Lydie Dattas

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Lydie Dattas
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Lydie Dattas en compagnie du meilleur ami de son petit frère (Avignon, été 1968).

Naissance (68 ans)
Activité principale
poète
Auteur
Langue d’écriture français

Lydie Dattas est une poétesse française née le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la deuxième fille du compositeur, Jean Dattas, également organiste de Notre-Dame de Paris, et d'une actrice de théâtre. Passionnée de lecture dès l’enfance, elle est marquée par la figure de Shéhérazade qu’elle considérera plus tard comme le plus haut symbole du féminin. La famille émigre en Angleterre quand elle a cinq ans. Inscrite au Lycée français de Londres où son père sera professeur de musique, et où à dix ans elle parait dans une mise en scène du Petit Prince de Saint Exupéry. Elle écrit ses premiers poèmes à treize ans. À seize ans, elle publie dans la revue Rougerie. En 1968 son professeur de philosophie, Jean-Marie Benoist, auteur de "Marx est mort", la présente au Concours général ainsi que la brillante Laure Alexandre, sa rivale intellectuelle au lycée français de Londres. C'est Laure qui l'emporte le sujet étant très politique. À la vue du sujet Lydie écrit "No comment" - sans commentaire - sur sa copie et quitte la salle d'examen écœurée. Pour la consoler, le meilleur ami de son petit frère l’emmène à Paris puis au Festival d'Avignon. Elle quitte sa famille à Londres et s'installe en France.

À vingt ans un mince recueil paraît au Mercure de France. En 1972 elle épouse un dompteur de fauves appartenant à la grande dynastie gitane des Bouglione, Alexandre Bouglione avec qui elle vivra vingt-cinq ans. Elle encourage la scolarité manquée de son mari, qui d'ailleurs portera fruit par la suite. En 1975 elle perd son père prématurément dans un accident de voiture à Londres. La lecture de Jean Grosjean et des poètes arabes la conforte dans son intuition que le siège de l’intelligence se trouve dans le cœur et non dans la tête. En 1977, amitié avec Jean Genet[1] qui s’installe près du couple dans l’immeuble Le Bouglione et qui dit d’elle « Les rois et les évêques se prosterneront devant vous »[2]. À la suite d’une dispute avec le poète elle écrit La Nuit spirituelle, qui pose la question d’une malédiction spirituelle féminine et plaide l'égalité de l'esprit créateur des deux sexes. Elle correspond avec l’écrivain Ernst Jünger qui écrit sur ce texte dans le dernier tome de son Journal. En 1994, elle crée avec son mari le Cirque Lydia Bouglione qui deviendra le Cirque Romanès. À son invitation, le célèbre violiniste, Sir Yehudi Menuhin viendra parrainer le cirque. En 2000, elle divorce et se lie d’amitié avec le poète Christian Bobin.

Le sourire énigmatique de la jeune Lydie Dattas.

Pour bien comprendre ce qui se passe ici il faut savoir que la vieille dame à droite sur la photo est la grand-mère du meilleur ami du petit frère de Lydie qui lui se trouve au centre. Nous pouvons parfaitement comprendre que pour une vieille dame corse née au XIXe siècle il était inconcevable que son petit fils de seize ans voyage seul avec une "copine". Aussi il avait été décidé, Lydie portant des fringues du meilleur ami de son petit frère et les cheveux très courts, de la faire passer pour un "copain". Ce qui explique pouquoi on voit ici Lydie ravaler ses éclats de rire.

Mémé - Il a les traits fins ton ami.

Œuvres

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

  • Joel Vernet, « Le livre des Anges », Revue Recueil, no 19, 1991
  • Patrick Kechichian, « La Passion selon Dattas » Le monde 27 mars 1998
  • Dominique Pagnier, «  Sur Le livre des Anges » , Revue Conférence », no 8, printemps 1999
  • Patrick Kechichian : « Lydie Dattas, entre fureur et mystère », La Croix, 2 mars 2011

Critiques[modifier | modifier le code]

La nuit spirituelle[3]

Le livre des anges[4]

La chaste vie...[5]

La foudre[6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]