Westland Lynx

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Lynx
Image illustrative de l'article Westland Lynx
Lynx de la marine française

Rôle Hélicoptère de transport et de lutte anti-sous-marine
Constructeur Drapeau : Royaume-Uni Westland Helicopters
Premier vol
Mise en service 1977
Date de retrait Toujours en service
Nombre construit 409
Équipage
2 pilotes ( + 1 opérateur de spécialité elbor en France sur la version MK4)
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Gem 42-1
Nombre 2
Type Turbine
Puissance unitaire 1 014 ch
Nombre de pales 4
Dimensions
Image illustrative de l'article Westland Lynx
Diamètre du rotor 12,80 m
Longueur 13,33 m
Hauteur 3,67 m
Masses
À vide 3 291 kg
Maximale 5 330 kg
Performances
Vitesse maximale 324 km/h
Plafond 2 700 m
Vitesse ascensionnelle 606 m/min
Distance franchissable 545 km
Distance de convoyage 1 045 km
Armement
Externe 4 missiles Sea Skua ou 2 torpilles ou 2 charges de profondeur.
8 missiles TOW ATGM ou 2 paniers à roquettes de 70mm ou deux canons de 20 mm.

Sur la version française, le Lynx MK4 est équipé de 2 Mk 46, remplacée prochainement par une torpille MU90

Le Lynx est un hélicoptère conçu par Westland Helicopters et produit conjointement avec Aérospatiale.

Historique[modifier | modifier le code]

L'origine de la collaboration remonte à un agrément franco-britannique signé en février 1967 [1].

Son premier vol a eu lieu le 21 mars 1971. Prévu à l'origine pour un usage civil et un usage naval, il a des caractéristiques qui ont intéressé les milieux de la défense britannique. Des modèles pour l'armée de terre et de mer ont ainsi été développés. Opérationnel à partir 1977, il a été par la suite adopté par plus d'une douzaine d'autres nations.

Piloté par Rox Moxam en 1972, le Lynx a battu le record de vitesse sur 15 et 25 kilomètres à 321,74 km/h. Peu après, il a également réalisé le plus rapide circuit fermé de 100 kilomètres à une vitesse moyenne de 318,504 km/h.

Le Lynx a connu une brillante carrière commerciale. Les accords initiaux prévoyaient 55 Lynx pour les armées françaises et 190 pour les forces britanniques. 369 sont finalement construits dans le cadre de l’agrément (moins 15 pour la France, plus 28 pour le Royaume-Unis et moins 54 pour l'exportation)[2].

La British Army a commandé, dans les années 1970, 100 Lynx AH (modèle d'attaque) Mk.1 pour plusieurs rôles, dont le transport tactique, l'escorte, la frappe anti-char (armé de 8 missiles TOW), la reconnaissance et l'évacuation. Ils ont adapté un système Marconi Elliot AFCS sur le Lynx afin d'assurer une stabilisation automatique sur 3 axes.

En France, le Lynx MK4 est spécialisé principalement dans la lutte-anti sous-marine. Pour cela, il peut être équipé d'un sonar actif DUAV4 à immersion variable. il peut effectuer 3 à 4 cycles d'observation sonar par heure, chacun étant constitué de

  • mise en stationnaire de l'hélicoptère,
  • descente du sonar trempé DUAV4 via le treuil,
  • émission/réception sonar à faible profondeur,
  • analyse des conditions bathythermique,
  • poursuite de la descente du sonar trempé selon les résultats de l'analyse bathythermique jusqu'à une profondeur maximale classifiée mais estimée à plus de de 100 m,
  • émission/réception avec analyse d'une colonne d'eau de 2 à 3 km de rayon.
  • remontée du sonar.
  • déplacement vers une autre zone de recherche

Une mission type à 20 nautiques du bâtiment porteur permet d'effectuer 7 à 8 cycles en 2 heures[3]. L'hélicoptère peut mettre en œuvre deux Torpilles Mark 46 pour attaquer le sous-marin.

