M'Tsangamouji

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M'Tsangamouji
Mairie de M'Tsangamouji.
Mairie de M'Tsangamouji.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Mayotte
Département Mayotte
Canton Tsingoni
Intercommunalité Communauté de communes du Centre-Ouest
Maire
Mandat
Said Maanrifa Ibrahima
2015-2020
Code postal 97650
Code commune 97613
Démographie
Population
municipale
6 314 hab. (2012)
Densité 289 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 45′ 42″ sud, 45° 05′ 12″ est
Altitude Min. 0 m – Max. 290 m
Superficie 21,84 km2
Localisation

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M'Tsangamouji

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M'Tsangamouji
Liens
Site web http://www.mtsangamouji.fr/

M'Tsangamouji est l'une des 17 communes du département d’outre-mer de Mayotte.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de M'tsangamouji.

Le climat y est de type tropical.

M'Tsangamouji est un chef-lieu d'une commune et deux autres villages y sont attachés : Chembényoumba et M'liha.

Les quartiers de M'Tsangamouji de la plage vers la colline : Koudjouni ; Ambani ; Mazda ; Ambandza ; Antéti ; Anframpé Bé ; Kavani Antanibazaha; Angnalavato ; Anvatou Pèfaka ; Ngnambou ; Brazzaville ; Andimaka ; Cent Villa ; Ankimaka ; Lavigie 1 et 2 ; Fangalatoro et Tanabaou.

Les plages : Ambato Plage (bar-restaurant) et Hatsali Plage pour la tranquillité .

Autres provinces de la commune (Compagne) : Anguitrrou ; Antsiraka ; Antana'mbao ; Soulou (Batrine); Cascade; Chirini; Ahéry ; Vouma ; Ampourègna ; Mapouèra ; Antougouw'angoka ; Ankètrra Bé ; Massimoni ; Bougou'n Mouhé ; Antsaha Laligni ; Marachi ; Bandran Dzia ; Bèjà ; Hawala ; M'rognombé ; Gaganni ; Andréna Bé ; Maboungani ; Ambafaou...

Chembényoumba[modifier | modifier le code]

Chembényoumba est un village rattaché à la commune de M'Tsangamouji. Le village se trouve sur les hauteurs du grand cimetière de M'Tsangamouji.

Avec sa croissance rapide en termes de construction d'habitat, Chembényoumba a vite repris de l'altitude. La meilleure vue vers la mer et le sud de l'île est de sa Bibliothèque Municipale.

Limité au petit banga vers Tanambowou au nord, la mer au sud, le grand cimetière à l'est et le terrain de football à ouest, il était difficile pour les habitants de Chembényoumba de faire progresser la construction de l'habitation vers son Nord-Est. Cela a pu être le cas grâce aux tirs de mines pour dégager le secteur au cours des années 1980.

M'liha[modifier | modifier le code]

M'Liha est un village rattaché à la commune de M'Tsangamouji.

Le village se situe pratiquement au niveau de la mer, ce qui permettrait facilement assister à la ponte des grandes tortues marines. Cette localité a assisté au passage de nombreux artistes de l'île ou de la région grâce à un gite rural construit depuis la fin des années 1990.

Toponymie[modifier | modifier le code]

M'Tsangamouji est appélée ainsi car à l'époque on venait dans ce village pour y laisser les chèvres "mtsanga ya bounzi" ce qui signifie le sable des chèvres ce qui donna M'Tsangamouji.

Histoire[modifier | modifier le code]

M'Tsangamouji est appelée par ses habitants Tchanga, il fait partie des villages dont la langue maternelle est le shibushi (malgache) ainsi que le village de M'liha dans sa commune. Les habitants de M'Tsangamouji et de M'liha sont la même population.

Les anciens villages dans la région de M'Tsangamouji.

En partant de l'est, on trouve :

Chirini : Des traces des ustensiles utilisés existent encore. Les habitants seraient d'expression africaine.

Soulou : Des murs existent encore. Certains ont été démolis pour la récupération des moellons, il s'agit de village de colons. Un vestige d'usine demeure encore : (port, cheminée, ferraille...).

Vouma : Les murs ont été démolis .Des témoins vivants voire des anciens habitants parlent de cet ancien village de colons et « d'indigènes ». C'est devenu aujourd'hui, une des zones d'extension actuelle et future de M'Tsangamouji.

Antanibazaha ou Antani vazaha : C'est aujourd'hui un des quartiers de Cavani - M'Tsangamouji. Un certain colon, nommé Hugor, y habitait avant 1875. C'est lui qui aurait vendu les terrains environnants (68 ha) qu'il occupait , aux 22 ou 23 Malgaches , qui habitaient alors à Chembenyoumba, plutôt vers Tanarèki.

Après 1875, les Malgaches ont quitté Tanarèki, pour aller fonder le village de M'Tsangamouji. Ils ont été rejoints par d'autres d'expression malgache, mais aussi shimoré et autres.

