Luis de Góngora

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Luis de Góngora
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Portrait de Luis de Góngora y Argote par Vélasquez (1622).

Nom de naissance Luis de Góngora y Argote
Naissance
Cordoue
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Décès (à 65 ans)
Cordoue
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Espagnol
Mouvement Cultisme
Signature de Luis de Góngora

Luis de Góngora y Argote était un poète baroque espagnol, né à Cordoue (Andalousie, Espagne) le et mort dans cette même ville le , emblématique du style cultiste. On appela gongorisme son style, particulièrement foisonnant, comme celui de ses imitateurs.

Biographie[modifier | modifier le code]

À l'âge de quinze ans, son père, don Francisco de Argote, un grand humaniste, prenant grand soin de l'éducation de son fils, l'envoie étudier le droit à l'université de Salamanque. Sans négliger la jurisprudence, il commence à écrire et compose des letrillas, et se rend vite compte que sa véritable vocation est la littérature. Il se fait très vite connaître, et n'a que vingt-trois ans lorsque Miguel de Cervantes parle de lui avec éloge dans La Galatea parue en 1585, disant que ses vers « réjouissent et enchantent le monde entier » et le qualifiant de « génie sans pareil ».

En 1613, il compose les Solitudes, à l'origine divisée en quatre longs poèmes, mais dont il n'en écrivit que deux, et qui constituent le sommet de son œuvre.

Il rencontre El Greco par l'intermédiaire d'Eugenio de Narbona, frère de l’avocat Alonso de Narbona. C'est grâce à son poème Tombeau de Domenico Greco, excellent peintre, que l'on peut imaginer la tombe du Greco, disparue lors de la destruction de l'église de San Torcuato de Tolède en 1868 :

« De forme élégante, ô Passant, Cette lumineuse pierre de porphyre dur Prive le monde du pinceau le plus doux, Qui ait donné l’esprit au bois et vie au tableau. Son nom est digne d’un souffle plus puissant Que celui des trompettes de la Renommée Ce champ de marbre l’amplifie. Vénère-le et passe ton chemin. Ci-gît le Grec. Il hérita de la Nature L'Art. Il étudia L’Art. D'Iris les couleurs. De Phoebus les lumières et de Morphée les ombres. Que cette urne, malgré sa dureté, Boive les larmes, et en exsude les parfums. Funèbre Écorce de l’arbre de Saba. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Zdzisław Milner, La Formation des figures poétiques dans l'œuvre cultiste de Góngora, Cracovie, Gebethner et Wolff, 1929-1933 (notice BnF no FRBNF32452779)
  • Pablo Picasso, Gongora – poèmes de Luis de Gongora y Argote, Editions Anthèse, Paris, vers 1985 (édition originale : Les Grands Peintres Modernes et le Livre, Paris, 1948). Textes en espagnol suivis de la traduction française.
  • Juan López de Vicuña: TODAS LAS OBRAS DE D. LUIS DE GONGORA EN VARIOS POEMAS. RECOGIDOS POR DON GONZALO de Hozes… Corregido y enmendado en esta vltima impressior. Madrid, en la Imprenta del Reino, Año 1634
  • Treize sonnets et un fragment, traduction de Philippe Jaccottet, bilingue, La Dogana, 1985.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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