Médiapost

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

MEDIAPOST
logo de Médiapost

Dates clés En mars 2003, rachat de Delta Diffusion
Personnages clés Arnaud TOMASI, Président de MEDIAPOST
Forme juridique SAS
Siège social Drapeau de la France France, Paris
Direction Adèle Albano, Directrice Générale de MEDIAPOST
Activité Vente de données, Distribution d'imprimés publicitaires en boîte aux lettres.
Société mère MEDIAPOST Communication, filiale du groupe La Poste
Filiales Sogec Marketing, Mediaprism, Mix Commerce, Adverline, Cabestan
Effectif 12 000 salariés dont 10 000 distributeurs
Site web www.mediapost.fr

Chiffre d’affaires 446 millions d’euros en 2015

MEDIAPOST (ou "MEDIAPOST SAS") est une filiale du groupe La Poste appartenant à la branche Services-Courrier-Colis et qui distribue des publicités ciblées en boite aux lettres.

Historique[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (août 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

En 1971, Delta Diffusion, filiale de Comareg est créé pour exploiter un fonds de commerce de distribution de documents en boîte aux lettres. En 1987, La Poste crée Médiapost pour développer un concept : la publicité ciblée en boîte aux lettres[réf. nécessaire]. Une dizaine d’année plus tard en 1998, la société de portage Intra-Muros Communication devient une filiale à 100 % de Médiapost. L'année suivante, La Poste confie à Médiapost le pilotage de l’ensemble de l’activité Publicité Non Adressée (PNA). Parallèlement, le réseau de distribution de Delta Diffusion se réorganise en deux filières spécialisées, commerce et logistique.

Le , le rapprochement des activités publicité en boîtes aux lettres du groupe La Poste, de Delta Diffusion (alors premier opérateur privé de publicité non adressée) et de Médiapost donne naissance à MEDIAPOST. En , MEDIAPOST rachète SOGEC, spécialisé dans le marketing promotionnel et le data management. En , MEDIAPOST prend le contrôle du groupe MEDIAPRISM, groupe de communication intégré au service des marques et des associations. Le groupe MEDIAPOST est créé six mois plus tard. Le , l'ARCEP autorise MEDIAPOST à distribuer du courrier. En 2012, le groupe fait l'acquisition de MixCommerce (agence e-commerce), Adverline (Régie publicitaire en ligne, édition de sites web, hébergement de sites et micropaiement) et de Cabestan (spécialisé dans les plateformes de routage, la gestion de campagnes e-mail et les solutions Customer Relationship Management). En , le groupe MEDIAPOST devient MEDIAPOST Communication.

MEDIAPOST emploie 12 000 salariés en France et a réalisé un chiffre d’affaires de 446 millions d’euros en 2015. L'entreprise distribue 10 milliards d’objets (imprimés et échantillons) par an.

Procès[modifier | modifier le code]

Des condamnations récentes[modifier | modifier le code]

La société a été condamnée, entre autres à Brest[1] et à Nantes[2],[3],[4], pour ne pas avoir payé ses employés au prorata des heures de travail qu'ils avaient réellement effectuées pour l'entreprise. Ce qui fait que les distributeurs étaient payés largement en dessous du SMIC. Ces condamnations ont été prononcées en conseils de prud'hommes[5].

Historique des contentieux[modifier | modifier le code]

« Au cours de l'année 2003, le Groupe La Poste a mené son projet relatif à la Publicité Non Adressée. La matérialisation de ce projet a permis le 5 mars 2003 de regrouper les activités de la société Médiapost et de Delta Diffusion au sein d'une seule et même entité »[6]: Médiapost.
Or, le 10 juin 2002, entre autres dates, Delta Diffusion a été condamné à de fortes amendes[7], de 10 000 euros et 100 000 euros, pour « travail dissimulé »[8], le PDG de la société étant au surplus condamné à 3 mois de prison avec sursis[9]. Un an plus tard, l'entreprise Delta diffusion fusionne au profit de Médiapost qui continue ainsi avec les mêmes employés que Delta.

