Lyre decazevilloise

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La Lyre decazevilloise
Image illustrative de l’article Lyre decazevilloise
photo officielle du samedi 26 mai 2018

Ville de résidence Decazeville Drapeau de la France France
Lieux d'activité 78 esplanade Jean-Jaurès
Type de formation orchestre d'harmonie
école de musique
Genre classique
contemporain
jazz
Direction Didier Martinat, Marine Portero
Création 1900
fusion de musiciens venant d'une harmonie dissoute et d'une fanfare religieuse
Structure de rattachement Confédération musicale de France
Statut Association loi 1901
Effectif 30 musiciens
Site web https://lyredecazevilloise.fr/

La Lyre decazevilloise est une société musicale de Decazeville[1] en Aveyron, fondée en 1900[2],[3] autour d’un orchestre d’harmonie complété par une école de musique depuis 1946. Elle est structurée en association depuis 1901[4].

Sommaire

Genèse (1900-1944)[modifier | modifier le code]

La création de cette société musicale eut lieu en 1900 avec la fusion d'anciens musiciens issus de l'harmonie des mines et forges d'Aubin[5] (dissoute vers 1890) avec des élèves de la musique des Frères[6], une fanfare dirigée par M. Mansion (qui avait aussi la charge musicale de l'orphéon, le chœur d'hommes de Decazeville)[7]. Le groupe constitué résultant de ce regroupement prit le nom de Lyre decazevilloise. À cette époque, plusieurs associations voient le jour à Decazeville[8] dont le chœur d'hommes "l'Orphéon" mais aussi de la société de gymnastique "l'Alerte" par exemple[9]. La ville de Decazeville dispose dès lors de son harmonie, comme dans la plupart des bassins miniers en France[10],[11],[12],[13]. Rappelons que sur le territoire, il y avait d'autres sociétés instrumentales (aujourd'hui disparues) comme l'harmonie Viviez-Penchot[14] mais aussi l'harmonie des mineurs de Cransac[15],[16] (en activité jusqu'au début de la Seconde Guerre Mondiale)[17].

Le baptême du feu[modifier | modifier le code]

1re photo officielle connue de la Lyre decazevilloise prise vers 1905 devant son local (école de garçons).

Au début, la Lyre decazevilloise répétait dans une classe de l'école de garçons, sous la baguette de son premier chef M. Conte et l'un de ses premiers concerts connus remonterait au dimanche 20 janvier 1901[18]. Le répertoire s'étoffe au fil des répétitions et la Lyre obtient dès 1902 l'une de ses premières distinctions au concours musical de Tulle[19].

Gravir les échelons[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise le 4 décembre 1907, sous la direction de M. Lefebvre.

Dès le début, la Lyre decazevilloise participe notamment à la fête patronale qui se tenait au mois de juin[20], avant que les festivités soient déplacées quelques années après en septembre[21]. Durant les premières années, MM. Barthe, Conte, Sénézergue dirigèrent tour à tour l'harmonie puis vers 1906 arriva M. Lefebvre, violoniste qui fait progresser le niveau à la veille de la guerre de 1914[22], en préparant des concours d'orchestre :

  • Concours à Cahors en 1906, 1er prix de lecture à vue et un prix d'excellence[23]
  • Concours ouvert aux harmonies et fanfares à Decazeville en septembre 1910[24]
  • Concours à Rodez en 1910, 2e section avec un 1er prix de lecture à vue, agrémenté d'un 1er prix ascendant Honneur[23]

La Lyre a aussi contribué à l'organisation d'une soirée théâtre à Decazeville en 1911[25].

Sous l'impulsion de son chef M. Lefebvre, la Lyre decazevilloise se constitue en orchestre symphonique par l'ajout d'un ensemble à cordes aux instruments de l'harmonie. M. Lefebvre est un ancien professeur de violon au Conservatoire de Saint-Étienne était de surcroît 1er prix du Conservatoire de Paris. Outre ses activités à la Lyre, il avait formé un orchestre symphonique qui s'est produit lors d'une soirée de gala offerte à ses membres honoraires, le samedi 27 janvier 1912[26].

En 1912, trois Prix la récompensent 1re section à Tonneins: 1er prix de lecture à vue, 1er prix ascendant, 1er prix d'exécution[23].

Programme de concert du dimanche 20 octobre 1912[modifier | modifier le code]

  • Le républicain, pas redoublé (L. Daunot)
  • Poète et paysan (Suppé)
  • Le refrain de l'Aïeule, gavotte (J. Lignon)
  • Carmen, fantaisie (F. Ligner),
  • Sifflez Pierrettes, polka sifflée (F. Popy)[27]

L'entre deux guerres (1919-1939)[modifier | modifier le code]

Après la mise en sommeil pendant la guerre de 1914-1918, nouveau départ en 1919 avec les anciens de M. Lefebvre et des jeunes qu'il avait formés[28]. M. Lefebvre venant de décéder, le musicien du rang M. Kensiev dirigea quelques répétitions. M. Marouffin, venu de Figeac, prit la Lyre decazevilloise en mains pour la Sainte-barbe 1919[23]. Il était lui aussi un violoniste qui continua à assurer le fonctionnement de la Lyre en orchestre symphonique. L’entre deux guerres fut une période d’essor de l’orchestre qui gravit les échelons jusqu’à la division supérieure, à l'image du concours d'orchestre à Toulouse en 1924[23]. La Lyre decazevilloise participe à l'animation du territoire, fêtes, messes en musique ou encore de concerts donnés en ville[29].

Quelques temps forts[modifier | modifier le code]

  • En 1920, la Lyre se déplace jusqu'à Rodez pour participer à la fête du faubourg (défilé, concert)[30]
  • En 1923, concert à Millau le dimanche 29 juillet[31]
  • En 1924, concours à Toulouse : 1er prix de lecture, un 1er prix d'exécution, et un 2e prix d'Honneur[23]

Pendant la Seconde Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Durant la seconde guerre mondiale, la Lyre decazevilloise a maintenu autant que possible une activité musicale[32]. Parmi les prestations référencées à ce jour, on peut citer :

  • 14 juillet 1941, cérémonie officielle à Decazeville pour la fête nationale[33]
  • 31 août 1941, journée de la légion à Decazeville (défilé puis concert au kiosque de l'esplanade Jean-Jaurès)[34]
  • 6 décembre 1942, fête de la Sainte-Barbe à Decazeville[35]
  • 26 septembre 1943, kermesse à Decazeville au profit des prisonniers de guerre (aubade musicale et apéritif concert)[36]

Les heures sombres[modifier | modifier le code]

