Luc Lang

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Luc Lang
FIG 2014 - Luc Lang.JPG
Luc Lang, octobre 2014.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
écrivain
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Distinctions
Œuvres principales

Luc Lang est un écrivain français, né le à Suresnes[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il suit des classes préparatoires littéraires : lettres supérieures (hypokhâgne) au lycée Honoré-de-Balzac, puis en Première supérieure (khâgne) au lycée Jules Ferry.

Il enseigne l'esthétique à l'École nationale supérieure d'arts de Paris - Cergy (ENSAPC).

Il a été en 1995 lauréat de la Villa Kujoyama.

Il a reçu le Prix Jean-Freustié en 1988 et le Prix Charles Oulmont en 1989 pour Voyage sur la ligne d'horizon, et le Prix Goncourt des lycéens en 1998 pour Mille six cents ventres.

En 2019, il reçoit le prix Médicis pour La tentation, un roman sombre qui raconte l'histoire du monde qui est en train de s'effondrer[2],[3].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Voyage sur la ligne d’horizon, roman, éditions Gallimard, 1988 (« Folio », 1999) – Prix Jean-Freustié 1988[4] ; Prix Charles Oulmont 1989
  • Liverpool marée haute, Gallimard, 1991
  • Gerhard Richter, essai en collaboration avec Jean-Philippe Antoine et Gertrud Koch, éditions Dis voir, 1995
  • Furies, roman, Gallimard, 199
  • Mille six cents ventres, roman, éditions Fayard, 1998 (« Folio », 2000) – Prix Goncourt des lycéens 1998[5].
  • Emmanuel Saulnier : principe transparent, essai en collaboration avec Jean-Pierre Greff, éditions du Regard, 1999
  • Les Indiens, roman, éditions Stock, 2001 (« Folio », 2003)
  • Les Invisibles : 12 récits sur l'art contemporain, essai, éditions du Regard, 2002
  • 11 septembre Mon Amour, essai, Stock, 2003 (Le Livre de poche 2005)
  • Notes pour une poétique du roman, essai, Amis d'inventaire-invention, 2003 (Collection Textes)
  • La Fin des paysages[6], roman, Stock, 2006 (« Folio », 2007)
  • Cruels, 13, roman, Stock, 2008
  • Esprit chien, roman, Stock, 2010
  • Délit de fiction : la littérature, pourquoi ?, essai, Gallimard, 2011 (Folio essais, no 558)
  • Mother, roman, Stock, 2012
  • L’Autoroute, roman, Stock, 2014
  • Au commencement du septième jour, roman, Stock, 2016
  • La Tentation, roman, Stock, 2019 – Prix Médicis

Sur quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Au commencement du septième jour[modifier | modifier le code]

Le roman accompagne, à partir de 2012, sur quelques saisons, le personnage principal, Thomas Texier, 37 ans, informaticien (commercial, et recherche et développement), pour la société Nutrilog (Paris), surtout sur le produit Nuxitempo (p. 161), application de suivi d'employés en extérieur.

Autres personnages[modifier | modifier le code]

  • Camille Granier, son épouse, 36 ans, connue à Epitech (Bordeaux), informaticienne, travaillant chez Delta Energy (Le Havre), cheveux noirs frisés,
  • leurs deux enfants, Anton (10 ans) et Elsa (8 ans),
  • Jean Texier, le frère aîné, après de bonnes études, a repris la bergerie familiale, à la mort du père,
  • Pauline Texier, après ses études, est partie soigner au Cameroun, potentielle Électre (p. 80-83),
  • Aurèle Texier (p. 80), le père, mort depuis au moins vingt ans,
  • Valence Texier (p. 88), la mère, remariée avec Raymond,
  • Claire Granier (p. 79), mère de Camille, magistrate à Bordeaux, inquiète pour sa fille, adorée par ses petits-enfants,
  • le père, anonyme, noir américain, enfui, retrouvé par sa fille au cours de ses études aux USA,

Partie I[modifier | modifier le code]

Un vendredi soir, rentré tardivement chez lui, Thomas rêve d'un troisième enfant, puis cauchemarde sur son épouse, qu'il n'arrive plus à joindre. Il est réveillé en fin de nuit par la gendarmerie de Bolbec, près de Rouen : l'Austin rouge de son épouse a été retrouvée déchiquetée à Saint-Eustache-la-Forêt. Il confie la maison et les enfants à Daba, veuve camerounaise, et essaie de voir son épouse dans un premier puis un second hôpital : intervention chirurgicale en cours, coma niveau 3, enceinte, fœtus mort. L'enfant Frédérique (p. 52) illumine un instant sa détresse. Il récupère le téléphone de Camille, puis le boitier électronique de son véhicule, auprès du garagiste de La Remuée (p. 77). Il s'interroge : Hubert Demestre (p. 64), collaborateur et familier de Camille, Myriam (p. 116) amie d'enfance et océanologue, un amant potentielle, une amitié incertaine, un gros contrat...

