Métropole du Cap

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Municipalité métropolitaine de la ville du Cap
Stad Kaapstad
City of Cape Town
IsiXeko saseKapa
Image illustrative de l'article Métropole du Cap
Administration
Pays Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud
Province Cap-Occidental
Maire
Mandat
Patricia de Lille (DA)
2016-2021
Démographie
Population de l'agglomération 3 740 026 hab. (2011)
Densité 1 530 hab./km2
Géographie
Coordonnées 34° 00′ sud, 18° 18′ est
Superficie de l'agglomération 244 500 ha = 2 445 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Afrique du Sud

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City locator 14.svg
Municipalité métropolitaine de la ville du Cap

La métropole du Cap ou municipalité métropolitaine de la ville du Cap (City of Cape Town en anglais, Stad Kaapstad Metropolitaanse Munisipaliteit en afrikaans et IsiXeko saseKapa en xhosa) est une municipalité métropolitaine en Afrique du Sud, gérant la ville du Cap, ses faubourgs, ses banlieues ainsi que les communes de la péninsule du Cap et l'archipel du Prince-Édouard. La municipalité compte 3 740 026 habitants selon le dernier recensement effectué en 2011.

Constituants et démographie de la municipalité du Cap[modifier | modifier le code]

Communes et localités Lien de référence Population Langue maternelle dominante[1]
Athlone 199029 237 414 Afrikaans
Atlantis 199004 67 491 Afrikaans
Belhar 199021 56 234 Afrikaans
Bellville 199016 112 507 Afrikaans
Blackheath 199022 56 114 Afrikaans
Blouberg 199013 106 222 Anglais
Blue Downs 199035 92 330 Afrikaans
Brackenfell 199019 44 842 Afrikaans
Cape Farms 199005 1 563 Afrikaans
Cape Metro 199002 11 916 Afrikaans
Le Cap 199041 433 688 Afrikaans
Capetown NU 199009 485 Anglais
Castle Rock 199057 5 595 Anglais
City of Capetown NU 199048 1 560 Afrikaans
Crossroads 199032 36 043 Xhosa
Delft 199023 152 030 Afrikaans
Durbanville 199017 54 286 Afrikaans
Durhamville 199010 323 Xhosa
Eerste River 199036 39 237 Afrikaans
Elsie's River 199025 42 479 Afrikaans
Epping Industria 199027 50 Afrikaans
Fish Hoek 199052 11 890 Anglais
Fisantekraal 199011 12 369 Afrikaans
Goodwood 199026 50 285 Anglais
Gordons Bay 199055 16 776 Afrikaans
Grassy Park 199040 82 199 Anglais
Gugulethu 199030 98 468 Xhosa
Helderberg Nature Reserve 199044 4 Anglais
Hottentots Holland Nature Reserve 199049 0
Hout Bay 199042 17 900 Anglais
Imizamo Yethu 199043 15 538 Xhosa
Khayelitsha 199038 391 749 Xhosa
Klipheuwel 199008 2 294 Afrikaans
Kommetjie 199054 16 911 Afrikaans
Kraaifontein 199018 154 615 Afrikaans
Kuils River 199020 46 686 Afrikaans
Langa 199028 52 401 Xhosa
Macassar 199037 33 225 Afrikaans
Mamre 199001 9 048 Afrikaans
Matroosfontein 199024 77 121 Afrikaans
Melkbosstrand 199007 11 586 Afrikaans
Mfuleni 199034 52 274 Xhosa
Milnerton 199014 95 630 Anglais
Mitchell's Plain 199039 310 485 Anglais
Muizenberg 199050 36 857 Anglais
Nomzamo 199046 60 528 Xhosa
Noordhoek 199051 31 980 Xhosa
Nyanga 199031 57 996 Xhosa
Parow 199015 119 462 Afrikaans
Pella 199003 1 681 Afrikaans
Philadelphia 199006 570 Afrikaans
Philippi 199033 200 603 Xhosa
Robben Island 199012 116 Xhosa
Scarborough 199056 1 075 Anglais
Simon's Town 199053 6 569 Anglais
Smitswinkelbaai 199058 4 Afrikaans
Somerset West 199045 55 166 Afrikaans
Strand 199047 55 558 Afrikaans
TOTAL 199 3 740 026 Afrikaans

Historique[modifier | modifier le code]

Old Town House
Hôtel de ville du Cap (1910)

Le City Bowl[modifier | modifier le code]

Fondée en 1652, Le Cap est la cité-mère d'Afrique du Sud. Gouvernée d'abord par les autorités exécutives de la colonie du Cap, elle obtient son premier gouvernement autonome en 1839 par une ordonnance lui conférant un statut municipal. À sa création, la municipalité ne gouverne que le City Bowl, qui correspond à l'époque à la superficie urbaine de la ville du Cap (centre historique).

