Luchapt

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Luchapt
Élevage de moutons aux abords de Luchapt.
Élevage de moutons aux abords de Luchapt.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Lussac-les-Châteaux
Intercommunalité Communauté de communes du Montmorillonnais
Maire
Mandat
Bertrand Renard
2014-2020
Code postal 86430
Code commune 86138
Démographie
Population
municipale
269 hab. (2014 en diminution de 8,19 % par rapport à 2009)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 10′ 37″ nord, 0° 46′ 58″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 229 m
Superficie 26,39 km2
Localisation

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Luchapt est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Luchapt est situé dans le département de la Vienne, dans le canton de L'Isle-Jourdain. Il est établi sur un plateau ne dépassant pas les 229 m d’altitude.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[1], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). 9 °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de 6 °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Lupius avec le suffixe latin de propriété "-acum", signifiant "domaine de Lupius"[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de Luchapt vient du nom d'un homme latin Lupius, dérivé probablement de lupus, « loup », augmenté du suffixe -acum ; donc littéralement « le domaine de Lupius ».

La hache découverte à « Chez Moreau » prouve une occupation depuis l'âge du bronze d'autres objets de cette époque ont été fortuitement trouvés en surface sur la commune. Des silex taillés ont également été retrouvés en surface, toujours à "Chez Moreau" et vraisemblablement d'époque moustérienne. Une industrie néolithique (polissoir, meule, haches polies...) est également bien présente sur toute la commune. La formation du bourg est quant à elle due à la voie romaine sur l'axe Limoges-Poitiers. Peu de traces subsistent du passé de Luchapt, sinon les curieuses douves entourant l'îlot du « puy » et, témoignages plus tardifs, les belles demeures reconstruites aux XVIIe et XVIIIe siècles pour les familles nobles à Montbron, La Signe et Villechampagne.

Luchapt accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme le brûlement des titres féodaux le 17 novembre 1793[3].

Le seigneur de Montbron investit son capital dans une forge[4], à la sortie du bourg, qui cesse son activité en 1866.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 réélu jusqu'en1989 Pierre RENAUD UDF - RPR Entrepreneur de maçonnerie
mars 2001 réélu en 2008[5] Norbert Vergnaud UMP  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2014, la commune comptait 269 habitants[Note 1], en diminution de 8,19 % par rapport à 2009 (Vienne : +1,68 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 634 679 836 890 894 852 916 882
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
946 927 913 953 1 018 1 022 995 1 004 1 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 023 1 010 1 006 951 819 794 781 754 679
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
612 486 438 369 317 289 308 284 269
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 11 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 en France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 23 exploitations agricoles en 2010 contre 31 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont toutefois augmenté et sont passées de 2 501 hectares en 2000 à 2 614 hectares en 2010[10]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[11].

17 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 4 % pour les oléagineux (tournesol) , 49 % pour le fourrage et 26 % restent en herbes[10].

Sept exploitations en 2010 (contre cinq en 2000) abritent un petit élevage de bovins (801 têtes en 2010 contre 245 têtes en 2000). 28 exploitations en 2010 (contre 17 en 2000) abritent un élevage important d'ovins (9 312 têtes en 2010 contre 14 720 têtes en 2000)[10]. C'est un des élevages importants du département de la Vienne dont, en 2011, le nombre de têtes était de 214 300 têtes[12]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[13]. L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (494 têtes pour 16 fermes en 2000)[10].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire.
  • La vallée des Cerfs (une ferme d’élevage, ouverte au public).

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

  • Musée du cheval de trait.
  • "Art et Avenir" les Grands Plats (art contemporain, petit musée "l'art du paléolithique au monde romain") visite sur rendez-vous.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – Novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  2. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  3. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 107
  4. Fer, forges et forgerons (livret de l'exposition de juin-septembre 1986 à Montmorillon), 55 p.
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  10. a, b, c, d et e Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Agreste – Enquête Structure 2007
  12. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  13. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013