Médias au Sénégal

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La diversification des médias au Sénégal est l'une des conditions de l'essor de la démocratie, mais ce pluralisme est lui-même lié à l'évolution politique du pays.

Les origines[modifier | modifier le code]

Panorama actuel[modifier | modifier le code]

Le panorama médiatique sénégalais est marqué par une forte concentration autour des groupes de presse comme Walf, Sud Communication, Avenir Communication, Futurs Médias ou D-Média[1]...

Pour autant, la presse est en difficulté financière, et les chaînes de télévision privées peinent à trouver leur rentabilité. L'indépendance et la pluralité sont menacés, même si la loi de 1996 stipule l'impossibilité de posséder plus de trois organes de communication pour un Sénégalais, et plus d'un pour un étranger[1].

L'audiovisuel dispose d'une instance de régulation, le Conseil national de régulation de l'audiovisuel dirigé en 2012 pour la première fois par un journaliste, le dirigeant de presse Babacar Touré[1].

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Vendeur de journaux à Dakar
Article détaillé : Presse écrite sénégalaise.

Radio[modifier | modifier le code]

Radios Internationales :

Radios Nationales :

  • Radio-Télévision sénégalaise ou RTS1 Nationale en FM (95.7) et en OC/OM
  • Radio-Télévision Sénégalaise Internationale ou RSI en FM (92.5) et en OC/OM
  • Dakar FM en FM (94,5) Etat
  • Sud FM en FM (98,5) Privée
  • Walf FM en FM (99)Privée
  • Walf FM 2 en FM (96,3) Religieuse
  • Walf FM 3 en FM (93,6) Musicale
  • Radio Dunyaa en FM (88,9) Privée
  • Terenga FM en FM (99,7) Privée
  • Diamono FM en FM (100,8) Privée
  • Energie FM en FM (106,1) Fermée
  • Djida FM en FM (103,5) Communautaire
  • Hafia FM Communautaire
  • Lamp Fall FM Dakar en FM (101,7) Religieuse
  • Nostalgie Dakar FM en FM (90,3) Musicale
  • Océan FM en FM (98,7 à Dakar 106.0 à Touba et environ) Privée
  • Origine FM Musicale
  • Oxyjeunes FM en FM (103,4) Communautaire
  • Radio Futurs Médias en FM (94) Privée (Appartient à Youssou Ndour
  • Radio Municipale de Dakar ou RMD en FM (95,5) Appartient à la Mairie de Dakar - Soutient le parti au pouvoir, le PDS
  • 7 FM en FM (97,3) Musicale
  • Sokhna FM en FM (99,9) Musicale, Radio des Femmes
  • Top FM Privée
  • Jappo FM Communautaire
  • Jokko FM Communautaire
  • Ndef Leng FM (93.4 à Dakar et 93.5 à Fatick) Communautaire
  • Xalima Webradio
  • West Africa Democracy Radio en FM et OC et Web
  • Radio Fass FM en FM (96.5) Communautaire
  • Dakar Musique Webradio
  • RADIO RAIL BI FM 101.3 Guinaw rail Pikine

Télévision[modifier | modifier le code]

La télévision fait ses débuts au Sénégal en 1963 avec l'aide de l'UNESCO, mais les émissions régulières ne débutent véritablement qu'en 1965.

Aujourd'hui la RTS (Radio-Télévision sénégalaise) n'a plus le monopole avec des chaînes comme 2sTV, RDV, WALF TV, SN2, TFM, TOUBA TV, 2S Racines, RDV MUSIC; SENTV TSL AFRICA7,LCS


Les satellites permettent néanmoins de capter des chaînes privées internationales.

Internet[modifier | modifier le code]

Selon l'Observatoire sur les Systèmes d'Information, les Réseaux et les Inforoutes au Sénégal (OSIRIS)[2], le nombre d’utilisateurs d’Internet serait de 650 000 en septembre 2007.

Au 30 septembre 2007, il y avait 34 907 abonnés, dont 33 584 avec une connexion ADSL.

On estime actuellement à plus de 800 le nombre de points d'accès à Internet dans le pays.

En avril 2007, 1 921 domaines .sn étaient déclarés et 540 sites étaient effectivement en ligne.

Les principaux fournisseurs d'accès Internet sont la Sonatel (3G, ADSL), Expresso (3G) et Tigo (3G).

Les principaux sites internet et d'actualité sont seneweb.com.rewmi.com.nettali.net xibar.net et limedia.org.

Lancé en 2006, www.ouestaf.com, animé par des journalistes professionnels de la sous-région ouest africaine tente une expérience originale et intéressante d'agence de presse en ligne à vocation sous-régionale (Ouestafnews). Le site basé à Dakar a été primé deux fois "Meilleur portail d'information" de l'espace UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) aux UEMOA-NETCOM AWARDS. À la différence de plusieurs sites africains, les contenus d'Ouestaf.com sont uniquement produits par ses animateurs qui affirment miser sur "la qualité" et "la crédibilité" de l'information produite. Début 2010, Ouestaf.com s'est ouvert aux blogueurs pour créer "un espace de liberté d'expression et de dialogue citoyen", selon le slogan qu'on peut lire sur la page d'accueil du site.

