Lyre decazevilloise

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La Lyre decazevilloise
Image illustrative de l’article Lyre decazevilloise
photo officielle du samedi 26 mai 2018

Ville de résidence Decazeville Drapeau de la France France
Lieux d'activité 78 esplanade Jean-Jaurès à Decazeville
Type de formation orchestre d'harmonie
école de musique
Genre classique
contemporain
jazz
Création 1900
Structure de rattachement Confédération musicale de France
Statut Association loi de 1901
Effectif 25 musiciens
Site web https://lyredecazevilloise.fr/

La Lyre decazevilloise est une société musicale de Decazeville[1] en Aveyron, fondée en 1900[2],[3] autour d’un orchestre d'harmonie complété par une école de musique depuis 1946. Elle est structurée en association depuis 1901[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse (1900-1919)[modifier | modifier le code]

Première photo officielle connue de la Lyre decazevilloise prise entre 1900 et 1905 devant son local (école des garçons).

La création de la société musicale a lieu en 1900 avec la fusion d'anciens musiciens issus de l'harmonie des mines et forges d'Aubin[5] (dissoute vers 1890) avec des élèves de la musique des Frères, une fanfare dirigée par Mansion (qui avait aussi la charge musicale de l'orphéon, le chœur d'hommes de Decazeville)[6]. Le groupe constitué résultant de ce regroupement prend le nom de « Lyre decazevilloise »[7].

La Lyre decazevilloise le , sous la direction de Lefebvre.

Dès le début, la Lyre decazevilloise participe notamment à la fête patronale qui se tient au mois de juin[8], avant que les festivités soient déplacées quelques années après en septembre[a 1]. Durant les premières années, Conte, Sénizergues, Barthe et Marfan dirigent tour à tour l'harmonie puis en 1906 arriva Gabriel Lefebvre, violoniste qui fait progresser le niveau à la veille de la guerre de 1914[9], en lui faisant assurer des prestations hors Decazeville et en préparant des concours d'orchestre :

  • concours à Cahors en 1906, 1er prix de lecture à vue et un prix d'excellence[10] ;
  • concours ouvert aux harmonies et fanfares à Decazeville les 11 et 12 septembre 1910[11],[12] ;
  • concours à Rodez en 1910, 2e section avec un 1er prix de lecture à vue, agrémenté d'un 1er prix ascendant Honneur[10].

Sous l'impulsion de son chef Lefebvre, la Lyre decazevilloise se constitue en orchestre symphonique par l'ajout d'un ensemble à cordes aux instruments de l'harmonie. En , trois prix la récompensent 1re section à Tonneins : 1er prix de lecture à vue, 1er prix ascendant, 1er prix d'exécution[10].

Entre-deux-guerres et Seconde Guerre mondiale (1919-1944)[modifier | modifier le code]

Après la mise en sommeil pendant la guerre de 1914-1918, nouveau départ en 1919 avec les anciens de Lefebvre et des jeunes qu'il avait formés[a 2]. Lefebvre venant de mourir, le musicien du rang Kensiev dirige quelques répétitions en intérim avant l'arrivée de Louis Marroufin. L’entre-deux-guerres est une période d’essor de l’orchestre qui gravit les échelons jusqu’à la division supérieure, à l'image du concours d'orchestre à Toulouse en 1924[10]. La Lyre decazevilloise participe à l'animation du territoire, fêtes, messes en musique ou encore de concerts donnés en ville[a 3].

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Lyre decazevilloise maintient autant que possible une activité musicale[13],[a 4].

Marche du renouveau (1944-1955)[modifier | modifier le code]

Rare photo du défilé de la libération en août 1944 avec la Lyre decazevilloise. Direction musicale Mijoule. Le trombone est tenu par Vincent Vivas (à gauche).
La Lyre défile dans les rues de Kerkrade en août 1951.
La Lyre decazeville reçue en mairie au retour de Kerkrade.
Photo de l’incendie de la Lyre decazevilloise prise le mercredi 20 octobre 1954.

