Luc de Brabandere

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Luc de Brabandere, né en mai 1948[1], est un mathématicien belge aujourd’hui connu dans le monde du management ainsi que celui de la gestion d'entreprise par les livres qu’il a écrits ou coécrits. Il organise également des séminaires où il expose ses différentes théories.

Biographie[modifier | modifier le code]

A l’âge de 10 ans, Luc de Brabandere devra faire face à la poliomyélite, qu'il contractera dû à la déficience d’un vaccin. La gravité de la maladie le forcera à d’innombrables heures de rééducation[2]. Cet événement le marquera à vie. Luc de Brabandere prendra alors la décision de découvrir plus d’une vingtaine de pays à l’occasion de sa lune de miel en 1972, un voyage en van qui durera exactement 8 mois. Il sera également souvent amené à voyager de par son travail. Père d’un fils et de deux jumelles, passionné de philosophie et de vélo, il effectuera, à l’aide de ce dernier et à l’occasion de ses 50 ans, le trajet Bruxelles – Rome avec son fils. 3 ans plus tard, il se lancera dans le trajet Bruxelles – St Jacques de Compostelle, et enfin, Bruxelles – Jérusalem au cours de l'année 2008[3].

Études et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

À 20 ans, en pleine révolution de mai 68, Luc de Brabandere entreprend des études de mathématiques à l’Université Catholique de Louvain. En 1971, il devient ingénieur civil en Mathématiques Appliquées à l’UCL. C’est à la Générale de Banque qu’il commence sa carrière en tant que responsable de systèmes d’information. Il y restera jusqu’en 1989.

Il a alors 41 ans quand il se retrouve directeur général de la bourse de Bruxelles où il mène une réforme des marchés des capitaux sous l'impulsion du ministre des Finances. Mais à la suite de blocages de la part des agents de change, Luc de Brabandere quitte son poste en 1991 et crée Paradigm, une structure de conseils aux entreprises.

À côté de sa passion pour les mathématiques et l’informatique, Luc de Brabandere a toujours eu, comme il le dit, « l’envie de concilier chiffres et lettres tout en cherchant toujours plus d'abstraction »[réf. nécessaire]. Depuis 1990, Luc de Brabandere apporte régulièrement son aide aux équipes de direction d’entreprises afin d’éclairer leurs idées et de les aider en matière de management. Parallèlement à cette démarche, il entreprend des études de philosophie, qui aboutiront à un diplôme en 2003. En plus d’apporter son aide aux entreprises, Luc de Brabandere multiplie conférences, séminaires, ouvrages sur la créativité, sur sa philosophie de gestion. Entre 1997 et 1999, Luc de Brabandere est président de l'Institut géographique national de Belgique[4]. En 2001, il rejoint le Boston Consulting Group en tant que vice-président et spécialiste de la gestion du changement dans les organisations. Il est responsable du développement de la créativité, en lien avec la stratégie; c’est dans ce cadre qu’il aura l'occasion d'effectuer un tour du monde afin d'animer des séminaires basés de ses livres. Parallèlement, il crée avec Olivier Saive la société Cartoonbase, agence de communication par le dessin pour les entreprises.

Aujourd’hui, Luc de Brabandere est « Fellow » au Boston Consulting Group. Il continue à développer Cartoonbase et consacre une partie croissante de son temps à l’enseignement, principalement à la Louvain School of Management et à l’École centrale Paris. Il anime également de nombreuses conférences dans le monde entier sur le thème de ses livres.

Sa pensée[modifier | modifier le code]

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Luc de Brabandere est connu de ses contemporains de par sa philosophie allant à l’encontre des conceptions classiques des sujets habituels qu’elle aborde. Notamment, lorsqu’il s’agit de créativité, alors que l’expression classique utilisée est « penser hors du cadre », lui ne l'accepte pas et trouve cette expression inappropriée. C'est dans La valeur des idées qu'il expose sa théorie. Cette dernière affirmerait qu'il nous est impossible de penser sans un cadre prédéfini, c’est-à-dire sans un modèle mental. Luc de Brabandere propose dans un premier temps de quitter ce "cadre" existant et ensuite d'en choisir un nouveau. L'art de la créativité est donc, pour lui, celui de créer les structures mentales qui permettront dans un deuxième temps aux idées nouvelles de trouver leur sens. Si Luc de Brabandere s'est autant intéressé à la créativité, c'est parce que, pour lui, la société d'aujourd'hui est une société de la connaissance où les nouvelles idées font de plus en plus la différence, elles sont la source de l’innovation continue. Selon Luc de Brabandere, si nous voulons permettre aux jeunes d'être créatifs dans ce monde, il ne faut pas les enfermer dans un savoir qui risque de les engloutir : l'ignorance, au même titre que la connaissance, peut être une voie d'accès à la pensée créative. Il faut développer chez les étudiants une pensée qui établit des liens entre les notions, les concepts, les cultures. Il faut éveiller leur curiosité en les invitant sans cesse à l'étonnement et au questionnement, de manière spontanée. Il propose de les rendre capables de changer leur perception des choses, de varier les regards, les points de vue. Dans le cadre de sa réflexion sur la créativité, Luc de Brabandere incorpore à celle-ci le concept d’ « infoducs », néologisme désignant l'ensemble des réseaux de l'information (téléphone, Internet...)

