Lucius Furius Medullinus (consul en -413)

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Lucius Furius Medullinus est un homme politique de la République romaine, consul en 413 et 409 av. J.-C. et six ou sept fois tribun consulaire entre 407 et 391 av. J.-C.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est membre des Furii Medullini, branche de la gens patricienne Furia. Il est le fils de Lucius Furius Medullinus et le petit-fils de Spurius Furius Medullinus Fusus. Son nom complet est Lucius Furius L.f. Sp.n. Medullinus[1]. Il pourrait être le père de Spurius ou Lucius Furius, tribun consulaire en 378 av. J.-C.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premier consulat (413)[modifier | modifier le code]

Medullinus devient consul une première fois en 413 av. J.-C. avec Aulus Cornelius Cossus pour collègue[1]. Les consuls viennent en aide aux Herniques pour faire face aux attaques des Volsques. Ils sont par ailleurs chargés de l'enquête sur la mort de Publius Postumius Albinus Regillensis, tribun consulaire de l'année précédente, tué par des soldats romains mutinés après la prise de Bolae aux Èques[1],[a 1].

Il n'est pas certain si ce premier consulat doit être attribué à un Medullinus de la génération précédente, son père Lucius Furius Medullinus qui est tribun consulaire pour la troisième fois quelques années plus tôt en 420 av. J.-C., ou à un Medullinus plus jeune, probablement fils du précédent, qui d'après les Fastes capitolins est tribun consulaire sept fois entre 407 et 391 av. J.-C. L'année de ce consulat semble favorisé l'hypothèse du fils mais la question reste ouverte pour Attilio Degrassi[2].

Second consulat (409)[modifier | modifier le code]

Il est élu consul une deuxième fois en 409 av. J.-C. avec Cnaeus Cornelius Cossus pour collègue[3]. Les consuls mènent une guerre contre les Èques et les Volsques. Les Romains perdent l'Arx Carventana mais s'emparent de Verrugo[4],[a 2]. Durant cette même année, les tribuns de la plèbe de la gens Icilia forcent l'élection de plébéiens à la questure et imposent le retour à l'élection de tribun militaire à pouvoir consulaire pour l'année suivante[5].

Tribunats consulaires (407/391)[modifier | modifier le code]

En 407, 405, 398, 397, 395, 394 et 391 av. J.-C. il est tribun militaire à pouvoir consulaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. a, b et c Broughton 1951, p. 75.
  2. Broughton 1951, p. 76 n. 1.
  3. Broughton 1951, p. 77.
  4. Broughton 1951, p. 77-78.
  5. Broughton 1951, p. 78.
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) T. Robert S. Broughton (The American Philological Association), The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, Press of Case Western Reserve University (Leveland, Ohio), coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]