Lycée Jules-Haag (Besançon)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lycée Jules Haag
Image illustrative de l'article Lycée Jules-Haag (Besançon)
Lycée Jules Haag de Besançon vu de l'avenue Villarceau le 13 janvier 2006
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 47° 14′ 21″ nord, 6° 00′ 48″ est
Adresse 1 rue Labbé
25000 Besançon
Site internet http://www.lycee-juleshaag.fr/
Cadre éducatif
Proviseur M. Flauder
Population scolaire 2020
Enseignants 208
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté

(Voir situation sur carte : Franche-Comté)
Point carte.svg

Géolocalisation sur la carte : Besançon

(Voir situation sur carte : Besançon)
Point carte.svg

Le lycée Jules-Haag est un établissement français d'enseignement secondaire et supérieur, situé au 1, rue Labbé à Besançon.

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1912 à 1944, soit pendant 32 ans, l'école a pour directeur un personnage très marquant, Louis Trincano. Son long règne est riche en événements, Trincano est un ancien élève diplômé de l'école, il devient fabricant d'horlogerie à Besançon et accède même à la fonction de secrétaire du syndicat de la fabrique ; il obtient en 1921 la nationalisation définitive de fait de l'école, par une révision du décret de 1891.

Dès 1923, le projet de la construction d'un nouvel établissement est lancé et en 1924, Monsieur Labbé, Directeur Général de l'Enseignement technique, est en visite à Besançon. Le site de l'Avenue Villarceau est choisi, et les travaux sont confiés à l'architecte Paul Guadet. En 1931, les locaux accueillent non seulement l'école proprement dite mais également dans l'aile sud, l'Institut de Chronométrie qui relève de l'université sous la direction de monsieur Jules Haag. Le 2 juillet 1933, le président Albert Lebrun inaugure la nouvelle école à l'architecture très caractéristique de l'époque (entre Art déco et constructivisme). Entre temps dès 1928, une section de bijouterie est créée.

Louis Trincano[modifier | modifier le code]

À la veille de la Seconde Guerre mondiale en 1939 est créé, sous le patronage de l'enseignement technique et avec l'appui des ministères du Commerce et de l'Industrie, du conseil général, de la ville et des syndicats, « Le bureau des études horlogères ». Cet organisme qui se transforme en «comité d'organisation de l'industrie de la montre» ou «Comontre», après la débâcle de 1940 est l'œuvre d'André Donat, un ingénieur de haut niveau transfuge de Lip et de Trincano. Il constitue la première forme de ce qui deviendra ultérieurement le Cétéhor.

Dès avant 1938, on constate que les bâtiments créés au début des années 1930 s'avèrent déjà insuffisants et le projet de création d'un internat sur un terrain voisin du Lycée date de cette époque. Vers 1940, débute également la construction d'un 4e étage sur l'aile sud (avenue Villarceau) . Avec la guerre s'achève le long règne de L. Trincano.

Un des grands mérites de l'ENH (École nationale d'horlogerie) est de savoir en son temps dépasser totalement sa vocation proprement horlogère pour se diversifier et ainsi survivre très facilement à la disparition progressive de sa fonction initiale. La fabrication d'une montre implique une plongée dans le secteur de l'outillage et donc dans celui de la construction mécanique. Si on veut que cette montre «ait de la classe» on doit regarder du côté de la bijouterie et de la gravure d'où une sensibilisation aux métiers de l'art. Naturellement l'évolution des techniques horlogères conduit rapidement à l'électricité et l'électronique.

L'esprit de « l'horlo »[modifier | modifier le code]

En devenant en 1978 le Lycée Technique d'État J. Haag, puis en 1987 le Lycée polyvalent J. Haag, le vieil établissement bisontin qui véhicule sa riche culture technologique s'aligne sur les autres lycées, eux aussi polyvalents, de la ville dans sa fonction d'enseignement général, mais il garde une certaine coloration qui le distingue des autres.

