Lyndon B. Johnson

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Lyndon B. Johnson
Illustration.
Portrait officiel de Lyndon B. Johnson (1964).
Fonctions
36e président des États-Unis

(5 ans, 1 mois et 29 jours)
Élection 3 novembre 1964
Vice-président Aucun
(1963-1965)
Hubert Humphrey
(1965-1969)
Gouvernement Administration L. B.
Johnson
Prédécesseur John Fitzgerald Kennedy
Successeur Richard Nixon
37e vice-président des États-Unis

(2 ans, 10 mois et 2 jours)
Élection 8 novembre 1960
Président John Fitzgerald Kennedy
Gouvernement Administration Kennedy
Prédécesseur Richard Nixon
Successeur Hubert Humphrey
Sénateur des États-Unis

(12 ans)
Circonscription Texas
Prédécesseur Wilbert Lee O'Daniel
Successeur William A. Blakley
Représentant des États-Unis

(11 ans, 8 mois et 24 jours)
Circonscription 10e district du Texas
Prédécesseur James P. Buchanan
Successeur Homer Thornberry (en)
Biographie
Nom de naissance Lyndon Baines Johnson
Date de naissance
Lieu de naissance Stonewall (Texas, États-Unis)
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Johnson City (Texas, États-Unis)
Nature du décès Crise cardiaque
Sépulture Stonewall (Texas)
Nationalité Américain
Parti politique Parti démocrate
Conjoint Lady Bird Johnson
Diplômé de Texas State University
Université de Georgetown
Profession Enseignant
Religion Christianisme

Signature de Lyndon B. Johnson

Lyndon B. Johnson Lyndon B. Johnson
Présidents des États-Unis
Vice-présidents des États-Unis
Sénateurs des États-Unis pour le Texas
Représentants des États-Unis pour le Texas

Lyndon Baines Johnson, connu sous ses initiales LBJ, né le à Stonewall (Texas) et mort le à Johnson City (Texas), est un homme d'État américain, 36e président des États-Unis, après en avoir été le 37e vice-président.

Membre du Parti démocrate, Johnson est représentant des États-Unis pour le Texas de 1937 à 1949 et sénateur fédéral de 1949 à 1961, dont six ans en tant que chef de la majorité du Sénat, puis deux ans en tant que chef de l'opposition au Sénat et deux ans en tant que whip de la majorité au Sénat. Après avoir tenté en vain d'obtenir l'investiture présidentielle du Parti démocrate, il accepte la proposition de John F. Kennedy de devenir son colistier pour l'élection présidentielle de 1960. Le ticket démocrate l'emporte de justesse face au ticket républicain mené par Richard Nixon.

Le jour même de l'assassinat en cours de mandat de John F. Kennedy, le , il accède à la présidence des États-Unis en sa qualité de vice-président. Il termine la présidence de Kennedy, puis est élu sur son propre nom, l'emportant largement à l'élection présidentielle de 1964. Son mandat est marqué par de violentes émeutes raciales et des assassinats politiques, notamment ceux de Malcolm X, Martin Luther King et Robert Francis Kennedy. Johnson conçoit le programme politique de « Great Society », qui comprend des lois qui soutiennent les droits civiques des minorités, la radiodiffusion publique, la protection de l'environnement, l'aide à l'éducation. Il lance un programme de « guerre contre la pauvreté », créant ainsi le Medicare et le Medicaid et signe en 1965 le Voting Rights Act. Le comportement dominateur de Johnson est resté célèbre, notamment son fameux « traitement Johnson », par lequel il s'imposait physiquement à ses interlocuteurs[1], et dont il a souvent abusé même face aux plus influents hommes politiques pour les forcer à accepter ses législations[2].

Simultanément, il doit gérer la première partie de la guerre du Viêt Nam, où l'implication américaine s'intensifie. La guerre se prolongeant, la popularité de Johnson connaît une baisse importante. Après les élections au Congrès de 1966, l'hypothèse d'une réélection de Johnson à l'élection présidentielle de 1968 semble compromise en raison des turbulences que suscite l'opposition à la guerre du Viêt Nam au sein du Parti démocrate. Après la primaire du New Hampshire, lors de laquelle il est mis en difficulté, il renonce à se représenter. Malgré les échecs de sa politique étrangère, un certain nombre d'historiens tirent un bilan favorable de sa présidence du fait des réformes qu'il a su réaliser en politique intérieure[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse, études et début de carrière politique[modifier | modifier le code]

Photographie de Lyndon Johnson en 1915 dans la maison familiale de Texas Hill Country près de Stonewall et Johnson City

Lyndon Baines Johnson naît à Stonewall, au Texas, le dans une ferme près de la rivière Pedernales. Son père, Samuel Ealy Johnson Junior, dont la famille est d'ascendance écossaise-irlandaise et anglaise, épousa sa mère Rebekah Baines, dont la famille a des origines anglaises et allemandes. Leur union fut célébrée dans la foi baptiste. Ses parents possèdent une ferme et y élèvent leurs cinq enfants (son jeune frère Sam Houston Johnson (1914-1978), ses trois sœurs, Rebekah (1910-1978), Josefa (1912-1961) et Lucia (1916-1997) et lui-même). Lyndon fréquente l’école publique où il sera plusieurs fois élu président de sa classe. Il est également membre de l'équipe de baseball de l'école. Il obtient son diplôme de fin d’études secondaires en 1924 au lycée de Johnson City[5],[6], ville fondée en 1879 par son oncle paternel James Polk Johnson sur une part de la ferme familiale d'une surface de 320 acres (130 ha)[7],[8].

