Lyre decazevilloise

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La Lyre decazevilloise
Image illustrative de l’article Lyre decazevilloise
photo officielle du samedi 26 mai 2018

Ville de résidence Decazeville Drapeau de la France France
Lieux d'activité 78 esplanade Jean-Jaurès
Type de formation orchestre d'harmonie
école de musique
Genre classique
contemporain
jazz
Création 1900
fusion de musiciens venant d'une harmonie dissoute et d'une fanfare religieuse
Structure de rattachement Confédération musicale de France
Statut Association loi de 1901
Effectif 30 musiciens
Site web https://lyredecazevilloise.fr/

La Lyre decazevilloise est une société musicale de Decazeville[1] en Aveyron, fondée en 1900[2],[3] autour d’un orchestre d’harmonie complété par une école de musique depuis 1946. Elle est structurée en association depuis 1901[4].

Sommaire

Genèse (1900-1944)[modifier | modifier le code]

La création de cette société musicale eut lieu en 1900 avec la fusion d'anciens musiciens issus de l'harmonie des mines et forges d'Aubin[5] (dissoute vers 1890) avec des élèves de la musique des Frères[6], une fanfare dirigée par M. Mansion (qui avait aussi la charge musicale de l'orphéon, le chœur d'hommes de Decazeville)[7]. Le groupe constitué résultant de ce regroupement prit le nom de Lyre decazevilloise. À cette époque, plusieurs associations voient le jour à Decazeville[8] dont le chœur d'hommes "l'Orphéon" mais aussi de la société de gymnastique "l'Alerte" par exemple[9]. La ville de Decazeville dispose dès lors de son harmonie, comme dans la plupart des bassins miniers en France[10],[11],[12],[13]. Rappelons que sur le territoire, il y avait d'autres sociétés instrumentales (aujourd'hui disparues) comme l'harmonie Viviez[14], la fanfare de la Vieille Montagne de Penchot[15], l'harmonie aubinoise[16][17] mais aussi l'harmonie des mineurs de Cransac[18],[19] (en activité jusqu'au début de la Seconde Guerre Mondiale)[20].

Baptême du feu[modifier | modifier le code]

1re photo officielle connue de la Lyre decazevilloise prise vers 1905 devant son local (école de garçons).

Au début, la Lyre decazevilloise répétait dans une classe de l'école de garçons, sous la baguette de son premier chef M. Conte et l'un de ses premiers concerts connus remonterait au dimanche 20 janvier 1901[21]. Le répertoire s'étoffe au fil des répétitions et la Lyre obtient dès 1902 l'une de ses premières distinctions au concours musical de Tulle[22].

Alfred Sénizergues, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Alfred, Pierre Sénizergues est le deuxième chef de musique de la Lyre decazevilloise. Il occupe brièvement cette fonction durant une seule année de 1903 à 1904 avant de se consacrer à l’union orphéonique de Decazeville[23][24][25]. Né le 12 mai 1876 à Decazeville et père de deux enfants, Alfred Sénizergues est employé aux mines de sa ville. Il est ajourné de l’armée d’active en 1897 et 1898 pour défaut de taille (1’50 m) avant d’être classé dans les services auxiliaires de l’armée en 1899, puis dans la réserve de l’armée d’active le 1er novembre 1900. Durant la première guerre mondiale, il est affecté le 4 octobre 1914 au 122ème régiment d’infanterie, qu’il ne rejoint finalement pas bénéficiant d’un sursis aux mines de Decazeville[26]. Alfred Sénizergues est promu officier de l'instruction publique le 22 mars 1913[27][28].

Gravir les échelons[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise le 4 décembre 1907, sous la direction de M. Lefebvre.

Dès le début, la Lyre decazevilloise participe notamment à la fête patronale qui se tenait au mois de juin[29], avant que les festivités soient déplacées quelques années après en septembre[30]. Durant les premières années, MM. Conte, Sénizergues, Barthe et Marfan dirigèrent tour à tour l'harmonie puis vers 1906 arriva M. Gabriel Lefebvre, violoniste qui fait progresser le niveau à la veille de la guerre de 1914[31], en lui faisant assurer des prestations hors Decazeville et en préparant des concours d'orchestre :

  • Concours à Cahors en 1906, 1er prix de lecture à vue et un prix d'excellence[32]
  • Dimanche 29 juillet 1906 : défilé à Rodez lors du concours international de manœuvres de pompes à incendie[33]
  • Dimanche 7 juin 1908 : participation au cinquième festival de l'exposition à Toulouse[34]
  • Concours ouvert aux harmonies et fanfares à Decazeville les 11 et 12 septembre 1910[35],[36]
  • Concours à Rodez en 1910, 2e section avec un 1er prix de lecture à vue, agrémenté d'un 1er prix ascendant Honneur[32]

Année 1911[modifier | modifier le code]

  • En 1911, organisation d'une soirée théâtre à Decazeville [37].
  • Dimanche 9 juillet 1911 : concert à Capdenac[38]
  • Dimanche 22 octobre 1911 : concert en soirée place de l'église, à l'occasion du concours régional de pêche à la ligne[39].
Programme de concert du 9 juillet 1911
  • Allegro militaire
  • La couronne d'or (Buot)
  • Lackmé (L. Délibes)
  • Le roitelet (Romain)
  • Les échos du Danube (Pautrat)[38]

Année 1912[modifier | modifier le code]

Sous l'impulsion de son chef M. Lefebvre, la Lyre decazevilloise se constitue en orchestre symphonique par l'ajout d'un ensemble à cordes aux instruments de l'harmonie. M. Lefebvre, un ancien professeur de violon au Conservatoire de Saint-Étienne est de surcroît 1er prix du Conservatoire de Paris. Il constitue à la Lyre decazevilloise, un orchestre symphonique qui s'est produit lors d'une soirée de gala offerte à ses membres honoraires, le samedi 27 janvier 1912[40]. En 1912, trois prix la récompensent 1re section à Tonneins : 1er prix de lecture à vue, 1er prix ascendant, 1er prix d'exécution[32].

Programme de concert du dimanche 20 octobre 1912
  • Le républicain, pas redoublé (L. Daunot)
  • Poète et paysan (Suppé)
  • Le refrain de l'Aïeule, gavotte (J. Lignon)
  • Carmen, fantaisie (F. Ligner),
  • Sifflez Pierrettes, polka sifflée (F. Popy)[41]

L'entre-deux-guerres (1919-1939)[modifier | modifier le code]

Après la mise en sommeil pendant la guerre de 1914-1918, nouveau départ en 1919 avec les anciens de M. Lefebvre et des jeunes qu'il avait formés[42]. M. Lefebvre venant de décéder, le musicien du rang M. Kensiev dirige quelques répétitions en intérim. La Lyre decazevilloise sollicite M. Marroufin, venu de Figeac et ancien chef de l'harmonie aubinoise[43], qui est nommé chef de musique pour la Sainte-Barbe 1919[32]. Ce violoniste de formation continue à assurer le fonctionnement de la Lyre en orchestre symphonique. L’entre-deux-guerres est une période d’essor de l’orchestre qui gravit les échelons jusqu’à la division supérieure, à l'image du concours d'orchestre à Toulouse en 1924[32]. La Lyre decazevilloise participe à l'animation du territoire, fêtes, messes en musique ou encore de concerts donnés en ville[44].

Quelque temps forts[modifier | modifier le code]

  • En 1920, la Lyre se déplace jusqu'à Rodez pour participer à la fête du faubourg (défilé, concert)[45]
  • En 1923, concert à Millau le dimanche 29 juillet[46]
  • En 1924, concours à Toulouse : 1er prix de lecture, un 1er prix d'exécution, et un 2e prix d'Honneur[32]
  • 9 décembre 1934 : inauguration du monument aux morts 1914-1918, en remplacement du kiosque à musique. Cérémonie en présence du maire Ramadier, de 3 à 4.000 personnes, de la société de gymnastique l'Alerte, de la Compagnie des sapeurs pompiers, des sociétés musicales la Lyre decazevilloise et l'Union orphéonique et des sections d'anciens combattants de la région. Un banquet de 800 convives est organisé, sous le vaste préau des écoles, par M. Lavaure, propriétaire de l'Hôtel de France. A l'issue de ce banquet, un très nombreux public assiste au concert donné par la Lyre decazevilloise dans le jardin public[47].

Pendant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Lyre decazevilloise maintient autant que possible une activité musicale[48]. Parmi les prestations référencées à ce jour, on peut citer :

  • 30 décembre 1935 : célébration du 30ème anniversaire du sporting de Decazeville[49]
  • 14 juillet 1941, cérémonie officielle à Decazeville pour la fête nationale[50]
  • 31 août 1941, journée de la légion à Decazeville (défilé puis concert au kiosque de l'esplanade Jean-Jaurès)[51]
  • 6 décembre 1942, fête de la Sainte-Barbe à Decazeville[52]
  • 26 septembre 1943, kermesse à Decazeville au profit des prisonniers de guerre (aubade musicale et apéritif concert)[53]

Les heures sombres[modifier | modifier le code]

Dès 1942, bien que le bassin minier n'est jamais été occupé de façon permanente par les Allemands[54], la Wehrmacht fait des saisies de métaux régulièrement sur Decazeville tout en venant contrôler la production de charbon et d’acier pour l’effort de guerre[55]. Ce n'est pas avant l'été 1944 que les troupes allemandes arrivèrent en nombre à Decazeville, car ce secteur interdit aux troupes d'occupation était jugé peu sûr pour les Allemands[56]. Cette occupation allemande très éphémère sera marquée par l'épisode tragique du 10 août 1944 où des maquisards seront fusillés à Decazeville et ses environs[57]. Dans ces temps troublés, il devient difficile de poursuivre une activité musicale. Le chef de musique Marroufin suspend le planning des répétitions et place la société en sommeil dans l’attente de jours meilleurs. Il abandonnera définitivement l’orchestre d’harmonie de Decazeville pour ne plus y revenir. Face aux saisies de métaux par les Allemands, les musiciens de la Lyre camouflent les instruments en cuivre, parfois enterrés à même la terre. La salle de répétition est démolie et les archives dispersées et cachées, la consigne étant donnée de ne rien laisser à l’occupant[32].

La marche du renouveau (1944-1955)[modifier | modifier le code]

Renouveau à la Libération[modifier | modifier le code]

Rare photo du défilé de la libération en août 1944 avec la Lyre decazevilloise. Direction musicale M. Mijoule. Le trombone est tenu par Vincent Vivas (à gauche).

À la libération de Paris, un groupe d’anciens musiciens de la Lyre (renforcé par quelques éléments de l’harmonie Viviez-Penchôt[58]) organise le 23 août 1944 un défilé spontané sous la direction de M. Mijoule, musicien du rang et doyen de la société musicale. Ce dernier assure l’intérim en qualité de chef musique dans l’attente de l’arrivée ou de la nomination d’un nouveau chef à la tête de la Lyre decazevilloise. Un embryon de société musicale s’organise autour du président de la Lyre, M. Gaston Ricard, pour faire entendre la Marseillaise dans les rues de Decazeville[32].

Installation du nouveau chef de musique[modifier | modifier le code]

Le 1er juin 1946[59] à la demande du Président de la Lyre, M. Gaston Ricard et de la municipalité de Decazeville, arrive M. Raymond Robin[14] sur recrutement. Ce sous-chef de musique militaire[60] en retraite crée l’école de musique municipale de Decazeville. La gestion de cet établissent est confié à la Lyre decazevilloise et M. Robin en assure seul le fonctionnement. À son arrivée à Decazeville[61], le comité d’accueil se compose de M. Étienne Batut (archiviste) et M. Gaston Ricard (président). Le bureau de la société musicale le nomme chef de musique, avec pour mission de constituer un nouvel orchestre d’harmonie sur les bases des quelques musiciens restants. Afin d’installer le futur orchestre, la société des mines de Decazeville cède un baraquement démontable en bois. Une première répétition avec le nouveau chef de musique s’organise et une cinquantaine de musiciens du bassin minier répondent à l’appel. Ce local se trouve installé à proximité du lavoir et des bains douches et de nos jours, cela correspond de nos jours à l’emplacement de la gendarmerie[62]. Dans un premier temps, le chef de musique Robin teste le niveau des musiciens de la Lyre à partir d’un répertoire simple et modeste. Afin de faire progresser l’orchestre, il met en place un système de trois répétitions hebdomadaires dont les horaires sont fixés en soirée :

  • pupitres des flûtes, clarinettes et saxophone, le mardi ;
  • pupitres des trompettes, cors, trombones, tubas et percussions, le mercredi ;
  • tutti d’orchestre, le vendredi.

Le 14 juillet 1946, le chef de musique Robin dirige son premier concert avec la Lyre decazevilloise, qui fut donné au kiosque à musique de Decazeville. Le programme est composé de morceaux faciles à jouer et parfois répétés à la hâte. Ce concert est l’occasion de faire une présentation publique de la Lyre nouvellement reconstituée et de son chef de musique, nouvellement installé sur la commune. Dès 1949[63], M. Robin équipe la Lyre decazevilloise de casquettes et de coiffes blanches (type coiffe d’officier de marine), en tant que premier élément d’un uniforme d’orchestre.

Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Raymond Robin
Description de cette image, également commentée ci-après
Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise (photographié à Valras en 1979)
Nom de naissance Raymond Aimé Gilbert Robin
Naissance
Montluçon, Drapeau de la France France
Décès (à 95 ans)
Aurillac, Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1946-1983)

Compositeur, chef d'orchestre

Œuvres principales

  • De Foucaud
  • Gloire à Decazeville
  • Marche du 25ème BCA
  • Silhouette d'antan
  • Chant d'apothéose

Raymond Robin[64] est né le 2 avril 1909 à Montluçon (Allier) et décédé le 15 février 2005 à Aurillac (Cantal)[65]. Enfant, il va s'inscrire seul à l’école de musique de sa ville car ses parents ne considèrent pas la musique comme une situation d’avenir sérieuse. Il s’engage ensuite dans l’armée et rentre dans les années 1930 à la musique militaire du 121e régiment d’infanterie de Montluçon comme clarinettiste. Dès ce moment là, il se perfectionne en prenant des cours d’harmonie avec des professeurs du conservatoire de Paris : Jean et Noël Gallon, M. Veillet. Après cette première expérience, Raymond Robin, sa femme et son fils Michel, partent pour l’Algérie (Blida). Raymond Robin y dirige la musique du 4e régiment de tirailleurs algériens. Après quelques années à Blida, la famille Robin rentre en métropole et s’installe à Sospel (Alpes-Maritimes) où Raymond Robin y dirige la musique du 75e Bataillon Alpin de Forteresse entre 1937 et 1939. C’est alors la déclaration de guerre des Italiens et la musique régimentaire est dissoute. Pendant plusieurs mois, Raymond Robin et ses musiciens sont chargés du ravitaillement des forts autour de Sospel. Sous l’occupation allemande, il devient chef de musique du 4e régiment de chasseurs à Hyères dans le Var. Par la suite, la famille Robin décide de revenir dans le centre de la France. Il y aura quelques mois de résistance, avec des groupes constitués d’éléments de l’armée régulière de 1939[66]. Tous ces groupes se sont réunis pour constituer le 1er régiment de France, qui continue le combat contre les Allemands. La musique du 1er régiment de France est reconstituée. Après quelques mois d’occupation en Allemagne (1945), Raymond Robin rentre en France et quitte l’armée peu après. Il est contacté à ce moment là par la mairie de Decazeville et par le conservatoire de musique de Poitiers. La première offre un poste de chef de la musique municipale, le second un poste de professeur d’harmonie, Raymond Robin venant en premier à Decazeville pour prendre contact. Dès lors, c’est le début de son parcours en Aveyron, mais aussi un nouveau départ de l’orchestre d’harmonie de Decazeville en cette année 1946.

Création de l'école de musique[modifier | modifier le code]

À Decazeville, l’enseignement musical se fait jusque alors par l’intermédiaire de sociétés musicales ou de professeurs particuliers[4],[5]. La notion d’école de musique à Decazeville en tant qu’établissement structuré[67],[68] n’existe pas et il faut attendre 1946 avant que naisse l’école de musique de la Lyre decazevilloise à l’initiative de la municipalité. En effet, Raymond Robin est embauché par la ville pour assurer la direction musicale de l'orchestre d'harmonie de la Lyre d’une part et pour assurer des leçons de musique à la population dans cette nouvelle école municipale d’autre part. Il en sera le seul enseignant durant de nombreuses années, avec la mission d’aborder plusieurs disciplines instrumentales comme la clarinette, le saxophone, le trombone… mais aussi le solfège[69]. Les meilleurs éléments repérés dans les rangs de cette école de musique sont invités à venir prendre des cours particuliers à son domicile y compris du piano et du violon, dans le cadre d’une activité libérale que Raymond Robin développe en parallèle[61].

Championnat du monde de musique : Kerkrade[modifier | modifier le code]

La Lyre défile dans les rues de Kerkrade en août 1951.

Du 3 au 12 août 1951, la Lyre decazevilloise composée de 58 musiciens sous la direction du chef de musique Raymond Robin, se déplace au championnat du monde de musique à Kerkrade (Pays-Bas). Le voyage comprend une étape à Reims avant l'arrivée à Kerkrade. L’ensemble des personnels est pris en charge dès son arrivée et les musiciens sont logés chez l’habitant pendant que les accompagnateurs, chef de musique et président sont logés à l’hôtel[69]. L’ensemble de l’orchestre d’harmonie de Decazeville assiste à la parade et au défilé des groupes musicaux[70] puis écoute sous le chapiteau, les autres orchestres évoluant dans d'autres catégories[71]. La Lyre decazevilloise se présente le dimanche 5 août 1951 en division supérieure dans laquelle elle s'était inscrite[72]. Le tract envahi les musiciens decazevillois, sous un immense chapiteau[73] contenant plusieurs milliers de spectateurs[74]. Le programme présenté par l’orchestre d’harmonie de Decazeville est de tout premier plan pour un orchestre civil amateur : « Ouverture de Phèdre » Jules Massenet, « Arlésienne » Georges Bizet, « Impressions d’Italie » Gironce Carpentier, « Les Erinyes » Jules Massenet.

Palmarès du dimanche 5 août 1951[modifier | modifier le code]

Avec un total de 206 points[75], sur les quatre formations du jour (constituées en poule), la Lyre decazevilloise obtient un 3e prix ex-æquo partagé avec l'harmonie municipale d'Arras. Sur l'ensemble de la division supérieure répartie en plusieurs journées, la Lyre terminera néanmoins au bas du classement général par points de sa division.

Retour à Decazeville[modifier | modifier le code]

La Lyre decazeville reçue en mairie au retour de Kerkrade.

Sur le chemin du retour de Kerkrade, l’orchestre donne un concert à Ostende. Le 12 août 1951, la Lyre reçoit un à son arrivée à Decazeville, un accueil devant une foule immense qui se rassemble en ville. La Lyre met en place un défilé improvisé à travers le public massé en nombre tout le long du parcours[64].

Tournée en Suisse[modifier | modifier le code]

Du samedi 7 au dimanche 15 août 1954, la Lyre decazevilloise part en tournée en Suisse à l’occasion du festival international de Lucerne. La délégation decazevilloise se compose de 55 participants dont 13 accompagnants[63].

Déroulé de la tournée de 1954[modifier | modifier le code]

  • Samedi 7 août : déplacement de Decazeville à Annemasse.
  • Moment de détente à Douvaine, le 8 août 1954.
    Dimanche 8 août : prestation à Douvaine[76], défilé et cérémonie au monument aux morts en matinée, concert en soirée.
  • Lundi 9 août : déplacement de Annemasse à Lucerne (via Évian, Montreux et Interlaken), concert en soirée.
  • Mardi 10 août : journée libre à Lucerne.
  • Mercredi 11 août : déplacement de Lucerne à Annemasse (via Berne et Neuchâtel).
  • Jeudi 12 août : journée libre à Genève.
  • Vendredi 13 août : déplacement de Annemasse à Aix-les-Bains (via Annecy), concert en soirée au théâtre de verdure[32].
  • Samedi 14 août : déplacement de Aix-les-Bains à Valence (via Chambéry et Grenoble).
  • Dimanche 15 août : déplacement de Valence à Decazeville (via Privas, Aubenas, Mende et Rodez). En fin de journée, entrée en musique en ville, les cars suivront derrière le défilé[63].

Grand incendie[modifier | modifier le code]

Photo rarissime de l’incendie de la Lyre decazevilloise prise le mercredi 20 octobre 1954.

Le mardi 19 octobre 1954[77], un violent incendie ravage les locaux de la Lyre decazevilloise. Malgré des efforts soutenus, la mémoire de la société (archives administratives et musicales) mais aussi de nombreux instruments de musique disparaissent en fumée[32]. Seule rescapée du désastre, une contrebasse à cordes (en service depuis les origines de l’orchestre). L'origine du sinistre est lié à un dysfonctionnement du poêle servant au chauffage[69].

Les Trente Glorieuses de la Lyre decazevilloise (1955-1983)[modifier | modifier le code]

Renaissance de la Lyre[modifier | modifier le code]

Dans l’hiver 1954-1955, la municipalité et les sociétaires de la Lyre decazevilloise débutent la construction en dur d’une nouvelle salle de musique[32]. L’orchestre reprend ses activités. Un vaste élan de solidarité de la population et des industriels decazevillois, se mobilise autour de la Lyre pour quelle se relève de cette catastrophe. Paul Ramadier, maire de Decazeville, ministre et président du conseil, propose dans l’attente d’un nouveau local de musique, de mettre à disposition la salle du conseil municipal, pour y donner des cours de musique mais aussi pour assurer les répétitions de l’orchestre. Rapidement, la Lyre reçoit de très nombreux nouveaux instruments dont deux soubassophones[64].

Années dorées[modifier | modifier le code]

  • Année 1957 : Déplacement de 4 jours du 20 au 24 septembre à Lourdes avec concerts, ainsi qu’un autre concert à Ax-les-Thermes[32].
Le Président Gaston Ricard et le chef de musique Raymond Robin sont reçus par le nouveau maire René Rouquette au retour du festival d'Oléron en juillet 1959.
  • Année 1959 : Le 4 et 5 juillet 1959, la Lyre participe au concours national de musique du Château-d’Oléron et se déplace en qualité de musique d'honneur[78].

Crise du charbon[modifier | modifier le code]

  • Année 1961 : La fermeture partielle des houillères[79] marque un coup qui pourrait être fatal à tous ces hommes de bonne volonté amateurs de musique. Les jeunes s'en vont, le recrutement se tarit ; une poignée d'anciens demeurent, s'accrochent en dépit des circonstances, veulent maintenir la Lyre en vie à tout prix[32].
  • Année 1962 : Voyage d'agrément autour des châteaux de la Loire.
  • Année 1965 : Voyage d'agrément sur la côte d’Azur sera aussi à l’honneur avec la visite de Marseille, Cannes, Juan-les-pins, Nice, Monaco
  • Année 1968 : Le président Gaston Ricard abandonne la présidence effective de la Lyre decazevilloise. Son successeur est Fernand Boyer, directeur d'école, qui depuis quelques années invite ses jeunes élèves à rejoindre l'école de musique de la Lyre. C'est sur cette dernière que le nouveau président porte tous ses efforts. Il fait des enfants susceptibles de rester dans le pays minier, et son intervention se montre fructueuse : l'effectif de l’école de musique monte à 80 élèves répartis en quatre divisions : préparatoire, élémentaire, moyenne et supérieure[32]. Cette même année, la fête de Decazeville est marquée par la participation de la Lyre decazevilloise à la cavalcade sur un char construit par les musiciens[69].
Le char de la Lyre Decazevilloise lors de la fête de 1968.

Prémices d'un changement[modifier | modifier le code]

Au fil des années, le goût d’animer des fêtes et de faire des voyages d’agrément tous ensemble devient moindre car les loisirs deviennent plus nombreux chez les musiciens[80]. La Lyre decazevilloise cherche de nouvelles orientations, permettant de mobiliser les sociétaires tout en préservant l’attractivité de l’orchestre vis-à-vis d’organisateurs de festivités ou de nouveaux musiciens qui souhaiteraient rejoindre la société musicale.

En 1968, Raymond Robin s’entoure de René Portero en qualité de chef de musique adjoint. Ce saxophoniste du rang, professeur au lycée technique de Decazeville, a reçu une formation de sous-chef de musique militaire (comme Raymond Robin), dont il est diplômé. Cette nomination est purement symbolique, René Portero étant rapidement relégué à des tâches subalternes et non musicales[81]. L’intégration d’un chef de musique adjoint est purement stratégique car il fallait quelqu’un avec une certaine souplesse envers les jeunes générations, face à la rigueur incarnée par Raymond Robin[81]. Après mai 68, la jeunesse de la Lyre est quelque part plus turbulente que ses aînés[82], mais toujours avec dignité et respect. L’aspect sévère de Raymond Robin tend à alimenter les boutades des jeunes[61] et sans parler de conflit générationnel, René Portero est là pour ménager les équilibres entre le bureau de l’association et les sociétaires.

Féminisation de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise est un orchestre exclusivement masculin, héritage de la culture orphéonique de la fin du XIXe siècle[83], mais aussi des harmonies militaires qui lui on servit de modèle[84],[85]. Il y a aussi la question de la condition féminine, qui évoluera grandement à la fin des années 60[86],[87],[88],[89]. Les deux premières musiciennes sont intégrées à partir de 1969 et ces deux cousines rejoignent les rangs par cooptation du père de l’une d’entre elle, auprès du bureau de la Lyre. L’organe décisionnaire de l’orchestre a validé cette intégration après de rudes discussions internes et le résultat est un petit événement sociétal. À partir de ce moment là, entourées de leur collègues musiciens elle participent à la vie de l’orchestre[90]. Avant d’être femme, ce sont d’abord deux musiciennes diplômées et compétentes qui sont sollicitées par le chef de musique Raymond Robin. Toutes deux ont fait leur apprentissage en flûte traversière, instrument sous-représenté à cette époque dans les rangs de l’orchestre. Cela sera un argument déterminant à leur venue dans cet environnement masculin[90]. Cette féminisation impose la nécessité de vêtir en concert la Lyre decazevilloise d’une manière mixte. Cela sera l’élément déclencheur à l’acquisition du premier uniforme de la société musicale. Ces deux musiciennes participent à la répétition hebdomadaire qui a lieu le vendredi soir. L’orchestre compte une cinquantaine de membres et rares sont ceux qui manquent à l’appel. C’est l’époque où la Lyre decazevilloise dispose d’un archiviste non musicien, M. Etienne Batut, appelé Monsieur Étienne par les sociétaires. Ce mélomane est un fidèle de la Lyre qui met un peu de son temps au service d’un collectif[81]. Le répertoire est parfois trop difficile pour les deux jeunes musiciennes, mais l’entraide musicale est là entre les deux cousines. Les premières sorties musicales arrivent et les deux jeunes femmes participent au défilé de la fête de Decazeville 1969, orchestre d’harmonie et batterie-fanfare de l’Avenir decazevillois réunis. Le chef de musique Raymond Robin guide l’ensemble d’un pas cadencé. Elles seront aussi de la plupart des sorties et concerts avec l’orchestre, à l’image de la fête de la Sainte-Cécile, sainte patronne des musiciens[90].

