Luc Lang

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Luc Lang
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Luc Lang, octobre 2014.
Naissance
Suresnes (France)
Activité principale
écrivain
Distinctions

Luc Lang est un écrivain français, né en 1956 à Suresnes dans une famille ouvrière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit des classes préparatoires littéraires : Lettres supérieures (hypokhâgne) au lycée Honoré-de-Balzac, puis en Première supérieure (khâgne) au lycée Jules Ferry et il montre très tôt une passion pour le travail, la théorie, envisagés d'un point de vue lyrique.

Il enseigne l'esthétique à l'École Nationale Supérieure d'Arts de Paris - Cergy (ENSAPC).

Il a été en 1995 lauréat de la Villa Kujoyama.

Il a reçu le Prix Jean-Freustié en 1988 et le Prix Charles Oulmont en 1989 pour Voyage sur la ligne d'horizon, et le Prix Goncourt des lycéens en 1998 pour Mille six cents ventres.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Voyage sur la ligne d’horizon, roman.- Gallimard, 1988. (« Folio », 1999)
  • Liverpool marée haute.- Gallimard, 1991.
  • Gerhard Richter, essai en collaboration avec Jean-Philippe Antoine et Gertrud Koch. - Dis voir, 1995.
  • Furies, roman.- Gallimard, 1995.
  • Mille six cents ventres, roman.- Fayard, 1998 ; Gallimard , collection « Folio », 2000
  • Emmanuel Saulnier : principe transparent, essai en collaboration avec Jean-Pierre Greff. - Regard, 1999.
  • Les Indiens, roman.- Stock, 2001. (« Folio », 2003)
  • Les Invisibles : 12 récits sur l'art contemporain, essai.- Regard, 2002
  • 11 septembre Mon Amour, essai.- Stock, 2003.- « Le Livre de poche », 2005
  • Notes pour une poétique du roman, essai.- Amis d'inventaire-invention, 2003. - (Collection Textes)
  • La Fin des paysages[3], roman.- Stock, 2006 . (« Folio », 2007)
  • Cruels, 13, roman.- Stock, 2008.
  • Esprit chien, roman.- Stock, février 2010.
  • Délit de fiction : la littérature, pourquoi ?, essai.- Gallimard, 2011.- (Folio essais, no 558).
  • Mother, roman.- Stock, 2012.
  • L’Autoroute, roman.- Stock, 2014.
  • Au commencement du septième jour, roman.- Stock, 2016.

Sur quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Au commencement du septième jour[modifier | modifier le code]

Le roman accompagne, à partir de 2012, sur quelques saisons, le personnage principal, Thomas Texier, 37 ans, informaticien (commercial, et recherche et développement), pour la société Nutrilog (Paris), surtout sur le produit Nuxitempo (p. 161), application de suivi d'employés en extérieur.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Camille Granier, son épouse, 36 ans, connue à Epitech (Bordeaux), informaticienne, travaillant chez Delta Energy (Le Havre), cheveux noirs frisés,
  • leurs deux enfants, Anton (10 ans) et Elsa (8 ans),
  • Jean Texier, le frère aîné, après de bonnes études, a repris la bergerie familiale, à la mort du père,
  • Pauline Texier, après ses études, est partie soigner au Cameroun, potentielle Électre (p. 80-83),
  • Aurèle Texier (p. 80), le père, mort depuis au moins vingt ans,
  • Valence Texier (p. 88), la mère, remariée avec Raymond,
  • Claire Granier (p. 79), mère de Camille, magistrate à Bordeaux, inquiète pour sa fille, adorée par ses petits-enfants,
  • le père, anonyme, noir américain, enfui, retrouvé par sa fille au cours de ses études aux USA,

Partie I[modifier | modifier le code]

Un vendredi soir, rentré tardivement chez lui, Thomas rêve d'un troisième enfant, puis cauchemarde sur son épouse, qu'il n'arrive plus à joindre. Il est réveillé en fin de nuit par la gendarmerie de Bolbec, près de Rouen : l'Austin rouge de son épouse a été retrouvée déchiquetée à Saint-Eustache-la-Forêt. Il confie la maison et les enfants à Daba, veuve camerounaise, et essaie de voir son épouse dans un premier puis un second hôpital : intervention chirurgicale en cours, coma niveau 3, enceinte, fœtus mort. L'enfant Frédérique (p. 52) illumine un instant sa détresse. Il récupère le téléphone de Camille, puis le boitier électronique de son véhicule, auprès du garagiste de La Remuée (p. 77). Il s'interroge : Hubert Demestre (p. 64), collaborateur et familier de Camille, Myriam (p. 116) amie d'enfance et océanologue, un amant potentielle, une amitié incertaine, un gros contrat...

