Méthode des 3i

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La méthode des 3i (pour intensive, individuelle et interactive) est une méthode de prise en charge de l'autisme par le jeu, créée en France en 2004 par Catherine de La Presle. Elle n'est pas évaluée scientifiquement.

Histoire[modifier | modifier le code]

La méthode est créée en 2004[1] par une famille française parente d'un enfant autiste, par opposition au paradigme psychanalytique jugé « culpabilisant », et par refus d'admission de l'enfant en hôpital de jour. Catherine de La Presle part se former au programme Son-Rise aux États-Unis dans le but de faire progresser son petit-fils, présenté depuis comme étant « sorti de l'autisme »[2].

L'expérience débouche sur la création en décembre 2005 de l’association Autisme Espoir vers l’École (AEVE), chargée de diffuser la méthode[1]. La méthode des 3i diffère de Son-Rise par une prise en charge plus intensive (40 heures par semaine), par le recours accru à des bénévoles, et par le choix de déscolariser les enfants jusqu'au moment où ils ont acquis un niveau de développement jugé suffisant, leur permettant une rescolarisation progressive.

Cette pratique fait partie de celles que l’absence de données sur leur efficacité, le caractère exclusif de leur application et leur absence de fondement théorique ont conduit les experts, professionnels et représentants d’usagers réunis par la Haute Autorité de santé (HAS) à ne pas recommander. Cette position est prise dans le rapport de la HAS de 2012[3].

En 2013, l'association AEVE revendique 50 psychologues et 200 personnes suivies[4].

En juillet 2018, Catherine de La Presle co-signe avec le président du RAAHP (une association psychanalytique du domaine de l'autisme) une tribune regrettant son exclusion du nouveau conseil national des troubles neuro-développementaux[5].

Efficacité[modifier | modifier le code]

D'après le site web de l'association AEVE, un suivi de 120 enfants pendant 2 ans démontrerait que 47 enfants sur 101 ont accédé à la compréhension verbale complète ; 29 enfants ayant accédé à l’imitation à la demande. La compréhension des consignes étant préalable à la capacité d’imiter à la demande, les résultats sont cohérents. L'évaluation de ces enfants suivant la méthode des 3i montrerait un développement harmonieux des capacités, qui se suivent dans l’ordre chronologique d’acquisition[6]. Cette étude a été publiée dans la revue BMC Pediatrics en 2018[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Chamak et Moutaud 2014] Brigitte Chamak et Baptiste Moutaud, Neurosciences et société : Enjeux des savoirs et pratiques sur le cerveau, Armand Colin, coll. « Recherches », , 320 p. (ISBN 978-2-200-29193-8, OCLC 897446756).
  • [Gardziel, Ozaist et Sitnik 2015] Andrzej Gardziel, Piotr Ozaist et Ewa Sitnik (dir.), « La méthode des 3i dans la thérapie des troubles du spectre autistique (TSA) », Psychotherapia, vol. 1, no 172,‎ , p. 37–45 (lire en ligne [PDF]).

Liens externes[modifier | modifier le code]