Le Lynx, de par sa modularité, permet de remplir d'autre missions. Entre autres :

  • la lutte anti-navire : Dans cette version, le Lynx est équipé d'une caméra FLIR ainsi que d'un kit de combat TITUS.
  • L'action de vive force : Pour cette mission, l'équipage est renforcé par des membres du GIGN ou des commandos de marine suivant la mission et le théâtre des opérations. Un désignateur et un tireur d'élite sont ainsi embarqués. Le Lynx peut aussi être équipé d'une arme automatique de sabord de calibre 7,62 mm : l'AANF-1. Le Lynx est compatible avec les équipements JVN.
  • La recherche et sauvetage est effectuée avec un plongeur. Les équipements mis en œuvre à bord sont la civière, la billy pugh, la sangle naufragé.
  • Les différentes missions de servitude et logistique : transport de charges, personnes VIP.

Le Lynx est donc un hélicoptère très polyvalent. Il sera progressivement remplacé par le NH90 Eurocopter dans la marine française.

70 exemplaires du « Future Lynx » doivent remplacer les anciens modèles dans les années 2010 dans les forces britanniques.

Engagements[modifier | modifier le code]

Dans l'armée britannique, le Lynx figure dans le Army Air Corps (AAC) et le Fleet Air Arm (FAA) avec 119 exemplaires en service en 2006. Les versions du Lynx AH.7 et AH.9 opèrent dans l'AAC en tant qu'hélicoptère d'attaque. Dans le FAA, le Lynx AH.7 fait office d'hélicoptère d'attaque/utilitaire en support des Royal Marines alors que le Lynx HMA.8 est équipé de missiles Sea Skua anti-navires et de torpilles Stingray pour la lutte anti-sous-marine.

Le premier engagement du Lynx par le Royaume-Uni a eu lieu durant la guerre des Malouines. Trois appareils furent détruits, mais aucun en combat. Plus important, l'engagement du Lynx HMA.8 durant la guerre du Golfe en 1991 a eu un effet dévastateur sur la marine irakienne. Le Lynx a également servi d'hélicoptère de transport de troupes à l'armée de terre durant ce conflit.

Dernièrement, il est intervenu en mission lors de l'invasion de l'Irak en 2003.

Modèles[modifier | modifier le code]

  • Westland WG.13 : Prototype ayant volé la première fois le 21 mars 1971.
  • Lynx AH.1 : Première production pour l'AAC, avec plus de 100 appareils construits. Utilisé pour des fonctions diverses comme le transport tactique, l'escorte, la frappe anti-char (armé de 8 missiles TOW), la reconnaissance et l'évacuation.
  • Lynx AH.1GT : Adaptation du AH.1 pour l'armée britannique.
  • Lynx HAS.2 : Première production pour la marine britannique et l'Aéronautique navale française. Dans sa version anti-sous-marine, il est équipé de 2 torpilles ou charges sous-marines, et d'un sonar. Dans sa version surface, il est armé de 4 missiles Sea Skua (marine britannique) ou de 4 missiles AS.12 (Aéronautique navale).
  • Lynx HAS.3
    • HAS.3 GM : 19 hélicoptères modifiés pour leur usage par la Royal Navy dans le golfe Persique.
    • HAS.3 ICE : 2 hélicoptères pour la Royal Navy pour les interventions en Arctique.
    • HAS.3 : Version améliorée pour la Royal Navy.
    • HAS.3S : Version améliorée pour la Royal Navy.
  • Lynx HAS.4 : Version améliorée pour l'aéronavale.
  • Lynx HAS.2 (FN) : Version française du HAS.2 pour l'aéronavale.
  • Lynx AH.5 : Version améliorée pour l'AAC.
  • Lynx AH.7 : Version d'attaque pour l'AAC.
  • Lynx HMA.8 Super Lynx : Version améliorée pour l'attaque navale.
  • Lynx AH.9 Battlefield Lynx : Version terrestre du précédent pour l'armée de terre britannique.
  • Lynx Mk.21 : Version d'exportation du HAS.2 pour le Brésil.
  • Lynx Mk.22 : Version jamais produite du HAS.2 pour l'Égypte.
  • Lynx Mk.23 : Version d'exportation du HAS.2 pour l'Argentine.
  • Lynx Mk.24 : Version jamais produite du HAS.2 pour l'Irak.
  • Lynx Mk.25 : Version d'exportation du HAS.2 pour les Pays-Bas, aussi nommée UH-14A par l'armée néerlandaise.
  • Lynx Mk.24 : Version jamais produite du HAS.2 pour l'Irak.
  • Lynx Mk.27 : Version d'exportation du HAS.2 pour les Pays-Bas, aussi nommé SH-14B par l'armée néerlandaise.
  • Lynx Mk.28 : Version d'exportation du AH.1 pour la police d'État du Qatar.
  • Lynx Mk.80 : Version d'exportation du HAS.2 pour le Danemark.
  • Lynx Mk.81 : Version d'exportation du HAS.2 pour les Pays-Bas, aussi nommé SH-14C par l'armée néerlandaise.
  • SH-14D : Version améliorée pour les Pays-Bas.
  • Lynx Mk.82 : Version jamais produite pour l'Égypte.
  • Lynx Mk.83 : Version jamais produite pour l'Arabie saoudite.
  • Lynx Mk 84 : Version jamais produite pour le Qatar.
  • Lynx Mk 85 : Version jamais produite pour les Émirats arabes unis.
  • Lynx Mk.86 : Version d'exportation du HAS.2 pour la Norvège.
  • Lynx Mk.87 : Version d'exportation sous embargo du HAS.2 pour l'Argentine.
  • Lynx Mk.88 : Version d'exportation pour l'Allemagne.
  • Lynx Mk.89 : Version d'exportation pour le Nigeria.
  • Lynx Mk.90 : Un hélicoptère exporté au Danemark.
  • Super Lynx Mk.95 : Version d'exportation du HAS.8 pour le Portugal.
  • Super Lynx Mk.99 : Version d'exportation du HAS.8 pour la Corée du Sud.
  • Battlefield 800 : Projet abandonné en 1992.
  • Super Lynx 300
  • Future Lynx (premières livraisons en 2011)
Westland Lynx France/Pays-Bas/Danemark/Royaume-Uni