À la libération de Paris, un groupe d’anciens musiciens de la Lyre (renforcé par quelques éléments de l’harmonie Viviez-Penchôt[14]) organise le un défilé spontané sous la direction de Mijoule, musicien du rang et doyen de la société musicale. Ce dernier assure l’intérim en qualité de chef musique dans l’attente de l’arrivée ou de la nomination d’un nouveau chef à la tête de la Lyre decazevilloise. Un embryon de société musicale s’organise autour du président de la Lyre, Gaston Ricard, pour faire entendre la Marseillaise dans les rues de Decazeville[10].

Le [15] à la demande du président de la Lyre, Gaston Ricard et de la municipalité de Decazeville, arrive Raymond Robin[16] sur recrutement. Ce sous-chef de musique militaire en retraite crée l’école de musique municipale de Decazeville. La gestion de cet établissement est confiée à la Lyre decazevilloise et Robin en assure seul le fonctionnement. À son arrivée à Decazeville, le comité d’accueil se compose de Étienne Batut (archiviste) et Gaston Ricard (président). Le bureau de la société musicale le nomme chef de musique, avec pour mission de constituer un nouvel orchestre d’harmonie sur les bases des quelques musiciens restants. Afin d’installer le futur orchestre, la société des mines de Decazeville cède un baraquement démontable en bois. Une première répétition avec le nouveau chef de musique s’organise et une cinquantaine de musiciens du bassin minier répondent à l’appel. Ce local se trouve installé à proximité du lavoir et des bains douches : en 2019, à l’emplacement de la gendarmerie[17]. Dans un premier temps, le chef de musique Robin teste le niveau des musiciens de la Lyre à partir d’un répertoire simple et modeste. Afin de faire progresser l’orchestre, il met en place un système de trois répétitions hebdomadaires dont les horaires sont fixés en soirée.

À Decazeville, l’enseignement musical se fait jusque alors par l’intermédiaire de sociétés musicales ou de professeurs particuliers[4],[5].

La Lyre decazevilloise se présente le dimanche en division supérieure dans laquelle elle s'était inscrite[18]. La Lyre decazevilloise obtient un 3e prix ex-æquo partagé avec l'harmonie municipale d'Arras. Sur l'ensemble de la division supérieure répartie en plusieurs journées, la Lyre terminera néanmoins au bas du classement général par points de sa division. Le mardi [19], un violent incendie ravage les locaux de la Lyre decazevilloise. Malgré des efforts soutenus, la mémoire de la société (archives administratives et musicales) mais aussi de nombreux instruments de musique disparaissent en fumée[10].

Les Trente Glorieuses de la Lyre decazevilloise (1955-1983)[modifier | modifier le code]

Le char de la Lyre Decazevilloise lors de la fête de 1968.
Affiche de concert du mardi 11 mai 1976 au cinéma Family de Decazeville.
Lyre decazevilloise, salle de répétition photographiée en avril 2005 après rénovation.
Fond documentaire Y. Randeynes. La Lyre decazevilloise et l'harmonie de Marcillac en défilé le dimanche 31 août 1980 dans les rues de Shirebrook.

Dans l’hiver 1954-1955, la municipalité et les sociétaires de la Lyre decazevilloise débutent la construction en dur d’une nouvelle salle de musique[10]. L’orchestre reprend ses activités. Un vaste élan de solidarité de la population et des industriels decazevillois, se mobilise autour de la Lyre pour quelle se relève de cette catastrophe[réf. souhaitée].

