Lucretia Mott

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Lucretia C. Mott
Lucretiamott2.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Féministe, abolitionniste, prédicatriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
James Mott (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction

Lucretia Mott, née Coffin le 3 janvier 1793 dans le Nantucket et décédée le 11 novembre 1880 à Philadelphie, était une féministe, abolitionniste et prédicatrice quaker nord-américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lucretia Coffin naît le 3 janvier 1793 dans le Nantucket et grandit dans un milieu où l'indépendance des femmes va de soi. Son père est capitaine de baleinier et sa mère dirige le domaine agricole familial. La famille fait partie des quakers (la Société religieuse des Amis), qui croient en l'égale valeur de tous devant Dieu. Elle étudie dans un collège quaker[1]. Son intérêt pour les droits des femmes est éveillé, lorsque, enseignante dans ce même collège, elle constate que les salaires des hommes y sont le double de ceux des femmes. Lucretia épouse James Mott en 1811 et déménage avec lui en 1821 à Philadelphie, où elle est nommée prédicatrice du groupe quaker local.

La maison de James et Lucretia Mott était le centre du mouvement antiesclavagiste à Philadelphie et une étape du Chemin de fer clandestin (Underground Railroad). Les femmes étaient en ce temps considérées comme inadéquates pour l'activité publique. Lucretia Mott fonda pourtant en 1833 la Philadelphia Female Anti-Slavery Society (Société féminine antiesclavagiste de Philadelphie). Elle fut souvent menacée, ce qui ne l'empêcha pas de mener ses multiples activités.

Le congrès mondial pour l'abolition de l'esclavage qui se tint à Londres en 1840 refusa la participation formelle de Lucretia Mott et de ses collègues de lutte. Elle mobilisa alors d'autres femmes abolitionnistes, avec Elizabeth Cady Stanton, jusqu'à la convention de Seneca Falls pour les droits des femmes de 1848. La « Déclaration de sentiments » qui en est issue est considérée comme l'acte fondateur du mouvement féministe nord-américain.

Lorsque l'esclavage a été aboli en 1865, elle a préconisé de donner aux Noirs américains le droit de vote.

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Lucretia Mott appartenait au groupe de libéraux qui fondèrent en 1867 la Free Religious Association, avec entre autres Isaac Mayer Wise et Ralph Waldo Emerson. Les quakers furent fortement influencés par ses positions théologiques.

Publications[modifier | modifier le code]

En général, en tant prédicatrice quaker, Lucretia Mott exprimait spontanément ce que la lumière intérieure lui dictait (she spoke from the divine light within) et elle n'a pas rédigé ses sermons ou discours. Elle a rarement écrit un texte destiné à publication. Cependant, ses capacités d'expression ont fait d'elle une importante abolitionniste, féministe, et réformatrice.

Son Sermon aux étudiants en médecine (Sermon to the Medical Students) est publié en 1849[2]. Son Discours sur la femme (Discourse on Woman) sur les restrictions touchant les femmes aux États-Unis, est publiée en 1850[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Margaret Hope Bacon, Valiant Friend: the Life of Lucretia Mott, Walker and Company, 1980.
  • Margaret Hope Bacon, Mothers of Feminism: the Story of Quaker Women in America, Harper & Row, 1986.
  • Dana Greene (editor), Lucretia Mott: Her Complete Speeches and Sermons, The Edwin Mellen Press, 1980.
  • Beverly Wilson Palmer (editor), Selected Letters of Lucretia Coffin Mott, University of Illinois Press, 2002.

Hommages[modifier | modifier le code]

1848-1948
  • En 1948, un timbre postal honore Lucretia Mott et deux autres femmes à l'occasion du centième anniversaire du lancement du mouvement pour les droits des femmes aux États-Unis.
  • Elle est inscrite au National Women's Hall of Fame.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) McMillen Sally, Seneca Falls and the Origins of the Women's Rights Movement, New York, Oxford University Press, , 322 p. (ISBN 978-0-19-518265-1, lire en ligne)
  2. (en) Lucretia Mott, « A Sermon to the Medical Students », sur anti-slavery.org,‎ .
  3. (en) Lucretia Mott, « Votes for Women: Selections from the National American Woman Suffrage Association Collection, 1848-1921, "Discourse on woman" », sur American Memory, Bibliothèque du Congrès.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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