Dès 1942, bien que le bassin minier n'est jamais été occupé de façon permanente par les allemands[37], la Wehrmacht fait des saisies de métaux régulièrement sur Decazeville tout en venant contrôler la production de charbon et d’acier pour l’effort de guerre[38]. Ce n'est pas avant l'été 1944 que les troupes allemandes arrivèrent en nombre à Decazeville, car ce secteur interdit aux troupes d'occupation était jugé peu sûr pour les allemands[39]. Cette occupation allemande très éphémère sera marquée par l'épisode tragique du 10 août 1944 où des maquisards seront fusillés à Decazeville et ses environs[40]. Dans ces temps troublés, il devient difficile de poursuivre une activité musicale. Le chef de musique Marroufin suspend le planning des répétitions et place la société en sommeil dans l’attente de jours meilleurs. Il abandonnera définitivement l’orchestre d’harmonie de Decazeville pour ne plus y revenir. Face aux saisies de métaux par les allemands, les musiciens de la Lyre camouflent les instruments en cuivre, parfois enterrés à même la terre. La salle de répétition est démolie et les archives dispersées et cachées, la consigne étant donnée de ne rien laisser à l’occupant[23].

Les chefs de musique de la Lyre decazevilloise (1900-1944)[modifier | modifier le code]

Chef de musique Période d'activité
M. Conte 1900-1903
M. Sénizergue 1903-1904
M. Barthe 1904-1905
M. Lefebvre 1905-1914
M. Marroufin 1919-1944

La marche du renouveau (1944-1955)[modifier | modifier le code]

Mourir ou renaître[modifier | modifier le code]

Rare photo du défilé de la libération en août 1944 avec la Lyre decazevilloise. Direction musicale M. Mijoule. Le trombone est tenu par Vincent Vivas (à gauche).

À la libération de Paris, un groupe d’anciens musiciens de la Lyre (renforcé par quelques éléments de l’harmonie Viviez-Penchôt[41]) a organisé le 23 août 1944 un défilé spontané sous la direction de M. Mijoule, musicien du rang et doyen de la société musicale. Ce dernier assura l’intérim en qualité de chef musique dans l’attente de l’arrivée ou de la nomination d’un nouveau chef à la tête de la Lyre decazevilloise. Un embryon de société musicale s’organise autour du président de la Lyre, M. Gaston Ricard, pour faire entendre la Marseillaise dans les rues de Decazeville[23].

Formez les rangs ![modifier | modifier le code]

Le 1er juin 1946[42], à la demande du Président de la Lyre, M. Gaston Ricard, et de la municipalité de Decazeville arrive M. Raymond Robin[14] sur recrutement. Ce sous-chef de musique militaire en retraite crée l’école de musique de la Lyre decazevilloise et en assure la direction (coordination pédagogique et administration).

À son arrivée à Decazeville[43], le comité d’accueil se compose de M. Etienne Batut (archiviste) et M. Gaston Ricard (président). Le bureau de la société musicale le nomme chef de musique, avec pour mission de constituer un nouvel orchestre d’harmonie sur les bases des quelques musiciens restants.

Afin d’installer le futur orchestre, la société des mines de Decazeville cède un baraquement démontable en bois. Une première répétition avec le nouveau chef s’organise et une cinquantaine de musiciens du bassin minier répondirent à l’appel et se retrouvèrent dans ce petit baraquement. Le local se trouve installé à proximité du lavoir et des bains douches et de nos jours, cela correspond de nos jours à l’emplacement de la gendarmerie[44].

Dans un premier temps, le chef de musique Robin teste le niveau des musiciens de la Lyre à partir d’un répertoire simple et modeste. Afin de faire progresser l’orchestre, M. Robin met en place un système de trois répétitions hebdomadaires dont les horaires sont fixés en soirée :

  • Pupitres des flûtes, clarinettes et saxophone, le mardi
  • Pupitres des trompettes, cors, trombones, tubas et percussions, le mercredi
  • Tutti d’orchestre, le vendredi

Le 14 juillet 1946, le chef de musique Robin dirige son premier concert avec la Lyre decazevilloise, qui fut donné au kiosque à musique de Decazeville. Le programme est composé de morceaux faciles à jouer et parfois répétés à la hâte. Ce concert est l’occasion de faire une présentation publique de la Lyre nouvellement reconstituée et de son chef de musique, nouvellement installé sur la commune.

En 1949[45], M. Robin équipa la Lyre decazevilloise de casquettes et de coiffes blanches (type coiffe d’officier de marine), en tant que premier élément d’un uniforme d’orchestre.

Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Raymond Robin
Description de cette image, également commentée ci-après
Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise (photographié à Valras en 1979)
Nom de naissance Raymond Aimé Gilbert Robin
Naissance
Montluçon, Drapeau de la France France
Décès (à 95 ans)
Aurillac, Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1946-1983)

Compositeur, chef d'orchestre

Œuvres principales

  • De Foucaud
  • Gloire à Decazeville
  • Marche du 25ème BCA
  • Silhouette d'antan
  • Chant d'apothéose

Raymond Robin[46] est né le 2 avril 1909 à Montluçon (Allier) et décédé le 15 février 2005 à Aurillac (Cantal)[47]. Enfant, il va s'inscrire seul à l’école de musique de sa ville car ses parents ne considèrent pas la musique comme une situation d’avenir sérieuse. Il s’engage ensuite dans l’armée et rentre dans les années 1930 à la musique militaire du 121e régiment d’infanterie de Montluçon comme clarinettiste. Dès ce moment là, il se perfectionne en prenant des cours d’harmonie avec des professeurs du conservatoire de Paris : Jean et Noël Gallon, M. Veillet. Après cette première expérience, Raymond Robin, sa femme et son fils Michel, partent pour l’Algérie (Blida). Raymond Robin y dirige la musique du 4e régiment de tirailleurs algériens. Après quelques années à Blida, la famille Robin rentre en métropole et s’installe à Sospel (Alpes maritimes) où Raymond Robin y dirige la musique du 75e Bataillon Alpin de Forteresse entre 1937 et 1939. C’est alors la déclaration de guerre des Italiens et la musique régimentaire est dissoute. Pendant plusieurs mois, Raymond Robin et ses musiciens sont chargés du ravitaillement des forts autour de Sospel. Sous l’occupation allemande, il devient chef de musique du 4e régiment de chasseurs à Hyères dans le Var. Par la suite, La famille Robin décide de revenir dans le centre de la France. Il y aura quelques mois de résistance, avec des groupes constitués d’éléments de l’armée régulière de 1939[48]. Tous ces groupes se sont réunis pour constituer le 1er régiment de France, qui continue le combat contre les allemands. La musique du 1er régiment de France est reconstituée. Après quelques mois d’occupation en Allemagne (1945), Raymond Robin rentre en France et quitte l’armée peu après. Il est contacté à ce moment là par la mairie de Decazeville et par le conservatoire de musique de Poitiers. La première offre un poste de chef de la musique municipale, le second un poste de professeur d’harmonie, Raymond Robin venant en premier à Decazeville pour prendre contact. Dès lors c’est le début de son parcours en Aveyron, mais aussi un nouveau départ de l’orchestre d’harmonie de Decazeville en cette année 1946.