L'urbanisation progressive de la proche banlieue du Cap, de la péninsule du Cap et de False Bay amène le gouvernement colonial à créer de nouvelles municipalités. En 1881, des municipalités séparées sont créées dans la banlieue du Cap (Woodstock, Rondebosch, Claremont, Newlands, Wynberg et Kalk Bay).
En 1902, la péninsule compte à elle-seule 11 municipalités autonomes : Le Cap, Claremont, Green Point/Sea Point, Kalk Bay, Maitland, Mowbray, Rondebosch, Simon’s Town, Woodstock et Wynberg ainsi qu'un conseil des localités et zones rurales.

Le Grand Cap[modifier | modifier le code]

En 1913, 8 de ces 11 municipalités fusionnent pour former la City of Greater Cape Town comprenant Le Cap (le City Bowl) et ses banlieues les plus proches que sont Greenpoint, Sea Point, Woodstock, Maitland, Mowbray, Rondebosch, Claremont et Kalk Bay. En 1927, Wynberg est à son tour annexé à la ville.

De nouvelles municipalités continuent cependant à émerger dans et autour de la péninsule du Cap : Fish Hoek (1940), Bellville, Durbanville, Goodwood et Parow (1945), Pinelands (1948), Kuils River (1950), Milnerton (1955) ou encore Brackenfell (1970).

Durant les années 50 et 60, le conseil municipal du Grand Cap compte 45 conseillers municipaux dont 6 coloureds élus sur la liste électorale commune jusqu'au début des années 60[2].

Le conseil métropolitain : une étape vers l'unification municipale du Cap[modifier | modifier le code]

En 1995, la réforme des gouvernements locaux abroge les 58 anciennes structures municipales alors existantes et met en place des structures municipales de transition. Le Cap est ainsi dirigé jusqu'en juin 1996 par un conseil de transition (City of Cape Town Transitional Council) avant de laisser la place à un conseil métropolitain (le Cape Metropolitan Council) chapeautant 6 nouvelles municipalités pour gérer l'ensemble de l'aire métropolitaine du Cap. Les 6 municipalités ainsi constituées sont :

Comme les 6 municipalités, le conseil métropolitain est dirigé par un exécutif municipal dont le maire est cependant élu par les conseillers municipaux pour un mandat d'un an renouvelable chaque année.

La municipalité unifié du Cap[modifier | modifier le code]

En 2000, les 6 municipalités sont finalement fusionnées avec le Cape Metropolitan Council pour former la nouvelle municipalité de la ville du Cap (City of Cape Town), avec un gouvernement central dirigé par un maire aux pouvoirs exécutifs pour administrer toute la zone métropolitaine du Cap (métropole du Cap).

Organisation administrative de la municipalité du Cap[modifier | modifier le code]

Les 24 arrondissements (sub-councils) du Cap

Le conseil municipal du Cap comprend 221 conseillers municipaux qui élisent le maire exécutif pour une durée de 5 ans. Le maire nomme pour sa part les 11 membres de son comité exécutif chargé de gouverner la ville.

La municipalité est divisé en 111 circonscriptions, chacune élisant un conseiller municipal au scrutin majoritaire uninominal à un tour. Les 110 autres conseillers municipaux sont élus sur la base d'un scrutin de liste à la proportionnelle.

La municipalité est divisé en 24 arrondissements. Chacun d'entre eux regroupe plusieurs circonscriptions municipales et est géré par un conseil d'arrondissement, composé des conseillers municipaux élus dans la circonscription et de ceux élus sur la liste proportionnelle et désignés pour y siéger. Ces conseillers d'arrondissements ont notamment la charge d'élire le président du conseil d'arrondissement.