Note :

  • HMA signifie Helicopter, Maritime Attack, soit en français : hélicoptère maritime d'attaque.
  • HAS signifie Helicopter, Anti-Submarine, soit en français : hélicoptère de lutte anti-sous-marine.
  • AH signifie Attack Helicopter, soit en français : hélicoptère d'attaque.

Pays acheteurs[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Afrique du Sud Afrique du Sud : 4 Super Lynx 300 pour usage sur les corvettes de classe Valour ;
  • Drapeau de l'Algérie Algérie : 6 appareils, acquisition prévue pour 2012 [4];
  • Drapeau de l'Allemagne Allemagne : 12 appareils commandés en 1981 pour usage sur des frégates ;
  • Drapeau de l'Argentine Argentine
  • Drapeau du Brésil Brésil
  • Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
  • Drapeau du Danemark Danemark
  • Drapeau de la France France : 22 disponibles fin 2013 avec une moyenne d'age de 33 ans, un taux de disponibilité de 15 % et 26,8 millions d'euro d'entretien programmé en 2013[5]. Le Lynx N° 273 est le premier HAS.2 rénové par l'AIA (Atelier Industriel de l'Aéronautique) de Cuers et livré à la Marine Nationale en 2015. Les équipements ajoutés sont un GPS civil et un GPS militaire, une radio HF/BLU, portant jusqu'à 1000 nautiques, une liaison de données L11 cryptée, un système d'identification des navires (AIS), un système d'identification ami/ennemi des aéronefs (IFF) et une balise de détresse autonome. Un test automatique de câblage et un banc de test ont été développés[6].
  • Drapeau de la Malaisie Malaisie
  • Drapeau du Nigeria Nigeria
  • Drapeau de la Norvège Norvège
  • Drapeau d'Oman Oman
  • Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas : 6 appareils « Search and Rescue » et 18 modèles de lutte anti-sous-marine ;
  • Drapeau du Portugal Portugal : Utilisés sur les frégates de classe Vasco da Gama ;
  • Drapeau du Qatar Qatar
  • Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni

Appareils similaires[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L’Anglo-French Helicopter Agreement, ou quand Britanniques et Français révolutionnèrent le monde des voilures tournantes »,‎ (consulté le 19 janvier 2016).
  2. Armement et Ve République : Fin des années 1950, fin des années 1960, CNRS Editions, , 576 p. (ISBN 978-2271060112), p. 151.
  3. « Des hélicoptères à bord des navires de combat », SUB-MARINE, no 9,‎ , p. 23
  4. http://www.opex360.com/2012/07/18/la-deutsche-marine-formera-des-marins-algeriens/
  5. « Assemblée nationale Question écrite N° 47341 de M. François Cornut-Gentille », sur François Cornut-Gentille (consulté le 17 mai 2014)
  6. « Un premier Lynx rénové », RAIDS Aviation, no 22,‎ , p. 7

Complément[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]