En 1926, Johnson s’inscrit au « Southwest Texas State Teachers College » pour devenir enseignant. Il participe aux débats et à la politique du campus, éditant le journal de l'école. Il abandonne l'école en 1927, mais revient un an plus tard pour finalement obtenir son diplôme en 1930.

Juste après son diplôme, Johnson enseigne « la prise de parole en public » et « le débat » dans un lycée de Houston ; il démissionne cependant rapidement pour se lancer en politique. Le père de Johnson avait été élu pour cinq mandats à la Législature de l'État du Texas et était l'ami du représentant Sam Rayburn, l'une des figures montantes de la politique texane. En 1931, Johnson fait campagne pour Richard M. Kleberg (en) et est récompensé par un poste au secrétariat du représentant fraîchement élu.

En tant que secrétaire parlementaire, Lyndon B. Johnson se lie avec des personnes influentes, découvre comment elles en sont arrivées là et gagne leur respect grâce à ses compétences. Il compte bientôt parmi ses amis des proches du président Franklin Delano Roosevelt, mais aussi des Texans comme lui, parmi lesquels le vice-président John Nance Garner.

Pendant qu’il est secrétaire, Johnson rencontre Claudia Alta Taylor, qui sera connue sous le nom de « Lady Bird », une jeune Texane elle aussi. Ils se marient le après s'être fréquentés pendant une courte période. Ils ont deux filles, Lynda Bird, née en 1944 et Lucy Baines, née en 1947. On peut remarquer que Johnson aimait bien donner ses initiales à de nombreuses choses. Les prénoms de ses filles en sont un exemple.

En 1935, Lyndon Johnson devient directeur d’une agence de l’État du Texas chargée de la jeunesse. Ce poste lui permet de proposer des formations et des emplois à des jeunes et donc de montrer aux électeurs texans qu’il a de l’influence. Il reste directeur pendant deux ans, puis quitte son poste pour se présenter au Congrès. Le futur président est connu pour être un patron très exigeant avec ses employés, leur demandant de nombreuses heures supplémentaires ; toutefois, il en fait autant, sinon plus, lui-même.

Il reçoit son premier brevet de franc-maçon le [réf. nécessaire]. Il s'aperçoit peu de temps après que ses tâches au Congrès lui prennent trop de temps et il ne cherchera pas à s’élever dans la hiérarchie maçonnique.

Ascension politique de 1937 à 1961[modifier | modifier le code]

Représentant des États-Unis pour le Texas[modifier | modifier le code]

En 1937, Johnson se présente à la Chambre des représentants des États-Unis lors des élections partielles du 10e district du Texas pour représenter Austin et le comté voisin de Hill. Il base sa campagne sur le principe du New Deal et est aidé efficacement par sa femme, Lady Bird Johnson.

Le président Franklin Delano Roosevelt montre un intérêt personnel pour le jeune Texan dès son élection. Johnson est affecté au Comité des affaires navales, position d'une grande importance pour un jeune élu. En 1941, Johnson se présente au Sénat dans une élection partielle, contre le gouverneur sortant du Texas, W. Lee « Pappy » O'Daniel. Johnson est battu, mais seulement après un recomptage de bulletins de vote dans une élection marquée par des fraudes massives de part et d’autre.

Johnson sert brièvement lors de la Seconde Guerre mondiale en tant que lieutenant commander (capitaine de corvette) dans la Marine et est décoré de la Silver Star (étoile d'argent), de la médaille de la campagne dans le Pacifique Sud et de la médaille de la Victoire. Cependant les circonstances qui lui ont valu cette récompense sont controversées, l'attribution aurait été en réalité motivée par des motifs politiques.

Sénateur des États-Unis[modifier | modifier le code]

En 1948, Lyndon B. Johnson se présente de nouveau au Sénat et, cette fois ci, il est élu. Mais les résultats de cette élection sont aussi très discutés, car bien qu'il remporte l'élection générale avec une majorité écrasante il ne gagne l'élection primaire que par 87 voix sur un million de suffrages exprimés. Une plainte est officiellement déposée, mais Abe Fortas, que Johnson engage pour le représenter devant la cour fédérale, parvient à arrêter l'enquête. Une fois au Sénat, Johnson est affecté au Comité des forces armées et, plus tard en 1950, il participe à la création du Sous-comité d'enquête sur la mise en état d’alerte des forces armées. Johnson en devient le directeur et dirige plusieurs enquêtes sur les coûts et l'efficacité de la défense américaine. Ces investigations lui valent l'attention nationale ainsi que le respect de ses aînés au Sénat.

