Lycée Ambroise-Paré

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Lycée Ambroise-Paré
Localisation
Localisation 17, rue du Lycée à Laval, France
Coordonnées
géographiques
48° 03′ 59″ nord, 0° 46′ 35″ ouest
Informations
Nom original Collège et Lycée de Laval
Fondation 1848
Type École publique
Niveau Établissement secondaire : Lycée
Site web Site officiel

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Le lycée Ambroise-Paré est un établissement français d'enseignement secondaire situé à Laval (Mayenne), dépendant de la région des Pays de la Loire et de l’académie de Nantes. Il se trouve 17, rue du Lycée.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le lycée est installé dans l'ancien couvent des Ursulines construit par Étienne Corbineau entre 1620 et 1626. Ancien lycée de garçons (Lycée de Laval), il porte le nom d'Ambroise Paré, originaire de la ville.

Historique[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du monastère des Ursulines de Laval fut après la Révolution française et dès le XIXe siècle, consacré à l'instruction publique.

Article détaillé : Monastère des Ursulines de Laval.

Collège de Laval[modifier | modifier le code]

Le collège de Laval n'avait que des élèves externes. Cet établissement accueille tout d'abord les élèves du collège de la rue Renaise, devenu trop petit.

À l'époque de la Révolution française et depuis longtemps, on y enseignait toutes les classes d'humanités. En 1791, le principal et cinq des régents étaient prêtres; tous refusèrent de faire le serment de la constitution civile du clergé. Ils furent remplacés après les vacances de 1791.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Doctrinaires[modifier | modifier le code]

Noël-Gabriel-Luce Villar, l'évêque constitutionnel de la Mayenne, après sa nomination nomme des vicaires épiscopaux. Il fait aussi venir son frère, ancien génovéfain, et quatre Prêtres de la doctrine chrétienne, comme lui, qui proviennent du collège de La Flèche :

Rabard, Séguela et Sartre sont attachés au collège de Laval dont le premier était principal. Avec Laban, ils rédigent un journal qui paraissait chez l'imprimeur Michel Faur, sous le titre de Patriote, puis plus tard de Le Sans-Culotte du département de la Mayenne.. Vers le milieu de 1792, Villar nomme deux nouveaux vicaires épiscopaux, dont l'abbé Laigre qui devient professeur de rhétorique au collège de Laval.

Collège national[modifier | modifier le code]

Vers novembre 1792, le collége de Laval prend une forme nouvelle et le titre de Collège national. Dominique Rabard, vicaire épiscopal, en était alors le principal, et qui avait avec lui plusieurs prêtres. Principal du collège de Laval, Rabard publie un Prospectus[1]. On y voit que les objets de renseignement sont : Les principes d'une saine morale, l explication des lois de la république, les langues, l'histoire, les mathématiques, l'éloquence et la poésie[2]. Dominique Rabard fait appel à François Huchedé et Augustin Garot, anciens élèves du Collège de Laval.

À la fin de 1792, le collège est transféré dans le couvent des Ursulines.

Dominique Rabard est nommé le 24 avril 1793 au Collège de Château-Gontier et assisté des citoyens François Huchedé, Augustin Garot, Cordier, Epiard[3]. Au mois de septembre, il s'enrôle dans le bataillon des volontaires de la Mayenne et se fait tuer dans une rencontre avec les Vendéens, le 19 octobre.

École centrale[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

La loi du 3 brumaire an IV avait créé dans chaque département une école centrale ; celle de Laval est installée dans les bâtiments de l'ancien Collège. Il s'agissait de la transformation du collège, d'après les nouvelles lois sur l'instruction publique.

Le personnel resta le même; on changea seulement les qualifications officielles des professeurs. C'étaient toujours les anciens vicaires épiscopaux Laban, Laigre, Réveil et Sartre, auxquels s'étaient joints quelques laïques, presque tous anciens doctrinaires, attirés par Laban à Laval.

Il y avait un directeur, un bibliothécaire, des professeurs de législation, de belles-lettres, d'histoire, de physique, de mathématiques, de botanique et enfin un professeur de langues anciennes. Toute cette classification n'existait en réalité que sur le papier; les professeurs avaient chez eux toutes les classes, depuis la septième jusqu'à la rhétorique[4]. Isidore Boullier indique que leur enseignement était irréprochable, sous le rapport littéraire[5].

L'enseignement comprenait trois sections, de deux ans d'études chacune ; la première, réservée aux enfants de douze ans au moins, était pourvue de trois chaires : dessin, langues anciennes et sciences naturelles.

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

Les Capucins avaient fait construire, en 1709, un bâtiment destiné à recevoir la bibliothèque. René Hardy de Lévaré en pose la première pierre. Leur bibliothèque était considérable et composée des meilleurs ouvrages de théologie, indépendamment de beaucoup de livres d'histoire et de littérature. Cette précieuse collection fut presque entièrement dispersée pendant la Révolution française ; cependant il en échappa une partie qui furent transportés à l'École centrale de Laval, et qui ont servi plus tard à former le fonds de la Bibliothèque municipale de Laval.