À la création de Mediapost, les contentieux avec les distributeurs ont été pris en compte au cas par cas pour être réglés par la société[10],[11].

Une convention collective nationale[12] est mise en œuvre afin de motiver un représentativité syndicale par une démocratie sociale et accord de branche sans pourtant apporter des solutions effectives au conditions de travail des distributeurs[13]. Médiapost respecte effectivement les accords et les conventions réglementant le métier de distributeur signés et approuvés par les syndicats. Mais, les personnes qui la dénoncent et les distributeurs qui ont gagné les procès dont les plus gros gains viennent des conclusions de l'Union des salariés de la distribution directe et des activités postales (USDDAP)[14] , rejettent cette convention et ces accords puisqu'ils ne respectent pas le Code du travail.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. breizhoo.fr, [breizhoo.fr/informations/actualite-4979-mediapost-condamnee-a-brest.html Mediapost condamnée à Brest], 27 mars 2006
  2. Mauvaise pub pour Médiapost - 20 minutes, 30 novembre 2008
  3. Médiapost condamnée à plus d'un million d'euros - Le Nouvel Observateur, 28 novembre 2008
  4. Un million pour 33 employés de Médiapost - breizhoo.fr, 28 novembre 2008
  5. De tels jugements peuvent être révisés par les cours d'appel
  6. extrait d'un « Accord de mutation concertée » d'une personne travaillant déjà chez Médiapost
  7. ladepeche.fr, La révolte des distributeurs de prospectus, 30/09/2002
  8. Dans ses attendus du 10 juin 2002, le Tribunal Correctionnel de Perpignan précise « Attendu que les auditions des salariés, les constatations des policiers et de l’inspecteur du travail ainsi que les déclarations à l’audience de M. Steelandt, révèlent qu’il est impossible pour les salariés d’accomplir les tâches à eux assignées pendant le nombre d’heures de travail mentionnées sur le bulletin de salaire, lesquelles sont artificiellement calculées en divisant la somme perçue à titre de salaire par le taux horaire du SMIC ; Que l’infraction de travail dissimulé est dès lors constituée ; Que les discussions entreprises sur la prime de la poignée ou le travail rémunéré à la tâche sont totalement inopérantes ; que l'importance des horaires de travail dissimulé mettent en évidence une volonté d'exploitation des salariés ; que la prévention est donc bien fondée et qu’en conséquence, il convient de les déclarer coupable et d’entrer en voie de condamnation à leur encontre ».
  9. Par un arrêt du 18 mars 2003, la troisième chambre correctionnelle de la Cour d'appel de Montpellier à confirmer cette décision en minorant le quantum de la peine
  10. Extrait d'un accord de mutation concertée d'une personne qui travaillait déjà chez Médiapost : « C'est dans ce cadre que la Poste Maison mère a souhaité privilégier toute solution sociale ménageant un choix au bénéfice des salariés concernés. (...) c'est dans ce cadre et en application des mesures définies avec les organisations syndicales le 3 juillet 2003 et de son avenant que Mme " X" a fait part de son souhait »
  11. Il n'y a pas eu d'accord concerté avec les employés de Delta. Juste la signature d'un avenant.
  12. LégiFrance : Convention collective nationale de la distribution directe. Étendue par arrêté du 16 juillet 2004 JORF 28 juillet 2004.
  13. Karel Yon, « Représentation du travail et représentativité syndicale aux marges du salariat : le cas de la distribution directe », Travail et Emploi En ligne, 131 | 2012, mis en ligne le 01 décembre 2014
  14. L'Usddap est cité par Karel Yon au paragraphe 17 de « Représentation du travail et représentativité syndicale aux marges du salariat : le cas de la distribution directe », Travail et Emploi En ligne, 131 | 2012, mis en ligne le 01 décembre 2014

Liens externes[modifier | modifier le code]