En 1952, il sponsorise l'ouverture d'un concours international pour l'établissement, à partir des eaux du Yarmouk, d'un projet d'aménagement et d'irrigation, de la vallée de Jourdain, afin d'y implanter, suivant le programme établi aux États-Unis, 100 000 Palestiniens dépossédés de leurs terres par Israël entre 1948 à 1949[9].

Après seulement quelques années passées au Sénat, Johnson gravit les échelons du pouvoir. En 1953, il est choisi par ses collègues démocrates pour être le chef de l’opposition. Il devient au passage le plus jeune titulaire de ce poste de l'Histoire, tous partis confondus. En 1954, Johnson est réélu au Sénat, et comme les démocrates y ont remporté la majorité des sièges, il est cette fois chef de la majorité. Son travail consiste à préparer un programme législatif et à aider à l'adoption des mesures proposées par les démocrates.

Campagne présidentielle de 1960, élection comme colistier de Kennedy et réélection sénatoriale[modifier | modifier le code]

Le succès de Johnson au Sénat fait de lui un candidat démocrate potentiel pour la présidentielle de 1956, il est le « fils préféré » du Texas lors de la convention nationale du parti de cette année. Le républicain Eisenhower sera réélu.

En 1960, Johnson forme une coalition appelée Stop Kennedy avec Adlai Stevenson, Stuart Symington, et Hubert Humphrey et obtient 409 voix lors la convention démocrate, mais John F. Kennedy, le sénateur du Massachusetts, est élu dès le premier tour de scrutin. Tip O'Neill, représentant du Massachusetts, État d'origine de Kennedy, se rappelle que Johnson s'est approché de lui lors de la convention et lui a dit : « Je sais que vous devez au début soutenir Kennedy mais je tiens à vous avoir avec moi au second tour ». O'Neill répondit : « Sénateur, il n'y aura pas de second tour »[10].

Néanmoins, Kennedy se rend compte qu'il ne pourra pas être élu sans l'appui des démocrates du sud traditionnel, dont la plupart ont soutenu Johnson. Par conséquent, malgré leur rivalité il prend Johnson comme colistier et candidat au poste de vice-président. Certaines sources (comme Arthur Meier Schlesinger Jr.) disent que Kennedy offrit le poste à Johnson à titre de courtoisie mais qu'il pensait qu'il n'accepterait pas. D'autres (comme W. Marvin Watson) affirment que la campagne de Kennedy était compromise pour gagner l'élection présidentielle contre Richard Nixon et Henry Cabot Lodge, Jr., et qu'il avait besoin de Johnson comme co-listier l'emporter dans les États du sud. Selon d'autres sources encore, Kennedy ne voulait pas de Johnson (son premier choix aurait été Symington) mais c'est celui-ci qui aurait sollicité la vice-présidence et fait pression sur Kennedy pour obtenir la place avec l'aide du speaker Sam Rayburn[11].

En même temps qu'il concourait pour obtenir la vice-présidence, Johnson cherchait à gagner un troisième mandat au Sénat. Il l'emporta sur les deux tableaux le (il avait changé la loi du Texas pour pouvoir se présenter aux deux postes). Ayant gagné la vice-présidence, il démissionna du Sénat, comme il était tenu de le faire, le [12]. (En 1988, le candidat à la vice-présidence du parti démocrate, Michael Dukakis, en profita pour conserver son siège au Sénat après sa défaite face à George H. W. Bush. La même chose eut lieu pour le sénateur Joseph Lieberman du Connecticut en 2000 après la défaite d'Al Gore face à George W. Bush. En 2008, Joe Biden a été élu vice-président et réélu sénateur américain, comme Johnson l'avait fait en 1960.)

Johnson a été réélu sénateur avec 1 306 605 voix (58 %) face au républicain John Tower 927 653 voix (41,1 %). Le démocrate William A. Blakley est nommé pour remplacer Johnson en tant que sénateur, mais perd l'élection partielle de face à John Tower.

Vice-présidence des États-Unis[modifier | modifier le code]

Après l'élection et l'investiture, Johnson se retrouve sans pouvoir. Il tente d'abord de transférer l'autorité du chef de la majorité du Sénat à la vice-présidence, puisque cette charge faisait de lui le Président du Sénat, mais fait face à une opposition véhémente de la part de la coalition démocrate, y compris ceux sur lesquels il avait compté comme ses partisans[13]. Les limites de son influence furent encore mises en relief plus tard cette année-là quand Kennedy nomma Sarah T. Hughes (en), une amie de Johnson, comme Juge fédéral de la magistrature ; alors que Johnson avait échoué à obtenir cette nomination pour Hughes au début de sa vice-présidence, le Président de la Chambre des représentants Sam Rayburn venait de la marchander avec Kennedy, en échange de son soutien sur une loi.