La création de l'école de musique de la Lyre decazevilloise (1946)[modifier | modifier le code]

À Decazeville, l’enseignement musical se fait jusque alors par l’intermédiaire de sociétés musicales ou de professeurs particuliers[4],[5]. La notion d’école de musique à Decazeville en tant qu’établissement structuré[49],[50] n’existe pas et il faut attendre 1946 avant que naisse l’école de musique de la Lyre decazevilloise à l’initiative de la municipalité. En effet, Raymond Robin est embauché par la ville pour assurer la direction musicale de la Lyre decazevilloise d’une part et pour assurer des leçons de musique à la population dans cette nouvelle école municipale d’autre part. Il en sera le seul enseignant durant de nombreuses années, avec la mission d’aborder plusieurs disciplines instrumentales comme la clarinette, le saxophone, le trombone… mais aussi le solfège[51]. Les meilleurs éléments repérés dans les rangs de cette école de musique sont invités à venir prendre des cours particuliers à son domicile y compris du piano et du violon, dans le cadre d’une activité libérale que Raymond Robin développe en parallèle[43].

La Lyre decazevilloise au championnat du monde de musique : Kerkrade (1951)[modifier | modifier le code]

Du 3 au 12 août 1951, la Lyre decazevilloise composée de 58 musiciens sous la direction du chef de musique Raymond Robin, se déplace au championnat du monde de musique à Kerkrade (Pays-Bas). Le voyage comprend une étape à Reims avant l'arrivéé à Kerkrade. L’ensemble des personnels est pris en charge dès son arrivée et les musiciens sont logés chez l’habitant pendant que les accompagnateurs, chef de musique et président sont logés à l’hôtel[51]. L’ensemble de l’orchestre d’harmonie de Decazeville assiste à la parade et au défilé des groupes musicaux[52] puis écoute sous le chapiteau, les autres orchestres évoluant dans d'autres catégories[53]. La Lyre decazevilloise se présente le dimanche 5 août 1951 en division supérieure dans laquelle elle s'était inscrite[54]. Le tract envahi les musiciens decazevillois, sous un immense chapiteau[55] contenant plusieurs milliers de spectateurs[56]. Le programme présenté par l’orchestre d’harmonie de Decazeville est de tout premier plan pour un orchestre civil amateur : « Ouverture de Phèdre » Jules Massenet, « Arlésienne » Georges Bizet, « Impressions d’Italie » Gironce Carpentier, « Les Erinyes » Jules Massenet.

Palmarès du dimanche 5 août 1951[modifier | modifier le code]

Avec un total de 206 points[57], sur les quatre formations du jour (constituées en poule), la Lyre decazevilloise obtient un 3e prix ex-æquo partagé avec l'harmonie municipale d'Arras. Sur l'ensemble de la division supérieure répartie en plusieurs journées, la Lyre terminera néanmoins au bas du classement général par points de sa division.

Retour à Decazeville[modifier | modifier le code]

La Lyre decazeville reçue en mairie au retour de Kerkrade.

Sur le chemin du retour de Kerkrade, l’orchestre donne un concert à Ostende. Le 12 août 1951, la Lyre reçoit un à son arrivée à Decazeville, un accueil devant une foule immense qui se rassemble en ville. La Lyre met en place un défilé improvisé à travers le public massé en nombre tout le long du parcours[46].

La tournée suisse de 1954[modifier | modifier le code]

En 1954, la Lyre decazevilloise part en tournée en Suisse et donne des concerts à Douvaine[58], Annemasse, Genève, Lucerne, Berne et dans le théâtre de verdure d’Aix-les-Bains devant 3000 personnes[23].

Grand incendie[modifier | modifier le code]

Photo rarissime de l’incendie de la Lyre decazevilloise prise le mercredi 20 octobre 1954.

Le mardi 19 octobre 1954[59], un violent incendie ravage les locaux de la Lyre decazevilloise. Malgré des efforts soutenus, la mémoire de la société (archives administratives et musicales) mais aussi de nombreux instruments de musique disparaissent en fumée[23]. Seule rescapée du désastre, une contrebasse à cordes (en service depuis les origines de l’orchestre). L'origine du sinistre est lié à un dysfonctionnement du poêle servant au chauffage[51].

Les Trente Glorieuses de la Lyre decazevilloise (1955-1983)[modifier | modifier le code]

La renaissance de la Lyre[modifier | modifier le code]

Dans l’hiver 1954-1955, la municipalité et les sociétaires de la Lyre decazevilloise débutent la construction en dur d’une nouvelle salle de musique[23]. L’orchestre reprend ses activités. Un vaste élan de solidarité de la population et des industriels decazevillois, se mobilise autour de la Lyre pour quelle se relève de cette catastrophe. Paul Ramadier, maire de Decazeville, ministre et président du conseil, propose dans l’attente d’un nouveau local de musique, de mettre à disposition la salle du conseil municipal, pour y donner des cours de musique mais aussi pour assurer les répétitions de l’orchestre. Rapidement, la Lyre reçoit de très nombreux nouveaux instruments dont deux soubassophones[46].

Les années dorées[modifier | modifier le code]

  • Année 1957 : Déplacement de 4 jours du 20 au 24 septembre à Lourdes avec concerts, ainsi qu’un autre concert à Ax-les-Thermes[23].
Le Président Gaston Ricard et le chef de musique Raymond Robin sont reçus par le nouveau maire René Rouquette au retour du festival d'Oléron en juillet 1959.
  • Année 1959 : Le 4 et 5 juillet 1959, la Lyre participe au concours national de musique du Château d’Oléron et se déplace en qualité de musique d'honneur[60].

