Médecine coloniale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La médecine coloniale désigne l'ensemble des pratiques de santé publique se déroulant en contexte colonial.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Cameroun est l'une des anciennes colonies les plus marquées par la médecine coloniale[1]. Cette médecine s'occupe notamment de la lutte contre la maladie du sommeil, le pian, la syphilis, la lèpre, la tuberculose ainsi que de campagnes de vaccinations contre la variole[2]. Guillaume Lachenal montre que la forte prévalence de l'hépatite C au Cameroun est directement liée à ces campagnes de prévention[3].

En métropole, des services de médecine coloniale dédiés spécifiquement aux indigènes sont aussi créés, tels que l'hôpital Avicenne.

Représentations[modifier | modifier le code]

La médecine coloniale est utilisée par la propagande du pouvoir colonial pour justifier de la colonisation. En France, cela se traduit par la figure d'Eugène Jamot[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lachenal G., « Le médecin qui voulut être roi, Médecine coloniale et utopie au Cameroun », Annales HSS, 65, 121-156, 2010 ; Lachenal G., Taithe B., « Une généalogie missionaire et coloniale de l’humanitaire : le cas Aujoulat au Cameroun, 1935-1973 », Le Mouvement Social, 45-63, 2009.
  2. Pepin J., Labbe A.C., « Noble goals, unforeseen consequences: control of tropical diseases in colonial Central Africa and the iatrogenic transmission of blood-borne viruses », Trop. Med. Int. Health, 13, 744-753, 2008.
  3. Guillaume Lachenal, « Quand la médecine coloniale laisse des traces »,
  4. Dozon J.-P., « Quand les pastoriens traquaient la maladie du sommeil », Sciences sociales et santé, III, 27-56, 1985.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pepin J. et al., « Risk factors for hepatitis C virus transmission in colonial Cameroon », Clin. Infect. Dis., 51, 768-776, 2010.