Affirmation d’une identité musicale[modifier | modifier le code]

  • Fête de Decazeville septembre 1969, défilé avec la batterie fanfare Avenir Decazevillois dans la nouvelle tenue officielle.
    Année 1969 : Le chef de musique Raymond Robin souhaite donner une nouvelle dimension et envergure à l’orchestre d’harmonie de Decazeville. En effet, la Lyre decazevilloise n’a toujours pas d’uniforme complet. La décision est donc prise de commander un uniforme complet pour tous, la nouvelle tenue s’inspirant d'un uniforme de cérémonie de l'armée de l'air. La tenue de la Lyre se compose d’un pantalon à bande garance et d’une veste couleur bleu marine, complété avec chemise blanche, cravate, fourragère, casquette blanche sans oublier les galons pour différencier une hiérarchie entre le chef de musique et les musiciens. La tenue est officiellement inaugurée en concert le 5 juin 1969 sous la halle de Decazeville (de nos jours salle de spectacles Yves-Roques).
  • Année 1970 : La Lyre decazevilloise est revenue à un effectif avoisinant 60 exécutants. Le niveau musical progresse, permettant de donner des concerts en salle devant un public nombreux[91]. Le 15 avril, le programme de concert annonce entre autres :« Tannhaüser », de Wagner et des extraits de « L'auberge du cheval blanc », de Ralph Benatzky. Ce répertoire fait réclamer la lyre en Aveyron où en 1970 elle s'est produite à Villefranche-de-Rouergue pour la Quinzaine de la Culture et de l'Enseignement, ce qui lui valut d'ailleurs les félicitations de la municipalité, et à Rodez pour l'exposition[32].
Photo officielle de la Lyre decazevilloise en 1970.

Tableau des grades utilisés à la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Désignation Lyre decazevilloise Attributs Lyre decazevilloise Fonction d'équivalence militaire[92] Grade d'équivalence militaire
Chef de musique
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Chef de musique de 1re classe Capitaine
Chef de musique adjoint
Lyre decazevilloise - Chef de musique adjoint.jpg
Chef de musique de 2e classe Lieutenant
Chef de pupitre
Lyre decazevilloise - Chef de pupitre.jpg
Sous-chef de musique de 1re classe Adjudant-chef
Musicien sociétaire
Lyre decazevilloise - Musicien du rang.jpg
Musicien tuttiste[93] Militaire du rang

(équivalent 1re classe)

Esprit fédéral[modifier | modifier le code]

Le département de l’Aveyron regroupe de nombreuses sociétés de musique et bien souvent, celles-ci ne se fréquentent pas. Afin de remédier à cette situation d'isolement, l’Union des Sociétés Musicale des l’Aveyron (USMA) est créée en 1972[94] à l’initiative de Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise. Le but est de permettre aux sociétés de musique amateurs du département, de mieux se connaître, de s’entraider, d’éveiller des vocations musicales dans une pratique musicale en bénévole et en amateur, et de promouvoir la musique d’harmonie en particulier (mais aussi batterie-fanfare, chorale, etc.) lors d’un festival départemental annuel[32]. Ceci atteste de la vitalité musicale de l’Aveyron et de la qualité de la musique ainsi jouée y compris de nos jours[95].

Étoffe de l'orchestre moderne[modifier | modifier le code]

Activités musicales dans les années 1970[modifier | modifier le code]

  • Affiche de concert du mardi 11 mai 1976 au cinéma Family de Decazeville.
    Année 1973 : tournée de concerts en Roussillon.
  • Année 1974 : La Bourboule et le Mont-Dore accueillirent les musiciens decazevillois. La Lyre decazevilloise multiplie les prestations : messe, concert, aubades, cérémonies. Jusqu’alors le principe de se produire à titre gracieux était une norme tacite, et trop peu de représentations faisaient rentrer de l’argent dans les caisses de l’association[96]. Le plus souvent, la prestation de la Lyre decazevilloise se faisait contre un défraiement intégral (transport, hôtel, repas). Cette gratuité trouve son origine dans le financement même de la Lyre, qui vit principalement de subventions publiques[97],[98] de la ville de Decazeville depuis ses origines[99],[100],[101].
  • Année 1976 : concert au cinéma Family de Decazeville, le mardi 11 mai.

Bimillénaire de Rodez[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise participe le dimanche 30 mai 1976 au bimillénaire de Rodez en qualité de musique d’honneur. Le matin à 11h30, une messe en musique est donnée en la cathédrale[102] avant une prestation puis un défilé au départ de la place d’armes. La Lyre est complétée par la batterie-fanfare de Decazeville « Avenir decazevillois » (sous la direction musicale du tambour-major Jean-Claude Dal), afin de constituer une formation de 80 musiciens. La marche « Gloire à Decazeville » composée par le chef de musique Raymond Robin est au programme, ainsi que d’autres célèbres marches militaires comme « Cherbourg » et « Salut au 85ème R.I ». La même année, concerts en Auvergne à La Bourboule et au Mont-Dore sur le modèle du déplacement en 1974.

Programme musical de la messe du 30 mai 1976

Locaux de la Lyre au 78 esplanade Jean-Jaurès[modifier | modifier le code]

Lyre decazevilloise, salle de répétition photographiée en avril 2005 après rénovation.

À l’initiative de la municipalité de Decazeville, la Lyre intègre le mercredi 9 mars 1977 ses locaux actuels situé au 78 esplanade Jean-Jaurès. Les musiciens de la Lyre quittent un ancien local à proximité des anciens lavoirs où le bâtiment de la gendarmerie est en construction au même moment. Cette installation est appuyée l'après-midi même par la visite d'une délégation de la municipalité conduite par M. Roques, maire de Decazeville. En raison d'importants travaux et de la création de salles de réunion notamment, l’immeuble André-Cayrol devient le rendez-vous de nombreuses associations de la ville[62].

Activités musicales en 1979 et 1980[modifier | modifier le code]

  • En 1979 l’orchestre participe au festival de musique de Royan et donne le dimanche 3 juin 1979 deux représentations (11h45 et 20h30) place du marché au kiosque de la place Carnot à Fouras (Charente-Maritime)[104].
  • En 1980 la Lyre participe au festival de musique de Mende[105] et d’Espalion.

Tournée en Angleterre[modifier | modifier le code]

La ville de Decazeville est jumelée avec la cité minière de Bolsover en Angleterre depuis 1962. Dans le cadre de ce jumelage sous la conduite de Yves Randeynes, animateur culturel municipal, les musiciens de la Lyre decazevilloise prennent le départ pour l’Angleterre du 29 août au 7 septembre 1980[106]. Ce déplacement musical dont l’initiative revient aux jeunes musiciens de la Lyre sera effectué avec un complément de 22 musiciens de l’harmonie de Marcillac-Vallon. La direction musicale de ce regroupement est assuré par Emile Luis, chef de musique à Marcillac. La délégation de la Lyre decazevilloise conduite par son président Fernand Boyer se compose de 37 personnes[107]. À l’image de Raymond Robin, de nombreux musiciens « cadres » de la Lyre, ne prennent pas part à cette tournée. L’initiative des jeunes musiciens decazevillois n’est pas du goût de tous et cela reflète un climat entre les générations de musiciens qui se dégrade[61]. C’est pour cela qu’un orchestre mixte, mais éphémère, Decazeville-Marcillac est mis en place durant l’été 1980 avec un répertoire commun qui est répété au local de la Lyre à Decazeville[107]. Le contenu du séjour est préparé par l’animateur municipal, assurant le rôle de responsable administratif mais aussi d’interprète. Un compte rendu du séjour avec diapositives est organisé le samedi 2 février 1981[106].

Fond documentaire Y. Randeynes. La Lyre decazevilloise et l'harmonie de Marcillac en défilé le dimanche 31 août 1980 dans les rues de Shirebrook.

Déroulement de la tournée anglaise de 1980[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 29 août : déplacement de Decazeville à Shirebrook.
  • Samedi 30 août :arrivée à Shirebrook dans l'après-midi. Soirée dansante avec réception et buffet offert par la fanfare des mineurs de Shirebrook.
  • Dimanche 31 août : défilé l’après-midi. Buffet en présence du conseil municipal. Concert en soirée en l’église de Shirebrook.
  • Lundi 1er septembre : déplacement à Skegness puis concert l'après-midi au village de vacances des mineurs.
  • Mardi 2 septembre : visite de l’abbaye de Newstead puis de Nottingham. En soirée, concert en programme court dans une maison de retraite.
  • Mercredi 3 septembre : visite des châteaux de Chatsworh et de Bolsover. En soirée, concert de gala dans la salle des fêtes municipale de Bolsover.
  • Jeudi 4 septembre : concert en programme court (matinée) pour les enfants de l’école de Shirebrook.
  • Vendredi 5 septembre : visite de Londres : relève de la garde en musique au palais de Buckingham, la tour de Londres, l’abbaye de Westminster.
  • Samedi 6 septembre : visite du château de Windsor puis départ pour Decazeville.
  • Dimanche 7 septembre : arrivée à Decazeville dans l'après-midi[107].

Départ de Raymond Robin de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Dernière photo officielle de la Lyre decazevilloise sous l'ère Raymond Robin datant de 1982.

Au début des années 1980, Raymond Robin dirige quasiment seul les répétitions de la Lyre depuis son arrivée à Decazeville. Son chef de musique adjoint René Portero, n’est que très peu sollicité dans la direction musicale de la Lyre decazevilloise[81]. En parallèle, Raymond Robin initie des élèves de l'école de musique à s’essayer à la direction d’orchestre, là encore d’une façon très ponctuelle et limitée[61]. Sur le plan musical, après presque 40 ans passés à la direction de l’orchestre, Raymond Robin ne trouve plus les ressources nécessaires pour renouveler son approche musicale et humaine. Il mesure difficilement l’évolution sociale de la Lyre qui souhaite une certaine modernisation des choses. L’interprétation de la pièce de concert "les vers luisants" déclenche une vive altercation en répétition entre les jeunes musiciens et le chef. Raymond Robin quittera la salle en guise de protestation et cet épisode est assez significatif de cette période de tensions internes[69].

À l’occasion de la Sainte Cécile 1982, le chef de musique adjoint René Portero assure la direction musicale par intérim de l’orchestre d’harmonie de Decazeville. Le chef de musique Raymond Robin ne peut plus assurer sa fonction et cela à différents titres[61] :

  • Mauvaise chute à son domicile du haut de son mur d'entrée
  • Autre chute dans un bus suite à un brusque coup de frein, le 17 octobre 1982 sur le retour du festival régional des harmonies junior à Montauban avec l'orchestre départemental d'harmonie de l'Aveyron

La côte brisée, sa femme ignorera tout de cet accident de bus dans un premier temps. Ne pouvant se rétablir pleinement, cette fracture de côte le met définitivement dans l'impossibilité de continuer. À l’assemblée générale de la Lyre decazevilloise fin 1982, c’est la première fois que Raymond Robin revient à la salle de répétition depuis son accident. Le visage tendu, il y annonce son départ sans autre explication[69].

L’ouverture à la société civile contemporaine (1983-1992)[modifier | modifier le code]

Passation de pouvoir[modifier | modifier le code]

Le président Vincent Vivas (à gauche) confie la direction de la Lyre à René Portero (à droite) promu chef de musique.

Dès le début de l’année 1983, Raymond Robin quitte officiellement ses fonctions de chef de musique. Le président de la Lyre, Vincent Vivas, confie la direction de l’orchestre au chef de musique adjoint René Portero, promu chef de musique[61]. Il est assisté immédiatement par Messieurs Jean Bourdoncle (trompettiste), Jean-Pierre Bousquet (saxophoniste) et Mademoiselle Christine Prat (flûtiste), nommés tous les trois chefs de musique adjoints. Dans un premier temps la transition se fait à quatre, mais les contraintes scolaires ou professionnelles font que seul Jean Bourdoncle reste aux côtés de René Portero. Une grande entente anime les deux hommes, tant sur le plan humain que musical. La Lyre decazevilloise démarre un nouveau cycle avec des départs et des arrivées parmi les sociétaires[81]. Parmi les départs, on trouve quelques musiciens fidèles à Raymond Robin car l’assouplissement des règles de fonctionnement de l’orchestre par René Portero ne sont pas du goût de tous[81]. Une stricte discipline instaurée depuis presque 40 ans disparaît progressivement, laissant quelques musiciens dans une certaine nostalgie. La nomination de René Portero suscite un temps, méfiance et interrogations de la part de certains musiciens. Pour les plus conservateurs, les habitudes et coutumes décennales ne tolèrent que difficilement le changement[69].

René Portero, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

René Portero
Description de cette image, également commentée ci-après
René Portero, chef de musique de la Lyre decazevilloise (photographié en mars 2018)
Nom de naissance René Sylvain Portero
Naissance (89 ans)
Decazeville, Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique adjoint de la Lyre decazevilloise (1968-1983), Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1983-1992)

Enseignant, chef d'orchestre

Né le 8 novembre 1930 à Decazeville, René Portero débute la musique à l’adolescence à l’initiative de son père qui lui achète un saxophone ténor. Initié dans un premier temps par Raymond Robin, chef de musique de Lyre decazevilloise, il est appelé sous les drapeaux pendant 18 mois au début des années 50. Envoyé à Paris, il intègre sur concours la musique militaire du 1er régiment du train et y fréquente des musiciens professionnels de haut niveau issus du conservatoire supérieur de musique. Rapidement, il souhaite se perfectionner et on l’oriente vers la classe de Daniel Deffayet au Mans où il est obtient un premier prix du conservatoire en saxophone. Dans le milieu militaire en parallèle, René Portero se distingue lors du concours de sous-chef de musique militaire, pour lequel il est reçu. En 1968, René Portero retrouve la Lyre Decazevilloise pour y être nommé chef de musique adjoint. Premier prix de conservatoire, il n'est pourtant pas musicien de carrière préférant se tourner vers l'éducation nationale (reçu au concours de l'éducation nationale en 1962, 14e sur 100 candidats) en tant que professeur au lycée technique de Decazeville. Il est nommé chef de musique de la Lyre decazevilloise en 1983 par le président de la Lyre Vincent Vivas et exercera cette mission jusqu’en 1992. De retour dans les rangs comme simple musicien sociétaire dans les années 90 et 2000, il continue de faire profiter la Lyre decazevilloise de son expérience de saxophoniste. Musicien accompli, il joue au fil de sa carrière musicale, de la clarinette, du saxophone alto, du saxophone ténor et même de la contrebasse à cordes dans de nombreuses formations et orchestres comme les « compagnons de la nuit » qu'il a fondé[81].

