Lucius Apronius

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Lucius Apronius est un homme politique des débuts de l'Empire romain.

Famille[modifier | modifier le code]

Il fait partie de la gens Apronia. Il a deux filles toutes deux dénommées Apronia et un fils, Lucius Apronius Caesianus, consul en 39, issus de son mariage avec une Caesia. Il est le beau-père du préteur Marcus Plautius Silvanus qui épouse une de ses deux filles Apronia. Cette dernière meurt en 2 av. J.-C., assassinée par son époux[a 1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Apronius partage les réalisations de Caius Vibius Postumus et gagne les ornements triomphaux pour ses actions dans la répression de la grande révolte illyrienne entre 6 et 9[a 2] et dans les guerres romano-germaniques, avec Aulus Caecina Severus et Caius Silius en 15 apr. J.-C.[a 3]

Au Sénat, Apronius décrète des offrandes à Jupiter, à Mars et à la Concorde, à la suite de la condamnation de Lucius Scribonius Libo, qui s'est engagé dans un complot contre Tibère[a 4].

En 18, Lucius Apronius devient proconsul d'Afrique, où des troubles ont éclaté. En effet, l'année précédente, en 17, le numide Tacfarinas a rassemblé une armée pour lancer des raids et tenter de s'opposer à la domination romaine. Le prédécesseur d'Apronius, Marcus Furius Camillus le tient en échec[a 5]. Toutefois, en 18, Tacfarinas reprend les hostilités, lançant une série d'attaques et de raids contre les villages et accumulant un gros butin. Il encercle une cohorte de l'armée romaine qu'il réussit à vaincre[a 6]. Lucius Apronius, le nouveau proconsul, qui a succédé à Camillus, envoie le corps des vétérans contre Tacfarinas qui est battu. Apronius punit sévèrement la cohorte de la Legio III Augusta par la décimation à la suite de sa défaite. Le Numide entreprend alors une tactique de guérilla contre les Romains, mais après quelques succès, il est de nouveau battu et repoussé dans le désert[a 7].

En 23, Apronius, avec l'ancien proconsul d'Afrique Lucius Aelius Lamia, se portent garant de l'innocence d'un homme, accusé de fournir des céréales aux insurgés numides de Tacfarinas[a 8].

En 29, il est propréteur en Germanie inférieure et commande des forces combinées avec celle de la Germanie supérieure contre les révoltés Frisons[a 9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Settipani, Continuité gentilice et Continuité familiale dans les familles sénatoriales romaines à l'époque impériale, Linacre College, Oxford University, coll. « Prosopographica & Genealogica », , 597 p. (ISBN 1-900934-02-7)