Kennedy s'efforce de garder Johnson occupé, informé, et souvent présent à la Maison-Blanche, mais certains de ses conseillers et des membres de la famille Kennedy sont dédaigneux envers lui. Kennedy le nomme à des postes tels que chef du Comité du président sur l'égalité des chances au travail, ce qui permet à Johnson de s'occuper des Afro-Américains et des autres minorités. Bien que Kennedy puisse avoir eu l'intention que cela soit pour Johnson une position plutôt symbolique, Taylor Branch (en) dans le Pillar of Fire affirme que Johnson contribua à pousser les actions de l'administration Kennedy pour les droits civiques plus loin et plus vite que Kennedy ne l'avait prévu au départ. Branch note l'ironie que Johnson, sur lequel la famille Kennedy comptait pour apaiser les électeurs conservateurs du sud, soit devenu l'avocat des droits civils. En particulier, il constate que le discours de Johnson lors du Memorial Day de 1963 à Gettysburg, en Pennsylvanie, fut un catalyseur qui conduisit à plus d'action.

Johnson s'occupe de nombreuses missions diplomatiques mineures, ce qui ne lui donne qu'un aperçu limité des questions internationales. Il lui est permis de suivre les réunions du Cabinet et du Conseil de sécurité nationale. Kennedy donne à Johnson le contrôle de toutes les nominations présidentielles impliquant le Texas, et il est nommé président du President's Ad Hoc Committee for Science. Lorsqu'en , les Soviétiques battent les États-Unis pour mener le premier vol spatial habité, Kennedy charge Johnson de trouver une prouesse scientifique qui pourrait rétablir la prédominance mondiale des États-Unis[citation nécessaire]. Johnson savait que le programme Apollo et l'élargissement de la NASA étaient réalisables, il guide donc la recommandation vers le programme de l'envoi d'un Américain sur la Lune.

Le vice-président Johnson est complètement tenu à l'écart des opérations lors de la crise des missiles de Cuba en 1962[réf. nécessaire].

En , Johnson est touché par un scandale au Sénat quand Bobby Baker (en), le secrétaire de la majorité au Sénat, un protégé de Johnson, fait l'objet d'une enquête par le Comité d'éthique du Sénat pour des allégations de corruption et malfaisance financière. Baker démissionne en octobre et l'enquête s'arrête avant de toucher Johnson. Mais la publicité négative de l'affaire fut telle qu'elle alimenta des rumeurs dans les milieux de Washington selon lesquelles Kennedy avait pris la décision de rayer Johnson du ticket démocrate pour l'élection présidentielle de 1964. Le , Kennedy nie cependant que ce soit le cas devant un journaliste[14].

Président des États-Unis[modifier | modifier le code]

Voyages à l'étranger de Lyndon Johnson durant sa présidence.

Premier mandat (1963-1965)[modifier | modifier le code]

Assassinat de John F. Kennedy[modifier | modifier le code]
Lyndon Johnson pendant son investiture à bord de Air Force One par la juge Sarah T. Hughes, après l’assassinat de John F. Kennedy.

Lyndon Johnson est investi président des États-Unis à bord d'Air Force One, à l'aéroport de « Love Field » de Dallas, deux heures et huit minutes après l'assassinat du président John F. Kennedy, le . Il est investi par la juge fédérale Sarah T. Hughes (en), une amie de la famille, faisant de lui le premier président investi par une femme. Il est également le seul président à avoir prêté serment sur le sol du Texas. Johnson n'a pas juré sur la Bible, car il n'y en avait aucune sur Air Force One. Un missel catholique romain trouvé dans le tiroir du bureau de Kennedy fut utilisé pour le serment.

Depuis, de nombreux livres et documentaires ont apporté des éléments soutenant l'hypothèse selon laquelle Johnson aurait fait partie des commanditaires du meurtre de John F. Kennedy. C'est également l'opinion de l'épouse de ce dernier, Jacqueline Kennedy[15]. Peu avant son assassinat, le président Kennedy avait fait part à des confidents, parmi lesquels sa secrétaire particulière à la Maison-Blanche, Evelyn Lincoln (en), de sa volonté de choisir un autre colistier que Lyndon Johnson lors de l'élection présidentielle de 1964. Johnson était en effet impliqué dans pas moins de quatre enquêtes criminelles. Celles-ci furent classées après l'accession de Johnson à la présidence.

Débuts mouvementés à la Maison-Blanche[modifier | modifier le code]

Dans les jours suivant l'assassinat, Lyndon B. Johnson, prononce une allocution devant le Congrès, et déclare notamment : « Aucun discours ou éloge ne pourrait plus éloquemment honorer la mémoire du Président Kennedy que de valider le plus tôt possible le projet de loi des droits civiques pour lequel il a combattu si longtemps[16]. »

Cependant, Johnson doit faire face à de nombreux problèmes à son arrivée à la Maison-Blanche. Il a l’impression que le personnel en poste, nommé par Kennedy, reste attaché à ce dernier et ne le respecte pas. Il en remplace une partie. Restent Bobby Kennedy, ministre de la Justice, dont il a besoin malgré leur animosité réciproque, Robert McNamara, secrétaire à la Défense, Dean Rusk, secrétaire d'État, jusqu'en 1966 McGeorge Bundy. Durant la première année de son mandat, Johnson se dispute notamment avec des sénateurs et le rédacteur de ses discours, qui veulent conserver la mémoire de Kennedy et refusent de soutenir ses propositions. Entre au début 1964 un républicain, Thomas Mann, comme sous-secrétaire d'état aux affaires latino-américaines. Ted Sorensen s'en va. Johnson parvient à faire passer sa politique et, en 1964, le Congrès vote une loi sur la réduction des impôts et la loi sur l'égalité des chances, dans le cadre de la guerre contre la pauvreté que Johnson a décrétée lors de son discours sur l'état de l'Union de .

