Lucien Girier

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Officier général francais 3 etoiles.svg Lucien André François Girier
Naissance
Lyon, Rhône
Décès (à 77 ans)
Antibes (Alpes-Maritimes)
Origine Drapeau de la France France
Arme Roundel of France.svg Aéronautique militaire
Armée de l'air française
Grade Général de division aérienne
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Lucien André François Girier, né le à Lyon (3e arrondissement), Rhône, et mort le à Antibes (Alpes-Maritimes), était un aviateur militaire français. Il a terminé sa carrière au grade de général de division aérienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lucien Girier naît le [1] à Lyon[2]. Il est le fils d’un employé des tramways[3]. Le , il s'engage pour trois ans au 17e régiment de dragons stationné à Vienne (Isère). Il progresse rapidement dans la hiérarchie : il est nommé brigadier le puis maréchal des logis le . Mais lors d'une chute de cheval, il se fracture l'avant-bras droit. Il est réformé le et renvoyé dans ses foyers[4].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la Première Guerre mondiale, il sert dans la cavalerie puis l'infanterie. Le , il contracte un engagement volontaire pour la durée de la guerre dans son ancien régiment. Nommé à nouveau maréchal des logis le , il est promu sous-lieutenant (à titre temporaire) le , et muté au 13e bataillon de chasseurs alpins. Il est blessé le au cours d'une attaque en Alsace à l'Hartmannswillerkopf. Il est évacué du front et cité le à l'ordre de la 1e brigade de chasseurs[4].

Aussitôt guéri[4], sur sa demande[5] il est transféré dans l'aviation[3]. Il est envoyé à l'école d'aviation d'Avord le , puis le [4] à l'école d'Ambérieu-en-Bugey comme élève-pilote. Il est breveté pilote[2] le . Il retourne au front en 1916, et est affecté le [4] à l'escadrille de reconnaissance Br 210, qu'il commande. Promu sous-lieutenant d'active à titre définitif le , puis lieutenant d'active à titre définitif le , il passe le à l'escadrille 209 et à la Section des vols de la nuit de la 3ème Armée. Trois jours après, il est promu chevalier de la Légion d'honneur[4]. Il termine la guerre avec 6 citations[3].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Après l'Armistice de 1918, il reste dans l'armée. Il est nommé capitaine à titre définitif le . Le , il rejoint le 5e Régiment d'Aviation d'Observation[4] à Lyon-Bron[3]. À la suite d'une réorganisation, ce régiment devient le 35ème Régiment d’Aviation[5]. Lucien Girier y commande une escadrille. Il est noté par ses supérieurs « Excellent chef d'escadrille et pilote de grande classe »[4].

En effet, parallèlement à sa fonction de commandement, à titre individuel il s'illustre dans de nombreux exploits aériens[2] :

Promu officier de la Légion d'honneur le , il est nommé chef de bataillon le . Il reste affecté à Lyon-Bron, prenant le commandement du 3ème Groupe du 35ème Régiment d'Aviation[4].

Il poursuit ses exploits aéronautiques :

Parallèlement, il mène la carrière d'un brillant officier. Il assume d'importants commandements.

Le , toujours à Lyon, il prend le commandement du Centre d'instruction aéronautique n°35, qui devient le Centre d'Instruction de la base aérienne n°5 (future base aérienne 105 Lyon). Le , il est promu lieutenant-colonel. Un an exactement plus tard, le , il prend le commandement de la 55ème Escadre qui vient d'être mise sur pied à Lyon-Bron. Il reste à ce poste jusqu'au . Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur le [4].

Fin 1934, il rejoint le Maroc pour commander le 37ème Régiment d'Aviation. Le , il prend le commandement de la base aérienne 137 Meknès qui est créée à cette date. Il est promu colonel le . Il quitte le Maroc en pour prendre le commandement de l'école de formation des sous-officiers du personnel navigant à école d'aviation d'Istres, qui relève du Commandant des centres-écoles à Versailles[4].

