Système de départage

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Lorsque, dans une compétition sportive, il est nécessaire de désigner un vainqueur parmi plusieurs joueurs (ou plusieurs équipes) ex æquo (à égalité de points), on fait appel à des matchs de barrage ou à un système de départage. Parmi les systèmes auxquels on peut recourir, il y a le nombre de victoires (lorsque des matchs nuls sont possibles), les points des matchs particuliers (entre les joueurs ou équipes à départager), le système Buchholz (ou Buchholz médian), le système Sonneborn-Berger, le système Koya... Dans certains cas un tirage au sort peut être effectué.

Au football et dans d'autres sports, la règle des buts marqués à l'extérieur, la différence de buts ou la moyenne de buts sont utilisés pour classer ou départager les équipes. Dans un tournoi d'échecs, on utilise parfois la performance Elo ou le nombre de victoires réalisées avec les pièces noires pour départager les joueurs.

En général, plusieurs systèmes sont prévus par l'organisateur d'un tournoi car, après l'application d'un système, il reste souvent des ex æquo.

Systèmes utilisant la SPA (« somme des points des adversaires »)[modifier | modifier le code]

Ces systèmes concernent les tournois qui admettent plus de joueurs que de rondes, les tournois organisés en système suisse par exemple.

Système Solkoff[modifier | modifier le code]

On additionne les résultats (marques) de tous les adversaires rencontrés[1].

Le résultat obtenu, appelé la « SPA » : somme des points des adversaires (en anglais : SOS : Sum of Opponents Scores), mesure la difficulté de parcours de chacun des joueurs. Un joueur qui a affronté des joueurs mieux classés à la fin du tournoi, a une SPA plus élevée qu'un joueur qui a affronté des joueurs moins bien classés.

Lors d'une partie non disputée (par forfait ou exemption du joueur pendant une ronde), on ajuste le « Solfkoff » en accordant 0,5 point par partie non disputée dans le score de chaque joueur.

Système Buchholz[modifier | modifier le code]

On multiplie le score du joueur par la somme des points de tous les joueurs rencontrés (SPA).

Lorsque ce système est utilisé pour départager des joueurs ayant le même score, on ne multiplie pas et le système Buchholz se confond avec le système Solkoff.

Article détaillé : système Buchholz.

Système Harkness ou Solkoff médian (ou Buchholz médian)[modifier | modifier le code]

Dans le calcul des systèmes médians (ou Harkness − 1), on additionne les résultats de tous les adversaires rencontrés en enlevant le meilleur et le plus faible résultat.

Si le tournoi a entre neuf et douze rondes, on enlève les deux meilleurs adversaires et les deux moins bien classés (système Harkness − 2). Au delà de 12 rondes, on enlève les trois premiers et les trois derniers (système Harkness − 3)[2].

Système Koya[modifier | modifier le code]

On additionne les résultats des adversaires rencontrés qui ont marqué au moins 50 % des points.

Système Koya étendu[modifier | modifier le code]

On additionne les résultats des adversaires rencontrés qui ont marqué plus d'un certain pourcentage des points possibles.

Système brésilien ou Solkoff tronqué (ou Cutoff)[modifier | modifier le code]

On additionne les résultats des adversaires rencontrés moins celui qui a le moins bon résultat. Si il y a plus de huit rondes, on enlève les marques des deux ou trois adversaires (selon le nombre de rondes) les moins performants.

Une variante consiste à enlever le résultat de la première ou des deux premières rondes.

Système Sonneborn-Berger (ou Neustadt)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système Sonneborn-Berger.

Ce système est appliqué aux tournois toutes rondes.

Ce système favorise les joueurs qui gagnent contre les meilleurs joueurs et perdent contre les moins bien classés.

Bien que réservés aux tournois toutes rondes, le système Neustadt (Sonneborn-Berger) est aussi utilisé pour des tournois organisés en système suisse.

Dans les sports ou les jeux comme le jeu de go, où les matchs nuls n'existent pas, le système Sonneborn-Berger revient à additionner les marques des adversaires battus[3].

Système Sonneborn-Berger median[modifier | modifier le code]

Si le système Sonneborn-Berger median est utilisé dans un tournoi qui n'est pas toutes rondes, on retire du Sonneborn-Berger le score de l'adversaire rencontré le mieux classé et celui de l'adversaire rencontré le moins bien classé[2].

Système Baumbach (nombre de victoires)[modifier | modifier le code]

Dans les sports ou les jeux où les matchs nuls sont possibles, on ne tient compte que du nombre de parties gagnées pour départager les joueurs. Les nulles sont ignorées.

Système cumulatif ou système des scores progressifs[modifier | modifier le code]

On effectue le total des scores intermédiaires, obtenus ronde après ronde. Ce système pénalise les joueurs qui commencent doucement un tournoi et affrontent des adversaires plus faibles lors d'un système suisse, tandis que les joueurs qui mènent le tournoi et affrontent des adversaires plus forts, sont avantagés.

Système Kashdan[modifier | modifier le code]

On attribue quatre points par victoire, deux points par match nul et un point par défaite. Ce système est équivalent à : 3 points pour une victoire, 1 point pour une partie nulle et 0 pour une défaite. Ce système pénalise les joueurs qui font beaucoup de nulles.

Système Coons[modifier | modifier le code]

On additionne les résultats des adversaires qu'un joueur a battus, plus la moitié des points de ceux avec lesquels il a fait nulle et un cinquième (20 %) de ceux contre lesquels il a perdu[4].

Autres systèmes utilisés aux échecs[modifier | modifier le code]

Nombre de victoires avec les pièces noires[modifier | modifier le code]

Aux échecs, le joueur qui a remporté le plus de parties avec les pièces noires est classé en premier. Ce système favorise les joueurs qui prennent des risques lorsqu'ils jouent avec les pièces noires et ne jouent pas pour la nulle.

Départage à la performance Elo[modifier | modifier le code]

Pour chaque joueur à départager, on calcule la moyenne des Elo des adversaires rencontrés. une table « score réalisé - nombre de parties jouées » donne une prime qui est ajoutée à la moyenne des Elo des adversaires.

Moyenne des classements Elo des adversaires[modifier | modifier le code]

Lorsque les tous les joueurs d'un tournoi ont un classement Elo, on calcule la moyenne des Elo des adversaires rencontrés.

Départage suivant les performances passées[modifier | modifier le code]

Les joueurs sont départagés suivant leurs résultats des années précédentes ou suivant leur classement Elo.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Paris, Presses universitaires de France, , 432 p., p. 362
  2. a et b François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Paris, Presses universitaires de France, , 432 p., p. 252
  3. (en) Tie Breaker sur sanseis.xmp.net.
  4. François Le Lionnais et Ernst Maget, Dictionnaire des échecs, Paris, Presses universitaires de France, , 432 p., p. 89

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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