La gravité de la situation de Camille est d'abord minimisée, au travail comme à la maison ou auprès des amis. Puis les entreprises réagissent : Hubert pour Camille, William Ferrand, qui la remplace, Gérard Drincourt pour Thomas. Puis tout se complique : M. Perraudin (p. 65), Zaïd (p. 93), Dominique Rey, Jérôme Trinchard (p. 129), etc. Anselme, un ami de promotion, lui permet d'analyser le logiciel de l'Austin : logiciel fou cette nuit-là, bug, sabotage ?

Camille se réveille à J+8 (p. 103). Jean contacté accepte de recevoir la famille à l'estive durant l'été (P. 114).

Partie II[modifier | modifier le code]

Une gerbe de Jean sur la tombe de Camille Texier (1976-2012) suffit à signaler la transformation. La famille s'est installée près de Laruns (Pyrénées-Atlantiques). Thomas, parti en longue escalade solitaire, connaît quelques difficultés, à pied, puis en voiture, à l'arrivée : voiture au fossé, aide de Roger (d'Arrémoulit), paume déchirée. Le vétérinaire François soigne tout cela, comme il soigne la crise de colites spasmodiques de Jean plus tard. Le guide Fernand Irruti aide Jean sur l'estive. Anton et Elsa participent activement. On parle de Pauline (p. 215), de Carlotta (p. 215), d'Aurèle (p. 300). Le passage de Valence et Raymond (pp. 224-226, 286, 321) est écourté par un Jean énervé. La relation avec Claire est au contraire heureuse, et permet d'informer sur la famille (Laure, Pierre, et les autres) et l'actualité (ministre Taubira, juge Gentil, affaire Bettencourt). Le passé de Claire se complexifie : Hubert, Myriam, Virgile (pp. 249-257).

Le trouble est accentué dans l'entreprise de Thomas, principalement à propos d'un gros contrat avec Effiage : Gérard Drincourt, Dominique Rey, Jérôme Trinchard, Perraudin, Léo, Cyril, Zaïd, Rachel, Steve, etc. Thomas travaille sur un projet de bracelet Ubiquité.

Partie III[modifier | modifier le code]

Jean est mort, en escalade solitaire, qu'il soit tombé ou ait sauté. Thomas, au chômage et aux prud'hommes, part au Cameroun à la recherche de Pauline, normalement à Yaoundé, mais présentement à Mokolo, à l'extrême nord, près de Maroua, pour réorganiser le poste de secours médical. Dans le sud, Thomas rencontre Félix (p. 372), Joséphine (pp. 375, 391), Boubakar, Christian Hertzog (p. 391), et beaucoup d'autres. Thomas achète un masque, prend le train, puis un taxi-brousse, puis un autre. Après divers contrôles policiers, il est arrêté, emprisonné, sans doute à la prison centrale de Maroua, où un prisonnier politique Boubakar (p. 92) le protège. Après quatre jours, dont quelques longs interrogatoires, jugé, innocenté, libéré, et invité à rejoindre le sud au plus vite, il rejoint difficilement Mokolo, à portée de tir de Boko Haram. Les retrouvailles avec Pauline sont brutales : Pauline dénonce les réalités de leurs enfances, la brutalité du père, la soumission de la mère, et les inquiétudes conséquentes sur Anton et Elsa, confiés par lui à Valence et Raymond. Parmi les rencontres : Aliou, le petit enfant qu'avait décidé d'adopter Jean, le père James Kisko, Colette la parisienne exilée aux termites, le sous-préfet Alexis Koutouré. De retour au sud, par avion, à Douala, Thomas plaide la cause de Boubakar son sauveur, mais rencontre incompréhension et prudence de la part de tous, dont le père de Boubakar, au PK12, le grand marché aux étoffes. Thomas ose enfin lire la centaine de lettres de Jean à Pauline (p. 530), et parvient à joindre ses enfants au téléphone, auprès de Claire : à bientôt, avec un troisième enfant !

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]