Mère suffisamment bonne

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La notion de mère suffisamment bonne vient des théorisations de Donald Winnicott qui s'inspirait des idées de Mélanie Klein qui parlait elle « d'expériences suffisamment bonnes » pour l'enfant en désignait implicitement les soins maternels et la capacité de l'enfant à les recevoir. C'est une conception qui peut prendre une tournure moralisatrice hors des conceptions psychanalytiques et qu'il faut utiliser avec les précisions qui s'imposent.[évasif]

Concept[modifier | modifier le code]

Superficiellement on peut résumer la mère suffisamment bonne comme celle qui sait donner des réponses équilibrées aux besoins du nourrisson, ni trop ni trop peu. Winnicott lie ces réponses de la mère à la constitution du soi en vrai ou en faux. En français, pour distinguer cette expression, on a gardé le terme anglais pour désigner le vrai et le faux self.

Pas assez[modifier | modifier le code]

On l'oppose à une mère qui ne serait « pas assez bonne », qui laisserait l'enfant en souffrance et dans l'angoisse néantisante.

Trop[modifier | modifier le code]

On l'oppose aussi à une mère qui serait « trop bonne », qui répondrait trop aux besoins de l'enfant, et ne le laisse pas assez ressentir le manque qui est également essentiel à sa constitution, plus précisément à l'identification du moi comme différencié de la mère. Ce trop maintient l'enfant dans une sensation de toute-puissance et d'omnipotence.

Mère symbolique[modifier | modifier le code]

Cette notion s'oppose donc à celle de la « bonne mère » (si elle pousse vers le toujours plus), pour introduire l'idée d'une réponse qui doit être équilibrée, suffisante, mais pas « débordante ».

Ces principes ne font pas office de jugement et ne s'attachent pas à décrire la personne de la mère, mais le rapport de l'enfant à un objet maternel, qui peut en partie, mais pas nécessairement, être lié à la personne physique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

L'enfant et sa famille. Donald W.Winnicott,

La mère suffisamment bonne. Donald W.Winnicott