Maires de la municipalité métropolitaine du Cap (depuis 2001)[modifier | modifier le code]

# Nom Parti Mandat
1 Peter Marais Nouveau Parti national/Alliance démocratique 20012002
2 Gerald Morkel Alliance démocratique 2002
3 Nomaindia Mfeketo ANC 2002-2006
4 Helen Zille Alliance démocratique 2006-2009
Grant Haskin Parti chrétien démocrate africain interim du 29 avril 2009 au 12 mai 2009
5 Dan Plato Alliance démocratique 12 mai 2009 -
6 Patricia de Lille Alliance démocratique depuis le

Politique et élections locales[modifier | modifier le code]

La ville du Cap était politiquement libérale durant les années d'apartheid, acquise notamment au parti progressiste fédéral puis au parti démocratique. Frank van der Velde, maire du Cap de septembre 1991 à septembre 1993 sous les couleurs du parti démocratique, rejoignit le congrès national africain le , soit à peine plus d'un mois après les premières élections multiraciales du . Peuplée majoritairement de blancs anglophones, d'Afrikaners et de métis de langue afrikaans, la nouvelle métropole, chapeautant Le Cap, ses banlieues et toutes les municipalités de la péninsule, devint néanmoins un bastion du parti national dès les élections municipales de mai 1996.

Aux élections municipales de décembre 2000, Peter Marais, candidat de la toute nouvelle Alliance démocratique (DA), est élu maire de la toute nouvelle et centralisée municipalité métropolitaine de la ville du Cap. Impliqué dans un scandale politique, il est indirectement responsable de la crise fin 2001 qui aboutit à la scission de la DA et au rapprochement du Nouveau Parti national avec l'ANC. Marais est alors remplacé par Gerald Morkel (DA) qui doit peu après, laisser la place à Nomaindia Mfeketo (en), une élue de l'ANC, à la suite de la redistribution des sièges au sein de l'assemblée municipale.

Carte électorale des circonscriptions sectorielles (Wards) remportées au scrutin majoritaire uninominal lors des élections municipales de 2011: en bleu celles gagnées par les candidats de la DA et en vert celles gagnées par les candidats de l'ANC
La répartition des sièges dans le conseil municipal issu des élections municipales sud-africaines de 2016

Aux élections municipales du 1er mars 2006, avec 37,91 % des suffrages et 81 sièges, l'ANC est battue par l'Alliance démocratique (41,85 % et 90 sièges). C'est alors la seule défaite d'importance de l'ANC qui a vu son score national augmenter de dix points.
Néanmoins, avec la majorité relative de 90 sièges sur 210, l'Alliance démocratique doit, pour gouverner, s'allier à des petits partis comme le parti chrétien démocrate africain (3,22 % et 7 sièges), le parti musulman africain (3 sièges), le Mouvement démocratique uni (2 sièges), le Front de la liberté (1 siège) ou encore le parti universel (1 siège). Comme quoi, le , Helen Zille (DA) est élue maire du Cap par 106 voix contre 103 à Nomaindia Mfeketo (ANC) et devient la seule femme blanche à diriger une des six plus grandes métropoles d'Afrique du Sud. Un an plus tard, les démocrates indépendants (10,5 % et 23 sièges) rejoignent à leur tour la majorité municipale avant de fusionner avec la DA.

Lors des élections municipales de mai 2011, l'Alliance démocratique remporte la municipalité du Cap avec 61,09 % des suffrages (135 sièges) contre 33,03 % à l'ANC (73 sièges). L'ACDP et le COPE obtiennent 3 sièges chacun et le FF+ conserve son unique siège. L'Alliance démocratique amplifie sa majorité à la suite des élections municipales sud-africaines de 2016 où elle obtient 66,75% des voix et 154 des 231 sièges du conseil municipal, loin devant l'ANC (24,52% et 57 sièges)[3].

Depuis le , le maire du Cap, réélu en 2016, est Patricia de Lille (DA).

Accès aux besoins de base[modifier | modifier le code]

Selon une étude de la SA Institute of Race Relation, publiée en 2016, 93,4 % des résidents de la métropole du Cap ont accès à l'électricité, soit le taux le plus élevé du pays. De même, la métropole du Cap a le taux d'équipement et d'accès aux commodités (toilettes publiques ou privées) le plus élevé du pays (91,4 %)[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lookup Tables - Statistics South Africa 2011
  2. Michael Green, Around and about: Memoirs of a South African Newspaperman, Le Cap, Ed. David Philip, 2004, p 162
  3. Résultats 2016
  4. Where do South Africa's richest and poorest residents live?, News24, 7 juin 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]