Jardin botanique[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste-Denis Bucquet organise le Jardin botanique de l’École centrale de Laval qui finit par contenir 1 300 végétaux exotiques et plus de 3000 espèces indigènes, classées d'après le système de Linné. Il crée en outre une serre, orgueil du jardinier Doudet, et plante une pépinière modèle[6].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La loi de floréal an X supprime les écoles centrales ; celle de Laval subsiste jusqu'en l'an XII ; puis, aux termes de l'arrêté du 27 floréal an XII, elle est remplacée définitivement par l’École secondaire[7].

En 1842, la ville de Laval cède l'école au gouvernement qui y établit un collège royal dont l’inauguration a lieu le , et pour lequel on réalise de nouvelles constructions, les anciens bâtiments n’étant plus suffisants. Il devient lycée en 1848.

Au XIXe siècle, des constructions annexes sont ajoutées notamment par Maximilien Godefroy en 1837 et par Pierre-Aimé Renous de 1842 à 1846. Ce dernier transforme l'intérieur de la chapelle en 1848.

En 1885, le Lycée a pour annexe le collège de Jeunes Filles qui est devenu aujourd’hui le lycée Douanier-Rousseau.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Rénové au moment du passage au XXIe siècle, c’est l’un des plus beaux lycées de la région, notamment grâce à son CDI, situé dans l'ancien évêché de Laval[8], qui est la copie de l’hôtel Matignon, à sa chapelle et à ses nombreuses cours.

L'enseignement au lycée Ambroise-Paré[modifier | modifier le code]

Filières d'enseignement[modifier | modifier le code]

Le lycée est un lycée d'enseignement général et technologique. Il prépare les baccalauréats généraux (ES, L et S) ainsi que le baccalauréat technologique STMG.

Le lycée prépare aussi des BTS :

  • BTS Transport Prestations logistiques
  • BTS Comptabilité Gestion des organisations
  • BTS Négociation Relation client

Classement du lycée[modifier | modifier le code]

En 2015, le lycée se classe 11e sur 11 au niveau départemental en termes de qualité d'enseignement, et 1602e au niveau national[9]. Le classement s'établit sur trois critères : le taux de réussite au bac, la proportion d'élèves de première qui obtient le baccalauréat en ayant fait les deux dernières années de leur scolarité dans l'établissement, et la valeur ajoutée (calculée à partir de l'origine sociale des élèves, de leur âge et de leurs résultats au diplôme national du brevet)[10].

Personnalités liées au lycée[modifier | modifier le code]

Anciens élèves[modifier | modifier le code]


Anciens professeurs[modifier | modifier le code]

Anciens aumôniers[modifier | modifier le code]

Anciens proviseurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Citations littéraires[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émile Queruau-Lamerie, L'École centrale du département de la Mayenne, Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, t. VII, 1893).
  • Histoire du collège et du lycée de Laval. 2 volumes. Émile Sinoir. Goupil, Laval. 1936.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Mémorial de la Mayenne, 1845, Godbert, Laval, p. 223.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dans lequel le mot de religion ne se trouve pas une seule fois.
  2. Voici quelques passages de ce prospectus: Pour faire goûter leurs leçons, les maîtres n'emploieront que la voie de la douceur, de l'amitié et de la raison. Ces leions[Quoi ?] sont les seules qui jettent de profondes racines dans le cœur de la jeunesse, et habituent facilement le caractère à la pratique de toutes les vertus. L'exercice militaire et plusieurs autres exercices du corps se feront deux fois la semaine. À différentes époques de l'année, on célébrera des fêtes civiques, où des prix seront distribués aux élèves qui, par leur tenue, leur application et leur conduite, auront mérite les suffrages de leurs condiciples., signé : Le citoyen Rabard.
  3. Qu'on lui avait expédiés de Laval
  4. Comme avant les décrets de la Convention.
  5. Il a formé des hommes instruits; mais la religion en était entièrement bannie. Les maîtres, dit-on, De se permettaient pas de déclamations contre elle, mais ils ne prononçaient jamais un mot pour en inspirer ni la croyance, ni l'amour II n'y avait dans la maison ni prières en commun, ni exercices religieux quelconques.
  6. Sa qualité de directeur du Jardin lui donnait le droit d'habiter dans la cour du Collège, et il occupe ce logement jusqu'en 1837.
  7. Bucquet perd sa place de professeur, mais demeure néanmoins à la tête du jardin botanique, mais voit disparaître la pépinière qu'il avait eu tant de peine à planter.
  8. Architecte : Nicolas Lambert.
  9. « Classement département et national du lycée », sur L'Express, (consulté le 22 mai 2015)
  10. « Méthodologie du classement 2015 des lycées français », sur L'Express, (consulté le 22 mai 2015)
  11. a et b Il fait partie des Quatre S qui ont fait l'honneur à l'époque du Lycée de Laval : Georges Savary, Suret et les deux normaliens Auguste Salles et Emile Sinoir. in Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne, 1905, p. 33.
  12. Père de Louis, Paul et d'André Joubin.
  13. Ancien censeur du Lycée de Strasbourg.