Lucien Doussot

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Lucien Doussot né à Chagny en 1912, dit André, fut un agent de Klaus Barbie sous l'Occupation, pendant la Seconde Guerre mondiale[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Petit truand, il connaît une jeunesse agitée. Condamné en 1935, par le Tribunal Correctionnel de Toulon, à 4 mois de prison, puis en 1939, par le Tribunal Correctionnel de Dijon, à 2 ans de prison, et 10 ans d'interdiction de séjour pour Vols. Il fait partie des 38 détenus évadés de la prison, face à l'avancée des Forces allemandes pendant la Campagne de France, dont un certain Frédéric Martin. À Saint-Jean-des-Vignes, Doussot est patron d'un bar « Chez Lulu » situé non loin de la ligne de démarcation. Après avoir vendu ses bons offices en tant que passeur à Chalon-sur-Saône, il se met au service de l'ennemi, sans doute dès 1942.

Impliqué dans de très nombreuses arrestations de résistants, en particulier celles de Léon Faye, de Charles Delestraint et de Jean Moulin[2], il a participé de son propre aveu à la Rafle de Saint-Claude (Jura), le 9 avril 1944[3]. Doussot prend le maquis, après le bombardement du siège de la Gestapo de Lyon.

Reconnu, arrêté après la Libération, plusieurs fois évadé et repris, Doussot est jugé, fin 1949, par la cour de justice du Rhône. Condamné à mort, malgré les efforts de la défense qui le présente comme un agent du réseau Dupleix engagé sur ordre au SD, il est gracié par le président Vincent Auriol. En 1951, le tribunal militaire de Lyon le condamne pour meurtre à dix ans de travaux forcés.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrice Miannay : Dictionnaire des agents doubles, Le Cherche-Midi, 2005

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pascal Convert, "Raymond Aubrac, Résister, reconstruire, transmettre, éditions Seuil, Mars 2011
  2. Interrogatoire en 1948, du SS Oberscharfuhrer Harry Stengritt, indiquait que des Français surveillaient les abords de la maison du Docteur Dugoujon
  3. La Gestapo en présence de Klaus Barbie, fait rassembler tous les hommes de 18 à 45 ans, sur la Place du Pré.302, et les fait déporter à Buchenwald. 186 déportés ne reviendront pas des camps de la mort