La crise du charbon[modifier | modifier le code]

  • Année 1961 : La fermeture partielle des houillères[61] marque un coup qui pourrait être fatal à tous ces hommes de bonne volonté amateurs de musique. Les jeunes s'en vont, le recrutement se tarit; une poignée d'anciens demeurent, s'accrochent en dépit des circonstances, veulent maintenir la Lyre en vie à tout prix[23].
  • Année 1962 : Voyage d'agrément autour des châteaux de la Loire.
  • Année 1965 : Voyage d'agrément sur la côte d’azur sera aussi à l’honneur avec la visite de Marseille, Cannes, Juan-les-pins, Nice, Monaco
  • Année 1968 : Le président Gaston Ricard abandonne la présidence effective de la Lyre decazevilloise. Son successeur est Fernand Boyer, directeur d'école, qui depuis quelques années invite ses jeunes élèves à rejoindre l'école de musique de la Lyre. C'est sur cette dernière que le nouveau président porte tous ses efforts. Il fait des enfants susceptibles de rester dans le pays minier, et son intervention se montre fructueuse : l'effectif de l’école de musique monte à 80 élèves répartis en quatre divisions : préparatoire, élémentaire, moyenne et supérieure[23]. Cette même année, la fête de Decazeville est marquée par la participation de la Lyre decazevilloise à la cavalcade sur un char construit par les musiciens[51].
Le char de la Lyre Decazevilloise lors de la fête de 1968.

Les prémices d'un changement[modifier | modifier le code]

Au fil des années, le goût d’animer des fêtes et de faire des voyages d’agrément tous ensemble devient moindre car les loisirs deviennent plus nombreux chez les musiciens[62]. La Lyre decazevilloise cherche de nouvelles orientations, permettant de mobiliser les sociétaires tout en préservant l’attractivité de l’orchestre vis-à-vis d’organisateurs de festivités ou de nouveaux musiciens qui souhaiteraient rejoindre la société musicale.

En 1968, Raymond Robin s’entoure de René Portero en qualité de chef de musique adjoint. Ce saxophoniste du rang, professeur au lycée technique de Decazeville, a reçu une formation de sous-chef de musique militaire (comme Raymond Robin), dont il est diplômé. Cette nomination est purement symbolique, René Portero étant rapidement relégué à des tâches subalternes et non musicales[63]. L’intégration d’un chef de musique adjoint est purement stratégique car il fallait quelqu’un avec une certaine souplesse envers les jeunes générations, face à la rigueur incarnée par Raymond Robin[63]. Après mai 68, la jeunesse de la Lyre est quelque part plus turbulente que ses aînés[64], mais toujours avec dignité et respect. L’aspect sévère de Raymond Robin tend à alimenter les boutades des jeunes[43] et sans parler de conflit générationnel, René Portero est là pour ménager les équilibres entre le bureau de l’association et les sociétaires.

La féminisation de la Lyre decazevilloise (1969)[modifier | modifier le code]

Sonia et Christiane Gonzales, premières musiciennes à la Lyre decazevilloise.

La Lyre decazevilloise est un orchestre exclusivement masculin, héritage de la culture orphéonique de la fin du XIXe siècle[65], mais aussi des harmonies militaires qui lui on servit de modèle[66],[67]. Il y a aussi la question de la condition féminine, qui évoluera grandement à la fin des années 60[68],[69],[70],[71]. Les deux premières musiciennes sont intégrées à partir de 1969 et ces deux cousines rejoignent les rangs par cooptation du père de l’une d’entre elle, auprès du bureau de la Lyre. L’organe décisionnaire de l’orchestre a validé cette intégration après de rudes discussions internes et le résultat est un petit événement sociétal. À partir de ce moment là, entourées de leur collègues musiciens elle participent à la vie de l’orchestre[72].

Avant d’être femme, ce sont d’abord deux musiciennes diplômées et compétentes qui sont sollicitées par le chef de musique Raymond Robin. Toutes deux ont fait leur apprentissage en flûte traversière, instrument sous-représenté à cette époque dans les rangs de l’orchestre. Cela sera un argument déterminant à leur venue dans cet environnement masculin[72].

Cette féminisation impose la nécessité de vêtir en concert la Lyre decazevilloise d’une manière mixte. Cela sera l’élément déclencheur à l’acquisition du premier uniforme de la société musicale. Ces deux musiciennes participent à la répétition hebdomadaire qui a lieu le vendredi soir. L’orchestre compte une cinquantaine de membres et rares sont ceux qui manquent à l’appel. C’est l’époque où la Lyre decazevilloise dispose d’un archiviste non musicien, M. Etienne Batut, appelé Monsieur Étienne par les sociétaires. Ce mélomane est un fidèle de la Lyre qui met un peu de son temps au service d’un collectif[63].

Le répertoire est parfois trop difficile pour les deux jeunes musiciennes, mais l’entraide musicale est là entre les deux cousines. Les premières sorties musicales arrivent et les deux jeunes femmes participent au défilé de la fête de Decazeville 1969, orchestre d’harmonie et batterie-fanfare de l’Avenir decazevillois réunis. Le chef de musique Raymond Robin guide l’ensemble d’un pas cadencé. Elles seront aussi de la plupart des sorties et concerts avec l’orchestre, à l’image de la fête de la Sainte-Cécile, sainte patronne des musiciens[72].

L’affirmation d’une identité musicale[modifier | modifier le code]

  • Fête de Decazeville septembre 1969, défilé avec la batterie fanfare Avenir Decazevillois dans la nouvelle tenue officielle.
    Année 1969 : Le chef de musique Raymond Robin souhaite donner une nouvelle dimension et envergure à l’orchestre d’harmonie de Decazeville. En effet, la Lyre decazevilloise n’a toujours pas d’uniforme complet. La décision est donc prise de commander un uniforme complet pour tous, la nouvelle tenue s’inspirant d'un uniforme de cérémonie de l'armée de l'air. La tenue de la Lyre se compose d’un pantalon à bande garance et d’une veste couleur bleu marine, complété avec chemise blanche, cravate, fourragère, casquette blanche sans oublier les galons pour différencier une hiérarchie entre le chef de musique et les musiciens. La tenue est officiellement inaugurée en concert le 5 juin 1969 sous la halle de Decazeville (de nos jours salle de spectacles Yves-Roques).
  • Année 1970 : La Lyre decazevilloise est revenue à un effectif avoisinant 60 exécutants. Le niveau musical progresse, permettant de donner des concerts en salle devant un public nombreux[73]. Le 15 avril, le programme de concert annonce entre autres :« Tannhaüser », de Wagner et des extraits de « L'auberge du cheval blanc », de Ralph Benatzky. Ce répertoire fait réclamer la lyre en Aveyron où en 1970 elle s'est produite à Villefranche-de-Rouergue pour la Quinzaine de la Culture et de l'Enseignement, ce qui lui valut d'ailleurs les félicitations de la municipalité, et à Rodez pour l'exposition[23].
Photo officielle de la Lyre decazevilloise en 1970.