Nouveau répertoire musical[modifier | modifier le code]

René Portero le nouveau chef de musique souhaite faire évoluer la physionomie de la Lyre decazevilloise dès sa prise de fonction[81]. Le répertoire de l’orchestre qui fait l’objet de toutes les attentions, va être considérablement remis aux goûts du jour. Ainsi les premières pièces de variétés ou de jazz font une entrée remarquée au répertoire de la Lyre decazevilloise[61]. Cette musique légère n’avait pas eu le droit de citer jusqu’alors, dans une programmation consacrée aux grandes œuvres du répertoire classique et à la musique de tradition militaire[69]. Seulement en fin de mandat, Raymond Robin avait intégré quelques œuvres plus moderne au répertoire sur la proposition de Jean Bourdoncle[81]. Ce répertoire plus actuel proposé par le binôme Portero-Bourdoncle est salué par les musiciens, mais aussi par le public toujours aussi fidèle aux concerts. Les deux hommes animent la vie musicale de la Lyre en se répartissant les rôles : le chef de musique René Portero dirige principalement le répertoire classique (transcription), alors que le chef de musique adjoint Jean Bourdoncle s’intéresse plus particulièrement aux pièces de caractère moderne ou de jazz. Il y a aussi une évolution des mentalités car sous Raymond Robin, les jeunes qui souhaitaient jouer en autonomie à l’issue d’un défilé ou d’un concert ne pouvaient pas le faire, le chef ne tolérant pas le principe de « bœuf musical » par des musiciens revêtus de la tenue Lyre[61].

Nouvelles œuvres au répertoire de la Lyre decazevilloise (1983)
  • Alexander’s Ragtime band (I. Berlin)
  • Festival Charles Trenet (L. Delbecq)
  • Huit et demi (N. Rota)
  • Indonesian boat song (J. Penders)[108]

Jean Bourdoncle, chef de musique adjoint de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Jean Bourdoncle
Description de cette image, également commentée ci-après
Jean Bourdoncle, chef de musique adjoint de la Lyre decazevilloise (photographié le 27 août 2017)
Nom de naissance Jean Bourdoncle
Naissance (57 ans)
Decazeville, Drapeau de la France France
Activité principale Chef de musique adjoint de la Lyre decazevilloise (1983-1992)
Distinctions honorifiques

Chevalier de l'ordre des Palmes académiques Chevalier de l'ordre des Palmes académiques

Compositeur, chef d'orchestre, Professeur d'éducation musicale

Œuvres principales

  • Choral and negro spiritual
  • CNAC
  • Écureuil
  • Fête à la Nèhe
  • Milieu vivant
  • Mine de rien
  • Sigurd
  • Treptagone

Né le 19 avril 1962 à Decazeville (Aveyron), Jean Bourdoncle est issu d'une famille de musiciens sociétaires à la Lyre decazevilloise. Ses études musicales passent par l’orchestre d’harmonie de la Lyre en qualité de percussionniste puis trompettiste et il fera ses débuts musicaux dans les cours de Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise. Son cursus le prépare à devenir l’un des premiers musiciens professionnels[109] issu des rangs de l’orchestre d’harmonie de Decazeville tout en s’impliquant fortement dans la pratique musicale en amateur dans le tissu associatif et confédéral[110].

Carrière musicale dans l'éducation nationale[modifier | modifier le code]

Parcours en orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

Membre de la SACEM[modifier | modifier le code]

Acteur culturel en Dordogne[modifier | modifier le code]

Evolution de société[modifier | modifier le code]

Le monde de la musique n'a pas laissé jusque là une place importante à la condition féminine, et l'on peut même parler d'une forme de ségrégation horizontale[111],[112],[113],[114]. À l'image de certains orchestres, les femmes sont minoritaires en nombre dans l’effectif global des sociétaires[115],[116],[117]. Elles se trouvent essentiellement à la flûte et au hautbois sous la direction de Raymond Robin. Dès 1983 avec René Portero, la féminisation s’élargie à d'autres pupitres avec des générations de musiciennes nées entre 1963 et 1966 qui arrivent dans les rangs[61]. La Lyre decazevilloise se rajeunit et une dynamique nouvelle se met en place, autour d'une bande de copains ayant un âge similaire. De nouvelles tranchent d’âges apparaissent dans les rangs, à savoir des collégiens et des écoliers, qui viennent parfois à l’école de musique de la Lyre, véritable vivier de musiciens, par effet domino de camaraderie. L’entente s’illustre principalement à la fin de chaque répétition, où un groupe d’une vingtaine de jeunes de la Lyre se retrouve chez le chef de musique adjoint Jean Bourdoncle, avant de prolonger la soirée en extérieur. L’orchestre devient beaucoup plus convivial pour les jeunes, et les anciens s'y trouvent bien aussi dans une sérénité et un respect entre les différentes générations[81].

Orchestres et formations périphériques[modifier | modifier le code]

Le début des années 80 à la Lyre decazevilloise est marqué par la création en interne de plusieurs formations périphériques à l’orchestre d’harmonie de la Lyre. Cette démarche à l’initiative des plus jeunes sociétaires, traduit la volonté de la société musicale de s’ouvrir davantage en abordant d’autres répertoires avec des orchestres spécifiques. Le fait d’aborder de la musique de Feria ou du jazz par exemple n’était jusque alors pas envisageable sous la direction de l’ancien chef de musique Raymond Robin[81]. On note à partir de 1983, la création des formations suivantes :

  • orchestre bavarois de la Lyre[108]: bal et soirée dansante
  • Quintette de jazz de la Lyre[118]: musique de chambre, gala et cocktail

Première tournée en Bretagne[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise reçue en mairie de Perros-Guirec, le dimanche 28 août 1983.
Programme de concert du mardi 30 août 1983 à salle polyvalente de la Clarté-Ploumanac’h.

À la fin de l'été 1983, la Lyre decazevilloise part en tournée en Bretagne et propose plusieurs concerts lors de ce déplacement du 27 août au 1er septembre 1983. L’organisation du séjour revient à Pierre Bourdoncle, musicien sociétaire de Decazeville qui a tout planifié : concerts, hébergement et repas[119].

Déroulement de la tournée de 1983[modifier | modifier le code]

  • Samedi 27 août : déplacement en grand effectif jusqu’à Perros-Guirec puis concert le soir même à Trégastel.
  • Dimanche 28 août : visite du centre national des télécommunications de Pleumeur-Boudou avec le directeur du centre, M. Cloin, saxophoniste ; réception à la Mairie de Perros par le Maire, M. Bonnot, tout son conseil et la musique municipale ; promenade sur la côte et concert à Louannec.
  • Lundi 29 août : excursion à Tréguier, Paimpol et défilé, concert à Guingamp avec réception par le Député-Maire, M. Brian.
  • Mardi 30 août : visite des rochers, et des célèbres carrières de granit rose, et le soir repas de gala avec les musiciens de Perros, puis grand concert dont la 3ème partie fut la réunion des deux sociétés dirigées tour à tour par leurs chefs. En fin de soirée, bal animé par l'orchestre bavarois de la Lyre.
  • Mercredi 31 août : promenade en mer avec la visite des sept îles.
  • Jeudi 1er septembre : retour à Decazeville via Saumur[120].

École de musique associative[modifier | modifier le code]

Avec le départ de Raymond Robin, la ville de Decazeville n’a plus d’agent municipal en charge de l’enseignement musical. Il se pose alors la question du devenir de l’orchestre d’harmonie qui ne plus recruter faute d’enseignant en activité sur les instruments en vent en particulier. Au début des années 80 sur le secteur de Decazeville, il n’y a pas de musiciens professionnels pouvant enseigner les disciplines instrumentales nécessaires à l’orchestre d’harmonie. La Lyre decazevilloise décide alors de reprendre en interne sous forme associative, cette mission d’école de musique en s’entourant de bénévoles sur les bases de la structure laissée par Raymond Robin. Des sociétaires de la Lyre les plus avancés musicalement s’improvise enseignant et donne des cours d’instrument mais aussi de solfège. Au fur et à mesure, cette nouvelle école s’organise autour d’un directeur d’école de musique et M. Jean-Pierre Radtke (trompettiste à la Lyre) en sera le premier titulaire[61].

La mairie de Decazeville, soucieuse de l’image culturelle de sa ville, apporte un soutien important mais surtout croissant dans le développement de cette école. Les subventions sont redéfinies afin de permettre l’achat de matériels pédagogiques neufs, des instruments de musique, mais aussi des partitions. La municipalité met à disposition des locaux fonctionnels (salles de cours et de répétition) et détache un agent municipal ayant des connaissances musicales, ce qui permet à l’école de musique de disposer d’atouts éducatifs supplémentaires[61].

La méthode pédagogique dans un premier temps est celle de Raymond Robin à l’image de l’ouvrage de "solfège populaire" de Ernest Van de Velde, dont la parution remonte à 1947[121]. L’équipe de professeurs est issue des rangs de la Lyre, et c’est du bénévolat pour tous. Le redémarrage de l’école est progressif, ce qui permet par la suite de mettre en place un orchestre d’harmonie école. Ainsi au milieu des années 80, l’école de musique en pleine croissance va compter une centaine d’élèves inscrits. L’activité augmente à tel point que certains musiciens de la Lyre pensent que l’école de musique peut faire de l’ombre à l’activité de l’orchestre d’harmonie. L’école de musique souhaite ainsi se produire plus souvent en public, et donc valoriser son rôle pédagogique sur Decazeville. Cette initiative est mal accueillie dans un premier temps par les sociétaires, car l’orchestre d’harmonie ne souhaite pas être dans l’ombre de sa filiale d’enseignement. L’investissement des élèves est important et régulier, ce qui permet de faire basculer régulièrement des jeunes dans les rangs de la Lyre. Il en résulte un renouvellement des pupitres qui est assuré[69].

Salle Jean-Paul Sartre de Decazeville[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1986, l’ancien cinéma PAX de Decazeville nouvellement restauré, est inauguré sous le nom de salle municipale Jean-Paul Sartre. Le service culturel municipal de Decazeville propose une vaste programmation mettant en exergue la polyvalence de la nouvelle salle entre musique, cinéma et théâtre. La soirée est présidée par le docteur Pierre Delpech, maire de Decazeville. La partie musicale est confiée à la Lyre decazevilloise, sous la direction du chef de musique René Portero assisté du chef de musique adjoint Jean Bourdoncle. La municipalité a aussi invité la batterie-fanfare « Avenir Decazevillois » dirigée par le tambour-majour Jean-Claude Dal. C’est par une longue ovation que se conclut la prestation de l’orchestre d’harmonie qui met en relief les qualités acoustiques des lieux[81]. Cette salle devient par la suite le lieu de concert de prédilection de la Lyre decazevilloise et de nombreux musiciens issus de l’école de musique y font régulièrement leurs débuts. Cette salle dont l'activité déclinait depuis 2002[122], fermée définitivement depuis le 19 septembre 2006[123], a été détruite par un incendie accidentel le 3 avril 2010[124],[125].

Deuxième tournée en Bretagne[modifier | modifier le code]

À la fin de l’été 1986, la Lyre decazevilloise effectue sa deuxième tournée en Bretagne du 21 août au 31 août, après celle de 1983. Une fois encore ce voyage est organisé par Pierre Bourdoncle, musicien sociétaire de Decazeville.

