Météorite de Caille
La Caille
| Météorite de Caille | ||
Météorite de Caille (ou La Caille). Exposition Météorites, Muséum national d'histoire naturelle, Paris, 2008. | ||
| Caractéristiques | ||
|---|---|---|
| Type | Météorite de fer | |
| Groupe | Non groupée[1] | |
| Classification structurelle | Octaédrite | |
| Observation | ||
| Localisation | Caille (Alpes-Maritimes, France) | |
| Coordonnées | 43° 44′ nord, 6° 47′ est | |
| Chute observée | non | |
| Découverte | 1650-1700 | |
| Masse totale connue | 626 kg | |
| Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
| ||
| modifier |
||
La météorite de Caille (ou La Caille, nom retenu par la Meteoritical Society[1]) est une météorite de fer trouvée entre 1650 et 1700 à proximité du village de Caille (Alpes-Maritimes, région Provence-Alpes-Côte d'Azur, France). C'est la météorite la plus massive jamais trouvée ou vue tomber en France (environ 626 kg).
Histoire
[modifier | modifier le code]A la fin du XVIIIe siècle[2], la météorite de Caille y sert de banc public[3]. Selon des témoignages recueillis à cette époque, elle provient de la montagne de l'Audibergue, à quelques kilomètres au sud-est du village, où elle a été découverte par un berger vers 1650-1700, puis traînée jusqu'en plaine par une paire de bœufs[2]. D’abord intégré a un mur de construction, le maréchal-ferrant du lieu essaie de l'exploiter et en aurait tiré deux fers à mulets « qui furent d'un bon user »[3] mais il juge le métal de « qualité médiocre »[2] et ne l'exploite pas plus avant, s’en servant comme enclume[4]. Repérée par Brard en [5], la météorite est finalement transportée à Paris, le village étant doté, en compensation, d'une horloge par le gouvernement [3].
Depuis 2023, Jean-Maurice Ollivier essaie de la faire venir dans la commune proche de Valberg[4] .
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]La météorite de Caille est une octaédrite à grain moyen (Om), avec des bandes de kamacite de 1,1 mm de largeur, en moyenne[6]. Composée de presque 91% de fer et de 9% de nickel, elle serait tombée sur Terre il y a 165 000 ans[4] . Elle est non groupée, mais pourrait constituer un grouplet (« mini-groupe ») avec la météorite de Lazarev[7] trouvée en Antarctique en 1961[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- 1 2 (en) « La Caille », sur Meteoritical Bulletin Database (consulté le )
- 1 2 3 Achard (préf. Charles-François Bouche), Description historique, géographique et topographique des villes, bourgs, villages et hameaux de la Provence ancienne & moderne, du Comté-Venaissin, de la principauté d'Orange, du comté de Nice, &c., Aix, Imprimerie de Pierre Joseph Calmen, (lire en ligne), p. 392
- 1 2 3 Étienne Garcin, Dictionnaire historique et topographique de la Provence ancienne et moderne, t. I, Draguignan, (lire en ligne), p. 215.
- 1 2 3 Guillaume Langin, « Il veut rapatrier à Valberg la plus grande météorite de France », Ciel et Espace, no 608, , p. 30
- ↑ Actes de l'Académie royale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux, Bordeaux, H. Gazay, (lire en ligne), p. 85.
- ↑ (en) John T. Wasson et Rudolf Schaudy, « The chemical classification of iron meteorites—V groups IIIC and IIID and other irons with germanium concentrations between 1 and 25 ppm », Icarus, vol. 14, no 1, , p. 59-70 (DOI 10.1016/0019-1035(71)90102-3).
- ↑ (en) « Lazarev meteorite », sur Mindat.org (consulté le ).
- ↑ (en) John T. Wasson, Xinwei Ouyang, Jianmin Wang et Eric Jerde, « Chemical classification of iron meteorites: XI. Multi-element studies of 38 new irons and the high abundance of ungrouped irons from Antarctica », Geochimica et Cosmochimica Acta, vol. 53, no 3, , p. 735-744 (DOI 10.1016/0016-7037(89)90016-1).