Lycée Joffre

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Lycée-collège Joffre
Description de cette image, également commentée ci-après
Entrée principale du lycée Joffre.

Histoire et statut
Type Lycée
Administration
Académie Montpellier
Principal Renaud Lozar[1]
Proviseur Catherine Gwizdziel
Études
Population scolaire 3800
Localisation
Ville Montpellier
Pays Drapeau de la France France
Site web www.lyceejoffre.net
Coordonnées 43° 36′ 45″ nord, 3° 53′ 06″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Lycée Joffre
Géolocalisation sur la carte : Montpellier
(Voir situation sur carte : Montpellier)
Lycée Joffre

Le lycée Joffre (du nom du maréchal Joseph Joffre) est un établissement d'enseignement secondaire et supérieur situé à Montpellier, département de l'Hérault. Une ancienne place forte, la citadelle de Montpellier, abrite cet établissement, comprenant un collège, un lycée général et technologique et des classes préparatoires aux grandes écoles. De nos jours, il compte près de 4 000 élèves de la classe de sixième aux classes préparatoires.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du Grand Lycée de Montpellier peuvent être retracées jusqu'au XIIIe siècle, à travers son Collège royal. Il est lui-même l'héritier direct et le continuateur de la faculté des arts de l'université de Montpellier, fondée le par la bulle papale « Quia Sapientia » du pape Nicolas IV. C'est donc l'un des plus anciens lycées de France avec l'actuel Lycée Henri-IV de Béziers.

Le Grand Lycée impérial de Montpellier, futur Lycée Joffre, fut inauguré le et connut sa première rentrée le de cette même année[2]. Il prenait ainsi la suite de l'ancien Collège Royal de Montpellier, fondé par les jésuites en 1629[3], et qui occupait les locaux de l'actuel musée Fabre. Plus tard, le Grand Lycée Impérial deviendra pendant un court laps de temps « Lycée de garçons de la ville de Montpellier »[2]. En 1947, il est définitivement transféré dans la citadelle bâtie de 1624 à 1627 sous le règne de Louis XIII et il prendra, peu après, le nom de Lycée Joffre[2]. Quant à la citadelle de Montpellier, elle est classée à l'inventaire des Monuments Historiques depuis le .

Le corps principal du bâtiment, bâti en pierre de taille avec couverture en ardoise, date des années 1880. À l'origine, il s'agissait de l'ancienne « caserne du Polygone » dont on peut remarquer le trophée d'armes et de drapeaux au sein du fronton central.

Localisation[modifier | modifier le code]

Bâtiment du casernement de la Citadelle de Montpellier, aujourd'hui lycée Joffre, avec l'allée des Droits de l'Homme.
Entrée principale du Lycée Joffre.

Le lycée Joffre est situé en centre-ville, près de la place de la Comédie, sur l'Esplanade, à côté du centre des congrès du Corum. La gare et le centre commercial « le Polygone » se trouvent également à proximité, de même que les grandes librairies et la médiathèque. Le lycée Joffre est également desservi par les bus de ville et le tramway des lignes 1, 2 et 4.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

L'établissement comprend le plus grand collège de Montpellier (d'environ 1200 élèves) dont l'entrée se situe sur l'allée Henri II de Montmorency, à l'est de la Citadelle. Les bâtiments du lycée occupent l'espace central, à proximité du collège mais entièrement séparés. Quant à ceux des classes préparatoires aux Grandes Écoles (internat compris), ils se situent au niveau de l'esplanade Charles de Gaulle (entrée principale nord), de chaque côté de l'allée des Droits de l'Homme.

Initiatives pédagogiques et technologiques[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

En 1974, dans un objectif avant-gardiste d'initiation à l'informatique des élèves et enseignants intéressés, le lycée Joffre, à Montpellier, a fait partie de l'opération ministérielle dite « Expérience des 58 lycées »[4] : utilisation de logiciels et enseignement de la programmation en langage LSE[5], en club informatique de lycée[6], pour 58 établissements de l'enseignement secondaire[7]. À cet effet, dans une première phase, quelques professeurs du lycée, enseignants de diverses matières et candidats, furent préalablement formés de manière lourde à la programmation informatique. Puis, dans une seconde phase, l'établissement fut doté d'un ensemble informatique en temps partagé comportant : un mini-ordinateur français Télémécanique T1600[8] avec disque dur, un lecteur de disquettes 8 pouces, plusieurs terminaux écrans claviers Sintra TTE, un téléimprimeur Teletype ASR-33 (en) et le langage LSE implémenté ; tous ces moyens ayant permis de mettre en œuvre sur le terrain cette démarche novatrice, avec du matériel informatique ultra-moderne pour l'époque.

Enseignements actuels[modifier | modifier le code]

Le collège, qui est totalement indépendant et de niveau très hétérogène, et le lycée proposent une section internationale espagnol dans laquelle sont dispensés des cours d'histoire et de littérature en langue espagnole. Le russe est proposé en langue vivante 1 dès le collège. Le collège et le lycée proposent aussi une option « échecs » qui a remporté 7 championnats scolaires et un championnat européen en 2004[9]. Enfin, collège et lycée se partagent de nombreux équipements sportifs (les terrains de sport au Sud de la citadelle, la piscine et le grand gymnase).

