Luzenac Ariège Pyrénées

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Luzenac AP
Logo du Luzenac AP
Généralités
Nom complet Luzenac Ariège Pyrénées
Noms précédents UST Luzenac (1936-1992)
US Luzenac (1992-2012)
Fondation 1936
Couleurs Rouge et bleu
Stade Stade Paul Fédou
(2 400 places)
Siège Route du Stade
09250 Luzenac
Championnat actuel Division d'Honneur
Président Drapeau : France Alain Canale
Entraîneur Drapeau : France Sébastien Mignotte
Site web luzenac-ap.fr

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Luzenac Ariège Pyrénées, abrégé en Luzenac AP, est un club de football français fondé en 1936 et situé à Luzenac dans l'Ariège.

Le club est fondé sous le nom Union sportive des Talcs de Luzenac, nom qu'il garde jusqu'en 1992 où il devient l'Union sportive de Luzenac, jusqu'en 2012. Peuplée de 551 habitants en 2011[1], Luzenac est la plus petite commune à avoir abrité un club de troisième division.

En 2014, le club termine second du championnat national mais n'est pas autorisé par la LFP à évoluer en Ligue 2 en l'absence de la jouissance effective d'un stade aux normes. La décision suscite la polémique et entraîne de nombreux recours juridiques infructueux. L'équipe première est dissoute en septembre 2014 et Fabien Barthez, co-dirigeant du club depuis 2012, quitte le projet.

Le club continue d'exister grâce à son équipe amateur, évoluant actuellement en division d'honneur (6e division).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Histoire du club[modifier | modifier le code]

Luzenac, de sa fondation à 2009[modifier | modifier le code]

Le club est fondé le sous le nom d'Union Sportive des Talcs de Luzenac. Son premier président fut Firmin Miquel. Le nom du club fait alors référence à la société exploitant la carrière de talc de Trimouns, l'une des plus grandes au monde, dont le directeur était Paul Fédou. Ce dernier fut déterminant dans la création du club et le stade rénové en 1971 porte son nom.

Après s'être extrait de la division d'honneur Midi-Pyrénées en 1971, Luzenac franchit un nouveau palier en accédant à la Division 3 en 1980. Signant seulement six victoires en trente matchs, Luzenac est relégué en Division 4 dès 1981. Les Rouges et Bleus rechutent en DH en 1983 mais ne s'y attardent pas, en retrouvant pied en D4 en 1985. Une nouvelle fois, la saison est catastrophique avec seulement deux victoires en 26 matchs ; retour au niveau régional.

Luzenac (devenu en 1992 l'Union Sportive de Luzenac), opère à ce niveau jusqu'en 2000, date de son troisième titre de champion de DH. Le club se maintient au niveau national dans les années 2000, accédant au CFA en 2002-2003 puis entre 2005 et 2009. Il participe aux trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France 2007-2008. À l'issue de la saison 2008-2009, le club domine largement son groupe de CFA et valide son ticket pour le National à la suite d'une victoire 2-0 contre l'US Albi le 16 mai 2009. Les doutes concernant la capacité du club à passer l'examen de la DNCG (les comptes du club doivent être positifs au 30 juin) sont rapidement effacés et il est autorisé à accéder au National.

Luzenac en National[modifier | modifier le code]

Ville la moins peuplée à avoir été représentée en CFA, Luzenac se retrouve a fortiori la plus petite ville ayant jamais évolué en National. Dotée du deuxième plus petit budget de ce championnat (900 000 € pour 2009-2010), l'équipe est assez peu renouvelée (9 recrues sans trop d'expérience du national, 12 qui restent) durant l'été. Elle débute cependant le championnat sur les chapeaux de roues, en gagnant ses quatre premiers matchs (dont une victoire 4-1 contre Créteil), ce qui lui permet d'être leader avec trois points d'avance sur le second et cinq sur le troisième le 22 août 2009. La suite est plus difficile, à la suite de l'accumulation des matchs. Au terme de sa première saison à ce niveau, l'équipe parvient à se maintenir en terminant à la 10e place.

L'année suivante, Luzenac réalise un bon début de saison qui permet au club de s'installer dans le fauteuil de leader au soir de la quatrième journée. Les ariégeois assurent leur maintien à trois journées de la fin pour terminer à la 12e place. En 2011-2012, après un début de saison très poussif (relégables après la dix-septième journée), et malgré une série de huit matchs sans défaite (quatre victoires et quatre nuls) du 21 janvier au 24 mars, le club lutte jusqu'à la dernière journée pour le maintien. Il termine la saison à la 15e place.