À l'étranger, en Amérique latine c'est la politique impérialiste du Gros Bâton qui est imposée. Ainsi en est-il du rétablissement, le , des relations diplomatiques avec la république dominicaine que Kennedy avait rompues après le coup d'état militaire du contre Juan Bosch et peu après avec la dictature militaire du Honduras installée le  ; de la répression en des manifestations à Panama par les GI ; de l'aide au coup d'état au Brésil du ou Opération Brother Sam ; du soutien inconditionnel aux dictatures de Haiti, du Paraguay ; et à partir de 1965 du combat contre les Tupamaros en Uruguay. Au Viêt Nam ce sera en la Résolution du golfe du Tonkin, soit la constitutionnalisation des bombardements américains sur le Nord Viêt Nam prétextés par les incidents du golfe du Tonkin, et dont on découvrira en 1968 qu'ils relevaient d'un coup monté. Cependant avec l'URSS la politique de coexistence pacifique est maintenue. La promesse formulée par Kennedy à Khrouchtchev après la Crise des missiles de ne pas envahir Cuba est renouvelée [17].

Élection présidentielle de 1964[modifier | modifier le code]

Les États gagnés par Johnson sont en bleu.

Le président Johnson n'est pas favori pour l'investiture du Parti démocrate, d'autant que Robert Francis Kennedy, le frère de l'ancien président, était plébiscité pour le ticket de vice-président. De plus, sa politique sur les droits civiques rencontre une forte opposition dans les États sudistes, surtout le gouverneur de l'Alabama George Wallace, qui se présenta contre lui lors de la primaire démocrate. Il fut choisi comme candidat à la présidence des États-Unis, en compagnie de son colistier Hubert Humphrey, sénateur du Minnesota au cours de la convention démocrate d'Atlantic City dans le New Jersey, du 24 au .

Le , Lyndon B. Johnson arrive largement en tête devant le candidat républicain Barry Goldwater, qui ne remporte que l'Arizona et les États du Sud, excepté l'Arkansas, la Caroline du Nord et la Floride. Il remporte l'élection présidentielle avec le plus large vote populaire (61,1 %) et 486 grands électeurs, parmi lesquels ceux de l'Alaska et la Californie (État originaire de Richard Nixon). C'est la seule élection présidentielle où l'Alaska choisira le candidat démocrate.

Second mandat (1965-1969)[modifier | modifier le code]

Le président Johnson fut investi pour un second mandat le sur le Capitole dans la capitale Washington.

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Johnson inscrit sa politique de « Great Society » au programme de travail du Congrès en janvier 1965 : aide à l'éducation, lutte contre la maladie, sécurité sociale, rénovation urbaine, embellissement, écologie, développement des zones négligées, lutte à grande échelle contre la pauvreté, contrôle et prévention du crime et de la délinquance, soutien au mouvement des droits civiques en signant, en , le Voting Rights Act. De plus, il signe la même année le Immigration and Nationality Act of 1965, cessant ainsi la discrimination contre les immigrés non européens. Le Congrès vote rapidement les lois correspondant aux recommandations de Johnson.

À partir de 1965, des millions de personnes âgées bénéficient de l'amendement Medicare à la Loi sur la Sécurité sociale. En 1966, il signe la loi sur la liberté de l'information (FOIA) qui permet au public d'accéder plus facilement aux documents de l'administration américaine.

Sous l'influence de Johnson, les États-Unis explorent l’espace de façon spectaculaire dans le cadre d'un programme qu’il a soutenu dès ses débuts. Lorsque trois astronautes du programme Apollo font le tour de la Lune en , Johnson les félicite en disant : « Vous nous avez emmenés... nous tous, tout autour du monde, dans une nouvelle ère… ».

Néanmoins, deux crises importantes prennent de l'ampleur à partir de 1965. En dépit des nouveaux programmes anti-pauvreté et anti-discrimination, des troubles et des émeutes dans les ghettos noirs désorganisent le pays.

Après les émeutes de Newark (en) et de Détroit en (Hot summers), Johnson ordonne la création d'une commission d'enquête sur les causes des émeutes raciales ayant lieu tous les étés depuis 1964, dirigée par le gouverneur de l'Illinois Otto Kerner, Jr.[18].