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 4e sur 28 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 386e au niveau national[10]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet (diplôme obtenu avec quelques mentions)[11].

Les classes préparatoires[modifier | modifier le code]

Le lycée Joffre abrite des CPGE littéraires (khâgnes A/L et LSH), économiques et commerciales (ECS), et scientifiques (MPSI, PCSI, MP, PC, PSI et BCPST). Environ deux cents places d'internat (répartis pour moitié entre filles et garçons) sont à la disposition des étudiants en classes préparatoires.

Classements nationaux[modifier | modifier le code]

Le classement national des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) se fait en fonction du taux d'admission des élèves dans les grandes écoles.

En 2018, la revue mensuelle L'Étudiant donnait le classement suivant pour les concours de 2017 :

Filière Élèves admis dans
une grande école*
Taux
d'admission*
Taux moyen
sur 5 ans
Classement
national
ECS 8 / 40 élèves 20 % 18 % 19e sur 95
Khâgne A/L 0 / 43 élèves 0 % 4 % 20e sur 41
Khâgne LSH 5 / 39 élèves 13 % 8 % 7e sur 73
MP / MP* 22 / 89 élèves 25 % 22 % 15e sur 114
PC / PC* 10 / 73 élèves 14 % 12 % 24e sur 110
PSI / PSI* 13 / 76 élèves 17 % 16 % 26e sur 120
BCPST 29 / 41 élèves 71 % 66 % 6e sur 53
Source : Classement 2018 des prépas[12] - L'Étudiant (Concours de 2017).
* le taux d'admission dépend des grandes écoles retenues par l'étude. Par exemple, en filière ECE et ECS,
ce sont HEC, ESSEC, et l'ESCP ; en khâgne, ce sont l'ENSAE, l'ENC, les 3 ENS, et 5 écoles de commerce.

Bureau des élèves[modifier | modifier le code]

Les préparationnaires ont fondé une association « les Kalaux du Clapas »[13] ou « les Khâlots du Clapas », aussi appelé « le Bural » ou « Très Vénérable Bural » (sous-entendu « bureau des élèves »). Elle s'occupe de la gestion du budget destiné à organiser des soirées diverses, parmi lesquelles le Gala des Prépas de Joffre, ainsi que des commandes de khâlots. Le budget de l'association repose, entre autres, sur le bénéfice réalisé lors des commandes de khâlots et des ventes de tickets lors des soirées.

Personnalités célèbres[modifier | modifier le code]

Professeurs[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Collège Joffre : Dirigeants », sur Kompass, (consulté le ).
  2. a b c d e f g et h « Un peu d'histoire », sur Lycée Joffre.
  3. « Notice historique sur le Collége Royal de Montpellier », sur Google Books.
  4. Jacques Baudé, « L’expérience des « 58 lycées » » [PDF], sur societe-informatique-de-france.fr, (consulté le ).
  5. Jacques Baudé, « Le système LSE » [PDF], sur societe-informatique-de-france.fr, (consulté le ).
  6. « Témoignage d'un ancien élève sur l'ambiance d'un club informatique « 58 lycées » des années 1975 », sur epi.asso.fr, (consulté le ).
  7. Jacques Baudé, « Liste des 58 lycées », sur epi.asso.fr, (consulté le ).
  8. Association pour un conservatoire de l'informatique et de la télématique, « Collection ACONIT, les mini-ordinateurs français Télémécanique T1600 et CII Mitra 15 », sur db.aconit.org (consulté le ).
  9. « Les échecs aux Grosses Têtes de RTL », sur strategy.com (consulté le ).
  10. Classement Départemental et National des lycées français.
  11. Méthodologie du classement national des lycées français.
  12. « Palmarès : le classement 2018 des prépas », sur www.letudiant.fr, (consulté le )
  13. Les Kalaux du Clapas, R.N.A no W343000740, publié le 6 avril 2013 sur le site du Journal officiel de la République française (consulté le 8 décembre 2018).
  14. Didier Eribon, De près et de loin, Paris, Éditions Odile Jacob,
  15. Le Parisien, article du 30 janvier 2012
  16. « La prépa, ascenseur social ? », sur Lycée Joffre,
  17. Présentation de la section internationale espagnole sur le site du Lycée Joffre
  18. « Fabrice Bellard », sur L'univers de Pi (consulté le )
  19. « Besse, Antonin (1877–1951), entrepreneur and benefactor by T. A. B. Corley », sur Oxford DNB
  20. « Ces étudiants qui ont fréquenté Montpellier », sur lacitoyennete.com, (consulté le )
  21. « Georges Charpak (1924-2010) », sur Lycée Joffre (consulté le )
  22. Fiche de Georges Frêche sur le site de Montpellier Agglomération
  23. « Ces étudiants qui ont fréquenté Montpellier », sur lacitoyennete.com/ (consulté le )
  24. « Interview : Fulgence Ouedraogo et Ariane Brodier », sur Actu.fr,
  25. Michel Héluwaert, Pour l'éducation populaire, Paris, Editions L'Harmattan, , 266 p. (ISBN 2-7475-5926-2, lire en ligne), p. 75
  26. « Marius Roustan »
  27. « Philippe Saurel, Maire de la Ville de Montpellier », sur www.montpellier.fr (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]