  • Année 1957 : Déplacement de 4 jours du 20 au 24 septembre à Lourdes avec concerts, ainsi qu’un autre concert à Ax-les-Thermes[10].
Le Président Gaston Ricard et le chef de musique Raymond Robin sont reçus par le nouveau maire René Rouquette au retour du festival d'Oléron en juillet 1959.
  • Année 1959 : Le 4 et 5 juillet 1959, la Lyre participe au concours national de musique du Château-d’Oléron et se déplace en qualité de musique d'honneur.
  • Année 1961 : La fermeture partielle des houillères marque un coup. Les jeunes s'en vont, le recrutement se tarit ; une poignée d'anciens demeurent, s'accrochent en dépit des circonstances, veulent maintenir la Lyre en vie à tout prix[10].
  • Année 1968 : Le président Gaston Ricard abandonne la présidence effective de la Lyre decazevilloise. Son successeur est Fernand Boyer, directeur d'école, qui depuis quelques années invite ses jeunes élèves à rejoindre l'école de musique de la Lyre. C'est sur cette dernière que le nouveau président porte tous ses efforts. Il fait des enfants susceptibles de rester dans le pays minier, et son intervention se montre fructueuse : l'effectif de l’école de musique monte à 80 élèves répartis en quatre divisions : préparatoire, élémentaire, moyenne et supérieure[10].
  • Année 1970 : La Lyre decazevilloise est revenue à un effectif avoisinant 60 exécutants. Le niveau musical progresse, permettant de donner des concerts en salle devant un public nombreux[20]. La lyre est réclamée en Aveyron et en 1970, elle s'est produite à Villefranche-de-Rouergue pour la Quinzaine de la Culture et de l'Enseignement, ce qui lui valut d'ailleurs les félicitations de la municipalité, et à Rodez pour l'exposition[10].
  • Année 1973 : tournée de concerts en Roussillon.
  • Année 1974 : La Bourboule et le Mont-Dore accueillirent les musiciens decazevillois. La Lyre decazevilloise multiplie les prestations : messe, concert, aubades, cérémonies. Jusqu’alors le principe de se produire à titre gracieux était une norme tacite, et trop peu de représentations faisaient rentrer de l’argent dans les caisses de l’association. Le plus souvent, la prestation de la Lyre decazevilloise se faisait contre un défraiement intégral (transport, hôtel, repas). Cette gratuité trouve son origine dans le financement même de la Lyre, qui vit principalement de subventions publiques[21],[22] de la ville de Decazeville depuis ses origines[23],[24].
  • Année 1976 : concert au cinéma Family de Decazeville, le mardi 11 mai.

Le département de l’Aveyron regroupe des sociétés de musique et bien souvent, celles-ci ne se fréquentent pas. Afin de remédier à cette situation d'isolement, l’Union des Sociétés Musicale des l’Aveyron (USMA) est créée en 1972[25] à l’initiative de Raymond Robin, chef de musique de la Lyre decazevilloise. Le but est de permettre aux sociétés de musique amateurs du département de se rencontrer lors d’un festival départemental annuel[10].

La Lyre decazevilloise participe le dimanche 30 mai 1976 au bimillénaire de Rodez. Le matin à 11h30, une messe en musique est donnée en la cathédrale[26] avant une prestation puis un défilé au départ de la place d’armes. La Lyre est complétée par la batterie-fanfare de Decazeville « Avenir decazevillois » afin de constituer une formation de 80 musiciens.

À l’initiative de la municipalité de Decazeville, la Lyre intègre le mercredi 9 mars 1977 ses locaux actuels situé au 78 esplanade Jean-Jaurès. Les musiciens de la Lyre quittent un ancien local à proximité des anciens lavoirs où le bâtiment de la gendarmerie est en construction au même moment. En raison d'importants travaux et de la création de salles de réunion notamment, l’immeuble André-Cayrol devient le rendez-vous de nombreuses associations de la ville[17].

La ville de Decazeville est jumelée avec la cité minière de Bolsover en Angleterre depuis 1962. Dans le cadre de ce jumelage sous la conduite de Yves Randeynes, animateur culturel municipal, les musiciens de la Lyre decazevilloise prennent le départ pour l’Angleterre du 29 août au 7 septembre 1980[27][source insuffisante]. Ce déplacement musical dont l’initiative revient aux jeunes musiciens de la Lyre sera effectué avec un complément de 22 musiciens de l’harmonie de Marcillac-Vallon. La direction musicale de ce regroupement est assuré par Emile Luis, chef de musique à Marcillac. La délégation de la Lyre decazevilloise conduite par son président Fernand Boyer se compose de 37 personnes[28]. À l’image de Raymond Robin, de nombreux musiciens « cadres » de la Lyre, ne prennent pas part à cette tournée. L’initiative des jeunes musiciens decazevillois n’est pas du goût de tous et cela reflète un climat entre les générations de musiciens qui se dégrade. C’est pour cela qu’un orchestre mixte, mais éphémère, Decazeville-Marcillac est mis en place durant l’été 1980 avec un répertoire commun qui est répété au local de la Lyre à Decazeville[28]. Le contenu du séjour est préparé par l’animateur municipal, assurant le rôle de responsable administratif mais aussi d’interprète. Un compte rendu du séjour avec diapositives est organisé le samedi 2 février 1981[27][source insuffisante].