La Commission Kerner publie son rapport en , stigmatisant le « racisme blanc » et mettant en garde la Maison-Blanche contre une fracture sociale et raciale grandissante, ainsi que contre le risque de la mise en place d'un « système d'apartheid » dans les grandes villes[18]. Elle affirmait ainsi : « Our nation is moving toward two societies, one black, one white—separate and unequal. »[18] (Notre Nation se dirige vers deux sociétés, une noire et une blanche - séparées et inégales). Pour lutter contre ce danger, la commission Kerner appelle à approfondir les programmes de protection sociale et d'aider les bidonvilles[18]. Un mois après la publication du rapport, l'assassinat de Martin Luther King provoque des émeutes dans plus de cent villes[18].

Les recommandations de la Commission Kerner sont cependant rejetées par Johnson[18].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]
Dean Rusk, Lyndon B. Johnson et Robert McNamara, en février 1968.
Guerre du Viêt Nam[modifier | modifier le code]
Johnson et Nguyễn Văn Thiệu, président de la République du Viêt Nam, lors d'une rencontre en juillet 1968.

L'autre crise vient du Viêt Nam. Le nouveau président pense en termes de politique intérieure, ayant en tête le précédent de la guerre civile chinoise (1946-1949) qui avait été utilisée par Joseph McCarthy pour accabler l'administration Truman, la responsabilité de la défaite de Tchang Kaï-chek en 1949 ayant été mise à l'époque sur le compte d'une trahison démocrate.

Malgré les efforts de Johnson pour combattre les communistes viêtnamiens et soutenir le Sud-Viêt Nam, l'affrontement se poursuit. Au plan international les États-Unis sont critiqués, notamment par le général de Gaulle lors d'un discours à Phnom Penh le . La controverse sur la guerre devient critique à partir de mars 1968 après le sérieux coup de semonce de l'offensive du Têt (fin janvier- début février 1968). Sa popularité est donc largement entamée lorsque Robert Kennedy, très critique à l'égard de l'engagement au Viêt Nam, se lance dans la course à la présidence (15 mars 1968). Le frère de JFK provoque immédiatement une large adhésion populaire à sa candidature. C'est alors que Johnson, à la surprise générale, annonce qu'il ne briguera pas un second mandat (31 mars). Cette décision sera maintenue après l'assassinat de Bob Kennedy le 6 juin, trop tardif il est vrai pour revenir dans la course. Les bombardements aériens sont arrêtés sur ordre de Johnson le [19].

Lyndon Johnson a constamment renforcé l'effort de guerre entre 1965 et 1968, ce qui a entraîné la mort de dizaines de milliers de soldats américains (près de 60 000, plus qu'en Corée), et peut-être 20 à 30 fois plus de soldats vietnamiens (les estimations vont de 500 000 à 2 000 000). En 1968, il restreint les bombardements du Viêt Nam du Nord pour entamer des négociations qui n'aboutiront pas sous sa présidence. Toutefois, par crainte que la guerre gêne son programme social, l'escalade militaire, bien que significative, ne sera jamais suffisante pour faire pencher militairement la balance de façon décisive, pour autant que cela fût possible. Cette approche "mesurée" est mal vue par le Pentagone et les alliés des États-Unis au Viêt Nam du Sud. Attaché à la coexistence pacifique avec l'URSS, Johnson se refuse néanmoins à empêcher l'approvisionnement de la RDV en armes soviétiques, et miner le port d'Haïphong. Il veut aussi éviter de pousser Hanoï à attaquer les bases américaines en Thaïlande. La présidence de Johnson est dominée par cette guerre. Alors que de plus en plus de jeunes Américains meurent au Viêt Nam, la cote de popularité du président s'effondre, particulièrement lorsqu’il est confronté aux manifestations étudiantes (« Hé, hé, LBJ, combien d’enfants as-tu tués aujourd’hui ? ») et après l'offensive du Tết, en 1968, où les Vietcongs bousculent l'armée américaine et menacent l'ambassade des États-Unis à Saïgon, faisant d'une défaite militaire une victoire médiatique.

Invasion de la République dominicaine[modifier | modifier le code]

En , alors que le régime militaire dominicain est contesté par des manifestations massives et la rébellion de certaines casernes, Lyndon Johnson fait intervenir 35 000 soldats américains pour restaurer l'autorité du régime. Les combats provoquent plus de 5 500 morts et des milliers de manifestants et rebelles sont capturés. Devant les critiques internationales (les Nations unies ouvrent un débat sur « l'intervention américaine en République dominicaine »), Johnson affirme que « l'insurrection dominicaine revêt certains aspects d'un mouvement communiste ». Au contraire, pour Juan Bosch, dirigeant en exil du mouvement nationaliste dominicain, « L'intervention américaine a créé en une semaine plus de communistes qu'en cinq ans les Russes, les Chinois et les Cubains réunis. »[20]

Coexistence pacifique[modifier | modifier le code]
Le président du conseil des ministres de l'Union soviétique Alexis Kossyguine et Lyndon B. Johnson le 23 juin 1967.

