansion de l'Univers. La vitesse propre de ces galaxies s'additionne à celle de l'expansion, augmentant ainsi leur décalage vers le rouge. Si au contraire, leur vitesse propre était dans la direction opposée, vers la Voie lactée, leur décalage serait diminué et la distance de Hubble serait alors inférieure à leur distance réelle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h et i (en) « Results for object NGC 3623 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  2. a b c d e f et g « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 3600 à 3699 »
  3. a b c et d (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC 3623 » (consulté le ).
  4. (en) « NGC 3623 sur HyperLeda » (consulté le )
  5. « Your NED Search Results, Distance Results for NGC 3623 », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le )
  6. X.Y. Dong et M.M. De Robertis, « Low-Luminosity Active Galaxies and Their Central Black Holes », The Astronomical Journal, vol. 131, no 3,‎ , p. 1236-1252 (DOI 10.1086/499334, Bibcode 2006AJ....131.1236D, lire en ligne [PDF])
  7. (en) « Bright Supernovae - 2013 » (consulté le )
  8. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  9. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Orion Nebula - Hubble 2006 mosaic 18000.jpg     •  NGC 3615  •  NGC 3616  •  NGC 3617  •  NGC 3618  •  NGC 3619  •  NGC 3620  •  NGC 3621  •  NGC 3622  •  NGC 3623  •  NGC 3624  •  NGC 3625  •  NGC 3626  •  NGC 3627  •  NGC 3628  •  NGC 3629  •  NGC 3630  •  NGC 3631