L’ouverture à la société civile contemporaine (1983-1992)[modifier | modifier le code]

Le président Vincent Vivas (à gauche) confie la direction de la Lyre à René Portero (à droite) promu chef de musique.

Lors de l'assemblée générale de la Lyre decazevilloise au début de l’année 1983, Raymond Robin quitte officiellement ses fonctions de chef de musique pour se consacrer à la fédération musicale de l'Aveyron. Le président de la Lyre, Vincent Vivas, confie la direction de l’orchestre au chef de musique adjoint René Portero, promu chef de musique[29][source insuffisante].

De la musique au cœur de l’harmonie (1997-2001)[modifier | modifier le code]

Le concert du centenaire de la Lyre decazevilloise est organisé le samedi 6 mai 2000 à la salle polyvalente de Decazeville. Il réunit 800 personnes dont 130 musiciens pour un grand final sur scène[30]. Au cours de cette soirée rétrospective, les musiciens decazevillois interprètent les œuvres qui ont jalonné les cent ans d'existence de l'association et c'est l'occasion pour les anciens chefs de musique de diriger à nouveau cet orchestre d'harmonie[31].

Explorations orchestrales (2001-2008)[modifier | modifier le code]

Musiques en liberté (2008-2013)[modifier | modifier le code]

L'ensemble de cuivres de Decazeville au château de Gironde (Vallée du Lot, Aveyron).
André Martinez (président de la communauté de communes) et Patrice de Luycker (président de la Lyre decazeville) signent en 2011 la première convention de financement de l'école de musique.
Patrice de Luycker conduit l'école de musique de la Lyre decazevilloise à Chauvigny.
Serge Faline, professeur de piano à la Lyre decazevilloise (photographié le 2 février 2013).
La chorale de la Lyre decazevilloise en répétition en décembre 2013.

L'école de musique de la Lyre decazevilloise met en place une action éducative sur le territoire autour de la clarinette. Le principe retenu est une "master-classe" animée par le quatuor de clarinettes "Anches hantées"[32] et organisée dans les locaux de l'école de musique le samedi 8 mars 2008[33]. Après une journée de travail en atelier, les élèves stagiaires restituent le répertoire travaillé en première partie de concert donné le soir même à la salle Yves-Roques de Decazeville. Dans un second temps, le concert met à l'honneur ce quatuor de clarinettes professionnel qui est accompagné sur certaines œuvres par l’orchestre d'harmonie de la Lyre decazevilloise.

La Lyre decazevilloise à Utrillas, le jeudi 7 août 2008.

Sous l'égide du comité de jumelage Decazeville-Utrillas, la Lyre decazevilloise participe à un déplacement en Espagne du 4 au 9 août 2008[34].

Le 31e festival régional des harmonies départementales de Midi-Pyrénées est organisé à Decazeville du vendredi 24 au dimanche 26 octobre 2008[35] sous l’égide de la fédération départementale des sociétés musicales de l’Aveyron (FDSMA). Ce festival rassemble les huit orchestres départementaux d’harmonie de Midi-Pyrénées et l’harmonie régionale, regroupant les meilleurs musiciens de la région, soit un total de près de 600 musiciens qui seront sur scène sur l’ensemble des journées.

Il est constitué lors de la saison musicale 2008-2009, une formation périphérique intitulée « ensemble de cuivres de Decazeville ». Issus de cette association, professeurs et anciens élèves de l'école de musique de la Lyre ont décidé de se rencontrer autour d'un même projet et de leurs instruments de la famille des cuivres[36]. Elle assure une animation locale en complément de l'orchestre d'harmonie de la Lyre[37][source insuffisante]. Soumis aux aléas de présence et de disponibilité, cet ensemble s'est arrêté au début de la saison 2013-2014.