Un site internet d'information alternative, déjà créé avec succès à Lyon, Neuilly et Marseille, s'est implanté au Sénégal le 10 mai 2008, sous le nom de Dakar Blondy Blog[3]. Il est animé par 25 étudiants en journalisme du CESTI (Centre d'études des sciences et techniques de l'information) de l'Université Cheikh Anta Diop. La presse en ligne sénégalaise s'est enrichie depuis novembre 2008 d'un nouveau journal : pressafrik.com. Ce journal est lancé par un journaliste, Ibrahima Lissa FAYE. Ce cyberjournal est devenu une presse en ligne de référence en un an d'existence seulement grâce à la qualité de ses textes mais à un excellent référencement. La rédaction qui travaille à donner le journal un caractère sous régional est composé de jeunes journalistes issus des écoles de journalismes les plus respectées du pays. siège de http://www.pressafrik.com est à la rue 13 X A Castors (Dakar-Sénégal).[réf. nécessaire]

Limedia.org (l'observatoire de l'information et des médias) est le premier site web de critique média au Sénégal et même en Afrique. Il a été lancé en août 2009 par des citoyens libres et indépendants (Source : osiris.sn http://www.osiris.sn/Medias-et-censure-un-nouveau-chien.html). Limedia fait un remarquable travail de critique des médias, très proche de l'école de Bourdieu.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Rémi Carayol, « Sénégal : la concentration des médias, une arme à double tranchant », jeuneafrique.com, 15 novembre 2012.
  2. Chiffres clés - Internet - Données OSIRIS, 28 novembre 2007
  3. Jeune Afrique, n° 2471, du 18 au 24 mai 2008, p. 16

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Le Pluralisme radiophonique en Afrique de l'Ouest. Enquête réalisée par l'Institut Panos Paris et l'Union des journalistes d'Afrique de l'Ouest, tome 1, Bénin, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Sénégal, Togo, radios étrangères, Paris, Institut Panos, L'Harmattan, 1993 (ISBN 2738420702)
  • (fr) Sénégal : environnement juridique des médias, Paris, Ministère de la Coopération, 1995, 119 p.
  • (fr) Moustapha Barry, Histoire des médias au Sénégal. De la colonisation à nos jours, L'Harmattan, septembre 2013, 356p. (ISBN 978-2-343-00712-0)
  • (fr) Badara Cissé, L'information locale dans les médias au Sénégal, 1990 (thèse [Où ?])
  • (fr) Saïdou Dia, De la TSF coloniale à l’ORTS : évolution de la place et du rôle de la radiodiffusion au Sénégal (1911-1986), Bordeaux, Université de Bordeaux III, 1987, 660 p. (thèse de 3e cycle)
  • (fr) Momar-Coumba Diop, Le Sénégal à l’heure de l’information. Technologies et société, Karthala, 2003, (ISBN 2845863764)
  • (fr) Daouda Fall, « Le contrôle du pouvoir exécutif par l'opinion publique au Sénégal », Revue juridique et politique. Indépendance et coopération, n° 3, 1997, p. 312-319
  • (fr) Cheikh Faty Faye, L’opinion publique dakaroise, 1940 à 1944, Dakar, Université de Dakar, 1973, 133 p. (mémoire de Maîtrise)
  • (de) René Grossenbacher, Journalismus in Entwicklungsländern : Medien als Träger des sozialen Wandels ?, Université de Zurich, 1988, 236 p. (thèse publiée)
  • (fr) Issa Thioro Gueye, Les médias sous contrôle : liberté et responsabilité des journalistes au Sénégal, L'Harmattan, 2006
  • (fr) Abou Bakry Kébé, Le rôle des radios privées dans les dynamiques des langues en Afrique francophone (Sénégal) : interaction entre situation sociolinguistique et processus de création lexicale, thèse de doctorat, Université de Rouen (France), 2011
  • (fr) Sophie Le Callennec, Politique-religion-médias : enjeux de pouvoir : le Sénégal à la recherche d'une voie originale en Afrique noire, [Où ?], 1987
  • (fr) Abou Bakry Kébé, Le rôle des radios privées dans les dynamiques des langues en Afrique francophone (Sénégal) : interaction entre situation sociolinguistique et processus de création lexicale, thèse de doctorat, Université de Rouen (France), 2011
  • (fr) Ndiaga Loum, Les médias et l'État au Sénégal : l'impossible autonomie, L'Harmattan, 2003
  • (fr) Bathj Niang, Essai sur l’histoire du courrier postal et des lignes télégraphiques au Sénégal. 1850-1900, Dakar, Université de Dakar, 1977, 157 p. (mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Moustapha Samb, La presse parlée : Évolution et impact de la radio au Sénégal de 1939 à 1972, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1991, 92 p. (mémoire de Maîtrise)
  • (fr) Martin Taureg et Frank Wittmann (sous la direction de), Entre tradition orale et nouvelles technologies : où vont les mass média au Sénégal ?, Dakar, ENDA, Études et recherches n° 232, 171 p. (ISBN 9291300497)
  • Émile A. Tozzo, « La réforme des médias publics en Afrique de l’Ouest », Politique africaine, vol. 1, no 97,‎ 2005, p. 99-115 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]