Pour la saison 2012-2013, le club change de nom et devient le Luzenac Ariège Pyrénées[2]. Au mois de novembre, le LAP est contraint de changer de stade, le stade Paul-Fédou, sur un terrain en pente, n'ayant jamais pu répondre aux normes de la « catégorie 2 ». Le club se met alors à jouer au stade municipal de Foix. La lutte pour le maintien est difficile, six clubs sur les vingt du championnat étant relégués en fin de saison à la suite d'une réforme du National. Le LAP se sauve dans les dernières journées, grâce à une série de trois victoires en quatre matchs. Il finit de nouveau douzième.

En 2013-2014, comme lors de ses deux premières saisons en National, le LAP débute bien et est leader de la deuxième à la cinquième journée. Mais contrairement à ces saisons, le club parvient à se maintenir sur le podium et finit vice-champion d'hiver derrière Orléans, grâce à notamment à Ande Dona Ndoh, qui inscrit 12 des 20 buts du clubs sur la période (meilleure attaque ex-aequo) ce qui lui permet d'être meilleur buteur à la trêve hivernale. Fabien Barthez, ancien international français et champion du monde en 1998, arrive au club. Il prend la présidence d'honneur du club au printemps 2012. Devenu ensuite vice-président, Barthez occupe depuis décembre 2013 la fonction de directeur général.

Montée en Ligue 2 refusée[modifier | modifier le code]

Le , à la suite de sa victoire contre l'US Boulogne pour le compte de la 29e journée de National, le club s'assure une place sur le podium synonyme de Ligue 2[3]. La veille, une délégation de responsables de la LFP et de la FFF a visité les installations du stade Jean-Noël-Fondère de Luzenac, à Foix ; l'enceinte ne répondant pas aux normes de la Ligue 2, le club apprend qu'il doit trouver un autre stade pour la saison à venir en cas de montée, faute de pouvoir réaliser les travaux nécessaires dans celui qu'il occupe actuellement[4].

Le 30 mai, la Ligue de football professionnel dévoile les calendriers de Ligue 1 et de Ligue 2 pour la saison 2014-2015. Luzenac apprend que son premier match aura lieu le 1er août contre Troyes, à domicile. Le 31 mai, le club, en quête d'un stade aux normes du football professionnel, fait savoir qu'un accord a été trouvé avec le Stade toulousain pour utiliser l'enceinte du stade Ernest-Wallon. Le LAP précise cependant qu'il doit attendre que la LFP valide ce choix et que les propriétaires du stade, les Amis du Stade Toulousain, réclament la complémentarité des calendriers de Ligue 2 et de Top 14.

Le 5 juin, la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG), le gendarme financier du football français, notifie à Luzenac une interdiction de montée en Ligue 2 à cause du budget qui n'a notamment pas encore pris en compte l'accord de principe pour évoluer au stade Ernest-Wallon. Le club dit ne pas être « surpris » par cette décision, fait appel et se dit « confiant » pour la suite puisque le président Jérôme Ducros affirme qu'il « apportera les garanties nécessaires »[4]. Le 3 juillet, la commission d'appel de la DNCG prononce une nouvelle interdiction d'accession en Ligue 2. À moins d'un mois de la reprise des championnats, Luzenac est bloqué en National et Châteauroux est maintenu en L2 malgré sa 18e place la saison passée. Le LAP annonce le lendemain avoir décidé « de se battre jusqu'au bout, quitte à déranger » en précisant que « ce sera soit la Ligue 2, soit la fin ».

Le 7 juillet, Luzenac saisit le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) pour tenter de modifier la décision de la DNCG. Ce recours étant suspensif, Luzenac retrouve provisoirement sa place dans l'antichambre de l'élite. Le 18 juillet, accompagné d'avocats, d'un expert-comptable et du président du Sénat, le président de Luzenac défend le dossier devant le CNOSF. À l'issue de la conciliation, le club dit être « confiant » et assure que les membres du CNOSF étaient « positifs ». L'avis, qui n'est que consultatif et peut donc être décliné par les instances du football, n'est toutefois pas encore dévoilé[4]. Le 21 juillet, le CNOSF rend un avis défavorable pour la montée en Ligue 2. Les dirigeants de Luzenac sont « stupéfaits et choqués ». Le club affirme pourtant n'avoir « aucun déficit » et présenter « des comptes équilibrés avec des fonds propres validés par le commissaire aux comptes ».

