Lyonel Trouillot

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Lyonel Trouillot
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Lyonel Trouillot au Salon du livre de Paris en mars 2010
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Lyonel Trouillot (né à Port-au-Prince, Haïti, le ) est un romancier et poète haïtien d'expressions créole et française. Il est également journaliste et professeur de littératures française et créole à Port-au-Prince.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lyonel Trouillot est issu d'une famille d'avocats. Il a un frère, Michel-Rolph Trouillot (anthropologue et historien) et deux sœurs, Jocelyne Trouillot, devenue rectrice de l'université Caraïbe à Port-au-Prince et auteure de livres pédagogiques et de livres de littérature jeunesse, principalement en créole haïtien et Évelyne Trouillot, écrivaine, poétesse et romancière. Son oncle Henock Trouillot était un romancier et historien haïtien.

Lyonel Trouillot fait des études de droit, mais sa passion pour la littérature le pousse vers une carrière d'écrivain. Il collabore à différents journaux et revues d'Haïti. Il publie également beaucoup de poèmes, puis se lance dans l'écriture de textes de chansons pour des artistes comme Tambou Libète ou Manno Charlemagne.

Il publie ensuite L'Amour avant que j'oublie, en 2007, puis Yanvalou pour Charlie en 2009. Lyonel Trouillot aborde ainsi le registre de l'intimité et du sentimental tout en confirmant son engagement social, une richesse de son talent et de ses écrits qui le place parmi les grands auteurs francophones[1]. Avec La Belle Amour humaine, il fait partie des quatre finalistes du prix Goncourt en 2011 – remporté cette année-là par Alexis Jenni pour L'Art français de la guerre[2] – mais reçoit toutefois le Grand prix du roman métis[3].

Lyonel Trouillot est codirecteur du collectif de la revue Cahiers du vendredi, il est l'un des fondateurs et dirige encore l'Atelier Jeudi soir[4].

En 2016, lors d'un entretien donné pour le journal Libération, à l'occasion de la publication de son roman Kannjawou, Lyonel Trouillot dénonce la main mise des sectes religieuses évangélistes sur Haïti : « Les églises évangéliques sont la plus grande catastrophe morale qui est tombée sur Haïti. L’individu est de moins en moins un citoyen : il est un frère en Christ. Le discours qu’elles tiennent, c’est que l’homme est un loup pour l’homme. Ne fais pas confiance à ton voisin, ne te confie à personne. Le virage sectaire est inouï, leur conservatisme abominable. On l’a vu lors du tremblement de terre. L’écho que renvoyaient ces églises était : Vous n’avez pas suivi les voies du Seigneur, la punition céleste vous a cueilli. »[5].

Il se bat également au service de la démocratie de son pays et de la résistance face à une dictature oppressante[réf. nécessaire], comme en témoigne le roman Bicentenaire, paru en 2004.

Lyonel Trouillot est aussi membres fondateur de Rasanbleman pou Diyite Ayiti (RADI), il dénonce plusieurs actes de violences et d’inégalité sociale dans le pays[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Éloge de la contemplation, Riveneuve, Paris, 2009.
  • Le doux parfum des temps à venir, Acte-Sud, 2013
  • C'est avec mains qu'on fait chansons, Le Temps des Cerises, 2015.

Non fiction[modifier | modifier le code]

  • Haïti le dur devoir d'exister, avec Amélie Baron, Mémoire d'Encrier, Montréal, 2010
  • Objectif : l'autre, Bruxelles, Belgique, André Versaille éditeur, 2012
  • Dictionnaire de la rature, avec Geneviève de Maupeou et Alain Sancerni, Actes Sud, 2015

Adaptation de son œuvre au cinéma[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Réalisme et Merveilleux dans Claire of the Sea Light d'Edwidge Danticat et dans Parabole du failli de Lyonel Trouillot
  2. « Alexis Jenni, prix Goncourt 2011 », L'Express, 2 novembre 2011.
  3. a et b « Lyonel Trouillot grand prix du Roman Métis 2011 », AFPL'Express, 9 novembre 2011.
  4. « Rencontre à Montrouis : ce que peut la bonne volonté », sur Le Nouvelliste (consulté le )
  5. Entretien dans Libération du 22 janvier 2016.
  6. « Lyonel Trouillot : « C’est dangereux de vivre en [Haïti] » », sur Montray Kréyol, (consulté le )
  7. Marianne Payot, « Kannjawou, le roman de colère de Lyonel Trouillot », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. Pessini, Elena, « L. Trouillot, Kannjawou », Studi Francesi. Rivista quadrimestrale fondata da Franco Simone, Lexis Sas, no 181 (LXI / I),‎ , p. 198–199 (ISSN 0039-2944, lire en ligne, consulté le ).
  9. « Kannjawou, Lyonel Trouillot », sur lacauselitteraire.fr (consulté le ).
  10. Bertrand Leclair, « Lyonel Trouillot ouvre une brèche dans l’avenir ruiné d’Haïti », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. « Politique dans la montagne - En attendant Nadeau », sur En attendant Nadeau, (consulté le ).
  12. « «Ne m’appelle pas Capitaine» : la nécessité des temps à venir », sur Le Devoir (consulté le ).
  13. « La litanie des fantômes », sur Livres Hebdo (consulté le ).
  14. « Antoine des Gommiers - Lyonel Trouillot » [livre], sur Babelio (consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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