Lucien Midol

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Lucien Midol
Lucien Midol en 1932
Lucien Midol en 1932
Fonctions
Député de Seine-et-Oise
élu dans la 2e circonscription de Corbeil

(7 ans 8 mois et 13 jours)
Gouvernement IIIe République
Groupe politique PCF
Député de Seine-et-Oise

(1 an 1 mois et 6 jours)
Gouvernement Gouvernement provisoire de la République française
Groupe politique PCF
Député de Seine-et-Oise

(12 ans et 28 jours)
Gouvernement IVe République
Groupe politique PCF
Maire d'Athis-Mons
Prédécesseur Fernand Protas (PCF)
Successeur Alexandre Rosier (SFIO)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Château-Chalon
Date de décès (à 96 ans)
Lieu de décès Vouzeron
Nationalité Française
Profession Ingénieur
Mécanicien
Résidence Seine-et-Oise

Lucien Midol, né le à Château-Chalon (Jura) et mort le à Vouzeron (Cher), est un dirigeant syndical et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est ingénieur des Arts et Métiers, puis mécanicien à la Compagnie du PLM. Il dirige la grève des cheminots du 19 février au 29 février 1919[1]. Il est révoqué du PLM en 1920. De 1926 à 1938 et de 1945 à 1959, il est membre du Comité central du Parti communiste.

Après avoir été élu conseiller municipal de Juvisy, puis député de la circonscription de Corbeil en 1932 et de celle de Longjumeau en 1936, il devient conseiller municipal à Athis-Mons en 1939.

Député membre du groupe ouvrier et paysan français, il est arrêté, le 8 octobre 1939, déchu de son mandat, le 21 janvier 1940, et condamné le 3 avril 1940 par le 3e tribunal militaire de Paris à 5 ans de prison, 4 000 francs d'amende et 5 ans de privation de ses droits civiques, civils et de famille[2] pour être pour être resté fidèle à la ligne du Parti communiste et ne pas avoir dénoncé le pacte germano-soviétique. Interné à la maison d'arrêt du Puy, il est ensuite transféré à Maison-Carrée en Algérie. Libéré après le débarquement allié en Afrique du Nord en 1943, il se consacre en particulier à la reconstitution des syndicats d'Alger puis est proposé au Général de Gaulle comme commissaire à la production industrielle dans le Comité français de la Libération nationale.

Il est maire d'Athis-Mons de 1944 à 1948, réélu conseiller municipal en 1953, membre des assemblées constituantes de 1945 et de 1946, élu député de Seine-et-Oise en , réélu en 1951 et 1956. Il siège au secrétariat de la Fédération CGT des Cheminots de 1944 à 1948[3].

À 73 ans, il demande à ne plus avoir de responsabilités électives. Jusqu'à sa mort, il préside l'Amicale des Vétérans du PCF.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Une place d'Athis-Mons porte son nom.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • La voie que j'ai suivie, Éditions Sociales, 1973.

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Lucien Midol », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire du Parti communiste français, Éditions sociales, 1964, p. 88
  2. Procès des 44 députés communistes de mars-avril 1940
  3. Notice sur Lucien Midol, Dictionnaire Maitron [1]

Lien externe[modifier | modifier le code]