Il est intéressant de brosser un tableau sociologique de l'École d'Horlogerie. Dans l'esprit de l'abbé Faivre, qui créa l'école professionnelle, cela devait être une œuvre sociale, qui ciblait une population pauvre mais laborieuse (n'oublions pas que ce prêtre fréquentait le même quartier et les mêmes milieux que Proudhon). Par rapport aux lycées Victor-Hugo (pour les garçons) et Pasteur (pour les filles), l'École d'horlogerie propose une alternative plus sociale assurant un débouché professionnel dans la région même d'où le capital de sympathie qu'elle peut acquérir surtout auprès des milieux populaires très imbriqués dans le tissu industriel bisontin. L'horlogerie n'est plus : vivent les microtechniques.

Lorsque la ville de Besançon perd sa vocation horlogère, au profit de Morteau, elle sait acquérir une dimension de capitale des microtechniques. De son côté, le lycée Jules-Haag transforme sa vocation horlogère initiale en vocation micro-technique. On comprend assez bien l'évolution logique qui fait passer de l'horlogerie à la micromécanique (toujours au singulier) puis aux microtechniques (toujours au pluriel). Le statut des microtechniques ainsi que leur définition sont précisés et officialisés vers 1972 avec la création du bac F10 microtechniques (actuellement GMF).

La mutation de l'« école d'horlo » en lycée polyvalent a été marquée par quelques étapes :

Introduction du contrôle industriel et de la régulation automatique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1950 et 1960, naît au sein de l'école, un département dont l'activité s'éloigne notablement de l'esprit horloger et dont les débouchés dépassent largement et volontairement le cadre franc-comtois. Il s'agit de la section de techniciens supérieurs en contrôle industriel et régulation automatique (CIRA). Dans cette activité, la mesure du temps ne constitue plus le but en soi, mais participe avec bien d'autres mesures physiques à la maîtrise des relations multiples entre causes et effets dans des processus automatiques industriels continus.

Une première expérience d'enseignement en classe de techniciens supérieurs est lancée pour 11 élèves recrutés en 1956 et diplômés en 1958. On peut donc considérer que la première promotion véritable est celle de 1958-1960. C'est en 1962 que s'élaborent les premiers programmes officiels de la section TS CIRA autour d'une petite équipe d'enseignants (M. Michaud, Schitter, Martin, Déliou et Marchand).

Cette histoire a sans doute évité la formation d'une sorte de ghetto horlogerie, microtechnique; cette diversification a donné un appel d'air et comme une ouverture vers l'extérieur, indispensables au cheminement vers la polyvalence.

L'agencement ou les artistes de « l'Horlo »[modifier | modifier le code]

Tandis que « l'Horlo » diversifie ses champs de compétences technologiques, elle crée la section d'agencement et d'architecture intérieure, alliant le goût de l'esthétique et l'étude des sciences et techniques.

Les trois pères fondateurs (messieurs Cadart, Perrot et Girard). Pour comprendre l'une des motivations initiales de cette création marginale, on remarquera que le matériau travaillé est à l'origine essentiellement le bois. Or l'École d'Horlogerie a toujours disposé d'un atelier de travail du bois qu'elle avait hérité de l'ancienne EPS (école primaire supérieure).

Les automatismes industriels et le bac de physicien F5[modifier | modifier le code]

Avec le début des années 1970 apparaissent deux nouvelles sections intéressantes qui, chacune à sa façon, présentent des parentés avec la régulation.

Il s'agit d'abord de la section de techniciens supérieurs en mécanique et automatisme industriel (MAI) créée en grande partie par M. Labadens (un ancien professeur d'horlogerie).

Nous trouvons ensuite l'introduction du bac de physicien F5, sorte de baccalauréat de "technicien" à vocation plus scientifique que franchement technique. La physique n'y est plus industrielle, elle devient fondamentale, son enseignement étant encadré par de nombreuses heures de travail de laboratoire.

Adieu horlogerie, bonjour informatique, habillement et polyvalence[modifier | modifier le code]

M. Dunoyer, proviseur, annonce dans ses bulletins de rentrée : « Devant l'évolution des techniques et des besoins de la profession, un seul pôle de formation horlogère existe pour l'académie dès la rentrée 88. Il se situera au lycée de Morteau. Le lycée Jules-Haag poursuit pour cette filière la formation des jeunes élèves recrutés en 1986-1987. »

La poursuite au lycée des techniques de pointe dans le secteur des systèmes automatisés, introduit dès 1970 (T2000) le tout premier ordinateur, et en 1974 la première machine à commande numérique. Cette démarche conduit à suivre et même devancer l'évolution des nouvelles technologies. Après l'introduction d'un parc très généreux de micro ordinateurs, le lycée créé sous l'impulsion de M. Sacépé, une section de techniciens supérieurs en informatique industrielle (TSII) en 1985.