Tableau des grades utilisés à la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Désignation Lyre decazevilloise Attributs Lyre decazevilloise Fonction d'équivalence militaire[74] Grade d'équivalence militaire
Chef de musique
Lyre decazevilloise - chef de musique.jpg
Chef de musique de 1re classe Capitaine
Chef de musique adjoint
Lyre decazevilloise - Chef de musique adjoint.jpg
Chef de musique de 2e classe Lieutenant
Chef de pupitre
Lyre decazevilloise - Chef de pupitre.jpg
Sous-chef de musique de 1re classe Adjudant-chef
Musicien sociétaire
Lyre decazevilloise - Musicien du rang.jpg
Musicien tuttiste[75] Militaire du rang

(équivalent 1re classe)

L'esprit fédéral[modifier | modifier le code]

Le département de l’Aveyron regroupe de nombreuses sociétés de musique et bien souvent, celles-ci ne se fréquentent pas. Afin de remédier à cette situation d'isolement, l’Union des Sociétés Musicale des l’Aveyron (USMA) est créée en 1972[76] à l’initiative de Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise. Le but est de permettre aux sociétés de musique amateurs du département, de mieux se connaître, de s’entraider, d’éveiller des vocations musicales dans une pratique musicale en bénévole et en amateur, et de promouvoir la musique d’harmonie en particulier (mais aussi batterie-fanfare, chorale, etc.) lors d’un festival départemental annuel[23]. Ceci atteste de la vitalité musicale de l’Aveyron et de la qualité de la musique ainsi jouée y compris de nos jours[77].

La Lyre decazevilloise en balade[modifier | modifier le code]

  • Année 1973 : tournée de concerts en Roussillon.
  • Année 1974 : La Bourboule et le Mont-Dore accueillirent les musiciens decazevillois. La Lyre decazevilloise multiplie les prestations : messe, concert, aubades, cérémonies. Jusqu’alors le principe de se produire à titre gracieux était une norme tacite, et trop peu de représentations faisaient rentrer de l’argent dans les caisses de l’association[78]. Le plus souvent, la prestation de la Lyre decazevilloise se faisait contre un défraiement intégral (transport, hôtel, repas). Cette gratuité trouve son origine dans le financement même de la Lyre, qui vit principalement de subventions publiques[79],[80] de la ville de Decazeville depuis ses origines[81],[82],[83].

L'étoffe de l'orchestre moderne[modifier | modifier le code]

Le bimillénaire de Rodez (1976)[modifier | modifier le code]

La Lyre decazevilloise participe le dimanche 30 mai 1976 au bimillénaire de Rodez en qualité de musique d’honneur. Le matin à 11h30, une messe en musique est donnée en la cathédrale[84] avant une prestation puis un défilé au départ de la place d’armes. La Lyre est complétée par la batterie-fanfare de Decazeville « Avenir decazevillois » (sous la direction musicale du tambour-major Jean-Claude Dal), afin de constituer une formation de 80 musiciens. La marche « Gloire à Decazeville » composée par le chef de musique Raymond Robin est au programme, ainsi que d’autres célèbres marches militaires comme « Cherbourg » et « Salut au 85ème R.I ». La même année, concerts en Auvergne à La Bourboule et au Mont-Dore sur le modèle du déplacement en 1974.

Programme musical de la messe du 30 mai 1976 (dir. Raymond Robin)[modifier | modifier le code]

Les locaux de la Lyre au 78 esplanade Jean-Jaurès[modifier | modifier le code]

Lyre decazevilloise, salle de répétition photographiée en avril 2005 après rénovation.

À l’initiative de la municipalité de Decazeville, la Lyre intègre le mercredi 9 mars 1977 ses locaux actuels situé au 78 esplanade Jean-Jaurès. Les musiciens de la Lyre quittent un ancien local à proximité des anciens lavoirs où le bâtiment de la gendarmerie est en construction au même moment. Cette installation est appuyée l'après-midi même par la visite d'une délégation de la municipalité conduite par M. Roques, maire de Decazeville. En raison d'importants travaux et de la création de salles de réunion notamment, l’immeuble André-Cayrol devient le rendez-vous de nombreuses associations de la ville[44].

Activités en 1979 et 1980[modifier | modifier le code]

  • En 1979 l’orchestre participe au festival de musique de Royan et donne le dimanche 3 juin 1979 deux représentations (11h45 et 20h30) place du marché au kiosque de la place Carnot à Fouras (Charente-Maritime)[86].
  • En 1980 la Lyre participe au festival de musique de Mende[87] et d’Espalion.

La tournée anglaise de 1980[modifier | modifier le code]

La ville de Decazeville est jumelée avec la cité minière de Bolsover en Angleterre depuis 1962. Dans le cadre de ce jumelage sous la conduite de Yves Randeynes, animateur culturel municipal, les musiciens de la Lyre decazevilloise prennent le départ pour l’Angleterre du 29 août au 7 septembre 1980[88]. Ce déplacement musical dont l’initiative revient aux jeunes musiciens de la Lyre sera effectué avec un complément de 22 musiciens de l’harmonie de Marcillac-Vallon. La direction musicale de ce regroupement est assuré par Emile Luis, chef de musique à Marcillac. La délégation de la Lyre decazevilloise conduite par son président Fernand Boyer se compose de 37 personnes[89]. À l’image de Raymond Robin, de nombreux musiciens « cadres » de la Lyre, ne prennent pas part à cette tournée. L’initiative des jeunes musiciens decazevillois n’est pas du goût de tous et cela reflète un climat entre les générations de musiciens qui se dégrade[43]. C’est pour cela qu’un orchestre mixte, mais éphémère, Decazeville-Marcillac est mis en place durant l’été 1980 avec un répertoire commun qui est répété au local de la Lyre à Decazeville[89]. Le contenu du séjour est préparé par l’animateur municipal, assurant le rôle de responsable administratif mais aussi d’interprète. Un compte rendu du séjour avec diapositives est organisé le samedi 2 février 1981[88].

Fond documentaire Y. Randeynes. La Lyre decazevilloise et l'harmonie de Marcillac en défilé le dimanche 31 août 1980 dans les rues de Shirebrook.

