Lycée du Parc-Impérial

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne un lycée à Nice. Pour le lycée à Lyon, voir lycée du Parc. Pour le lycée Impérial à Marseille, voir lycée Thiers.
Lycée du Parc-Impérial
Image illustrative de l'article Lycée du Parc-Impérial
Généralités
Création 1930
Coordonnées 43° 42′ 24,26″ nord, 7° 15′ 08,45″ est
Adresse 2, avenue Paul-Arène
06050 Nice
Site internet http://web.parcimperial.net/
Cadre éducatif
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Géolocalisation sur la carte : Nice

(Voir situation sur carte : Nice)
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Photo prise du stade

Le lycée du Parc-Impérial est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur, situé à Nice.

Il était autrefois un hôtel de prestige de la ville, il fut ré-aménagé en établissement scolaire vers les années 1930.

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2017, le lycée se classe 32e sur 33 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1971e sur 2277 au plan national[1]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

De l'Hôtel du Parc Impérial[modifier | modifier le code]

L'exposition internationale de Nice de 1883 attire de riches vacanciers. L'arrière pays, principalement agricole, est très convoité pour ses terrains et divers projets de constructions.

En effet, avant que le lycée ne soit, les lieux étaient la propriété d'un riche agriculteur : le Domaine Bermond. Ce domaine, grand de 25 000 m2, était en grande partie utilisé pour des cultures maraîchères et fruitières (environ 14 000 m2). Le reste du domaine était occupé en partie par des villas, transformées avec le temps pour accueillir de riches hôtes étrangers venus profiter de la Côte d’Azur. Les principaux vacanciers du Domaine Bermond sont la famille impériale russe entre 1860 et 1890. Vers 1890, un riche propriétaire français de l'Oise : Jean-Baptiste Benoît Gay, s'intéresse au Domaine Bermond pour le transformer, et y construire un fabuleux hôtel agrémenté de jardins.

Le , J.-B. Gay rachète la majeure partie du Domaine Bermond à la suite d'une vente aux enchères. Il fait dessiner un plan de découpe de 73 lots. Les terrains sont d'une superficie qui avoisine les 100 m2. En 1897, Gay revend une partie de ce domaine à un architecte français : François Durel. Le projet de construction d'un hôtel est confié à l'architecte polonais Adam Dettloff. On le charge de viabiliser les terrains, démolir les anciennes villas -dont la Villa Bermond où la famille impériale russe avait ses quartiers ; mais surtout, on lui confie la construction de l'hôtel ainsi qu'un lotissement. Les deux hommes s'entendent parfaitement bien. À tel point que l'architecte Dettloff se permet des paiements de sa poche aux différents acteurs du projet que Gay lui rembourse. Le marque le début des travaux. On commence par déboiser le terrain, le 22 juin les terrassements, et le 24 juin les fouilles. Le chantier était d'une ampleur qui n'avait aucun égal à Nice pour l'époque. La Compagnie des chemins de fer du Sud de la France, dont la ligne nouvelle de chemin de fer jouxte la propriété, livre les matériaux de construction. L'architecte fait construire différents bâtiments annexes (bureaux des ouvriers, réserve de matériaux...). Le projet avance en respectant les calendriers établis. Adam Dettloff décide d'utiliser du béton armé pour construire le bâtiment. C'est un choix déterminant puisque c'est une des premières fois à Nice qu'on utilise cette technique de construction pour un hôtel. Le chantier emploie plus de 400 ouvriers.

C'est alors que le un grave accident survient. Les travaux avaient été interrompus quelques jours plus tôt à cause d'une mauvaise météo alors que le plancher du rez-de-chaussée était coulé et recouvert de protections. On reprend donc les travaux le 12 décembre, lorsque, vers midi, le plancher s'écroule sur le sous-sol. La raison d'un tel accident provient d'une infiltration d'eau dans le béton qui a gelé par la suite. Le dégel a donc provoqué un éclatement interne du béton qui ne résista plus à la contrainte. L'accident fît deux morts et huit blessés. Par la suite la technique de construction nouvelle est mise en cause, mais à la suite de l'enquête et de nouveaux essais, l'architecte est mis hors de cause et les travaux reprennent pendant près de deux ans et demi.

Le , on inaugure l'Hôtel Impérial. La bâtisse de 109 m de long, 27 m de large et 35 m de haut est colossale, elle est accompagné d'une annexe, une petite rotonde dédiée à la famille impériale de 43 m de long pour 27 m de large et 18 m de haut. L'hôtel dispose d'un confort immense pour l'époque : ascenseurs hydrauliques et eau courante (chaude et froide). La cérémonie d'inauguration est discrète. L'exploitation de l'hôtel est satisfaisante et attire les riches vacanciers d'Europe. Plus tard, l'entreprise fait construire des courts de tennis où la championne Suzanne Lenglen venait s’entraîner. En 1913, un conflit éclate entre les deux hommes clés du projet ; l'architecte réclame près de 300 000 FF d'honoraires au propriétaire. Lorsque la guerre éclate, le bâtiment est réquisitionné par les autorités et transformé en hôpital. Le déclin de l'hôtel s'amorce. En 1920, l'exploitation s'arrête.

Au lycée du Parc-Impérial[modifier | modifier le code]

La mairie de Nice rachète finalement la propriété en 1926[3]. Le maire Jean Médecin confie à Alexandre Mari (son prédécesseur) le soin de remettre le bâtiment en état en vue de le transformer en établissement scolaire. Les travaux d'aménagements sont achevés en fin d'année 1930. Le lycée est inauguré le sous le nom « lycée Alexandre-Mari »[4], il est alors une annexe du lycée Masséna. En 1948, le lycée devient un établissement à part entière sous le nom de « lycée du Parc-Impérial ». Sa fréquentation ne cesse d'augmenter d'année en année. Il subit alors une extension en 1957 (au nord de la propriété). Entre 1967 et 1968, l'immense toiture mansardée en ardoise est démontée ainsi que son clocheton. Les tourelles du dernier étage de la façade sud sont retirées et les murs sont alors à angle droit. Le grand escalier est démoli ainsi que la rotonde « Palais Impérial ». Depuis ces travaux, l'architecture n'a presque pas changé. Les Universités du Monde s'y déroulent en été et y réunissent des professeurs de français venant de 140 pays.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Document utilisé pour la rédaction de l’articleVéronique Thuin, « La construction de l’Hôtel du Parc Impérial », Cahiers de la Méditerranée, no 62,‎ (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Lycée du Parc Impérial - Nice (lycée public) », sur L'Express (consulté le 8 juin 2017).
  2. « Méthodologie du classement 2015 des lycées français », sur L'Express, (consulté le 22 mai 2015)
  3. « Délibérations du Conseil Municipal », Mairie de Nice,‎
  4. « Délibérations du Conseil Municipal », Mairie de Nice,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]