Déroulement de la tournée de 1986[modifier | modifier le code]

  • Jeudi 21 août : déplacement de Decazeville à Guingamp, puis installation à la maison rurale de Restmeur en fin d’après-midi, un ancien manoir qui sera l’un camp de base de la tournée. Soirée libre pour tous les participants.
  • Vendredi 22 août : répétition d’orchestre en matinée, visite de la baie de Saint-Brieuc et de la station balnéaire de Saint-Quay-Portrieux dans l’après-midi. En soirée, concert dans le parc du Restmeur organisé par le comité des fêtes de Pabu. La tournée des musiciens decazevillois (44 exécutants) a fait l’objet d’un reportage sur FR3 Bretagne.
  • Samedi 23 août : visite de Guingamp, puis réception officielle en mairie par la municipalité. Défilé en ville, puis concert en fin d’après-midi au kiosque du jardin public. Cette prestation est l’occasion d’intégrer de jeunes musiciens issus de l’école de musique de la Lyre decazevilloise. En soirée, les musiciens de la Lyre assistent à un match de foot de 2e division « Guingamp-Strasbourg », qui déroule juste à côté de leur camp de base.
  • Dimanche 24 août : visite du barrage de la Rance, Cancale, le Mont Saint-Michel et la cité corsaire de Saint-Malo.
  • Lundi 25 août : répétition en matinée, puis visite du cap Fréhel et des stations de la côte d’Émeraude l’après-midi. De retour au Restmeur, soirée privée animée par le quintette de jazz de la Lyre.
  • Mardi 26 août : visite avortée de l’île de Brehat en raison d’une tempête. Déplacement à Perros-Guirec, visite du phare de Ploumanach et de la station ornithologique de l’île Grande. En soirée, répétition commune avec les musiciens de l’harmonie de Perros-Guirec dans leurs locaux.
  • Mercredi 27 août : changement de camp de base depuis le Restmeur vers le Castel Sainte-Anne à Trégastel, un centre de repos en bord de mer qui les avait déjà accueillis en 1983. En soirée, concert concert dans le centre des congrès de Trégastel.
  • Jeudi 28 août : visite de la corniche d’Armorique, Saint-Michel-en-Grève, Locquirec, Saint-Paul-de-Léon. Arrivée à Roscoff, embarquement et visite de l’île de Batz. En fin d’après-midi, réception à Plestin-les-Grèves par le comité d’animation culturelle et concert en soirée en l’église.
  • Le vendredi 29 août : visite des rochers de Trégastel et de l’île aux Lapins. L’'après-midi à Perros-Guirec, ascension de la pointe du château puis en soirée, réception officielle en mairie.
  • Samedi 30 août : journée libre à Perros-Guirec. L’après-midi, défilé en ville puis repas offert par les amis de l'harmonie de Perros. En soirée, concert au palais des congrès de la ville où une troisième partie de concert dirigée par les chefs respectifs (J.J. Lucas, R. Portero et J. Bourdoncle) rassemble plus de 80 musiciens.
  • Dimanche 31 août : retour à Decazeville via Nantes et Poitiers[126].
Programme de concert du samedi 30 août 1986

Partie I :

  • Albula, marche (O. Tschuor)
  • La Dame Blanche, ouverture (F.A. Boeldieu)
  • Panorama de Russie (F. Lemire)
  • Un Américain à Paris (G. Gershwin)
  • Romance pour cor et orchestre, extrait du 3e concerto (W.A. Mozart), soliste Bernard Bourdoncle

Partie II :

  • Danse du sabre (A. Khatchaturian)
  • Danses hongroises n° 5 et 6 (J. Brahms)
  • The Pink Panther (Thème de Mancini)
  • A travers nos provinces (L. Delbecq)
  • Bravo Edith Piaf (G. Besson)
  • Flashdance... What a feeling (G. Moroder)
  • Orphée aux enfers (ouverture d’Offenbach)

Partie III avec l’harmonie de Perros-Guirec :

  • Amsterdam Harbour (Kelly)
  • Quatre contredanses (L.V. Beethoven)
  • Les Danses hongroises (Brahms)
  • Couleurs d'Harmonie (M. Chapuis)[126]

Nouvelle image[modifier | modifier le code]

Dans les années 80, la Lyre decazevilloise n’attire plus suffisamment à elle le public mais aussi de nouveaux musiciens pour renforcer ses rangs. L’école de musique de la Lyre pourtant très dynamique en effectifs se heurte à l’image renvoyée par son orchestre d’harmonie de tutelle. Pour l’essentiel, le grand public ne retient que les nombreuses participations de la Lyre aux cérémonies officielles, le répertoire « militaire » associé à ces rendez-vous et surtout l’uniforme officiel de la Lyre d’aspect lui aussi militaire avec ses galons et fourragère[61]. Un décalage est très visible entre cette image protocolaire renvoyée par la société musicale et les attentes festives des comités des fêtes et autres organisateurs, à l’heure où les premières bandas aux tenues colorées[127] et au répertoire issu des férias[128], font leur apparition dans les fêtes locales où participe aussi la Lyre decazevilloise. Les sociétaires ont du mal à se motiver et à se mobiliser pour répondre aux contrats musicaux de l’association car la Lyre n’est plus en phase avec son époque, que cela soit dans son image ou dans son répertoire[81]. Dès 1988 l’orchestre decazevillois renouvelle son costume officiel et souhaite rompre avec son uniforme car les traditions et les valeurs d’origine militaire ne font plus recettes auprès des jeunes générations.

Costume Séoul[modifier | modifier le code]

Ce deuxième uniforme de la Lyre decazevilloise depuis sa création s’inspire de la tenue de la délégation française aux jeux olympiques d’été à Séoul en 1988[129],[130]. La déclinaison Lyre decazevilloise se compose d’un canotier, une veste de costume couleur bleu marine, un pantalon gris en tergal, une chemise blanche et un nœud papillon assorti à la veste. Cette tenue témoigne du souhait d’une plus grande attractivité et de convivialité à la Lyre decazevilloise. L’achat de ces costumes représente un investissement financier très important, car il n’y a pas de reste à charge pour le musicien sociétaire. La ville de Decazeville participe aux dépenses, renouvelant son soutien à la Lyre decazevilloise.

Bicentenaire de la révolution française[modifier | modifier le code]

Le vendredi 7 avril 1989, la Lyre decazevilloise donne un concert dans le cadre des célébrations du bicentenaire[131],[132],[133]de la révolution française à la salle Jean-Paul Sartre de Decazeville. La soirée qui se déroule à guichet fermé avec 397 entrées (capacité maximale de la salle), présente la Lyre decazevilloise et ses 51 exécutants présents (sur 53 inscrits) dans sa nouvelle tenue dite « Séoul 1988 » et avec un répertoire de circonstance. La municipalité de Decazeville dans sa quasi-totalité fait le déplacement autour du maire Pierre Delpech[134]. Des élus de communes voisines de Cransac, Firmi ou Aubin sont aussi présents, sans oublier Raymond Robin, président fédéral des sociétés musicales de l'Aveyron et ancien chef de musique de la Lyre. Dans un propos préliminaire, le président de la Lyre Vincent Vivas présente les évolutions de l'orchestre d'harmonie qui s’est considérablement rajeuni grâce à la dynamique de son école de musique (25 ans de moyenne d’âge dans les rangs)[61]. Le programme proposé par le chef de musique René Portero, assisté de Jean Bourdoncle comporte trois parties : classique, répertoire révolutionnaire, jazz et variétés. Jean Bourdoncle proposera l’une de ses compositions, sous le titre de « Choral et negro spiritual », inspirée d’une pièce interprétée à Toulouse et spécialement adaptée pour la Lyre[81].

Programme de concert du bicentenaire

Partie I :

Direction René Portero

  • Challenger (J. Darling)
  • Au pays lorrain (G. Balay)
  • Speranza (H. Labit)
  • Mini boogie (J. Darling)

Partie II : hommage à la révolution

Direction René Portero

Direction Jean Bourdoncle

Partie III :

  • Gremlins (J. Goldsmith)
  • Pierre et le loup (S. Prokofiev), récitant Christian Hot
  • Choral et negro spiritual (J. Bourdoncle)
  • Show lido (J. Darling)
  • Rag (J. Rivers)[108]

Bimillénaire de Limoges[modifier | modifier le code]

Le samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 1990, la Lyre decazevilloise avec 32 exécutants participe aux célébrations du bimillénaire de Limoges[135] en qualité de musique d’honneur amateur, au côté de nombreuses formations musicales amateurs et professionnelles dont la Musique de la garde républicaine et la Musique des gardiens de la paix de Paris. La Lyre decazevilloise s’est déplacée dans le cadre d’une invitation officielle de la ville de Limoges[108].

Programme du samedi 30 juin 1990
  • animation au quartier des Portes‑Ferrées (après-midi) suivi d’un défilé depuis l’hôtel de ville jusqu’à la place de la République
  • En fin de journée, rassemblement des sociétés musicales invitées place de la république. La Musique de la garde républicaine se positionne au coté de la Lyre decazevilloise[118].
  • En soirée, concert de la Musique de la garde républicaine et de la Musique des gardiens de la paix.

Répertoire d’animation au quartier des Portes‑Ferrées

  • Broadway (A. van Leeuwen)
  • Albula (Tchoor)
  • Costa del sol (J. Darling)
  • Airs bavarois[108]
Animation sur podium du dimanche 1er juillet 1990 en fin d’après-midi
  • Fehrbelliner Reitermarsch (R. Henrion)
  • Moment for Morricone (J. de Meij)
  • Show lido (J. Darling)
  • Costa del sol (J. Darling)
  • Vive la piste (H-Lasry)
  • Dans les rues d’Antibes (S. Bechet)
  • La grande évasion (E. Bernstein)[108]

Transition en douceur[modifier | modifier le code]

Au début de la saison 1990-1991, Stéphan Pouget, qui est trompettiste à la Lyre decazevilloise, montre un intérêt dans le domaine de la direction d’orchestre. En effet, son parcours musical au conservatoire de Toulouse mais aussi ses études universitaires en musicologie le destine à devenir un professionnel de la musique. A l’occasion du concert de la Sainte Cécile donné le 15 décembre 1990 en la salle Jean-Paul Sartre de Decazeville, Stéphan Pouget est invité à diriger ses deux premières œuvres avec la Lyre[118].

Fête de la Sainte Cécile[modifier | modifier le code]

Sainte Cécile est la patronne de la musique, des musiciens, des compositeurs, des luthiers, des chanteurs et des poètes. Elle est fêtée le 22 novembre. La Lyre decazevilloise n’oublie jamais l’occasion de célébrer cette fête qui est l’occasion de mettre à l’honneur certains des sociétaires lors de la traditionnelle remise de distinctions honorifiques de la Confédération Musicale de France. C’est aussi le moment d’intégrer de nouveaux musiciens dans les rangs de l’orchestre ou de promouvoir des sociétaires à de nouvelles responsabilités. En 1990, la fête de la Sainte Cécile reste l’un des temps forts de la saison musicale de la Lyre decazevilloise. Organisée entre fin novembre et mi-décembre au fil de l’agenda de l’orchestre, la fête de la Sainte Cécile se compose de différents temps dans le même week-end :

  • Concert de gala à la salle Jean-Paul-Sartre de Decazeville le samedi soir
  • Défilé en ville le dimanche matin (itinéraire variable) ; qui fait parfois un détour par le cimetière de Miramont pour honorer en musique les anciens sociétaires[118] ; jusqu’à la place Wilson (église)
  • Messe en musique de Sainte Cécile en l’église Notre-Dame de Decazeville à la suite du défilé
  • Banquet de Sainte Cécile à la suite de la messe[108]
Programme de concert du samedi 15 décembre 1990

Direction René Portero

  • Beer barel polka (R. Brown)
  • Ouverture de Tannhäuser (R. Wagner)
  • Roses de Picardie (H. Wood)
  • Les échos du midi (Kelsen)
  • West side story (L. Bernstein)

Direction Jean Bourdoncle

  • Sigurd (J. Bourdoncle)
  • Sweety (M. Chapuis)

Direction Stéphan Pouget

  • Zoom sur Cosma (J. Brouquières)
  • Raindrops keep falling on my head (B. Bacharach)[108]

À cette époque, le chef de musique adjoint Jean Bourdoncle devient professeur titulaire d'éducation musicale et de chant choral à Périgueux. L’éloignement géographique mais aussi sa nouvelle vie professionnelle en Dordogne l’oblige à se désengager progressivement de la direction musicale de la Lyre decazevilloise. Le chef de musique René Portero comprend rapidement que les retours à Decazeville se feront plus rares et ponctuellement selon le calendrier de la société musicale. Petit à petit, Stéphan Pouget, prend ses marques d'une façon informelle à la direction musicale de la Lyre decazevilloise sans l'attribut officiel de chef de musique[118].

Messe de Sainte Cécile du dimanche 16 décembre 1990

Direction René Portero

  • Grande marche extraite de Tannhäuser (R. Wagner)

Direction Jean Bourdoncle

  • Sigurd I (J. Bourdoncle)
  • Sigurd II (J. Bourdoncle)

Direction Stéphan Pouget

  • Spanish fever (J. Chattaway)[108]

Activités musicales en 1991[modifier | modifier le code]

  • 3 février 1991 : repas des anciens de la Lyre
Restauration de l'orgue Cavaillé-Coll (1991)

Le samedi 6 avril 1991, la Lyre decazevilloise est invitée à participer au concert inaugural de l'orgue Cavaillé-Coll (1874), nouvellement restauré par Pascal Quoirin et Jean Boissonnade en l'église ND de Decazeville, dans le cadre d'un relevage. La tribune est tenue par l'organiste Georges Lartigau qui propose un récital parfois complété d’œuvres pour orgue et trompette avec Jean Bourdoncle. De son côté, la Lyre decazevilloise joue le 1er mouvement de la symphonie inachevée (F. Schubert) sous la direction de René Portero, Aïda (G. Verdi) sous la direction de Jean Bourdoncle et Spanish fever (J. Chattaway) sous la direction de Stéphan Pouget[108].

  • 20 mai 1991 : fête pour la construction du quartier de Bourran à Rodez
  • 1er juin 1991 : animation pour le syndicat d'initiative de Decazeville
  • 17 juin 1991 : fête du parti socialiste à la salle polyvalente de Decazeville
  • 14 juillet 1991 : fête nationale à Decazeville et Firmi
  • 16 août 1991 : fête de Figeac avec la banda de la Lyre
  • 25 août 1991 : fête de Calvinet
  • 8 et 9 septembre 1991 : fête de Decazeville, défilé le samedi soir et cérémonie officielle le dimanche matin en présence de la batterie-fanfare Avenir decazevillois
  • 18 octobre 1991 : adoption de nouveaux statuts, ouverture d'un compte à la caisse d'épargne pour l'école de musique[136]
  • 10 novembre 1991 : fête de la Sainte Cécile, défilé en ville le matin depuis le local esplanade Jean-Jaurès via la rue Foch et l'avenue Cabrol jusqu'à l'église ; puis messe et banquet.
Programme musical de la Sainte Cécile 1991
  1. Marche des prêtres (Mozart)
  2. Prélude et fugue (J-S Bach)
  3. Ouverture de concert (G. Parès)
  4. Sweety (M. Chapuis)[108]

Fin de la mandature René Portero[modifier | modifier le code]

En 1992, le chef de musique René Portero exprime son souhait de quitter ses fonctions pour raisons médicales et personnelles, tout en continuant à jouer du saxophone ténor comme simple sociétaire. Il présente sa démission le 25 janvier 1992[136] lors d'une réunion du bureau de la Lyre decazevilloise et assure une transition en dirigeant l'orchestre occasionnellement, en lien avec Jean Bourdoncle et Stéphan Pouget. Depuis le début de la saison, l'orchestre est désorganisé fonctionnant avec moins de la moitié des 43 sociétaires inscrits[136]. Lors du concert de printemps du samedi 4 avril 1992, salle Jean-Paul-Sartre à Decazeville, il cède en concert la direction de l’orchestre à Stéphan Pouget (trompettiste) promu chef de musique[108]. De son côté, le chef de musique adjoint de la Lyre, Jean Bourdoncle, quitte ses fonctions le jeudi 13 août 1992[108][118] et s’oriente vers la direction musicale de l'orchestre d’harmonie départemental de l’Aveyron. Le bilan de cette décennie est marqué par la renaissance de l'école de musique, qui permet un accès à la musique au plus grand nombre grâce à des tarifs attractifs liés au bénévolat dans l’équipe enseignante. L’harmonie s’est elle-même rajeunie et rassemblée autour d’une bande de copains. Le fait d'avoir un jeune chef de musique adjoint, amenant un nouveau répertoire, entraîne aussi une nouvelle ambiance dans une société musicale qui avait déjà sérieusement rajeuni ses membres dès les dernières années avec Raymond Robin. Après presque 10 ans de service le duo René Portero assisté de Jean Bourdoncle développe un répertoire plus moderne sans renier les œuvres plus classiques. La Lyre qui prend du recul avec sa tradition militaire, permet l’émergence d’une nouvelle esthétique musicale et sociale devenue indispensable où l’orchestre se forme une nouvelle image, beaucoup plus en accord avec la société dans laquelle il évolue[81].