Programme de la tournée anglaise de 1980[modifier | modifier le code]

  • Vendredi 29 août, départ de Decazeville à 16h00.
  • Samedi 30 août, arrivée à Shirebrook à 15h00. Soirée dansante avec réception et buffet offert par la fanfare des mineurs de Shirebrook à 19h30.
  • Dimanche 31 août, défilé l’après-midi. Buffet en présence du conseil municipal. Concert en soirée en l’église de Shirebrook.
  • Lundi 1er septembre, déplacement à Skegness puis concert à 14h00 au village de vacances des mineurs.
  • Mardi 2 septembre, visite de l’abbaye de Newstead puis de Nottingham. En soirée, concert en programme court dans une maison de retraite.
  • Mercredi 3 septembre, visite des châteaux de Chatsworh et de Bolsover. En soirée, concert de gala dans la salle des fêtes municipale de Bolsover.
  • Jeudi 4 septembre, concert en programme court (matinée) pour les enfants de l’école de Shirebrook.
  • Vendredi 5 septembre, visite de Londres : relève de la garde en musique au palais de Buckingham, la tour de Londres, l’abbaye de Westminster.
  • Samedi 6 septembre, visite du château de Windsor puis départ pour Decazeville.
  • Dimanche 7 septembre, arrivée à Decazeville vers 14h00[89].

Le départ de Raymond Robin de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Dernière photo officielle de la Lyre decazevilloise sous l'ère Raymond Robin datant de 1982.

Au début des années 1980, Raymond Robin dirige quasiment seul les répétitions de la Lyre depuis son arrivée à Decazeville. Son chef de musique adjoint René Portero, n’est que très peu sollicité dans la direction musicale de la Lyre decazevilloise[63]. En parallèle, Raymond Robin initie des élèves de l'école de musique à s’essayer à la direction d’orchestre, là encore d’une façon très ponctuelle et limitée[43]. Sur le plan musical, après presque 40 ans passés à la direction de l’orchestre, Raymond Robin ne trouve plus les ressources nécessaires pour renouveler son approche musicale et humaine. Il mesure difficilement l’évolution sociale de la Lyre qui souhaite une certaine modernisation des choses. L’interprétation de la pièce de concert "les vers luisants" déclenche une vive altercation en répétition entre les jeunes musiciens et le chef. Raymond Robin quittera la salle en guise de protestation et cet épisode est assez significatif de cette période de tensions internes[51].

À l’occasion de la Sainte Cécile 1982, le chef de musique adjoint René Portero assure la direction musicale par intérim de l’orchestre d’harmonie de Decazeville. Le chef de musique Raymond Robin ne peut plus assurer sa fonction et cela à différents titres[43] :

  • Mauvaise chute à son domicile du haut de son mur d'entrée
  • Autre chute dans un bus suite à un brusque coup de frein, le 17 octobre 1982 sur le retour du festival des harmonies junior à Montauban avec la Lyre

La côte brisée, sa femme ignorera tout de cet accident de bus dans un premier temps. Ne pouvant se rétablir pleinement, cette fracture de côte le met définitivement dans l'impossibilité de continuer. À l’assemblée générale de la Lyre decazevilloise fin 1982, c’est la première fois que Raymond Robin revient à la salle de répétition depuis son accident. Le visage tendu, il y annonce son départ sans autre explication[51].

L’ouverture à la société civile contemporaine (1983-1992)[modifier | modifier le code]

La passation de pouvoir[modifier | modifier le code]

Le président Vincent Vivas (à gauche) confie la direction de la Lyre à René Portero (à droite) promu chef de musique.

Dès le début de l’année 1983, Raymond Robin quitte officiellement ses fonctions de chef de musique. Le président de la Lyre, Vincent Vivas, confie la direction de l’orchestre au chef de musique adjoint René Portero, promu chef de musique[43]. Il est assisté immédiatement par Messieurs Jean Bourdoncle (trompettiste), Jean-Pierre Bousquet (saxophoniste) et Mademoiselle Christine Prat (flûtiste), nommés tous les trois chefs de musique adjoints. Dans un premier temps la transition se fait à quatre, mais les contraintes scolaires ou professionnelles font que seul Jean Bourdoncle reste aux côtés de René Portero. Une grande entente anime les deux hommes, tant sur le plan humain que musical. La Lyre decazevilloise démarre un nouveau cycle avec des départs et des arrivées parmi les sociétaires[63]. Parmi les départs, on trouve quelques musiciens fidèles à Raymond Robin car l’assouplissement des règles de fonctionnement de l’orchestre par René Portero ne sont pas du goût de tous[63]. Une stricte discipline instaurée depuis presque 40 ans disparaît progressivement, laissant quelques musiciens dans une certaine nostalgie. La nomination de René Portero suscite un temps, méfiance et interrogations de la part de certains musiciens. Pour les plus conservateurs, les habitudes et coutumes décennales ne tolèrent que difficilement le changement[51].

René Portero, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

René Portero
Description de cette image, également commentée ci-après
René Portero, chef de musique de la Lyre decazevilloise (photographié en mars 2018)
Nom de naissance René Sylvain Portero
Naissance (88 ans)
Decazeville, Drapeau de la France France
Activité principale

Chef de musique adjoint de la Lyre decazevilloise (1968-1983), Chef de musique de la Lyre decazevilloise (1983-1992)

Enseignant, chef d'orchestre

Né le 8 novembre 1930 à Decazeville, René Portero débute la musique à l’adolescence à l’initiative de son père qui lui achète un saxophone ténor. Initié dans un premier temps par Raymond Robin, chef de musique de Lyre decazevilloise, il est appelé sous les drapeaux pendant 18 mois au début des années 50. Envoyé à Paris, il intègre sur concours la musique militaire du 1er régiment du train et y fréquente des musiciens professionnels de haut niveau issus du conservatoire supérieur de musique. Rapidement, il souhaite se perfectionner et on l’oriente vers la classe de Daniel Deffayet au Mans où il est obtient un premier prix du conservatoire en saxophone. Dans le milieu militaire en parallèle, René Portero se distingue lors du concours de sous-chef de musique militaire, pour lequel il est reçu. En 1968, René Portero retrouve la Lyre Decazevilloise pour y être nommé chef de musique adjoint. Premier prix de conservatoire, il n'est pourtant pas musicien de carrière préférant se tourner vers l'éducation nationale (reçu au concours de l'éducation nationale en 1962, 14e sur 100 candidats) en tant que professeur au lycée technique de Decazeville. Il est nommé chef de musique de la Lyre decazevilloise en 1983 par le président de la Lyre Vincent Vivas et exercera cette mission jusqu’en 1992. De retour dans les rangs comme simple musicien sociétaire dans les années 90 et 2000, il continue de faire profiter la Lyre decazevilloise de son expérience de saxophoniste. Musicien accompli, il joue au fil de sa carrière musicale, de la clarinette, du saxophone alto, du saxophone ténor et même de la contrebasse à cordes dans de nombreuses formations et orchestres comme les « compagnons de la nuit » qu'il a fondé[63].