Le 22 juillet, Luzenac utilise son dernier recours et porte l'affaire devant le tribunal administratif de Toulouse en référé immédiat. Le 1er août, jour de la reprise du championnat de Ligue 2, Le tribunal administratif de Toulouse suspend la décision de la DNCG d'interdire la montée de Luzenac : la DNCG est sommée de réexaminer le dossier sous huit jours. Dans ces conditions, le championnat de Ligue 2 semble être parti pour se jouer à 21 clubs. Le 7 août, la DNCG rend un avis favorable pour l'intégration de Luzenac en Ligue 2 ; le conseil d'administration de la LFP doit toutefois valider cette décision.

Le 8 août, les membres du conseil d'administration de la LFP, réunis en urgence, recalent à l'unanimité Luzenac. Alors que le volet financier semble clos, Luzenac est désormais bloqué par son stade Jean-Noël-Fondère alors qu'il semblait avoir trouvé un accord pour jouer à Ernest-Wallon. « Le club ne dispose pas d'un stade répondant aux normes réglementaires de sécurité », dit la LFP qui ajoute que « le club n'a pas pris les dispositions nécessaires pour évoluer dans un tel stade tout au long de la saison, ni même proposer une solution d'un stade de repli ».

Le 11 août, le club ariégeois fait savoir qu'il compte saisir le tribunal administratif de Toulouse en référé pour réclamer une « suspension du championnat de L2 » qui en est déjà à deux journées de jouées[4]. Le 12 août, Luzenac demande la conciliation du ministère des Sports dans son bras de fer avec la LFP. Si la requête est acceptée, le club promet de renoncer à la saisine en référé du tribunal administratif de Toulouse. Quelques heures plus tard, le ministère des Sports dit « ne pas être habilité à effectuer une médiation ». Dans la foulée, Luzenac annonce qu'il a bien un accord d'intention avec les Amis du Stade Toulousain pour utiliser le stade Ernest-Wallon mais qu'une mise aux normes est nécessaire. Le temps des travaux, la ville de Toulouse accepte d'accueillir Luzenac dans le Stadium, habituellement occupé par le TFC.

Le 13 août, Fabien Barthez, directeur général du club, estime qu'« on ne veut pas de Luzenac parmi les pros » dans une interview accordée à L'Équipe. « Le job, on l'a fait sur le terrain. On dit que l'important, c'est de participer, eh bien, là je ne m'y retrouve pas. Maintenant, on ne lâche pas, on y croit depuis le début ». Il juge par ailleurs que « ce feuilleton, c'est un peu Les Feux de l'amour »[4]. En conséquence du maintien en National, Gaëtan Belaud, recruté un mois et demi auparavant par Luzenac lorsque la montée était assurée, quitte gratuitement le club le 14 août pour le Stade brestois 29, en Ligue 2[5].

Le 14 août, alors que l'accord pour le Stadium est signé avec la municipalité de Toulouse, Luzenac saisit à nouveau le CNOSF et le tribunal administratif. Le 18 août, sur France Info, le secrétaire d'État aux Sports Thierry Braillard dénonce une « hypocrisie de la Ligue de football professionnel qui empêche l'accession des amateurs au monde professionnel »[6]. Frédéric Thiriez, président de la LFP, répond dans la soirée et dit qu'il ne cèdera à « aucune pression politique ».

Le 22 août, le CNOSF rend un avis favorable à la montée de Luzenac tandis que le tribunal administratif reporte au 26 août son étude du dossier. Dans le même temps, les Amis du Stade Toulousain font savoir qu'ils ne signeront pas la convention pour le stade Ernest-Wallon tant que Luzenac ne sera pas officiellement en Ligue 2. Ils expliquent par ailleurs ne pas avoir l'assurance que les calendriers de Ligue 2 et de Top 14 ne se chevauchent pas.

Le 25 août, le conseil d'administration de la LFP vote en faveur d'une conciliation avec Luzenac mais déclare deux jours plus tard « avoir constaté, après l'ultime délai accordé au Luzenac AP pour justifier de la mise à disposition du Stade Ernest-Wallon, que le club n'a pu fournir les justifications requises. En particulier, le dernier courrier du propriétaire du stade ne constitue en rien une convention de mise à disposition ni même un accord ferme sur le principe d’une telle mise à disposition ».

Le 4 septembre, le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse rejette la demande de Luzenac de suspendre de la décision de la LFP refusant d'autoriser le club ariégeois à participer au championnat de France de football de Ligue 2[7]. Le juge a en effet considéré « qu'en l'état de l'instruction et en l'absence notamment de démonstration de la jouissance effective par le club de Luzenac d'installations sportives susceptibles d'accueillir toutes les compétitions prévues, aucun des moyens soulevés par la SASP Luzenac Ariège Pyrénées ne paraît de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée »[7].

