Lycée Jules Siegfried (Le Havre)

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Lycée Jules Siegfried
image illustrative de l’article Lycée Jules Siegfried (Le Havre)
Généralités
Création 1867
Pays France
Académie Rouen
Adresse 1 rue Dumé d'Aplemeont
76600 LeHavre
Site internet http://siegfried-lyc.spip.ac-rouen.fr/
Cadre éducatif
Proviseur James Cristin
Proviseur adjoint Elsa Hardouin

Le lycée Jules Siegfried est un lycée du Havre appartenant à l'académie de Rouen.

Historique de l’École Pratique d'Industrie[modifier | modifier le code]

Jules Siegfried

Fondation du lycée en 1867[modifier | modifier le code]

Atelier de fonderie dans les années 1907

L’école d'apprentissage laïque de garçons est créée en 1867 pour les métiers du bois et du fer. En 1871, Jules Siegfried (adjoint au maire) propose un projet d’école pratique au conseil municipal du Havre[1].

C'est en 1872 que la première pierre du bâtiment est posée à l'angle de la rue de Tourville et Dumé D'Aplemont.

L'école pratique fut inaugurée en 1879. Trois ateliers sont implantés, la menuiserie, la serrurerie et la forge de même que quatre salles de classe et deux classes de dessin. La nouvelle école pouvait accueillir 200 élèves.

Par la suite l'école ne cesse de se développer. Huit forges et onze enclumes sont affectées à la chaudronnerie ainsi que deux autres forges dans l'atelier de fonderie qui se dote d'un four destiné à l'élaboration du métal en fusion[1].

Groupe d'étudiants autour de balles de coton américaines et indiennes.

Dans l'année 1907 l'école va créer une école d’égrenage de coton. À cette époque, c'est une des principales sources de commerce pour le port du Havre[1].

Structure pédagogique en 1880[modifier | modifier le code]

Transférée dans de nouveaux locaux rue de Tourville[2] le 5 octobre 1879, l'école pratique d'industrie prépare ses élèves aux métiers de menuisiers, découpeurs et tourneurs sur bois, forgerons serruriers, tourneurs sur fer, ajusteurs mécaniciens, fondeurs-chaudronniers. Jusqu'en 1896, la seule condition pour y entrer est d'avoir 12 ans.

On remarque un important nombre de renvois ou d'abandons[3]dû au fait que ces élèves viennent pour passer l'hiver car ils n'ont rien d'autre à faire pendant cette période. Ceux qui n'ont pas été renvoyés avant l'arrivée du printemps prennent leur essor à ce moment.

Variations des effectifs sur une période de 3 ans
Période de 3 ans Début de 1re année Fin de 1re année Fin de 2e année Fin de la 3e année
1874-1877 65 47 (72,30% de l'effectif restant) 34 (52,30%) 26 (40,00%)
1876-1878 70 51 (72,85%) 32 (47,71%) 23 (32,85%)
1876-1879 72 51 (70,83%) 34 (47,22%) 17 (23,61%)

La durée des études est de 3 ans et à partir de 1881 le Conseil municipal accorde la création d'une 4e année afin de préparer les meilleurs élèves au concours d'entrée à l’École des Arts et Métiers de Châlons.

Œuvre havraise de rééducation professionnelle des mutilés de guerre 1915-1920[modifier | modifier le code]

Dès le mois de mai 1915, le maire du Havre adressait un appel à ses concitoyens pour permettre aux mutilés de guerre de reprendre leur place dans la vie par la rééducation professionnelle. Immédiatement, quelques havrais élaborèrent un projet d’École de rééducation.

Ce n'est qu'en juillet 1915 que le projet fût abouti. Son but est de venir en aide aux mutilés originaire de l'arrondissement du Havre par l'apprentissage d'un métier en fonction de leur handicap et de leur permettre une fois rentré dans leur foyer, de gagner leur vie[4].

