Mánekenk

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Les Mánekenks, Haushs ou Aushs autodénommés Mánekenks étaient des indigènes amérindiens qui appartenaient à l'ethnie considérée comme la plus ancienne de la Terre de Feu. De ce fait on leur suppose une origine paléoaméricaine et non pas indo-américaine. Si une telle supposition est correcte, ce qui est très probable, ils ont habité l'archipel fuégien depuis quelque 10 000 ans.

Les Mánekenks vivaient à l'extrémité sud-est de la grande île de la Terre de Feu, au nord du Canal de Beagle. Peu nombreux, leur ethnie est la moins connue parmi les quatre qui peuplaient cette région de l'Amérique australe. La première description des Mánekenks fut donnée par James Cook qui les rencontra dans la Baie Buen Suceso en 1768.

Comme les Onas (leurs ennemis, qu'ils craignaient beaucoup) et contrairement aux Yagans et Alakalufs ils ne savaient pas naviguer et toute leur vie se passait à terre. Il est possible cependant qu'ils aient pu, dans des temps anciens, s'aventurer jusqu'à l'Île des États.

On estime qu'ils n'étaient pas plus de 600 lorsqu'ils furent découverts. Leur nombre fut estimé à 300 en 1850 et en 1890 le missionnaire anglican Thomas Bridges pensait qu'il n'en restait plus qu'environ 60. En 1911, Antonio Cotazzi considérait qu'il ne restait plus qu'une famille comprenant 4 membres. Ce peuple est aujourd'hui totalement éteint.

C'étaient des chasseurs habiles, au mode de vie nomade. Ils chassaient le guanaco, et partageaient bien des coutumes avec les Onas ou Selknams, et parmi ces coutumes, leurs armes, spécialement l'usage du petit arc et de flèches en pierre, ainsi que les vêtements à base de peaux, et la pratique du rituel d'initiation des jeunes gens appelé hain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Arnoldo Canclini, The Fuegian Indians : Their life, habits and history, Buenos Aires, Ediciones Monte Olivia,‎ , 158 p. (ISBN 978-950-754-377-7)

Notes et références[modifier | modifier le code]