M'Tsangamouji a été pendant longtemps le village le plus peuplé du Nord de Mayotte . Il vient d'être dépassé par Combani, et avant Combani, par Koungou, Majicavo.

Le bouleversement et la déstabilisation de l'île de Mayotte et des îles de la région, entamés depuis 1975, par l'occupation de Mayotte par la France, continuera au-delà d'aujourd'hui en 2013.

Enfin il faut citer tout autant comme anciens et comme actuels villages : M'liha Chanfi, M'liha Mbaraka, M'liha Digo et M'Tsoubatsou.

À part M'liha Digo qui est habité en permanence, les autres sont tantôt habités, tantôt abandonnés.

C'est au gré de saisons de gratte ou de pêche.

La plupart de ces villages anciens et surtout actuels, en particulier les derniers cités, sont bâtis sur des propriétés titrés ou non titrés, individuels ou collectifs.

Les habitants vivaient et vivent encore d'agriculture et de pêche.

Lors du grand développement de l'industrie sucrière de la période 1846-1900, la peine de Soulou faisait partie des sites les plus mythiques avant sa délocalisation vers La Réunion et les Antilles, le Minaret au Carrefour de Soulou bien debout vers le ciel témoigne encore cette époque de puissance industrielle. Le domaine de Soulou (400 ha) est créé en 1856. Le cyclone de 1898 détruit en partie l'exploitation et l'usine. Le site de Soulou comporte une chaudière à vapeur, un moteur à vapeur, un moulin à canne (démantelé), des hydroextracteurs, l'emplacement de la batterie de Gimart et une cheminée avec un grand carneau (souterrain). De l'autre côté de la route se trouvent la maison de maître et l'emplacement du village ouvrier. En bordure de mer subsistent l'entrepôt et le quai de chargement en basalte.

Lavigie : l'un des quartier de M'tsangamouji qui se situe au nord-ouest de la commune il est composé de deux quartiers, Lavigie 1 et Lavigie 2. Lavigie possède le seule rivière de M'tsangamouji qui tienne son ressource de la nappe phréatique ainsi il possède une station d'épuration SMAE (plus connu de son ancien nom SOGEA) qui alimente toute la commune en eau . Il possède une mosquée qui se trouve à Lavigie 2, il est construit à la fin du XXe siècle ; il a été aménagé récemment, ainsi ils ont construit une nouvelle mosquée sur place. En 2005 le jeune de Lavigie commence à pratiquer le Dahira qui fait partie des danses religieuses de Mayotte puis les jeunes d'Antanivazaha intégrée le groupe jusqu'à 2012 où la plupart des jeunes quitte le Dahira pour faire le Moulidi jusqu'à 2015. De nos jours les jeunes de Lavigie se rassemble sur la route de maman Godéra où il le nomme JP (se qui veut dire Jeune Pape).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2001 Omar Ibrahim MPM  
2001 2009 Ahamada Ousséni UMP  
2009 2014 Issouf Madi Moula Alliance  
2014 en cours Said Maanrifa Ibrahima[1] LR  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1985 1991 1997 2002 2007 2012
3 249 4 112 5 092 5 382 5 028 6 314
(Source : Insee[2])

Économie[modifier | modifier le code]

L’économie de la commune de M’Tsangamouji était concentrée en grande partie sur la plaine de Soulou.

M'Tsangamouji présente une végétation tropicale luxuriante :

  • De 1846 à 1900, l’industrie sucrière dominait le plateau de Soulou.
  • Au milieu du XXe siècle, Le Four installé en bordure de la rivière qui se jette sur la baie de Soulou, permettait la préparation de coprah (la fabrication d'huile utilisée d'une part dans l'alimentation, pour la confection de margarine, et d'autre part dans la fabrication de savon et de cosmétiques.
  • Un alambic situé à 1 km plus loin au bord de la rivière Vouma permettait d’extraire l’huile essentielle d’ylang-ylang.
  • Le Taro (Majimbi) dont la commune était le leader à Mayotte était cultivé jusqu'à son effondrement vers 2002.
  • L'ébénisterie, la pêche et la culture des épices.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La plaine de Soulou abrite le grand minaret (carrefour Soulou ou carrefour Milou) qui est aussi la cheminée de l'industrie sucrière.

Le grand four situé à 400 m plus loin que le minaret assurait la production du coprah en permanence, à partir du coco séché.

Grande Mosquée de M'Tsangamouji[3] et les cimetières[4].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en septembre 2015 lors d'une élection partielle. Source : Andry Rakotondravola, « Élection partielle : Les Républicains conservent la mairie de Mtsangamouji », mayotte.la1ere.fr, 20 septembre 2015.
  2. Fiches Insee - Populations légales des communes de Mayotte pour les années 1985, 1991, 1997, 2004, 2007 et 2012
  3. Grande Mosquée de M-tsangamouji, rue de Bacar Ridjali
  4. Les cimetières de M-tsangamouji