Section coloniale[modifier | modifier le code]

Photographie du lycée dans les années 1900

La section coloniale de l'école pratique d'industrie a été inaugurée officiellement le 10 juillet 1908. Celle-ci avait pour but de spécialiser les étudiants ayant une instruction moyenne afin de former du personnel secondaire de grande entreprise coloniale Agricole, Industrielle ou commerciale.

Cette matière devait être indépendante. Cependant pour limiter les dépenses au minimum l'école de la section coloniale a été installée dans les locaux de l'école pratique d'industrie ce qui est aussi un avantage car les élèves possédaient les connaissances pratiques nécessaire de l'engrenage du coton (en montage, entretien et réglage) et du faite que l'école est l'un des plus grands centre d'importation de matière première d'origine tropical.

Les élèves qui composait la section coloniale étaient libre de participation tant qu'il avait 16 ans d'âge et qu'il possédait des résultats moyen. Si les résultats ne sont pas suffisant, l'élève devait passer un examen d'entrée afin d'être parmi les 20 ou 25 élèves de la section. La durée de l'enseignement était d'une année scolaire (début octobre à fin juillet).

Photo des étudiants d'école pratique d'industrie avec professeur section coloniale

Les matières étudiées en section coloniale étaient au nombre de 17 :

  • Étude théorique et pratique des production coloniales d'origine végétal et d'origine animale
  • Étude spéciale, théorique et pratique du coton (étirage, classement, ...)
  • Étude pratique et théorique de l'engrenage et de l'emballage du coton
  • Agriculture général et génie rural
  • Médecine vétérinaire et élevage
  • Éléments de botanique appliquée, d'horticulture et de jardinage
  • Histoire, géographie et administration coloniales
  • Éléments de droit administratif, de droit commercial et d'économie politique
  • Comptabilité et arithmétique commerciales
  • Correspondance commerciale
  • Hygiène et assistance médicale
  • Topographie et arpentage
  • Sténographie et dactylographie
  • Électricité pratique
  • Croquis à main levée et dessin industriel
  • Langue anglaise
  • Ajustage, menuiserie, forge et chaudronnerie

Les formations pendant la première moitié du XXe siècle[modifier | modifier le code]

4 élèves en train de travailler le bois; section ébénisterie.

Depuis le déplacement de l'établissement, il est apparu une multitude de formation.

À la création[5] :

photographie de la section fonderie

En 1885, l'école d'apprentis-mécaniciens est placée sous la même direction et dans le même établissement, elle prépare à la carrière d'officier mécanicien de la marine marchande.

1908 voit l’apparition de l'école pratique coloniale sur l'initiative de M.Charles Auguste-Marande, toujours sous la même direction et le même emplacement. L'école d'hydrographie et les cours de mécanicien de la marine marchande sont installés dans le même bâtiment que l'école d'apprentis-mécaniciens et elle donne la possibilité d'avoir les connaissances scientifiques nécessaires pour le brevet de capitaine et d'officier mécanicien.

L'école industrielle de Maistrance datant de 1918 est annexée à l'école pratique d'industrie. Elle servait à repérer et former des contremaîtres et des dessinateurs pour les établissements métallurgiques et les chantiers de construction navale.

Formations actuelles[modifier | modifier le code]

Lycée général et technologique[modifier | modifier le code]

En arrivant en 2nd Générale, le Lycée Jules Siegfried propose plusieurs choix :

  • La 2nd option S.I. (Sciences de l'ingénieur) apprend aux élèves pourquoi et comment un produit est réalisé et à quel besoin répond-t-il tout en étudiant son impact dans l'environnement.
  • La 2nd option C.I.T. (Création et Innovation Technologique) permet aux élèves de découvrir pourquoi et comment un produit est apparu, grâce à quelles inventions et innovations technologiques il a été créé.
  • La 2nd option M.P.S. (Méthodes et Pratiques Scientifiques) enseigne les démarches scientifiques sur des projets de mathématiques, physique, chimie, sciences de la vie de la Terre ou encore sciences de l'ingénieur.
  • La 2nd option I.C.N. (Informatique et Création Numérique) est une initiation à la science informatique sous toutes ses formes comme l'algorithme/programmation, les réseaux informatiques ou encore les composants et architecture des ordinateurs.