À partir de la rentrée scolaire de 2010[38], l'école de musique de la Lyre rentre dans une phase de développement avec la création de deux classes d'orchestre[39],[40],[41]. Au même moment de son côté, l'orchestre d'harmonie de la Lyre qui compte une vingtaine d'exécutants[42], est associé ponctuellement à des projets avec le tissu associatif local[43],[44]. A partir de septembre 2011, en raison de l'ouverture d'une classe de piano notamment et de la mise en place de pratiques vocales, l'effectif global de l'école de musique augmente fortement[45]. Cette dynamique est accompagnée par la signature d'une convention entre la Lyre et la communauté de communes du bassin Decazeville-Aubin qui vise à soutenir financièrement l'enseignement artistique sur le territoire[46].

A partir de septembre 2009, Patrice de Luycker (directeur de l'école de musique et président de la Lyre decazevilloise) développe une action de sensibilisation autour de la musique d'ensemble et favorise l'accès à la direction d'orchestre à plusieurs grands élèves[47] issus de l'école de musique[48]. Cette formation vise à développer le goût de l'interprétation mais aussi à mieux comprendre les mécanismes d'écriture d'une partition d'orchestre.

Du 25 au 30 avril 2011, l’école de musique de la Lyre decazevilloise se déplace à Chauvigny dans le département de la Vienne, dans le cadre d’un stage musical « hors les murs »[49]. Sous l’impulsion du directeur de l’école de musique Patrice de Luycker, 25 jeunes élèves de la Lyre sont réunis en résidence à la maison familiale et rurale de Jardres. Ce stage fait partie du programme de formation de l’école de musique et il permet en parallèle de développer la cohésion du groupe et la capacité de vivre en communauté. Dans le cadre d’une restitution des apprentissages, l’harmonie municipale de Chauvigny reçoit la classe d’orchestre de l’école de musique de la Lyre decazevilloise pour un concert commun donné le vendredi 29 avril[50].

En décembre 2011, sous l'égide de la Mission départementale de la culture de l'Aveyron, la Lyre decazevilloise organise un stage de percussions dans ses locaux[51].

L'école de musique de la Lyre decazevilloise ouvre une classe de piano en septembre 2011[52]. Après seulement trois années d'activités à la Lyre, l'enseignant de piano et ses élèves vont rejoindre l'école de musique Zik mineur, nouvellement constituée à Livinhac-Le-Haut autour des musiques actuelles[53],[54].

Nouveauté de la rentrée scolaire de septembre 2012[55] à l'école de musique de la Lyre, il s'agit d'une classe de chant pour des jeunes de 7 à 14 ans qui aborde un répertoire adapté avec des styles de musiques variés (chants classiques, canons, variété, gospel…). Cette pratique vocale peut se faire a cappella ou accompagnée d'un piano. Relancée jusqu'en 2014[56].

Au début de l'année 2013 à l'école de musique, il est constitué un ensemble vocal sous le nom de "chorale de la Lyre decazevilloise"[57]. Cet ensemble qui a une vocation pédagogique est animé par Michel Dupin, nouveau président de la Lyre decazevilloise[58]. N'ayant jamais pu réellement trouver sa place dans cette société dédiée à la musique pour orchestre d'harmonie, cette chorale a pris son indépendance lors de l'été 2016 pour se constituer en association sous le nom de "Fasila chanter, chœur en fête Occitanie"[59],[60],[61],[62].

Direction et personnalités[modifier | modifier le code]

Présidents de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Période d'activité Président
1900 à 1910 Ernest Auriac[a 5]
1910 à 1922 Rauffet[a 6],[a 7]
1922 à 1944 Charles Gayraud[a 8]
1944 à 1968 Gaston Ricard
1968 à 1980 Fernand Boyer
1980 à 1991 Vincent Vivas
1991 à 1993 Jean Maréchal
1993 à 1994 Sébastien Agelou
1994 à 1995 Lucienne Mucci
1995 à 1999 Josette Costes
1999 à 2003 Pierre Souyri
2003 à 2006 Christian Rayet
2006 à 2013 Patrice de Luycker
2013 à 2016 Michel Dupin[63]
Depuis 2016 Laurent Tarayre[64]

Albert Séguy, mécène et fondateur de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Albert Séguy, grand mécène et président d'honneur de la Lyre decazevilloise.