Un nouveau répertoire musical[modifier | modifier le code]

René Portero le nouveau chef de musique souhaite faire évoluer la physionomie de la Lyre decazevilloise dès sa prise de fonction[63]. Le répertoire de l’orchestre qui fait l’objet de toutes les attentions, va être considérablement remis aux goûts du jour. Ainsi les premières pièces de variétés ou de jazz font une entrée remarquée au répertoire de la Lyre decazevilloise[43]. Cette musique légère n’avait pas eu le droit de citer jusqu’alors, dans une programmation consacrée aux grandes œuvres du répertoire classique et à la musique de tradition militaire[51]. Seulement en fin de mandat, Raymond Robin avait intégré quelques œuvres plus moderne au répertoire, dont le « festival Charles Trenet » sur la proposition de Jean Bourdoncle[63]. Ce répertoire plus actuel proposé par le binôme Portero-Bourdoncle est salué par les musiciens, mais aussi par le public toujours aussi fidèle aux concerts. Les deux hommes animent la vie musicale de la Lyre en se répartissant les rôles : le chef de musique René Portero dirige principalement le répertoire classique (transcription), alors que le chef de musique adjoint Jean Bourdoncle s’intéresse plus particulièrement aux pièces de caractère moderne ou de jazz. Il y a aussi une évolution des mentalités car sous Raymond Robin, les jeunes qui souhaitaient jouer en autonomie à l’issue d’un défilé ou d’un concert ne pouvaient pas le faire, le chef ne tolérant pas le principe de « bœuf musical » par des musiciens revêtus de la tenue Lyre[43].

Une évolution de société[modifier | modifier le code]

Le monde de la musique n'a pas laissé jusque là une place importante à la condition féminine, et l'on peut même parler d'une forme de ségrégation horizontale[90],[91],[92],[93]. À l'image de certains orchestres, les femmes sont minoritaires en nombre dans l’effectif global des sociétaires[94],[95],[96]. Elles se trouvent essentiellement à la flûte et au hautbois sous la direction de Raymond Robin. Dès 1983 avec René Portero, la féminisation s’élargie à d'autres pupitres avec des générations de musiciennes nées entre 1963 et 1966 qui arrivent dans les rangs[43]. La Lyre decazevilloise se rajeunit et une dynamique nouvelle se met en place, autour d'une bande de copains ayant un âge similaire. De nouvelles tranchent d’âges apparaissent dans les rangs, à savoir des collégiens et des écoliers, qui viennent parfois à l’école de musique de la Lyre, véritable vivier de musiciens, par effet domino de camaraderie. L’entente s’illustre principalement à la fin de chaque répétition, où un groupe d’une vingtaine de jeunes de la Lyre se retrouve chez le chef de musique adjoint Jean Bourdoncle, avant de prolonger la soirée en extérieur. L’orchestre devient beaucoup plus convivial pour les jeunes, et les anciens s'y trouvent bien aussi dans une sérénité et un respect entre les différentes générations[63].

La première tournée en Bretagne (1983)[modifier | modifier le code]

En août 1983, la Lyre decazevilloise part en tournée en Bretagne et propose plusieurs concert lors de ce déplacement de 10 jours. L’organisation du séjour revient Pierre Bourdoncle, musicien sociétaire, qui a tout planifié : concerts, hébergement et repas. L’occasion est donnée de jumeler la Lyre decazevilloise avec l’harmonie de Perros-Guirec. Les deux sociétés musicales donneront des concerts en commun durant le séjour des decazevillois. Deux autres tournées musicales bretonnes seront organisées sur ce même schéma en 1985 et 1991.

Une école de musique associative[modifier | modifier le code]

Avec le départ de Raymond Robin, la ville de Decazeville n’a plus d’agent municipal en charge de l’enseignement musical. Se pose alors la question du devenir de l’orchestre d’harmonie qui ne plus recruter faute d’enseignant en activité sur les instruments en vent en particulier. Au début des années 80 sur le secteur de Decazeville, il n’y a pas de musiciens professionnels dans ces disciplines des instruments pour l’orchestre d’harmonie pouvant assurer un enseignement. La Lyre decazevilloise décide alors de reprendre en interne sous forme associative, cette mission d’école de musique en s’entourant de bénévoles sur les bases de la structure laissée par Raymond Robin. Des sociétaires de la Lyre les plus avancés musicalement s’improvise enseignant et donne des cours d’instrument mais aussi de solfège. Au fur et à mesure, cette nouvelle école s’organise autour d’un directeur d’école de musique et M. Jean-Pierre Radtke (trompettiste à la Lyre) en sera le premier titulaire[43].

La mairie de Decazeville soucieuse de l’image culturelle de sa ville, apporte un soutien important mais surtout croissant dans le développement de cette école. Les subventions sont redéfinies afin de permettre l’achat de matériels pédagogiques neufs, des instruments de musique, mais aussi des partitions. La municipalité met à disposition des locaux fonctionnels (salles de cours et de répétition) et détache un agent municipal ayant des connaissances musicales, ce qui permet à l’école de musique de disposer d’atouts éducatifs supplémentaires[43].

La méthode pédagogique dans un premier temps est celle de Raymond Robin à l’image de l’ouvrage de "solfège populaire" de Ernest Van de Velde, dont la parution remonte à 1947[97]. L’équipe de professeurs est issue des rangs de la Lyre, et c’est du bénévolat pour tous. Le redémarrage de l’école est progressif, ce qui permet par la suite de mettre en place un orchestre d’harmonie école. Ainsi au milieu des années 80, l’école de musique en pleine croissance va compter une centaine d’élèves inscrits. L’activité augmente à tel point que certains musiciens de la Lyre pensent que l’école de musique peut faire de l’ombre à l’activité de l’orchestre d’harmonie. L’école de musique souhaite ainsi se produire plus souvent en public, et donc valoriser son rôle pédagogique sur Decazeville. Cette initiative est mal accueillie dans un premier temps par les sociétaires, car l’orchestre d’harmonie ne souhaite pas être dans l’ombre de sa filiale d’enseignement. L’investissement des élèves est important et régulier, ce qui permet de faire basculer régulièrement des jeunes dans les rangs de la Lyre. Il en résulte un renouvellement des pupitres qui est assuré[51].

