Luigi Calamatta

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Luigi Calamatta
Luigi Calamatta (attributed) - Portrait of Luigi Calamatta after Jean-Auguste-Dominique Ingres.jpg

Attribué à Luigi Calamatta, Portrait de Luigi Calamatta
d'après Jean-Auguste-Dominique Ingres,
Paris, musée de la vie romantique.

Naissance
Décès
(à 66 ans)
Milan
Nationalité
Activités
Lieux de travail
Conjoint
Distinction

Luigi Calamatta, né le à Civitavecchia, et mort le à Milan[1], est un peintre et graveur italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Orphelin précoce, Luigi Calamatta est élevé par un oncle, puis part pour Rome vivre dans l'hospice San Michele. Expulsé peu après, il devient pupille de collègues artistes.

À Rome, il suit les cours de dessin de Francesco Giangiacomo (1783-?), puis de gravure de Domenico Marchetti (1780-1844) et termine sa première plaque sous l'œil d'Antonio Ricciani.

Il se rend à Paris en 1822, où il devient un disciple d'Ingres, dont il assimile le style. Il a interprété en gravure plusieurs œuvres dont son Vœu de Louis XIII et un « Autoportrait ». En 1828, Ingres a exécuté et dédicacé le portrait au crayon de Calamatta, dont une copie attribuée à Calamatta est conservée à Paris au musée de la vie romantique.

Il présente au Salon de 1827 la gravure Bajazet et le berger d'après Pierre-Joseph Dedreux-Dorcy. Il produit le masque de Napoléon, d'après l'empreinte prise par le Dr François Antommarchi à Sainte-Hélène en 1814.

La publication du Voeu de Louis XIII d'après Ingres, en 1837 après douze ans de travail, est son plus grand succès. La fidélité de son interprétation est saluée par la critique[2]. Ce burin lui vaut de recevoir l'étoile de la légion d'honneur.

Son œuvre regroupe de nombreux portraits dont ceux de Mme Dudevant (George Sand, dont le fils, Maurice, épousera sa fille Lina en mai 1862), Paganini, Martin, et Duclos. Il s'installe à Florence en 1836, puis l'année suivante, à Bruxelles où il enseigne la gravure à l'Académie des Beaux-Arts (1838-1860).

Il est ensuite nommé par Giuseppe Longhi à un poste similaire à l'Académie des beaux-arts de Brera à Milan, où il meurt en 1869.

Sa femme, Joséphine Raoul-Rochette (1817-1893), également artiste, a produit un excellent portrait de son propre père, l'archéologue Raoul Rochette, ainsi que La Vierge (1842), Eudora et Cymadaceus (1844), Sainte Cécile (1846), Ève (1848), Sainte Véronique (1851).

Œuvres[modifier | modifier le code]

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L'oeuvre gravé au burin de Luigi Calamatta compte, selon Louis Avlin qui en a dressé un catalogue en 1882, 81 numéros[3]. D'autres catalogues, comme celui de Vittorio Corbucci comptent 89 numéros[4].

  • Monna Lisa (1837) d'après Da Vinci.
  • Le voeu de Louis XIII d'après Ingres.
  • Madonna di Foligno & Madonna della Sedia, La Vision d'Ézéchiel, et Paix (1855) d'après Raphael.
  • Seigneur, notre marche sur la mer, d'après Cigoli
  • Francesca da Rimini, d'après Scheffer.
  • Duc d'Orléans, comte Molé (1865); Le Vœu de Louis XIII et Mademoiselle Boimara d'après Ingres
  • Guizot, d'après Delaroche.
  • Portraits de l'acteur et Miss Levera, d'après Devéria.
  • Portrait de Lamennais, d'après Ary Scheffer.
  • Beatrice Cenci (1857) d'après Guido Reni.
  • Souvenirs de Rome, en partie gravé d'après Stevens
  • Portraits de Rubens, George Sand et Ingres.
  • Portrait du Roi d'Espagne, d'après Madrazo.

En outre, on attribue à Luigi Calamatta 8 ou 9 lithographies.

Élèves[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice d'autorité personne sur le site du catalogue général de le BnF ; quelques sources le font naître en 1802.
  2. Gustave Planche, « Le vœu de Louis XIII - MM. Ingres et Calamatta », La revue des deux Mondes,‎ , p. 94-104 (lire en ligne)
  3. Louis Alvin, « Notice sur Louis Calamatta, graveur : suivie du catalogue de l'oeuvre du maître », Annuaire de l'Académie royale de Belgique,‎ , pp. 219- 238 (lire en ligne)
  4. Vittorio Corbucci, Luigi Calamatta, incisore; studio . . . con note, documenti inediti ed elencodelle sue stampe disegnate ed incise, Civitavecchia, Vencenzo Strambi, 1886.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Alvin, Notice sur Louis Calamatta, graveur: suivie du catalogue de l'oeuvre du maître, Bruxelles, Impr. de F. Hayez, 1882, 23 p. Extrait de l'Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 48e année, 1882, pp. 219-238. en ligne.
  • (it) Vittorio Corbucci, Luigi Calamatta, incisore; studio . . . con note, documenti inediti ed elencodelle sue stampe disegnate ed incise, Civitavecchia, Vencenzo Strambi, 1886.
  • Joseph Barry, George Sand ou le scandale de la liberté, Point Seuil, 1982.
  • (it) Luigi Calamatta, Memorie autobiografiche : documenti inediti del Fondo George Sand (B.H.V.P.), Rosalba Dinoia éd., Palombi Editori, 2011, 143 p.
  • (it) Rosalba Dinoia, Luigi Calamatta (1801-1869) : incisore e patriota in Europa, Palombi Editori, 2012, 151 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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