Dans Petite philosophie des histoires drôles, Luc de Brabandere mène une réflexion sur l’humour de Platon aux cartoons. L'humour est également, pour lui, un outil indispensable à la créativité[5]. Luc de Brabandere affirme que, si l’humour est à ce point important, c’est parce que chaque idée nouvelle qui surgit s’accompagne d’un moment joyeux. Au lieu de réduire l’humour à la blague, il montre que l’homme dispose de nombreux moyens pour faire rire : parodie, grimace, calembour, etc. Dans ce livre, Luc de Brabandere s’intéresse essentiellement à deux formes d’humour à savoir le cartoon et la blague. Lorsqu’il évoque la blague, il ne veut pas parler d'ironie ou de sarcasme, mais d'une souffrance universelle, engendrée par la solitude de l'existence. La blague, selon la pensée de Luc de Brabandere, est une façon de prendre distance par rapport aux autres et à soi-même de manière tolérante. Il est un des fondateurs de Cartoonbase [1] qui veut promouvoir le dessin humoristique comme vecteur de communication dans les entreprises.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Outre ses interventions ou ses articles, il est notamment l’auteur ou le coauteur[6] des ouvrages suivants :

  • Les infoducs. Un nouveau mot, un nouveau monde, premier livre de Luc de Brabandere paru en 1985 en collaboration avec Anne Mikolajczak aux éditions Duculot. Ce livre a été traduit en allemand et en espagnol.
  • Parlons Futurs, écrit en collaboration avec les journalistes du quotidien La Libre Belgique en 1987.
  • Le Latéroscope. Systèmes et créativité, préfacé par Joël de Rosnay chez La Renaissance du Livre en 1990.
  • Il était une fois la multiplication, Ou (re)découvrir le plaisir des mathématiques aux éditions De Boeck en 1992.
  • Calculus, Les machines de calcul non électriques, chez Mardaga en 1994.
  • L’école n’est pas toute seule, en collaboration avec Mark Elchardus sous la responsabilité de la Fondation Roi Baudouin, à l’édition De Boeck en 1994.
  • Machiavel, Erasme et More, Trois philosophes pour les managers d’aujourd’hui, en collaboration avec Jean-Michel Besnier et Charles Handy, aux éditions Pearson Education France (Village Mondial) paru en juin 2000.
  • Le Management des Idées, De la créativité à l’innovation, chez Dunod en 2002.
  • Le Plaisir des Idées, Libérer, gérer et entraîner la créativité au sein des organisations, écrit en collaboration avec Anne Mikolajczak, chez Dunod en 2002.
  • Le Sens des Idées, Pourquoi la créativité ?, en collaboration avec Stanislas Deprez, chez Dunod en 2004.
  • The Forgotten Half Of Change aux éditions Kaplan, en 2005, traduit en espagnol, portugais, russe, japonais, chinois, thaïlandais.
  • Espèce de Trochoïde ! 50 idées mathématiques expliquées au profane, écrit en collaboration de Christophe Ribesse, aux éditions Dunod, en 2006.
  • Le Philosophe et le Manager, Penser autrement le management, écrit sous la Direction de Rodolphe de Borchgrave, aux éditions De Boeck', en 2006.
  • La Valeur Des Idées, De la créativité à la stratégie en entreprise, écrit en collaboration avec Anne Mikolajczak, chez Dunod en 2007. Ce livre est une synthèse de 3 livres : Le plaisir des idées, Le management des idées et Le sens des idées.
  • Petite philosophie des histoires drôles, aux éditions Eyrolles, en 2007.
  • Pensée Magique, pensée logique, Petite philosophie de la créativité, aux éditions Le Pommier, en 2008.
  • Balade dans le jardin des philosophes, écrit en collaboration avec Stanislas Deprez, aux éditions Mols, en 2009.
  • Petite philosophie de nos erreurs quotidiennes en collaboration avec A. Mikolajczak, aux éditions Eyrolles, en 2009.
  • Petite philosophie des Grandes Trouvailles, paru en 2010 aux éditions Eyrolles.
  • Les mots et les choses de l'entreprise, paru en avril 2012 aux édition Mols
  • Thinking in New Boxes, Random House, 2013.
  • "La Bonne idée existe ! Cinq étapes essentielles pour la trouver" paru en octobre 2013 aux éditions Eyrolles.
  • "Slim zonder cijfers" paru aux éditions Lannoo, 2013
  • "Les philosophes dans le métro", éditions Le Pommier, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • François Tefnin, Vive les idées reçues…à condition d’en changer !, Exposant neuf, 2001, N°7, pp.10-12
  • Dominique Berns, Luc de Brabandere, Le soir, Lundi 21 novembre 2005, p.12
  • Luc de Brabandere, À vélo à Jérusalem, Le soir, Samedi 2 et dimanche 3 mai 2009, pp.16-17
  • Luc de Brabandere, Luc de Brabandere, The boston consulting group, novembre 2008
  1. Éric de Bellefroid, « Le sourcier de l'imagination », sur www.lalibre.be, La Libre Belgique,‎ (consulté le 27 janvier 2010).
  2. « Vie » [PDF] (consulté le 20 novembre 2009).
  3. « Vie » (consulté le 20 novembre 2009).
  4. « Parcours ».
  5. « Pensée humour » (consulté le 24 novembre 2009).
  6. « Bibliographie » [PDF] (consulté le 27 janvier 2010).

Liens externes[modifier | modifier le code]