L’émancipation de la jeunesse (1992-1997)[modifier | modifier le code]

Installation du nouveau chef de musique[modifier | modifier le code]

Un vent nouveau souffle à la Lyre decazevilloise avec l'arrivée de Stéphan Pouget au poste de chef de musique, qui est installé dans ses nouvelles fonctions le samedi 11 avril 1992. Pour la première fois dans l’histoire de l’orchestre d’harmonie de Decazeville, un musicien du rang âgé de 21 ans, accède à la plus haute charge musicale de l’orchestre. Immédiatement, le travail ne manque pas, à commencer par se faire accepter musicalement par l'ensemble des sociétaires dont certains musiciens font valoir 40 ans de service actif à la Lyre[61]. Telles sont les nombreuses questions liées à la succession où un travail approfondi et minutieux des répertoires permet à Stéphan Pouget de faire valoir ses aptitudes et son rang.

Stéphan Pouget, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Stéphan Pouget
Nom de naissance Stéphan Pouget
Naissance Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1992-1997)

Enseignant, chef d'orchestre

Après cinq années passées à la tête de la Lyre decazevilloise, Stéphan Pouget prend la parole lors de l'assemblée générale du samedi 13 septembre 1997, pour donner sa démission de chef de musique compte tenu de sa nomination comme professeur d'éducation musicale dans la région parisienne[137].

Carrière musicale dans l'éducation nationale[modifier | modifier le code]

Parcours en orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

Les jeunes au pouvoir[modifier | modifier le code]

Sébastien Agelou devient à l'âge de 20 ans en 1993, le plus jeune président de la Lyre decazevilloise.

Le 27 février 1993 marque un tournant dans la vie de la Lyre decazevilloise qui fait face au désengagement et au départ de sociétaires ayant parfois 40 années de présence et qui ne partagent plus les orientations de la société musicale[108]. Lors de cette assemblée générale est élu à bulletins secrets Sébastien Agelou, qui devient le plus jeune président de la Lyre decazevilloise à seulement 20 ans[136]. Ce sociétaire de la Lyre jouant du trombone anime le nouveau bureau de l’association qui est composé exclusivement de membres âgés de moins de 25 ans[138], là encore une première dans l’histoire de la Lyre.

Nouvel apprentissage du solfège[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre 1993, le chef de musique de la Lyre decazevilloise Stéphan Pouget dresse le constat d'un niveau général des élèves de l'école de musique qui est en dessous des prérequis souhaités. Lors de son audit, il pointe les insuffisances du manuel de formation musicale intitulé "solfège populaire" de Ernest Van de Velde, ouvrage utilisé jusqu'alors. Bien que certains exercices du "solfège populaire" gardent encore un certain intérêt pour la théorie, il préconise d'adjoindre à ce manuel, un deuxième ouvrage intitulé "leçons progressives de lecture et de rythme" de Weber. L'objectif est de permettre à chaque élève d'acquérir plus rapidement des bases musicales solides pour faire vivre l'orchestre d'harmonie de la Lyre decazevilloise[139].

Rayonnement départemental[modifier | modifier le code]

Le chef de musique Stéphan Pouget développe le goût des concerts, défilés et autres animations à la Lyre decazevilloise. L'orchestre se déplace dans de nombreuses communes du département de l'Aveyron comme Aubin, Viviez, Marcillac, Firmi, Rodez, Calvinet, Cransac et Flagnac.

Activités musicales en 1994[modifier | modifier le code]

  • 30 avril et 1er mai : Cahors, stage musical
  • 8 mai : Decazeville et Firmi, cérémonies
  • 23 mai : Marcillac-vallon, fête de la Saint Bourrou
  • 18 juin : Decazeville, fête de la Vitarelle
  • 19 juin : Millau, festival départemental
  • 3 juillet : Galgan, fête votive
  • 9 juillet : Montbazens, fête votive
  • 10 juillet : Le Truel, fête votive
  • 14 juillet : Decazeville et Firmi, cérémonies
  • 7 août : Grand-Vabre, fête votive
  • 28 et 29 août : Cransac, fête votive

De 1995 à 1996, certains contrats sont reconduits et d'autres communes sont intégrées à la programmation comme Farret, Livinhac-le-Haut et Saint-Affrique, ce qui permet à la Lyre decazevilloise de rayonner en dehors de son bassin minier[118].

Soprano coloratur[modifier | modifier le code]

Première restructuration de l'école de musique[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1995, le directeur de l'école de musique Pascal Bonnefous souhaite réorganiser le fonctionnement de son établissement qui ne répond plus aux besoins de la Lyre decazevilloise. Il présente le 20 juillet 1995 au bureau de l'association, un projet de restructuration de l'école de musique.

Contexte[modifier | modifier le code]

Depuis 1946, une école municipale de musique fonctionne à Decazeville sous la responsabilité de la Lyre decazevilloise. Son financement est assuré par les cotisations des élèves et la subvention municipale. Tout jeune decazevillois a ainsi la possibilité d'apprendre la musique et de pratiquer un instrument au sein de la Lyre dont il peut, intégrer les rangs quand son niveau est suffisant[140].

Exposé des motifs[modifier | modifier le code]

En 1995, la Lyre decazevilloise fait face à différentes difficultés :

  • problèmes économiques du bassin minier de Decazeville[141][142][143][144]
  • effet de mode de l'orchestre d'harmonie qui n'attire plus[145]
  • non-motivation des musiciens sociétaires qui quittent la Lyre decazevilloise
  • absence de tranches d'âges et non-renouvellement des générations à l'orchestre

La situation est aggravée par la création de l'école nationale de musique à Rodez avec ses nombreuses antennes sur le département (dont Montbazens à proximité de Decazeville). Le niveau d'enseignement dispensé à l'école de musique de la Lyre par des amateurs et des bénévoles ne peut s'aligner à l'offre éducative nouvellement créée. Il est constaté que des parents n'hésitent pas à faire quelques kilomètres de plus et à payer une cotisation plus élevée pour bénéficier d'un enseignement dynamique et compétent[140].

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

L'école de musique fonctionne dans les locaux de la Lyre decazevilloise qui sont mis à disposition par la ville de Decazeville. La municipalité assure le chauffage, l'éclairage, les réparations nécessaire au maintien en état des salles ainsi que la fourniture de certains matériels. Elle fait partie de la société Lyre decazevilloise. Son directeur est soit un cadre de la Lyre, soit un musicien professionnel qui serait appelé à la direction. Dans ce dernier cas, ses tâches et ses attributions sont définies conjointement par la municipalité et les responsables de la société. Le directeur d'école de musique en collaboration avec le chef de musique de la Lyre est chargé du suivi quotidien de l'école dont il est responsable devant le bureau de la Lyre[140].

Organisation pédagogique[modifier | modifier le code]

Formation musicale
  • Répartition des élèves inscrits en 1er cycle selon quatre niveaux : Initiation Musicale 1re année, IM2, IM3 et Préparatoire
  • Chaque niveau correspond à un horaire défini
  • Un professeur sera responsable d'un seul niveau
  • Durée du cours : 01h30 hebdomadaire
  • Contenus : lectures de notes, rythmes et chant (00h30), éducation à l'oreille et dictées musicales (00h30), formation théorique (00h30)[140]
Formation instrumentale
  • Disciplines : bois, cuivres et percussions d'orchestre
  • Durée du cours : 00h30 hebdomadaire
  • Profil des enseignants : personnels diplômés[140]

Objectif de l'école de musique[modifier | modifier le code]

Elle a pour vocation de développer sur des bases solides, la pratique et l'apprentissage d'un instrument servant à l'orchestre d'harmonie de la Lyre.

Voyages d'agrément[modifier | modifier le code]

  • Pyrénées ariégeoises (1993)
  • Autriche (1996)[118]

Chefs de musique adjoints[modifier | modifier le code]

Par délibération de l'assemblée générale du 1er juillet 1995, sont nommés chefs de musique adjoints Messieurs Pascal Bonnefous et Julien Cassan afin de seconder le chef de musique Stéphan Pouget qui effectue son service militaire[136].

Passation de pouvoir[modifier | modifier le code]

Après cinq années passées à la tête de la Lyre decazevilloise, Stéphan Pouget prend la parole lors de l'assemblée générale du samedi 13 septembre 1997, pour donner sa démission de chef de musique compte tenu de sa nomination comme professeur d'éducation musicale dans la région parisienne[137].

De la musique au cœur de l’harmonie (1997-2001)[modifier | modifier le code]

Pascal Bonnefous, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Pascal Bonnefous
Nom de naissance Pascal Bonnefous
Naissance Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1997-2001)

Enseignant, chef d'orchestre

Carrière musicale dans l'éducation nationale[modifier | modifier le code]

Parcours en orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

Fête du 170ème anniversaire du bassin minier[modifier | modifier le code]

Chants de mine (disque)[modifier | modifier le code]

Centenaire de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise célèbre lors de l'an 2000, le centenaire de sa création[146].

Programme des festivités du centenaire[modifier | modifier le code]

  • Samedi 6 mai : animation l'après-midi dans les rues de Decazeville par les sociétés musicales amies de la Lyre decazevilloise (Diane rouergate, Union musicale de Villefranche-de-Rouergue et Harmonie de Marcillac-Vallon). En soirée, concert du centenaire à la salle polyvalente de Decazeville.
  • Dimanche 7 mai : banquet du centenaire à la salle polyvalente réunissant les sociétaires d'hier et d'aujourd'hui.
  • Samedi 30 septembre : concert de la musique de l'air, région militaire sud-atlantique (Bordeaux).
  • Samedi 25 novembre : concours national de composition sur le thème "cent ans de musique en pays minier"[147].

Concert du centenaire[modifier | modifier le code]

Le concert du centenaire de la Lyre decazevilloise est organisé le samedi 6 mai 2000 à la salle polyvalente de Decazeville. Il réunit 800 personnes dont 130 musiciens pour un grand final sur scène[148]. Au cours de cette soirée rétrospective, les musiciens decazevillois interprètent les œuvres qui ont jalonné les cent ans d'existence de l'association et c'est l'occasion pour les anciens chefs de musique de diriger à nouveau cet orchestre d'harmonie[149].

Banquet du centenaire[modifier | modifier le code]

Le banquet du centenaire de la Lyre decazevilloise est organisé le dimanche 7 mai 2000 à la salle polyvalente de Decazeville. Il rassemble la grande famille des musiciens sociétaires qui ont fait vivre l'orchestre d'harmonie de la Lyre au fil des années. Afin de réunir le plus grand nombre de vétérans, l'un des principaux défis est de retrouver ces différents musiciens dont la plupart se sont éloignés de Decazeville, sans numéro de téléphone connu, ni adresse postale actualisée depuis plus de 30 ans pour certains. A cet effet, il est constitué le mercredi 25 octobre 1999, une commission de recherche des anciens sociétaires de la Lyre decazevilloise. Ces travaux qui sont présidés par le doyen Vincent Vivas, assisté de René Portero et Loïc Randeynes (rapporteur), doivent répondre à différents objectifs : recenser les sociétaires sur la base des archives existantes et de la mémoire des anciens; localiser ces sociétaires en France et à l'étranger; collecter des adresses postales et des numéros de téléphone à jour; informer les sociétaires des festivités du centenaire. Dès le début, de nombreuses difficultés interviennent car les premières ébauches de recensement mentionnent de nombreux noms mais présentent des lacunes dans l’attribution des prénoms. L’objectif prioritaire de la commission va être d’attribuer un prénom aux noms déjà listés (dont de nombreux noms de famille homonymes) afin de permettre une recherche dans les annuaires et sur le minitel. A l'issue de plusieurs mois d'enquête, quelques 199 sociétaires ont pu être recensés dont 164 formellement localisés et contactés[150].

Musique de l'air sud-atlantique[modifier | modifier le code]

Pour célébrer son centenaire, la Lyre decazevilloise souhaite inviter un orchestre d'harmonie de prestige à Decazeville. Les orchestres professionnels en harmonie sont essentiellement des formations militaires et plusieurs propositions sont étudiées pour organiser une soirée de gala : musique du 1er régiment de la garde, orchestre d'harmonie de la garde républicaine, musique des équipages de la flotte (Toulon), musique principale des troupes de marine... Au terme des appels d'offre, la musique de la 3ème région aérienne (Bordeaux) est retenue pour donner un concert à Decazeville, le samedi 30 septembre 2000. Créée en 1934, la Musique des forces aériennes (appellation depuis 2012) est transférée sur la base aérienne 106 de Bordeaux-Mérignac dès 1949. Ambassadrice de l’institution militaire en tant que dernier orchestre régional de l’Armée de l’air, elle dispose d’une soixantaine de musiciens lauréats de conservatoires régionaux, qui composent l’orchestre d’harmonie et se répartissent en diverses formations de chambre : quintette à vents et de cuivres, quatuor de saxophones, ou encore en une formation de jazz.

