Luc Schaedler

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Luc Schaedler
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Luc Schaedler, né en 1963 à Zurich, est un anthropologue et réalisateur suisse, spécialiste de la Chine et du Tibet[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Luc Schaedler a fait des études d’ethnologie et de cinéma à l’Université de Zurich où il est professeur en anthropologie visuelle.

Il a réalisé plusieurs films. Il a aussi écrit des articles sur le Tibet et le bouddhisme.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Pour Norbert Creutz, journaliste au Temps, Made in Hong Kong (1997), Angry Monk - Réflexions sur le Tibet (2005) et Watermarks – Trois lettres de Chine (2013) constituent une sorte de trilogie chinoise qui offre un contrepoint intéressant à tous les films que l’on a pu voir venant de l’Empire du Milieu. Cinéaste opiniâtre doté d’une solide formation d’ethnologue, Luc Schaedler, avec une neutralité tout helvétique, aussi loin des complaisances de cinéma officiel que des jeux avec la censure du cinéma indépendant, cherche à capter toute la complexité des situations qu’il aborde, avec à la clé des documentaires peut-être peu spectaculaires mais qui proposent une image sûrement très juste et donnent à réfléchir[8].

Pour Pierre-Antoine Donnet, Angry Monk - Réflexions sur le Tibet (2005) est le premier film qui ose enfin se débarrasser du romantisme de bon aloi que l’on témoigne généralement en Occident à tout ce qui a trait au Tibet pour aller plus loin et rechercher avec honnêteté et sincérité les causes de l’invasion chinoise en 1950 avec la catastrophe épouvantable qui s’en suivit sur le Toit du monde[9].

Dans Watermarks – Trois lettres de Chine (2013), Luc Schaedler donne, à travers les témoignages recueillis, un instantané des petites gens, loin des beaux discours économiques et politiques, et saisit la complexité des défis auxquels se trouve confronté une Chine désespérément en quête de repères. Pour Norbert Creutz, Luc Schaedler a signé un film dont on mesurera sans doute tout l’intérêt dans quelques décennies, quand le développement vertigineux du pays aura achevé de transformer tout le paysage, naturel et humain[10].

Dans A Long Way Home (2018), Luc Schaedler étudie, à l’exemple de cinq artistes chinois, les cycles de la politique autoritaire de la Chine et le rôle de l’art dans l’émergence d’une pensée libérale[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]