La Lyre decazevilloise et la salle Jean-Paul Sartre[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1986, l’ancien cinéma PAX de Decazeville nouvellement restauré, est inauguré sous le nom de salle municipale Jean-Paul Sartre. Le service culturel municipal de Decazeville propose une vaste programmation mettant en exergue la polyvalence de la nouvelle salle entre musique, cinéma et théâtre. La soirée est présidée par le Docteur Pierre Delpech, maire de Decazeville. La partie musicale est confiée à la Lyre decazevilloise, sous la direction du chef de musique René Portero assisté du chef de musique adjoint Jean Bourdoncle. La municipalité a aussi invité la batterie-fanfare « Avenir Decazevillois » dirigée par le tambour-majour Jean-Claude Dal. C’est par une longue ovation que se conclut la prestation de l’orchestre d’harmonie qui met en relief les qualités acoustiques des lieux[63]. Cette salle devient par la suite le lieu de concert de prédilection de la Lyre decazevilloise et de nombreux musiciens issus de l’école de musique y font régulièrement leurs débuts. Cette salle dont l'activité déclinait depuis 2002[98], fermée définitivement depuis le 19 septembre 2006[99], a été détruite par un incendie accidentel le 3 avril 2010[100],[101].

Changer l’image de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Dans les années 80, la Lyre decazevilloise n’attire plus suffisamment à elle le public mais aussi de nouveaux musiciens pour renforcer ses rangs. L’école de musique de la Lyre pourtant très dynamique en effectifs se heurte à l’image renvoyée par son orchestre d’harmonie de tutelle. Pour l’essentiel, le grand public ne retient que les nombreuses participations de la Lyre aux cérémonies officielles, le répertoire « militaire » associé à ces rendez-vous et surtout l’uniforme officiel de la Lyre d’aspect lui aussi militaire avec ses galons et fourragère[43]. Un décalage est très visible entre cette image protocolaire renvoyée par la société musicale et les attentes festives des comités des fêtes et autres organisateurs, à l’heure où les premières bandas aux tenues colorées[102] et au répertoire issu des férias[103], font leur apparition dans les fêtes locales où participe aussi la Lyre decazevilloise. Les musiciens-sociétaires ont du mal à se motiver et à se mobiliser pour répondre aux contrats musicaux de l’association car la Lyre n’est plus en phase avec son époque, que cela soit dans son image ou dans son répertoire[63]. Dès 1988 l’orchestre decazevillois renouvelle son costume officiel et souhaite rompre avec son uniforme car les traditions et les valeurs d’origine militaire ne font plus recettes auprès des jeunes générations.

Le costume « Séoul 1988 »[modifier | modifier le code]

Ce deuxième uniforme de la Lyre decazevilloise depuis sa création s’inspire de la tenue de la délégation française aux jeux olympiques d’été à Séoul en 1988[104],[105]. La déclinaison Lyre decazevilloise se compose d’un canotier, une veste de costume couleur bleu marine, un pantalon gris en tergal, une chemise blanche et un nœud papillon assorti à la veste. Cette tenue témoigne du souhait d’une plus grande attractivité et de convivialité à la Lyre decazevilloise. L’achat de ces costumes représente un investissement financier très important, car il n’y a pas de reste à charge pour le musicien sociétaire. La ville de Decazeville participe aux dépenses, renouvelant son soutien à la Lyre decazevilloise.

Le concert du bicentenaire de la révolution française[modifier | modifier le code]

Le vendredi 7 avril 1989, la Lyre decazevilloise donne un concert dans le cadre des célébrations du bicentenaire[106],[107],[108]de la révolution française à la salle Jean-Paul Sartre de Decazeville. La soirée qui se déroule à guichet fermé avec 397 entrées (capacité maximale de la salle), présente la Lyre decazevilloise dans sa nouvelle tenue dite « Séoul 1988 » et avec un répertoire de circonstance. La municipalité de Decazeville dans sa quasi-totalité fait le déplacement autour du maire Pierre Delpech[109]. Des élus de communes voisines de Cransac, Firmi ou Aubin font aussi le déplacement, sans oublier Raymond Robin, président fédéral des sociétés musicales de l'Aveyron et ancien chef de musique de la Lyre. Dans un propos préliminaire, le président de la Lyre Vincent Vivas présente les évolutions de l'orchestre d'harmonie qui s’est considérablement rajeuni grâce à la dynamique de son école de musique (25 ans de moyenne d’âge dans les rangs)[43]. Le programme proposé par le chef de musique René Portero, assisté de Jean Bourdoncle comporte trois parties : classique, répertoire révolutionnaire, jazz et variétés. Jean Bourdoncle proposera l’une de ses compositions, sous le titre de « Choral & negro spiritual », inspiré d’une pièce interprétée à Toulouse et spécialement adaptée pour la Lyre[63].

La Lyre decazevilloise au bimillénaire de Limoges (1990)[modifier | modifier le code]

Le début des années 90 à la Lyre[modifier | modifier le code]

Le début des années 90 à la Lyre decazevilloise est marqué par la création en interne d’un orchestre bavarois orchestre de bal pour animer les célébrations de la Sainte-Cécile ou d’autres événements. Pour la première fois de son histoire, la Lyre se dote de formations instrumentales complémentaires en périphérie de l’orchestre d’harmonie. Cela traduit la volonté de la société musicale de s’ouvrir davantage en abordant d’autres répertoires avec des orchestres spécifiques. Un tel changement d’esthétique n’était jusque alors pas envisageable sous la direction de l’ancien chef de musique Raymond Robin[63].

La fin de la mandature René Portero[modifier | modifier le code]

En avril 1992, le chef de musique René Portero cède en concert la direction de l’orchestre à Stéphan Pouget (trompettiste) promu chef de musique. De son côté, le chef de musique adjoint de la Lyre, Jean Bourdoncle, quitte ses fonctions et s’oriente vers la direction musicale de l’harmonie départementale de l’Aveyron. Le bilan de cette décennie est marqué par la renaissance de l'école de musique, qui permet un accès à la musique au plus grand nombre grâce à des tarifs attractifs liés au bénévolat dans l’équipe enseignante. L’harmonie s’est elle-même rajeunie et rassemblée autour d’une bande de copains. Le fait d'avoir un jeune chef de musique adjoint, amenant un nouveau répertoire, entraîne aussi une nouvelle ambiance dans une société musicale qui avait déjà sérieusement rajeuni ses membres dès les dernières années avec Raymond Robin. Après presque 10 ans de service le duo René Portero assisté de Jean Bourdoncle développe un répertoire plus moderne sans renier les œuvres plus classiques. La Lyre qui prend du recul avec sa tradition militaire, permet l’émergence d’une nouvelle esthétique musicale et sociale devenue indispensable où l’orchestre se forme une nouvelle image, beaucoup plus en accord avec la société dans laquelle il évolue[63].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]