Le 5 septembre, le club annonce qu'il ne saisira pas le Conseil d'État et souhaite réintégrer le championnat National dont quatre journées ont déjà été jouées. Il demande également que les joueurs de Luzenac qui souhaitent quitter le club puissent le faire alors que la période des transferts est close depuis quatre jours[8].

Un nouveau départ (depuis 2014)[modifier | modifier le code]

Le 10 septembre 2014, la FFF refuse un maintien du club en championnat National (troisième division) alors que Luzenac refuse une proposition d'intégration de l'équipe première en championnat de France amateur 2 (5e division). Fabien Barthez et le président Jérôme Ducros annoncent alors leur retrait du club, qui libère tous les joueurs de son équipe première. Le LAP continue néanmoins d'exister à travers son équipe réserve qui évolue en division d'honneur régionale (7e division nationale, 2e division régionale)[9], qui remporte son championnat et est promue en division d'honneur Midi-Pyrénées pour la saison 2015-2016, ce qui lui permet de redevenir le club no 1 ariégeois[10].

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Grands noms[modifier | modifier le code]

L'équipe (en rouge) lors du match contre le Paris FC du 6 août 2011 au stade Charléty

En raison de sa proximité géographique avec Toulouse, l'équipe ariégeoise a régulièrement bénéficié et bénéficie encore de l'apport d'anciens joueurs du Toulouse FC ou de joueurs issus de son centre de formation recalés aux portes de l'équipe professionnelle.

Bilan saison par saison[modifier | modifier le code]

Saison Div. clas. Pts M.J. Vic. Nuls Déf. B.P. B.C. D.B. Coupe de France Coupe de la Ligue
1996-1997 DH-Midi-Pyrénées 3e 48 26 13 9 4 44 21 +23 - -
1997-1998 DH-Midi-Pyrénées 4e 43 26 12 7 7 43 27 +16 - -
1998-1999 DH-Midi-Pyrénées 4e 40 26 10 10 6 34 29 +5 - -
1999-2000 DH-Midi-Pyrénées 1er 53 26 16 5 5 38 18 +10 - -
2000-2001 CFA2-Gr.F 10e 70 30 11 7 12 36 43 -7 - -
2001-2002 CFA2-Gr.F 2e 89 30 17 8 5 53 32 +21 - -
2002-2003 CFA-Gr.C 18e 67 34 8 9 17 35 63 -28 - -
2003-2004 CFA2-Gr.F 7e 66 28 10 8 10 40 42 -2 - -
2004-2005 CFA2-Gr.E 1er 90 30 17 9 4 55 27 +28 - -
2005-2006 CFA-Gr.C 11e 77 34 11 10 13 33 42 -9 8e tour -
2006-2007 CFA-Gr.C 12e 76 34 10 12 12 40 43 -3 7e tour -
2007-2008 CFA-Gr.C 12e 77 34 11 10 13 49 51 -2 1/32 f. -
2008-2009 CFA-Gr.C 1er 103 34 20 9 5 59 26 +33 7e tour -
2009-2010 National 10e 53 38 15 8 15 51 48 +3 8e tour -
2010-2011 National 12e 49 40 12 13 15 39 44 -5 6e tour -
2011-2012 National 15e 45 38 11 12 15 47 56 -9 7e tour -
2012-2013 National 12e 48 38 12 12 14 43 47 -4 7e tour -
2013-2014 National 2e 63 34 17 12 5 51 30 +21 5e tour -
2014-2015 DHR Midi-Pyrénées - Gr.B 1er - - - - - - - - - -
2015-2016 DH Midi-Pyrénées 4e 65 26 11 6 9 38 35 +3 - -

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?depcom=09176&annee=2011
  2. « L'Union Sportive Luzenac change d'ère », sur ladepeche.fr,‎
  3. http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Luzenac-en-ligue-2/458204
  4. a, b, c, d et e « L'affaire Luzenac pour les Nuls », sur Le Figaro,‎
  5. Gaëtan Belaud : Brest pour oublier Luzenac..., Yannick Le Coquil, Ouest-France, 31 août 2014
  6. « Football, L2 : passe d'armes Braillard-Thiriez autour de l'affaire Luzenac », sur Le Parisien,‎
  7. a et b « La justice aussi contre Luzenac », sur L'Equipe,‎
  8. « Luzenac demande à être réintégré en National », sur L'Equipe,‎
  9. « Clap de fin pour Luzenac », sur France Football,‎
  10. « Cette fois-ci Luzenac est monté », sur L'Équipe,‎