Le [4], il revient à Lyon-Bron prendre le commandement de la 5ème Brigade aérienne[3]. Il est nommé général de brigade aérienne[2] le [3],[4],[5].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , il est mis à la tête des forces aériennes de la 8ème Armée. Le , il commande la 6ème Brigade Aérienne de bombardement[4]. On lui confie, dès sa création, le commandement de la brigade d'aviation d'assaut[3], comprenant les Groupes d'Assaut n°18 et 19[4],[5],[6]. À leur tête, il participe à la Bataille de France de mai-. Le , après la signature de l'Armistice qui met fin aux combats, il est cité à l'ordre du Corps d'Armée[4] :

« A obtenu un rendement remarquable de ses formations au cours des opérations aériennes de mai et juin 1940. Par son ascendant, a maintenu à un degré élevé le moral de ses formations qui ont infligé à l'ennemi des pertes sensibles confirmées par les témoignages des prisonniers ennemis. Le 6 juin a été gravement blessé au cours d'un atterrissage sur avion de guerre. »

En , il est nommé Commandant de l'Air en Algérie[5]. Deux mois plus tard il est promu Grand Officier de la Légion d'honneur[4]. Le , il est mis en congé du personnel navigant[3]. Il compte alors 3 400 heures de vol[5]. Arrêté sous l'Occupation, il est interné à Vichy[2].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Nommé général de division aérienne le , il est admis en deuxième section (réserve) le . Il devient administrateur de la Société transatlantique aérienne (STA)[5] dont le siège social est à Paris et qui exploite un réseau aérien en Afrique. En 1948, Maurice Loubière, fondateur de la COSARA, obtient l'autorisation d'exploiter un service de transport aérien de fret à la demande en Indochine, la « Société Transatlantique d'Extrême-Orient » (STAERO), qui sera la filiale de transport aérien de la COSARA. La STA prend des participations dans cette nouvelle société dont Maurice Loubière est le gérant. Le général Lucien Girier prend les fonctions de conseiller technique, Meyer celle de chef-pilote et Hoé est nommé directeur commercial. Cette société qui prendra ultérieurement le nom de « Société de Transport Aérien d'Extrême-Orient » disposera ultérieurement de Junkers Ju 52, de Douglas C-47 et de nombreux autres appareils[4].

Retiré depuis plusieurs années à Vence (Alpes-Maritimes)[4], Lucien Girier décède le à Antibes (Alpes-Maritimes)[2],[4],[5].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Officiers généraux de l'armée de l'air (1933-2012), Service historique de la Défense, (lire en ligne).
  2. a b c d e f g h i et j Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 428.
  3. a b c d e f g h i j k l m n o et p « Des «Poilus» qui sont devenus «Aviateurs» au cours de la Première Guerre mondiale. » (consulté le 16 février 2019).
  4. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al et am « GENERAL LUCIEN GIRIER », sur CERCLE AERONAUTIQUE LOUIS MOUILLARD (consulté le 16 février 2019).
  5. a b c d e f g h i j k l m n o p q et r Denis Albin, « Historique de l'escadrille 210 - Page 2 » (consulté le 16 février 2019).
  6. Rudolph de Patureaux, Un Français dans la Tourmente : (1942-1943), vol. 4, Lulu.com, , 402 p. (ISBN 0-24468-828-1, EAN 978-0-24468-828-8, lire en ligne), p. 283.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Marck, Dictionnaire universel de l'aviation, Tallandier, , 1129 p. (ISBN 2-84734-060-2), p. 428.
  • Vital Ferry, Ciels impériaux africains, 1911-1940: les pionniers belges et français, Le Gerfaut, , 279 p. (ISBN 2-91462-258-9, EAN 978-2-91462-258-5), p. 69.
  • Officiers généraux de l'armée de l'Air (1933-2012) : Répertoire alphabétique, Service Historique de la Défense, (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]