Entamée en 1963 après la crise de Cuba, la politique de coexistence pacifique avec l'URSS, qui livre régulièrement des armes au Nord-Viêt Nam, continue tout en gardant une certaine retenue. Un traité sur la démilitarisation de l'espace est signé en . Le président Johnson rencontre le chef du gouvernement soviétique Alexis Kossyguine à Glassboro en . Cette ville du New Jersey a été choisie parce qu'elle se trouve à équidistance entre New York et Washington. On parle désormais de l'esprit de Glassboro. En sera conclu le Traité de non-prolifération des armes nucléaires. Cette période est marquée par la reconnaissance de la République populaire de Chine par un grand nombre de pays, notamment par la France du général de Gaulle en 1964. Pour leur part, les États-Unis continuent de soutenir Taïwan, qui occupe depuis 1949 le siège permanent de la Chine au Conseil de sécurité.

Élection présidentielle de 1968[modifier | modifier le code]

Lyndon B. Johnson s'adressant à la nation, le depuis le Bureau ovale.
Lyndon Johnson, le .

Lyndon B. Johnson pouvait se représenter une seconde fois en 1968, n'ayant été élu qu'en 1964. Son premier mandat ayant duré à peine plus d'un an, il pouvait donc concourir selon le vingt-deuxième amendement. Il n'avait aucune intention de choisir un autre candidat à la vice-présidence qu'Hubert Humphrey. Cependant il devait faire face à deux candidatures importantes. La première fut celle de Robert Francis Kennedy, frère de l'ancien président, qui n'aimait pas beaucoup Johnson et avait quitté le gouvernement en . La seconde fut celle du gouverneur de l'Alabama George Wallace, qui luttait pour le maintien de la ségrégation raciale dans les États du Sud. Johnson ne remporta qu'une seule primaire, celle du New Hampshire, et subit de gros revers, notamment en Pennsylvanie.

Le , à l'occasion d'un discours retransmis en direct à la télévision, Johnson annonce, à la surprise générale, qu'il ne cherchera pas à obtenir un second mandat. Il annonce également l'arrêt immédiat et sans conditions des raids au Viêt Nam et appelle Hô Chi Minh à négocier la paix[21]. La campagne présidentielle est marquée par deux assassinats, celui de Martin Luther King le à Memphis et celui de Robert Francis Kennedy le juste après sa victoire à la primaire de Californie, ce qui faisait alors de lui le candidat démocrate le mieux placé face au candidat républicain.

La convention du Parti démocrate de Chicago du 26 au désigna le vice-président Hubert Humphrey comme candidat à la présidence, avec le sénateur du Maine Edmund Muskie comme candidat à la vice-présidence. Cependant, le parti dut affronter le dissident George Wallace qui décide de se maintenir comme candidat indépendant.

Le , Richard Nixon remporta l'élection présidentielle avec 110 grands électeurs de plus qu'Hubert Humphrey (301 contre 191) et 512 000 voix d'avance du vote populaire. De son côté, George Wallace gagna 46 grands électeurs (Alabama, Arkansas, un électeur de Caroline du Nord, Géorgie, Louisiane, Mississippi) et 13,5 % du vote populaire.

Retraite et décès[modifier | modifier le code]

Une couronne du souvenir sur la tombe du Président Johnson au Texas
Cercueil de Johnson placé sous la rotonde du Capitole.

À la fin de son mandat en 1969, Johnson se retire dans son ranch de Johnson City au Texas. C'est là qu'il décède à 3 h 39 du matin le , des suites d'une crise cardiaque. Sa santé avait été affectée par des années de forte consommation de tabac, d'alcool, une mauvaise alimentation et un stress extrême. Il meurt ainsi deux jours après la seconde inauguration du mandat de Richard Nixon, à une date qui aurait pu être la fin de son propre second mandat présidentiel s'il avait décidé de le renouveler[22],[23]. Il meurt durant les tractations États-Unis-Viêtnam qui aboutirent quelques jours plus tard aux accords de paix de Paris[24].

Il est honoré par des obsèques nationales au cours desquelles le membre du Congrès du Texas James Jarrell Pickle et l'ancien secrétaire d'État Dean Rusk font un éloge funèbre dans l'enceinte du Capitole. Les funérailles ont lieu le à la National City Christian Church (en) à Washington, lieu qu'il avait souvent fréquenté en tant que président. Le service funéraire est présidé, comme de coutume lors de funérailles nationales, par le président en titre Richard Nixon, en présence de dignitaires étrangers tels que l'ancien Premier ministre japonais Eisaku Satō, qui a servi durant la présidence de Johnson. L'éloge est prononcé par le révérend George Davis, pasteur de l'église, et W. Marvin Watson, ancien ministre des Postes. Nixon ne prend pas la parole.

Johnson est enterré dans le Johnson Family Cemetery (qui peut être vu aujourd'hui par les visiteurs dans le Lyndon B. Johnson National Historical Park à Stonewalln au Texas), à quelques pas de la Reconstructed Birthplace, reconstruction de sa maison natale.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le Centre de contrôle des vols spatiaux habités de Houston, au Texas, fut renommé Centre spatial Lyndon B. Johnson en 1973. Le Texas a décrété le jour férié pour célébrer l'anniversaire de Johnson, sous le nom de Lyndon Baines Johnson Day (en). Le Lyndon Baines Johnson Memorial Grove on the Potomac (en) a été inauguré le . L'école Lyndon B. Johnson School of Public Affairs (en) a reçu son nom en son honneur, tout comme le Lyndon B. Johnson National Grassland (en).