Concours national de composition[modifier | modifier le code]

Classe d'improvisation[modifier | modifier le code]

Sur proposition du directeur de l'école de musique Pascal Bonnefous, il est créé début 2001 une classe d'improvisation dans le but d'ouvrir de nouveaux horizons musicaux aux musiciens expérimentés de la Lyre et de son école de musique. Animée par Daniel Alogues, cette formation est essentiellement centrée sur l'improvisation de jazz. Les cours d'une durée 1h30 tous les quinze jours se déroule d'une façon collective jusqu'à dix élèves en même temps. Les contenus du cours abordent la technique instrumentale, la théorie, de l'écoute et des séquences d'improvisation sur des thèmes de Duke Ellington ou Louis Armstrong[151].

Concert de passation[modifier | modifier le code]

Le chef de musique Pascal Bonnefous et son adjoint Julien Cassan sont tous les deux lauréats du CAPES, concours d'enseignant de l'éducation nationale, et ils se préparent à exercer dès septembre 2001 dans l'académie de Limoges pour le premier et dans l'académie de Reims pour le second. L'éloignement géographique font que l'un et l'autre ne peuvent plus assumer de responsabilité à la Lyre decazevilloise. Ce départ est cependant anticipé un an à l'avance en formant dès septembre 2010 deux chefs stagiaires, Loïc Randeynes et Evgueni Stakhovski qui sont amenés à prendre la suite[152]. La passation se déroule dans un premier temps en musique et en public lors du concert de printemps du samedi 19 mai 2001 à l'espace Yves-Roques de Decazeville; puis dans un second temps en privé, lors d'une réception à l'issue du concert au local de la Lyre decazevilloise.

Programme de concert du samedi 19 mai 2001

Direction Evgueni Stakhovski

Direction Pascal Bonnefous

Direction Julien Cassan

  • Evergreen, suite complète (G. Luypaerts)

Direction Pascal Bonnefous

  • Bleu acier, suite complète (O. Boreau)

Direction Julien Cassan

  • Elisabeth, the musical (M. Kunze et S. Levay)

Direction Loïc Randeynes

  • Rock encounter (J. Chattaway)[150]

Explorations orchestrales (2001-2008)[modifier | modifier le code]

Installation du chef de musique[modifier | modifier le code]

Après quelques jours de relâche, le président de la Lyre decazevilloise Pierre Souyri nomme Loïc Randeynes (chef de musique) et Evgueni Stakhovski (chef de musique adjoint) qui sont installés officiellement dans leur nouvelle fonction le samedi 2 juin 2001 lors de la répétition ordinaire[150].

Musique militaire RTSO[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des fêtes de Decazeville et afin de participer au rayonnement culturel de la ville, la Lyre decazevilloise co-organise avec le comité des fêtes une soirée de gala avec un orchestre d'harmonie professionnel. Le choix s'est porté sur la musique militaire RTSO (Région Terre Sud-Ouest) du 1er RTP basé à Balma, dirigée par le chef de musique principal Joël Fernande assisté du chef de musique principal Jean-Claude Choisy et du sous-chef de musique Gilles Pourteau. Ce concert se déroule le vendredi 12 septembre 2003 à la salle de spectacles Yves-Roques nouvellement mise en service. La Lyre decazevilloise assure une mission d'ordre logistique pour l'essentiel, même si au fil des contacts noués avec la musique militaire, il est envisagé d'associer sur scène les musiciens de la Lyre avec la formation militaire[153].

Programme du vendredi 12 septembre 2003

Direction CMMP Joël Fernande

  • Sur un marché persan (A. Ketelbey)
  • Der Freischütz, ouverture (C.M von Weber)

Direction CMMP Jean-Claude Choisy

  • Symphonique n°1, mvt 1 Gandalf (J. de Meij

Direction CMMP Joël Fernande

  • The venetian collection, mvt 4 Empire of light (J. de Meij)

Direction CMMP Jean-Claude Choisy

  • Manhattan symphony (S. Lancen)
  • Latin reeds (D. Schanke)

Direction CMMP Joël Fernande

  • Quand on a que l'amour (J. Brel)

Direction Loïc Randeynes (RTSO + Lyre decazevilloise)

  • Guardians of peace (J. L. Hosay)

Direction CMMP Joël Fernande (RTSO + Lyre decazevilloise)

  • Tico-Tico (Z. de Abreu)[154]

Evolution de l'effectif de l'orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Effectif orchestre **EN TRAVAUX** **EN TRAVAUX** 40 41 45 46 42 49

Musiques en liberté (2008-2013)[modifier | modifier le code]

Patrice de Luycker, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Patrice de Luycker
Nom de naissance Patrice de Luycker
Naissance Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise (2008-2013)

Enseignant, chef d'orchestre

Carrière musicale dans l'éducation nationale[modifier | modifier le code]

Parcours en orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

Activités musicales en 2008[modifier | modifier le code]

Lors de l'assemblée générale du samedi 5 janvier 2008, le président de Lyre decazevilloise Patrice de Luycker présente dans son rapport moral, les nombreux projets à venir qui sont préparés depuis plusieurs mois avec les différents partenaires et intervenants.

Quatuor de clarinette "Anches hantées"[modifier | modifier le code]

L'école de musique de la Lyre decazevilloise met en place une action éducative sur le territoire autour de la clarinette. Le principe retenu est une "master-classe" animée par le quatuor de clarinettes "Anches hantées"[155] et organisée dans les locaux de l'école de musique le samedi 8 mars 2008[156]. Après une journée de travail en atelier, les élèves stagiaires restituent le répertoire travaillé en première partie de concert donné le soir même à la salle Yves-Roques de Decazeville. Dans un second temps, le concert met à l'honneur ce quatuor de clarinettes professionnel qui est accompagné sur certaines œuvres par l’orchestre d'harmonie de la Lyre decazevilloise :

  • Concertino pour clarinette, op.26, (Carl Maria von Weber)
  • Sinfonia Concertante pour quatuor de clarinettes et orchestre (Louis Schindelmeisser)
  • Clarinet playtime (Denis Armitage)[157]

Intervention en milieu scolaire[modifier | modifier le code]

Le directeur de l'école de musique Patrice de Luycker met en place une action éducative auprès des écoles publiques de Decazeville afin de sensibiliser les écoliers aux instruments enseignés à l'école de musique de la Lyre. Cette action qui se déroule le lundi 14 et mardi 15 avril 2008, sous l'égide de l'association sportive culturelle des écoles publiques du Bassin, mobilise en semaine et sur le temps scolaire une douzaine de sociétaires de la Lyre[157].

Cabaret musical[modifier | modifier le code]

Le samedi 26 avril 2008, La Lyre decazevilloise organise un cabaret musical à la salle du Laminoir de Decazeville. Il s'agit d'une soirée dansante interprétée sur scène par les musiciens de l'harmonie avec en vedette Thierry Bonnefous[158][159], accordéoniste aveyronnais. Pour l'occasion, l'harmonie est renforcée par la section rythmique de l'orchestre musette Cocktail de nuit venu de Palaja dans l'Aude. Le programme musical de la Lyre se compose de plus de 50 titres qui sont joués enchaînés et sans entracte sur une durée de 4h00[157].

Premier déplacement à Utrillas (Espagne)[modifier | modifier le code]

Sous l'égide du comité de jumelage Decazeville-Utrillas, la Lyre decazevilloise participe à un déplacement en Espagne du 4 au 9 août 2008[160].

Programme du séjour
  • La Lyre decazevilloise à Utrillas, le jeudi 7 août 2008.
    Lundi 4 août : déplacement de Decazeville à Utrillas
  • Mardi 5 août : visite du centre historique de Saragosse (cathédrale du Pilar et le Palais d’Aljaferia)
  • Mercredi 6 août : journée libre à Nuevalos et au monastère de Piedra
  • Jeudi 7 août : journée à Utrillas, répétition avec la société musicale locale, visite du musée de la mine et animation des rues dans l’après-midi. En soirée, concert à l’amphithéâtre de la ville avec la société musicale d’Utrillas
  • Vendredi 8 août : transfert vers Salou, installation à l'hôtel puis journée au parc de Port aventura.
  • Samedi 9 août : matinée au parc Port aventura puis retour à Decazeville[157]

Autres dates en 2008[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 1er juin : congrès départemental des FNACA du Lot à Figeac
  • Dimanche 3 août : fête de Laroquebrou

31ème festival régional des harmonies départementales de Midi-Pyrénées[modifier | modifier le code]

Le 31e festival régional des harmonies départementales de Midi-Pyrénées est organisé à Decazeville du vendredi 24 au dimanche 26 octobre 2008[161] sous l’égide de la fédération départementale des sociétés musicales de l’Aveyron (FDSMA). Ce festival rassemble les huit orchestres départementaux d’harmonie de Midi-Pyrénées et l’harmonie régionale, regroupant les meilleurs musiciens de la région, soit un total de près de 600 musiciens qui seront sur scène sur l’ensemble des journées. D’autre part, la FDSMA profite de l’occasion pour proposer l’interprétation de « La librairie de Monsieur Jean », une œuvre de Julien Joubert spécialement créée pour le chœur départemental et l’orchestre départemental d’harmonie de l’Aveyron[157].

Déroulement du 31e festival régional
  • Vendredi 24 octobre : concert en soirée à l'espace Yves-Roques de Decazeville, de l'orchestre départemental d'harmonie et du chœur départemental de l'Aveyron, autour de "La librairie de Monsieur Jean", création de Julien Joubert
  • Samedi 25 octobre : concert en soirée au Laminoir de Decazeville des harmonies départementales du Lot, du Tarn, de la Haute-Garonne, du Tarn-et-Garonne et de l’harmonie régionale de Midi-Pyrénées
  • Dimanche 26 octobre : concert l'après-midi au Laminoir de Decazeville des harmonies départementales de l’Ariège, du Gers, des Hautes-Pyrénées, de l’Aveyron et de l’harmonie régionale de Midi-Pyrénées[157]

Ensemble de cuivres de Decazeville[modifier | modifier le code]

L'ensemble de cuivres de Decazeville au château de Gironde (Vallée du Lot, Aveyron).

Il est constitué lors de la saison musicale 2008-2009, une formation périphérique intitulée « ensemble de cuivres de Decazeville ». De par son histoire, la Lyre decazevilloise montre sa volonté de promouvoir la musique d'harmonie et le répertoire pour ensemble à vent. Issus de cette association, professeurs et anciens élèves de l'école de musique de la Lyre ont décidé de se rencontrer autour d'un même projet et de leurs instruments de la famille des cuivres[162]. Elle assure une animation locale en complément de l'orchestre d'harmonie de la Lyre[163]. Soumis aux aléas de présence et de disponibilité, cet ensemble s'est arrêté au début de la saison 2013-2014.

Nomenclature de la formation[modifier | modifier le code]

Instrument Musicien
Trompette piccolo Patrice de Luycker
Trompette Michel Dupin
Cor d’harmonie (1er) Stéphane Cassani
Cor d’harmonie (2ème) Clément Delteil
Trombone Didier Martinat
Euphonium Thomas Noyelle
Tuba Paul-Clément Rivière

Orgue et orchestre[modifier | modifier le code]

À l'invitation de l'association des « amis de l’orgue de Villeneuve-d’Aveyron », la Lyre decazevilloise propose un concert orgue et orchestre le samedi 11 octobre 2009 avec Jérôme Rouzaud.

Programme de concert orgue et orchestre
  • Trumpet Voluntary (J. Clarke)
  • The young Maria (Ch. Gounod)
  • Choral « Erbam dich mein, o Herre Gott » (J.S. Bach)
  • Sur un marché persan (A. Ketelbey)
  • Choral (J.S. Bach)
  • Concerto pour une voix (Saint-Preux)
  • Panis Angelicus (C. Franck)
  • Trumpet tune (H. Purcell)
  • Solitaire (N. Sedaka)
  • Choral « Jésus que ma joie demeure » (J.S. Bach)
  • Peer Gynt suite n°1 (E. Grieg)
  • Ouverture du « Stabat Mater » (G.B. Pergolese)
  • Suite de symphonies n°1, mouvements 1 et 2 (J.J. Mouret)[157]  

Activités musicales en 2010[modifier | modifier le code]

  • Dimanche 3 janvier : concert du nouvel an en l’église ND de Decazeville[164]
  • Dimanche 28 mars : animation pour « parterres et jardins » à Decazeville
  • Dimanche 11 avril : animation de l’ensemble de cuivres au regroupement FNACA du vallon à Nauviale
  • Samedi 8 mai : cérémonies officielles à Decazeville et Firmi[165]
  • Dimanche 20 juin : concert de printemps à Decazeville
  • Lundi 21 juin : fête de la musique à Decazeville avec l'école de musique[166]
  • Samedi 3 juillet : concert de l’ensemble de cuivres de la Lyre decazevilloise et de l’harmonie de Villefranche-de-Rouergue à Locdieu
  • Jeudi 8 juillet : concert de l’ensemble de cuivres et des petits chanteurs de St-Laurent de Paris à Aubin
  • Vendredi 9 juillet : concert de l’ensemble de cuivres et des petits chanteurs de St-Laurent de Paris à Conques
  • Mercredi 14 juillet : cérémonies officielles à Decazeville et Firmi
  • Samedi 24 juillet : animation pour le festival international des feux d’artifices à Decazeville
  • Vendredi 3 septembre : animation de l’ensemble de cuivres à la foire exposition de Villefranche-de-Rouergue
  • Dimanche 5 septembre : fête de Capdenac[167]
  • La Lyre decazevilloise le samedi 11 septembre 2010.
    Samedi 11 septembre : fête de Decazeville
  • Samedi 9 octobre : forum des associations à Decazeville
  • Jeudi 11 novembre : cérémonies officielles à Decazeville[168], Firmi et Livinhac-le-Haut[169]
  • Samedi 20 novembre : tournée des membres honoraires et messe de Sainte Cécile en l’église ND de Decazeville
  • Samedi 27 novembre :  animation de l’ensemble de cuivres pour le marché de Noël de Firmi[170]
  • Dimanche 12 décembre : concert de la chorale en sol mineur avec la participation de la Lyre decazevilloise en l’église ND de Decazeville[171]
  • Dimanche 19 décembre : concert de Noël de la Lyre decazevilloise en l’église ND de Decazeville

Développement de l'école de musique[modifier | modifier le code]

André Martinez (président de la communauté de communes) et Patrice de Luycker (président de la Lyre decazeville) signent en 2011 la première convention de financement de l'école de musique.