Pour le passage en 1re, le lycée propose 2 BAC :

  • BAC Général S (option S.I.)
  • BAC Technologique STI2D (option I.T.E.C. ou S.I.N.)

De la Première à la Terminale[modifier | modifier le code]

  • STI2D (science et technologie de l'industrie et du développement durable) :

Accessible à la suite d'une seconde générale

Le lycée a 2 classes de 32 élèves en moyenne ainsi que 3 classes de terminales de 25 élèves en moyenne

avec 2 options au choix :

  • S.I.N:Système d’Information et Numérique

Option tourné vers la programmation et vers le numérique information.

  • I.T.E.C:Innovation Technologique et Éco-Conception

Les poursuites d'études envisageables :

  • BTS dont les BTS SN, ATI, CPRP et EPC présent au lycée.
  • Université avec les licences (pro également)
  • Classe prépa pour une école d'ingénieur
  • S/SI(scientifique option sciences de l’ingénieur) :

Une classe de 30 à 35 élèves maximum en première et terminal

L'option SSI apporte de la mécanique (4 heures) et de l'électronique (4 heures) à la formation.

Les poursuites d'études envisageables :

BTS, classe préparatoire, école d'ingénieur, IUT, université, doctorat.

Lycée professionnel[modifier | modifier le code]

Le lycée propose plusieurs formations professionnelles & technologiques

  • Bac Pro Système Numérique (former des techniciens capables d’intervenir sur les équipements et les installations électroniques ou numériques, que ce soit pour un particulier, un professionnel ou dans le milieu industriel).
  • Bac Pro Technicien Usinage : (former des ouvriers qualifiés dans la fabrication mécanique en s'appuyant sur le dossier de fabrication).
  • Bac Pro Étude et Définition de Produits Industriel: (fonctions de technicien de bureau d’études dans les entreprises de construction mécanique, chaudronnerie, automobile, aéronautique... À partir d’un cahier des charges exposant l’objectif à atteindre, le technicien crée ou modifie sur son poste de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) une partie d’un ensemble mécanique : pièce de moteur ou de boîte de vitesses, élément de train d’atterrissage...)

Effectifs[modifier | modifier le code]

Ouverture à l'international : section européenne et labellisation Erasmus+[modifier | modifier le code]

Section Européenne au lycée Jules Siegfried[modifier | modifier le code]

Depuis la rentrée 2011 le lycée Jules Siegfried propose aux élèves de BAC Pro de suivre une section européenne Anglais-Electronique.

Les objectifs de la section européenne[modifier | modifier le code]

  • Proposer aux élèves une ouverture internationale grâce à la présence d’un assistant de langue dans l'établissement.
  • Développer l’expression et la production orale et écrite des élèves (1 heure hebdomadaire).
  • Enseigner l’électronique en anglais (1 heure hebdomadaire).
  • Effectuer une période de formation à l’étranger grâce au projet ERASMUS +
  • Obtenir la mention « section européenne » sur le diplôme du baccalauréat
  • Obtenir « l’Europass-mobilité »

Public visé de la section.[modifier | modifier le code]

  • À tous les élèves qui entrent en seconde professionnelle SEN.
  • Aux élèves désireux d’approfondir leur maîtrise de l’anglais.
  • Aux élèves motivés et curieux de découvrir la culture et la civilisation des pays anglophones

Contenu de la section[modifier | modifier le code]

  • Les élèves travaillent principalement l’oral à travers des jeux de rôle, des exposés, des diaporamas mais aussi des Travaux Pratiques en électronique, la présentation de leur stage, etc.
  • Rédaction de CV, de lettre de motivation, entretien d’embauche...
  • Préparation à l’oral de l’épreuve spécifique pour l’obtention de la mention « section européenne »

Activités menées et actions en cours[modifier | modifier le code]

  • Partenariat multilatéral COMENIUS avec la Suède et l’Autriche de 2011 à 2013
  • Voyage culturel et linguistique à Londres de trois jours (depuis 2010)
  • Projet ERASMUS+ de mobilité à l’étranger à partir de juin 2015

Administration et effectifs enseignants[modifier | modifier le code]

Chefs d'établissements de 1889 à nos jours[modifier | modifier le code]

Classement et résultats aux examens[modifier | modifier le code]

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2017, le lycée se classe 6e sur 45 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 559e sur 2277 établissements au niveau national[6]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[7].