L'autoroute 635 (Interstate 635) à Dallas se nomme la Lyndon B. Johnson Freeway ainsi que la piste d'atterrissage 17R/35L de l'Aéroport international Austin-Bergstrom.

En 1980, Johnson a reçu à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté. Le , le président George W. Bush signe la loi donnant le nom de Lyndon Baines Johnson au siège du département de l'Éducation des États-Unis[25]. 2008 a été l'année de célébration du centenaire de Johnson au Texas et à Washington.

Le débute la construction du 3e destroyer de la classe Zumwalt baptisé le USS Lyndon B. Johnson (DDG-1002)[26] livrable pour l'année fiscale 2018.

Œuvres de Lyndon Johnson[modifier | modifier le code]

Au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Jacques Portes, Lyndon Johnson : le paradoxe américain, Paris, Payot, 2007, 325 p. (ISBN 978-222-890150-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « All This Is That: The Johnson Treatment: LBJ's version of persuasion and coercion, with photos and links to 15 previous stories on LBJ and "The Johnson Treatment" », sur jackbrummet.blogspot.com, (consulté le 29 juin 2019)
  2. (en) Tom Wicker, « Remembering the Johnson Treatment », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2018).
  3. (en) Robert Dallek, « Presidency: How Do Historians Evaluate the Administration of Lyndon Johnson? », Hnn.us (consulté le 17 juin 2010).
  4. (en) « Survey of Presidential Leadership — Lyndon Johnson », C-SPAN (consulté le 17 juin 2010).
  5. (en) Patty Greenbaum (éditeur), Lisa Lewis (éditeur), Anne Drake (éditeur) et Zazel Loven (éditeur), Yearbook, New York, NY, Dolphin, , 112 p. (ISBN 978-0-385-41625-2), p. 89.
  6. Caro, Robert A. Volume I
  7. (en) « Profile for Johnson City, Texas, TX », sur le site epodunk.com (consulté le 7 juillet 2018).
  8. (en) Dallek Robert, Lone Star Rising : Lyndon Johnson and His Times, 1908-1960, Oxford University Press, , 721 p. (ISBN 978-0-19-505435-4, lire en ligne), p. 19.
  9. Louis Claude Vincent, Le paradis perdu de Mu., Éditions de la Source, 1969, 71 (OCLC 503849190, lire en ligne)
  10. (en) John A. Farrell, Tip O'Neill and the Democratic Century : A Biography, Little, Brown, (ISBN 0-316-26049-5).
  11. Seymour M. Hersh, The Dark Side of Camelot, 1997, Chapter 12
  12. Master of the Senate, p. 1035.
  13. (en) « Vice Presidents of the United States Lyndon B. Johnson (1963) » [PDF], sur .senate.gov (consulté le 30 octobre 2018).
  14. (en) « Kennedy Denied Talk Of Dropping Johnson », sur The New York Times, (ISSN 0362-4331, consulté le 14 août 2019)
  15. « Des conversations inédites de Jackie Kennedy dévoilées », sur LExpress.fr, (consulté le 14 août 2019)
  16. (en) « Transition to Johnson - 1963 Year In Review - Audio - UPI.com », sur UPI (consulté le 29 juin 2019)
  17. Nikita Khrouchtchev, Souvenirs, Paris, Robert Laffont, 1970
  18. a b c d e et f (en) « "Our Nation Is Moving Toward Two Societies, One Black, One White--Separate and Unequal": Excerpts from the Kerner Report », sur historymatters.gmu.edu (consulté le 29 juin 2019)
  19. Peter Lang, Documents diplomatiques Français: 1968-Tome II (1er juillet-31 décembre), Ministère des Affaires étrangères, Ministère des Affaires étrangères et européennes, mars 2010.
  20. Maurice Lemoine, Les enfants cachés du général Pinochet. Précis de coups d’Etat modernes et autres tentatives de déstabilisation, Don Quichotte, , p. 45-53.
  21. « Inter actualités de 13H00 du 1er avril 1968 », sur Ina.fr (consulté le 14 août 2019)
  22. (en) « Lyndon Johnson, 36th President is Dead », sur The New York Times, .
  23. (en) « In His Final Days, LBJ Agonized Over His Legacy », sur PBS, .
  24. « 24 Heures sur la Une : émission du 23 janvier 1973 » [vidéo], sur YouTube / INA
  25. (en) « President Bush Signs H.R. 584, Designates U.S. Department of Education as the Lyndon Baines Johnson Federal Building », Whitehouse.gov (consulté le 6 octobre 2008).
  26. (en)(en) « Navy Names Zumwalt Class Destroyer USS Lyndon B. Johnson », sur Département de la Défense des États-Unis, (consulté le 17 avril 2012).
  27. (en) « Opinions : Obama's next memoir will make money — but it won't change minds », sur Washington Post, 21 févier 2014
  28. (en) « Lyndon Johnson on the Record », sur Texas Monthly,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]