À partir de la rentrée scolaire de 2010[172], l'école de musique de la Lyre rentre dans une phase de développement avec la création de deux classes d'orchestre, cadet et junior, afin d’accueillir les élèves fréquentant l'établissement dans des projets éducatifs spécifiques selon des critères d'âge et de niveau[173][174][175]. Au même moment de son côté, l'orchestre d'harmonie de la Lyre qui compte une vingtaine d'exécutants[176], est associé ponctuellement à des projets avec le tissu associatif local[177][178]. A partir de septembre 2011, en raison de l'ouverture d'une classe de piano notamment et de la mise en place de pratiques vocales, l'effectif global de l'école de musique augmente fortement[179]. Cette dynamique est accompagnée par la signature d'une convention entre la Lyre et la communauté de communes du bassin Decazeville-Aubin qui vise à soutenir financièrement l'enseignement artistique sur le territoire[180].

Formation à la direction d'orchestre[modifier | modifier le code]

A partir de septembre 2009, Patrice de Luycker (directeur de l'école de musique et président de la Lyre decazevilloise) développe une action de sensibilisation autour de la musique d'ensemble et favorise l'accès à la direction d'orchestre à plusieurs grands élèves[181] issus de l'école de musique[182]. Cette formation vise à développer le goût de l'interprétation mais aussi à mieux comprendre les mécanismes d'écriture d'une partition d'orchestre.

Stage musical à Chauvigny[modifier | modifier le code]

Patrice de Luycker conduit l'école de musique de la Lyre decazevilloise à Chauvigny.

Du 25 au 30 avril 2011, l’école de musique de la Lyre decazevilloise se déplace à Chauvigny dans le département de la Vienne, dans le cadre d’un stage musical « hors les murs »[183]. Sous l’impulsion du directeur de l’école de musique Patrice de Luycker, 25 jeunes élèves de la Lyre sont réunis en résidence à la maison familiale et rurale de Jardres. Ce stage fait partie du programme de formation de l’école de musique et il permet en parallèle de développer la cohésion du groupe et la capacité de vivre en communauté. Dans le cadre d’une restitution des apprentissages, l’harmonie municipale de Chauvigny reçoit la classe d’orchestre de l’école de musique de la Lyre decazevilloise pour un concert commun donné le vendredi 29 avril[184]. Ce déplacement a aussi été l’occasion de visiter le Futuroscope, la cité médiévale de Chauvigny et le vélo-rail.

Stage de percussions[modifier | modifier le code]

En décembre 2011, sous l'égide de la Mission départementale de la culture de l'Aveyron, la Lyre decazevilloise organise un stage de percussions dans ses locaux. Ouvert aux percussionnistes de l'Aveyron, ce stage animé par Lucas Mazères et Matthieu Daubos à pour objectif de motiver toujours davantage les élèves inscrits à l'école de musique de la Lyre[185].

Expérimentations musicales[modifier | modifier le code]

Classe de piano[modifier | modifier le code]

Serge Faline, professeur de piano à la Lyre decazevilloise (photographié le 2 février 2013).

Dans l'optique d'élargir son offre éducative, l'école de musique de la Lyre decazevilloise ouvre une classe de piano en septembre 2011[186]. Cette discipline instrumentale qui vise à développer le périmètre musical de la Lyre decazevilloise, se heurte malgré une bonne fréquentation, à la ligne de l'école de musique qui doit former des musiciens pour l'orchestre d'harmonie[140]. En quelques années seulement, cet enseignement à la Lyre ne trouve plus un écho suffisant auprès de la société musicale qui s'est recentrée dès la saison 2013-2014 sur son cœur de métier, les instruments à vent et à percussion[63]. Après seulement trois années d'activités à la Lyre, l'enseignant de piano et ses élèves vont rejoindre l'école de musique Zik mineur, nouvellement constituée à Livinhac-Le-Haut autour des musiques actuelles[187][188][189].

Chanterie des jeunes[modifier | modifier le code]

Nouveauté de la rentrée scolaire de septembre 2012[190] à l'école de musique de la Lyre, il s'agit d'une classe de chant pour des jeunes de 7 à 14 ans qui aborde un répertoire adapté avec des styles de musiques variés (chants classiques, canons, variété, gospel…). Cette pratique vocale peut se faire a cappella ou accompagnée d'un piano. Relancée jusqu'en 2014[191], car cette activité vocale n'existe pas en dehors de certains établissements scolaires, la chanterie de la Lyre decazevilloise ne trouvera jamais réellement son public[63].

Chorale de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

La chorale de la Lyre decazevilloise en répétition en décembre 2013.

Au début de l'année 2013 à l'école de musique, il est constitué un ensemble vocal sous le nom de "chorale de la Lyre decazevilloise"[192]. Cet ensemble qui a une vocation pédagogique est animé par Michel Dupin, nouveau président de la Lyre decazevilloise[193]. N'ayant jamais pu réellement trouver sa place dans cette société dédiée à la musique pour orchestre d'harmonie, cette chorale a pris son indépendance lors de l'été 2016 pour se constituer en association sous le nom de "Fasila chanter, chœur en fête Occitanie"[194][195][196][197].

Définir un nouveau périmètre[modifier | modifier le code]

En mai 2013, Michel Dupin et Patrice de Luycker souhaitent élargir le périmètre de la Lyre decazevilloise.

Bien que la Lyre decazevilloise soit une société musicale constituée autour d’un orchestre d’harmonie et d’une école de musique, il est constaté en interne une fois encore des difficultés à faire vivre cette pratique musicale[63]. D’une manière générale, les orchestres d’harmonie ne sont vus que comme un ersatz d’orchestre symphonique. Le répertoire est associé à des références socialement et/ou culturellement peu valorisées comme l’univers paramilitaire et les célébrations officielles[198], mais cette vision ne tient pas compte des évolutions de répertoire depuis le début du 20ème siècle[199]. Afin de dynamiser l'association, le nouveau président de la Lyre decazevilloise Michel Dupin assisté de Patrice de Luycker, président adjoint en charge de l'école de musique, listent en mai 2013 une série de suggestions :

  • concert jumelé entre l'orchestre d'harmonie de la Lyre et les chanteurs de variété Gilles et Jérôme Noël (Les jumeaux)[200]
  • création d'un ensemble de jazz (big band) en recrutant des musiciens de bon niveau sur un plus large périmètre géographique
  • création d'ensembles de musique de chambre pour intégrer certains instruments issus de l'harmonie de la Lyre avec du piano
  • création d'un répertoire commun entre les instrumentistes à vent et la nouvelle chorale de la Lyre[201]

Evolution de l'effectif de l'orchestre d'harmonie[modifier | modifier le code]

2008 2009 2010 2011 2012 2013
Effectif orchestre 49 37 35 29 **EN TRAVAUX** **EN TRAVAUX**

Le retour au cœur de métier (2013-2019)[modifier | modifier le code]

Orientation musicale[modifier | modifier le code]

Didier Martinat, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Didier Martinat
Nom de naissance Didier Martinat
Naissance Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise

Agent territorial, chef d'orchestre

Déplacement à Utrillas[modifier | modifier le code]

Deuxième restructuration de l'école de musique[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Président(e)s de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Période d'activité Président(e)
1900 à 1910 M. Ernest Auriac[202]
1910 à 1922 M. Rauffet[203][204]
1922 à 1944 M. Charles Gayraud
1944 à 1968 M. Gaston Ricard
1968 à 1980 M. Fernand Boyer
1980 à 1991 M. Vincent Vivas
1991 à 1993 M. Jean Maréchal
1993 à 1994 M. Sébastien Agelou
1994 à 1995 Mme Lucienne Mucci
1995 à 1999 Mme Josette Costes
1999 à 2003 M. Pierre Souyri
2003 à 2006 Dr. Christian Rayet
2006 à 2013 M. Patrice de Luycker
2013 à 2016 M. Michel Dupin[205]
Depuis 2016 M. Laurent Tarayre[206]

Chefs de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Période d'activité Chef de musique Chef(s) de musique adjoint
1900 à 1903 M. Henri Conte
1903 à 1904 M. Alfred Sénizergues
1904 à 1905 M. Barthe
1905 à 1906 M. Marfan
1906 à 1919 M. Gabriel Lefebvre
1919 M. Kensiev (intérim)
1919 à 1944 M. Louis Marroufin
1944 à 1946 M. Mijoule
1946 à 1968 M. Raymond Robin
1968 à 1983 M. Raymond Robin M. René Portero
1983 à 1990 M. René Portero M. Jean Bourdoncle
1990 à 1992 M. René Portero M. Jean Bourdoncle

M. Stéphan Pouget (probatoire)

1992 à 1995 M. Stéphan Pouget
1995 à 1997 M. Stéphan Pouget M. Pascal Bonnefous

M. Julien Cassan

1997 à 2000 M. Pascal Bonnefous M. Julien Cassan
2000 à 2001 M. Pascal Bonnefous M. Julien Cassan

M. Loïc Randeynes (probatoire)

M. Evgueni Stakhovski (probatoire)

2001 à 2002 M. Loïc Randeynes M. Evgueni Stakhovski
2002 à 2008 M. Loïc Randeynes M. Patrice de Luycker

Mme Isabelle Dupré

2008 à 2010 M. Patrice de Luycker Mme Isabelle Dupré

Mlle Julie Roche

2010 à 2011 M. Patrice de Luycker Mlle Julie Roche

M. Paul Rivière

**EN TRAVAUX** **EN TRAVAUX** **EN TRAVAUX**
2018 à 2019 M. Didier Martinat Mlle Marine Portero
Depuis 2019 M. Didier Martinat Mlle Alix Tarayre

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mairie Decazeville, « LISTE ASSOCIATIONS ANIMATIONS ET LOISIRS », sur Site officiel de la ville de Decazeville (consulté le 23 avril 2019)
  2. « Derniers préparatifs pour les 100 ans », sur ladepeche.fr (consulté le 23 avril 2019)
  3. Aline Fonvieille-Vojtovic, Paul Ramadier, 1888-1961: élu local et homme d'état, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859442262, lire en ligne)
  4. a et b « Annuaire des artistes et de l'enseignement dramatique et musical », sur Gallica, (consulté le 3 juin 2019)
  5. a et b Émile Coyon, Annuaire musical et orphéonique de France, Paris : Administration de l'annuaire musical et orphéonique de France, (lire en ligne)
  6. « DECAZEVILLE : carte photo de la fanfare (paroisse - enfants) - très bon état " | En vente sur Delcampe" », sur Delcampe – La Marketplace des collectionneurs (consulté le 23 avril 2019)
  7. Émile Coyon, Annuaire musical et orphéonique de France, Paris : Administration de l'annuaire musical et orphéonique de France, (lire en ligne)
  8. Aline Fonvieille-Vojtovic, Paul Ramadier, 1888-1961: élu local et homme d'état, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859442262, lire en ligne)
  9. « L'époque florissante des sociétés musicales », sur ladepeche.fr (consulté le 23 avril 2019)
  10. « Mémoires de mines - Défilé et souvenirs de l'harmonie de la fosse n°13 - Ina.fr », sur Mémoires de mines (consulté le 3 mai 2019)
  11. Pierre Snaet, « La musique dans le bassin minier : dossier pédagogique d’accompagnement à la sortie au centre historique minier de Lewarde – IEN Dunkerque-Bailleul » (consulté le 3 mai 2019)
  12. Centre France, « L’Orchestre d’harmonie de l’ex-cité minière a dressé le bilan de l’année, hier matin », sur www.lejdc.fr (consulté le 3 mai 2019)
  13. « Les bonnes mines de l'Orchestre d'harmonie des MDPA », sur www.lalsace.fr (consulté le 3 mai 2019)
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  18. Roger Lajoie-Mazenc, Les bleus, les blancs, les rouges: mais aussi les incolores, les inodores, les insipides et surtout les enfants terribles de la politique locale : un livre cocardier pour une histoire aveyronnaise aux couleurs de la France, R. Lajoie-Mazenc, (lire en ligne)
  19. Lucien Mazars, Terre de mine: Bassin d'Aubin/Decazeville, Fil d'Ariane, (lire en ligne)
  20. « Pierre Fréjavilles : une vie dédiée à la musique », sur ladepeche.fr (consulté le 12 mai 2019)
  21. « L'Express du Midi, 23 janvier 1901 — Rosalis, Bibliothèque numérique de Toulouse », sur rosalis.bibliotheque.toulouse.fr (consulté le 23 avril 2019)
  22. « Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire / directeur-rédacteur en chef : Gustave Chadeuil », sur Gallica, (consulté le 24 avril 2019)
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Lien externe[modifier | modifier le code]