Résultats et taux de réussite au Bac du Lycée Jules Siegfried[modifier | modifier le code]

Tableau du taux de réussite au Bac par série GT
Séries bac Année Effectif Taux de réussite Taux réussite attendu
Total Bac GT 2017 81 93% 92%
série STI2D 2017 61 93% 92%
série S 2017 20 90% 93%
Total Bac GT 2016 104 94% 92%
Total Bac GT 2015 73 95% 92%
Total Bac GT 2014 84 94% 91%
Total Bac GT 2013 76 84% 91%
Total Bac GT 2012 106 78% 87%
Total Bac GT 2011 93 87% 83%
Total Bac GT 2010 89 73% 80%

93% des étudiants inscrits au Bac par le Lycée Jules Siegfried ont obtenu leur diplôme en 2017 (en Séries générales et technologiques GT).

Personnalités liées au lycée[modifier | modifier le code]

Théodore Nègre[modifier | modifier le code]

Théodore Nègre a été nommé enseignant en 1925 à l'école pratique d’industrie du Havre. Il a donné ses premier cours à l'école pratique coloniale associée. Théodore Nègre donnait des cours d'histoire et de géographie. Il est devenu directeur de l'école en 1941 et le restera jusqu'en 1964. En 1942, il était au poste de directeur et a organisé la transformation de l'école pratique en collège technique. En 1960, le collège prend le nom de Lycée Jules Siegfried, nom conservé jusqu’à aujourd'hui. Théodore Nègre a développé une nouvelle pédagogie : il a instauré un centre de documentation, des stages sur le terrain, des mémoires d'élèves, des conférences de professionnels. Il a écrit le livre "Le Havre - Étude de géographie urbaine" qui a été publié en 1947. Théodore Nègre décédera le 28 décembre 1993.

Marcel Gascoin[modifier | modifier le code]

Né le 24 aout 1907 au Havre dans une famille de marin.

Il suit une formation technique de menuisier-ébéniste au lycée Jules Siegfried. De 1952 à 1955, il fait appel au savoir faire d'une maison havraise (Loison frères) spécialisée dans la fabrication industrielle de mobilier de marine pour éditer ses meubles et les diffuser dans sa ville natale, alors en pleine reconstruction sous la direction d'Auguste Perret.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Yann Favennec ; Fabrice Richer ; Pascal Valinducq, Le Havre en photographie 1860-1910, Le Havre, Editions François 1er, , 357 p. (ISBN 2-9523120-0-1), p. 84
  2. Pascale Rougier-Pintiaux, « L'Ecole d'Apprentissage du Havre: une tentative d'éducation populaire », Revue française de sociologie, vol. 24, no 4,‎ , p. 664 note 48 (DOI 10.2307/3321341, lire en ligne)
  3. Pascale Rougier-Pintiaux, « L'Ecole d'Apprentissage du Havre: une tentative d'éducation populaire », Revue française de sociologie, vol. 24, no 4,‎ , p. 662-663 (DOI 10.2307/3321341, lire en ligne)
  4. « bulletin de l’association général des mutilés de la guerre |1916| », sur Gallica, (consulté en 2018)
  5. Musée social (Paris). Auteur du texte, « Le Musée social : revue mensuelle », Le Musée social,‎ , p. 1 (lire en ligne)
  6. « Classement 2016: 559 sur 2277 - Lycée Jules Siegfried », sur LExpress.fr (consulté le 5 avril 2018)
  7. « Classement des lycées 2016: notre méthodologie », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]