La gravité de la situation de Camille est d'abord minimisée, au travail comme à la maison ou auprès des amis. Puis les entreprises réagissent : Hubert pour Camille, William Ferrand, qui la remplace, Gérard Drincourt pour Thomas. Puis tout se complique : M. Perraudin (p. 65), Zaïd (p. 93), Dominique Rey, Jérôme Trinchard (p. 129), etc. Anselme, un ami de promotion, lui permet d'analyser le logiciel de l'Austin : logiciel fou cette nuit-là, bug, sabotage ?

Camille se réveille à J+8 (p. 103). Jean contacté accepte de recevoir la famille à l'estive durant l'été (P. 114).

Partie II[modifier | modifier le code]

Une gerbe de Jean sur la tombe de Camille Texier (1976-2012) suffit à signaler la transformation. La famille s'est installée près de Laruns (Pyrénées-Atlantiques). Thomas, parti en longue escalade solitaire, connaît quelques difficultés, à pied, puis en voiture, à l'arrivée : voiture au fossé, aide de Roger (d'Arrémoulit), paume déchirée. Le vétérinaire François soigne tout cela, comme il soigne la crise de colites spasmodiques de Jean plus tard. Le guide Fernand Irruti aide Jean sur l'estive. Anton et Elsa participent activement. On parle de Pauline (p. 215), de Carlotta (p. 215), d'Aurèle (p. 300). Le passage de Valence et Raymond (pp. 224-226, 286, 321) est écourté par un Jean énervé. La relation avec Claire est au contraire heureuse, et permet d'informer sur la famille (Laure, Pierre, et les autres) et l'actualité (ministre Taubira, juge Gentil, affaire Bettencourt). Le passé de Claire se complexifie : Hubert, Myriam, Virgile (pp. 249-257).

Le trouble est accentué dans l'entreprise de Thomas, principalement à propos d'un gros contrat avec Effiage : Gérard Drincourt, Dominique Rey, Jérôme Trinchard, Perraudin, Léo, Cyril, Zaïd, Rachel, Steve, etc. Thomas travaille sur un projet de bracelet Ubiquité.

Partie III[modifier | modifier le code]

Jean est mort, en escalade solitaire, qu'il soit tombé ou ait sauté. Thomas, au chômage et aux prud'hommes, part au Cameroun à la recherche de Pauline, normalement à Yaoundé, mais présentement à Mokolo, à l'extrême nord, près de Maroua, pour réorganiser le poste de secours médical. Dans le sud, Thomas rencontre Félix (p. 372), Joséphine (pp. 375, 391), Boubakar, Christian Hertzog (p. 391), et beaucoup d'autres. Thomas achète un masque, prend le train, puis un taxi-brousse, puis un autre. Après divers contrôles policiers, il est arrêté, emprisonné, sans doute à la prison centrale de Maroua, où un prisonnier politique Boubakar (p. 92) le protège. Après quatre jours, dont quelques longs interrogatoires, jugé, innocenté, libéré, et invité à rejoindre le sud au plus vite, il rejoint difficilement Mokolo, à portée de tir de Boko Haram. Les retrouvailles avec Pauline sont brutales : Pauline dénonce les réalités de leurs enfances, la brutalité du père, la soumission de la mère, et les inquiétudes conséquentes sur Anton et Elsa, confiés par lui à Valence et Raymond. Parmi les rencontres : Aliou, le petit enfant qu'avait décidé d'adopter Jean, le père James Kisko, Colette la parisienne exilée aux termites, le sous-préfet Alexis Koutouré. De retour au sud, par avion, à Douala, Thomas plaide la cause de Boubakar son sauveur, mais rencontre incompréhension et prudence de la part de tous, dont le père de Boubakar, au PK12, le grand marché aux étoffes. Thomas ose enfin lire la centaine de lettres de Jean à Pauline (p. 530), et parvient à joindre ses enfants au téléphone, auprès de Claire : à bientôt, avec un troisième enfant !

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Auteurs français contemporains (L) - aLaLettre », sur www.alalettre.com (consulté le 17 août 2019)
  2. Le Figaro avec AFP, « Le prix Médicis attribué à Luc Lang pour son roman «La tentation» », sur Le Figaro.fr, (consulté le 9 novembre 2019)
  3. « Le prix Médicis attribué à Luc Lang pour « La Tentation » », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2019)
  4. Fiche auteur-adhérent de la Maison des Ecrivains et de la Littérature
  5. Article Le Point du 28 novembre 1998
  6. http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/13627
  7. « Le prix Médicis est décerné à Luc Lang pour "La Tentation" », sur Franceinfo, (consulté le 8 novembre 2019)
  8. Arrêté du 23 mars 2017 portant nomination et promotion dans l'ordre des Arts et des Lettres.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]