Un CAP d'industrie de la maille et de l'habillement existe depuis 1988. Il est suivi en 1989 d'un BEP et d'un brevet de technicien. Enfin vers 1991, ce type d'activités se hisse au niveau BTS. Cette demande permet au lycée Jules-Haag de transformer de vastes ateliers de mécanique en atelier de couture et d'usinage de « matériaux souples ». Ainsi, des mannequins habillés de broderies ont remplacé des fraiseuses.

Sous l'impulsion de M. Dunoyer, proviseur, le lycée technique d'État Jules-Haag change de vocation dans les années 1987-1988 et devient le lycée polyvalent Jules-Haag en se dotant de sections scientifiques classiques du type C et D ainsi que de l'option B (sciences économiques et sociales). Les trois axes de fonctionnement ainsi définis sont : polyvalence, modernité et communication.

En septembre 2003, le lycée polyvalent Jules-Haag a inauguré ses nouveaux locaux de la rue Coste.

En juin 2006 se sont achevés les travaux visant à refondre complètement la "barre du A" pour y installer un CDI à l'aménagement moderne ainsi qu'une cafétéria de 280 m2, lieu de rencontre entre personnels et élèves.

Le lycée aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le lycée est en train de mener avec l'aide et les financements du conseil régional de Franche-Comté une vaste politique de réhabilitation.

En effet, après la construction du bâtiment Coste inauguré en 2003, le lycée a refait ce que l'on nomme la "Barre du A" pour y installer son CDI dans des locaux spacieux et neufs, et peut ainsi augmenter la surface des bureaux administratifs qui sont tous regroupés dans un seul et même couloir. Les professeurs bénéficient de la place libérée par le déménagement de l'intendance pour avoir des salles de réunion pour accueillir les parents par exemple.

Le lycée a inauguré sa propre cafétéria le 11 décembre 2006, cette salle offre aux élèves la possibilité de travailler, de se réunir dans une salle chauffée et de profiter à terme d'une vraie cafétéria.

Le lycée propose de suivre l'enseignement de SI (sciences de l'ingénieur), dans le cadre de cet apprentissage, sur l'année 2007/2008, 3 équipes de 5 élèves de terminale ont été inscrits au concours Course en Cours (F1 in school). L'équipe Tempus Velox s'est brillamment qualifiée pour la finale nationale et a tenté de décrocher le titre contre 23 autres équipe parmi plus de 1000 initialement participantes.

En septembre 2016, le lycée Jules Haag a fusionné avec le lycée Professionnel Montjoux, suite à la décision de sa fermeture par le conseil régional de Franche-Comté en 2014. Depuis la rentrée de 2015, les 2 lycées avaient travaillés à leur fusion, sous la direction du proviseur, M. Flauder. Le lycée Montjoux dernier continueras d'assurer les formations, tel que l'informatique et l'électronique (formation SEN), notamment dans le domaine audiovisuel-multimédia et télécommunication-réseaux, ainsi l'électrotechnique, des filières dans l'Art, dans l'industrie (décolletage, usinage, outillage), ...

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 13e sur 14 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1483e au niveau national[1]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[2].

Classement des CPGE[modifier | modifier le code]

Le lycée accueille une classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) dans la filière physique, technologie et sciences de l’ingénieur (PT). En 2015, L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2014 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
Évolution
sur un an
PT / PT* [3] 8 / 39 élèves 21 % 18 % 28e
sur 62
en augmentation 2
Source : Classement 2015 des prépas - L'Étudiant (Concours de 2014).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. En filières scientifiques, c'est un panier
de 11 à 17 écoles d'ingénieurs qui a été retenu par L'Étudiant selon la filière (MP, PC, PSI, PT ou BCPST).

Anciens élèves célèbres[modifier | modifier le code]

Informations actuelles[modifier | modifier le code]

Nombre d'élèves : 1 800
Proviseur actuel : M. Flauder assisté de 3 adjoints dont M. Langonet et M. Rouiller
CPE : 3
Nombre de professeurs : 208

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]