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Lucie Coutaz

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Lucie Coutaz
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Lucie Coutaz-ReplandVoir et modifier les données sur Wikidata
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Lucie Coutaz (ou Coutaz-Repland), née le 9 mai 1899 à Grenoble (Isère) et décédée le 16 mai 1982 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), à l'origine assistante sociale[1], est la cofondatrice d’Emmaüs et secrétaire de l'abbé Pierre de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à sa mort.

Elle rencontre l'abbé Pierre en 1943 alors que ce dernier, résistant, recherche des faux papiers pour faire passer en Suisse des juifs ayant échappé aux rafles à Grenoble.

Lucie Coutaz est, comme l'abbé Pierre, enterrée dans le village d'Esteville, en Seine-Maritime (76), avec le premier compagnon d'Emmaüs[2].

Avant-guerre

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Lucie Coutaz naît à Grenoble en 1899.

En 1921, cette Iséroise de 22 ans est guérie à Lourdes[3] d'une paralysie due à un Mal de Pott dans les vertèbres qui durait depuis 5 ans. Sa guérison « miraculeuse » selon elle, n'a pas été reconnue officiellement, car, lorsqu'elle est revenue guérie, son médecin traitant de l'époque n'a pas voulu témoigner devant la commission chargée de l'enquête, qu'elle était condamnée.

Il lui avait dit alors qu'elle lui annonçait son intention de se rendre à Lourdes : «Ou vous revenez guérie ou vous mourrez en route ! ».

Elle a étudié la sténodactylographie (ce qui correspond plus ou moins à une formation de secrétaire). Elle fut ensuite secrétaire et reprit la direction des syndicats chrétiens de Grenoble, sa ville natale, grâce aux recommandations du Vicaire général de la ville. Elle prend aussi le rôle d'assistante sociale lors du début de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945). Elle faisait partie de la congrégation de religieuses de Notre-Dame de Sion, engagées dans la vie laïque. Elle aura un rôle important dans la résistance. Par ailleurs la congrégation, contraire à son engagement, l'exclura de ce fait.

Résistance et après-Guerre

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Grâce à sa participation importante dans la Résistance[4], Lucie recevra la croix de guerre avec citation (étoile de bronze) lors de la Libération. Elle sera ensuite sollicitée par l'Abbé Pierre, pour l'aider dans son projet Emmaüs et elle deviendra très vite cofondatrice du Mouvement Emmaüs[5] et directrice (officieuse) de celui-ci dès 1954 avec l'Appel de l'Abbé Pierre.

Relation avec l'Abbé Pierre

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C'est en 1943 que Henri Grouès, alias Abbé Pierre, rencontre Lucie. Il cherche des faux papiers pour faire passer en Suisse des Juifs venus frapper à la porte de son presbytère de Grenoble, au moment des rafles. Elle est déjà connue pour cela. Là, commence une collaboration qui durera jusqu'à la mort de Lucie en 1982 : après la guerre, elle sera recontactée par l'Abbé, d'abord comme secrétaire, lorsqu'il est élu comme député à la suite de sa série de conférences sur la Résistance, puis pour participer à son projet Emmaüs, qui vise à lutter contre la pauvreté.

Rôle dans le mouvement Emmaüs

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En 1945, Lucie Coutaz accepte le rôle de secrétaire et de cofondatrice du mouvement Emmaüs proposé par l'Abbé Pierre. Elle s'occupera alors de l'administration du mouvement, tout en assistant l'Abbé dans toutes ses tâches. Elle fut un pilier très important pour l'organisation, mais aussi pour Henri Grouès[6].

Elle accompagne l'Abbé Pierre dans l'expansion internationale d'Emmaüs ou gère la maison pendant ses nombreuses absences. Une anecdote célèbre dans le mouvement Emmaüs témoigne de sa force de caractère : en l'absence de l'Abbé Pierre, il y avait eu un incendie dans la première communauté. Lorsqu'il rentre, il entend des compagnons rentrant d'avoir été boire un verre avec les pompiers : « La Coutaz, pour une emmerdeuse, c'est une emmerdeuse, mais pour un mec, c'est un mec !! » Et pourtant c'est son doux sourire qui reste à l'esprit de tous ceux qui l'ont connue.

Lors de l'Appel de de l'Abbé Pierre, celui-ci a la volonté d'opérer un changement dans les mentalités et une sensibilisation de la population, face à la pauvreté des autres. Cette lutte lui tient très à cœur et c'est justement à ce moment-là qu'il commence à laisser de plus en plus de tâches importantes dans l'organisation du mouvement à Lucie Coutaz. Elle devra bientôt gérer l'organisation et l'administration complète des communautés et des centres d'hébergements que compte le mouvement Emmaüs ; elle a de plus en plus de responsabilités. L'abbé Pierre prend alors le rôle de directeur représentant, il est la figure du mouvement tandis que Lucie Coutaz prend la direction administrative de celui-ci et opère plus dans l'ombre.

Heureusement, de nombreux autres compagnons de route prendront des responsabilités, responsables de communautés, des camps de jeunes, d'Emmaüs International qui se fédèrent en 1969, d'Emmaüs Fraternité, centres d'accueil de jour dans les villes, de la Fondation Abbé Pierre pour le Logement.

Lucie Coutaz vouera sa vie à cette organisation et à l'Abbé Pierre. Elle est décédée dans l'appartement de l'Abbé Pierre, veillée par lui et son secrétaire et photographe, Roger Dick.

Distinctions

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Lucie Coutaz est l'auteur de l'ouvrage suivant :

  • 40 ans avec l'abbé Pierre, Éditions Bayard, Paris, éditions du Centurion, 1988.

Elle a écrit un livre à la demande de la revue Témoins qui l'a publié au cours de l'année 1970. Il a été réédité pour répondre aux requêtes de beaucoup d'amis aux Éditions S.C.E.P.E.S en 1976. Ce livre s'appelle : Lucie Coutaz...avec les chiffonniers d'Emmaüs. Sous titré : peines, luttes et joies.

Notes et références

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  1. « Ministère du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion - », sur Ministère du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion (consulté le )
  2. « L'abbé Pierre à Esteville - Cimetières de France et d'ailleurs », sur www.landrucimetieres.fr (consulté le )
  3. Lourdes Magazine, « Le secret de l'abbé Pierre », août 1991
  4. « Les personnalités clés », sur www.emmaus-international.org (consulté le )
  5. « Le diable et le bon Dieu », sur LEFIGARO, (consulté le )
  6. GestsiteACAPE, « Mlle Lucie Coutaz », sur Centre abbé Pierre Emmaüs - Esteville, (consulté le )
  7. Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Lucie Coutaz-Replan » (consulté le )