Né en 1877 à Decazeville, Albert Séguy est un négociant agissant en qualité de bienfaiteur ou membre honoraire de plusieurs sociétés de sa ville. Président d'honneur de la Lyre decazevilloise, on[Qui ?] lui attribue la création de cet orchestre d'harmonie en 1900 grâce à son action de mécénat. Il décède en 1926 à l'âge de 48 ans et ses obsèques bénéficient d'un service musical assuré par la Lyre decazevilloise ainsi que d'un éloge funèbre prononcé par Charles Gayraud, président de la Lyre[a 9].

Henri Conte, chef de musique de la Lyre decazevilloise[modifier | modifier le code]

Henri, Baptiste Conte est le premier chef de musique de la Lyre decazevilloise entre 1900 et 1903, tout en dirigeant en même temps l'harmonie de Capdenac-Gare[65]. Né le 16 septembre 1871 à Morlhon près de Villefranche-de-Rouergue, il embrasse un carrière d'instituteur. Ajourné du service militaire pour invalidité à la jambe droite en 1892, il est classé dans les services auxiliaires de l'armée en 1893. Avant de diriger la Lyre decazevilloise, on le retrouve à la tête de la fanfare "Alliance républicaine"' à Villefranche dès 1896[66]. A ses débuts, la Lyre decazevilloise répète dans une classe de l'école de garçons et l'un des premiers concerts connus sous sa direction remonte au dimanche 20 janvier 1901[67]. Le répertoire s'étoffe au fil des répétitions et la Lyre obtient dès 1902 l'une de ses premières distinctions au concours musical de Tulle[68]. Après avoir quitté la Lyre decazevilloise en 1903, Henri Conte prend la direction de plusieurs sociétés musicales à Villefranche-de-Rouergue dont la fanfare "Les enfants de Villefranche", de la chorale « Les bardes » et de l’estudiantina « La cigale », un ensemble à plectres[69]. À partir de 1905, toujours à Villefranche-de-Rouergue, on le retrouve à la direction de l'harmonie "Sainte-Cécile"[70]. Mobilisé par décret du 1er août 1914 lors de la Première guerre mondiale, il est incorporé le 20 juillet 1916 au 122ème régiment d'infanterie à Rodez. Il bénéficie de plusieurs sursis en qualité d'instituteur à l'école Saint-Joseph de Rodez puis à Sainte-Emilie de la Besse à Villefranche-de-Panat. Inapte aux combats en raison de son invalidité, il est libéré de ses obligations militaires le 19 décembre 1918[a 10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. « Derniers préparatifs pour les 100 ans », sur ladepeche.fr (consulté le 23 avril 2019)
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  6. Émile Coyon, Annuaire musical et orphéonique de France, Paris : Administration de l'annuaire musical et orphéonique de France, (lire en ligne)
  7. Aline Fonvieille-Vojtovic, Paul Ramadier, 1888-1961: élu local et homme d'état, Publications de la Sorbonne, (ISBN 9782859442262, lire en ligne)
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Archives départementales de l'Aveyron[modifier | modifier le code]

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  3. « - 11/12/1920 - 11/12/1920 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 24 avril 2019)
  4. « - JOUAVEYRON - 21/11/1942 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 2 décembre 2019)
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  6. « - 22/10/1910 - 22/10/1910 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 2 novembre 2019)
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  8. « - 15/05/1926 - 15/05/1926 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 28 novembre 2019)
  9. « - 15/05/1926 - 15/05/1926 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 28 novembre 2019)
  10. « 1R786 - Conte Baptiste Henri - 1891 Archives départementales de l'Aveyron », sur archives.aveyron.fr (consulté le 20 novembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]